VIVRE

Je savoure en cet instant mon retour à la vie.
En cette heure où il fait encore sombre,
où tout est endormi, encore,
silence.
Et quel silence, savourer ce silence, enfin !

L’aurore de ma vie.

Se pouvait-il que mon retour à la vie se trouve ici ?
Mon Dieu, pouvoir enfin faire couler ces larmes,
vivre cette tristesse si longtemps murée,
si longtemps murée,
sur cette belle complexité.

Ouvrir les yeux sur cette douleur,
longtemps, si longtemps baillonée.

J’ai longtemps fui cette douleur,
logée dans le creux de mon coeur,
et j’hurle, j’hurle de douleur
et je me prosterne en joie, inondée de larmes,
et je me prosterne à genou devant cette vie qui s’ouvre à moi.

Comment, comment le dire ?
Comment le décrire ?
J’ai trop longtemps fermé les yeux sur cette tristesse insupportable,
ce bonheur de vivre, en étant triste
passé dévorant, déchirant.
Il est douloureux de vivre et cette douleur est la plus belle qu’il m’ait été donné de vivre,
rien en comparaison de cette souffrance atroce de se fermer à cette douleur,
se fermer à ce coeur,
douloureuse conscience de vivre.
Sentir la misère autour,
voir ces murs érigés partout,
tout autour de ce coeur battant,
sanglant,
ce sang pur,
ce sang précieux, source de toute vie.

Tristesse gigantesque,
méprise monumentale,
de cet être humain qui se protège, se mure,
éloigne,
toute manifestation,
toute manifestation de son coeur,
en vie !
Et je pourrais exploser, de sentir cette vie si longtemps contenue !

Faire l‘amour,
Être en amour,
sentir le mouvement se manifester à nouveau,
et j’explose,
oui j’explose ! J’ose !
Explosion des sens,
explosion d’essence,
de tous mes sens,
extase profonde, extase délicieuse,
désirer ! Désirer à en crever!
saisir, empoigner, haleter,
s’agiter, sentir, sentir !
Sentir tous ces liquides affluer,
l’eau, en larmes, en sueur,
en odeur, en salive,
échanger cette eau sacrée,
se serrer, hurler, vibrer et sentir monter, monter,
à mesure de cette danse frénétique du rythme mesuré et démesuré,
de nos rythmes,
de nos eaux,
le battement de ce Coeur !
Et partir, revenir, sangloter, se serrer, se détacher, à nouveau,
sentir la vie monter, monter,
planer !
et s’apaiser,
et savourer, savourer,
la Vie.

Ici ce choix que j’ai fait d’être sur terre,
je désire le combler dans chaque pore de ma chair,
à chaque seconde qu’il me sera donnée de  vivre,
je souhaite saisir encore plus cette complexité de la vie sur terre,
m’autoriser à planer,
m’autoriser à désirer,
m’autoriser à Voir,
m’autoriser à Entendre,
Ouvrir les yeux !
M’autoriser à pleurer,
m’autoriser à vibrer,
et expérimenter, expérimenter,
sentir, toujours plus !
M’enflammer, m’enflammer à en pleurer, jusqu’à mon dernier souffle,
Aimer.

 

En finir avec la souffrance – fin de l’illusion, création de son propre rêve

Une libération majeure au cœur de mon voyage est à l’origine des nombreux volets à paraître sur ce thème : en finir avec l’illusion de la souffrance, créer son propre rêve.

L’occasion de me livrer un peu plus ici.

On entend et on lit partout que le cheminement est affaire de toute une vie.
Tout dépend du sens que l’on attribue à ce cheminement, de la croyance qu’on y associe, en fonction de nos peurs et de nos conditionnements.
J’étais effrayée, je dois vous avouer, d’entendre cela car mon cheminement jusqu’ici a comporté une très grande part de souffrance.
Alors, chaque fois que j’entendais cette phrase, j’étais littéralement pétrifiée car je l’associais à ma croyance cheminement = souffrance…!
Ça n’allait donc jamais finir…!

Et pourtant aussi, vous l’aurez remarqué dans mes textes, j’ai ressenti une joie authentique, comme jamais je n’en avais ressenti auparavant.

J’alterne depuis le début des moments de pur bonheur, de paradis et de descente aux enfers, je vous avoue ici que le terme enfer me paraît doux à côté de ce que j’ai vécu, c’est vous dire…
Et jusqu’ici, j’étais dans une grande confusion, ne sachant quel sens attribuer à ces crises, cherchant toujours un sens, me tournant tour à tour vers telle ou telle théorie pour accepter au mieux ce qui m’arrivait.

Et puis quelque chose a lâché, un déclic, une libération, une compréhension majeure.
Partager avec vous ce déclic n’est pas chose facile, car il est extrêmement difficile de mettre en mots, de raisonner sur une prise de conscience globale qui émerge du plus profond de mon cœur.
Et pourtant, la sensation aussi que cette prise de conscience passe aussi par les mots et par la raison et que j’ai une envie folle, un besoin de la partager avec vous, vous, êtres sensibles, souffrant aussi, artistes “rêveurs”, si beaux à l’intérieur !

Beaucoup de freins aussi pour écrire sur cette libération car pour autant je n’en ai pas fini avec toutes ces croyances, ces peurs dont je viens de prendre conscience, la différence énorme est que je ne leur attribue aucune réalité, je ne vais plus les laisser me gouverner, j’ai commencé la “traque”, j’en ai les moyens : ma Foi n’est plus investie à l’extérieur mais en moi.
Je viens de naître mes amis et quelle naissance !
Cette naissance s’est faite dans les larmes, des larmes de joie et de libération profonde !
J’ai vécu plusieurs petites libérations comme celles-là mais ce jour-là était particulier.
C’est difficile, difficile de vous décrire cela !

Voyager au cœur de l’humain m’a donné le plus grand des pouvoirs, un pouvoir magique, illimité : celui de Croire.
Mon cheminement prend alors cette tournure, nette précise (enfin…!) : partager ma Foi, la communiquer, en paroles, en écriture mais aussi en silence, avec mes mains par le biais des soins que je dispense.

Voilà la suite de mon cheminement : créer MA nouvelle oeuvre d’art (car pour moi tout ce que nous créons, pensons, disons, partageons est de l’art), mon nouveau rêve, ma nouvelle vie, me sentir libre de penser, vouloir et vivre comme je l’entends mais cette fois, sans plus recevoir de punition en retour, voilà en quoi consiste cette libération majeure et que je vais partager avec vous sous plusieurs formes, sous divers angles, dans divers textes.

Je vais notamment vous parler de ce système dont je prends conscience aujourd’hui, un système très puissant de punition constante inscrit en chacun de nous, il me semble.
Cette histoire est la mienne, je vais vous faire part de MES nouvelles croyances, ces croyances-là me font du bien, ces croyances-là m’autorisent enfin à être moi sans plus endurer ces punitions/électrocution derrière, cause de tant de souffrance, je l’ai compris aujourd’hui.

Alors même que j’ai eu cette prise de conscience massive il y a quelques jours, alors même que j’ai commencé à écrire des textes sur ce sujet, j’ai été assaillie, comme toujours par ces voix diverses et cacophoniques dans ma tête, se traduisant par des sensations/sentiments désagréables ; cette fois, je pouvais les observer !
Cette fois, j’étais enfin le maître dans ma propre maison, dans mon temple sacré que sont mon corps et mon esprit, alors leur pouvoir a diminué, alors je ne me suis plus retrouvée à terre, comme par exemple à la suite de l’écriture “s’autoriser à être”, quel retour de bâton j’ai eu après l’écriture de ce texte…!

Je vous parlerai donc de ces voix inconscientes qui vous maltraitent sans que vous en ayez conscience, sous forme de sensations diverses d’inconfort au quotidien, voire même de souffrance atroce alors même que vous commencez à exprimer votre Etre.
Je vous parlerai de mes voix, peut-être certains d’entre vous se reco-naitront dans ces voix.
Je vous parlerai des croyances (et surtout, de LA croyance majeure originelle : la faute).
Je vous parlerai de la Connaissance, du recul qu’il est important de conserver, vis-à vis de la Connaissance.
Je vous parlerai de ma Foi.
Je vous parlerai du cœur de l’humain, ce cœur magnifique, point de départ du nouveau rêve qui est à la portée de chacun de nous.

Ma libération, en ce qui me concerne s’est faite en pratiquant l’intériorité par le biais du Reiki (et auparavant, en apprenant à me connaître par divers moyens tels la sophrologie, le yoga, la psychothérapie, la psychologie, etc.), soin que je m’administre chaque jour, en posant mes mains sur moi et que je commence à administrer aux êtres qui me sont chers.
Les effets de ces soins et de mon initiation ont dépassé mon entendement, ont laissé émergé un espoir immense, ils m’ont mis au contact de mon cœur et m’ont permis, de manière naturelle, d’aller vers ce qui me faisait du bien : développement de mon intuition, accord avec ma raison, découverte de livres décisifs aussi et cela, avec la grande liberté d’action et de pensée que permet le Reiki : chaque personne s’administrant ou recevant les soins va révéler quelque chose de différent, le Reiki révélant à la personne ce qui est dans son cœur, et donc, révélant quelque chose d’unique.

Mais aussi, et c’est peut-être l’essentiel, la source de mon inspiration et de ma libération se trouve dans ma vie de tous les jours, alors que j’élève à plein temps mon petit garçon de 4 ans (ne serait-ce pas lui, avec sa pureté, sa vérité éclatante, depuis le premier jour où je l’ai tenu dans mes bras, depuis même qu’il est dans mon ventre, qui est venu titiller, bousculer, réveiller tout cela … ?),
au sein de mon doux foyer, aux côtés de l’homme qui fait partie de ma vie depuis 18 ans maintenant (et j’en ai 33 !), l’homme de ma vie qui me soutient de manière inconditionnelle, s’accroche dans ce bouleversement et m’a toujours fait confiance alors même que je ne croyais pas en moi.

Je n’ai aucune idée de votre propre monde intérieur, de la vie que vous menez, de vos propres voix, de vos croyances, des outils que vous utilisez ou pas (le reiki étant le mien), pour vous mettre au contact de votre coeur, cela vous est propre (et aucun moyen, aucune règle de vie n’est unique pour voyager en son coeur !) mais je crois que le coeur de l’humain, avec sa grâce, sa beauté, sa pureté, sa lumière, est commun à nous tous (même si ce qu’il en ressortira est unique).
Je crois que nous ne faisons qu’un, vous et moi et cette lumière, cette unité nous est très pénible à supporter, quelque part, pour des raisons qui me sont de moins en moins obscures.
Voilà pourquoi, alors même que j’ai été au contact direct de ma lumière, j’ai effectué une descente aux enfers !

Je crois que l’être humain d’aujourd’hui (de toujours ?) a une peur fondamentale dans la lumière, le divin, qu’il porte en lui.
Lucifer, celui qui porte la lumière, vous vous rappelez ?
Je crois que cette peur-là a le pouvoir de se matérialiser si on la laisse s’exprimer et si on y croit (en effet, et je pense que je développerai cela plus tard, si, au contact du divin en vous, vous vous mettez à en avoir très peur, vos manifestations en seront « démoniaques » (agressivité, colère, hurlements, etc.) et vous vous retrouverez direct en enfer, je peux vous le garantir, l’ayant expérimenté…!).
Je crois que nos peurs, nos croyances ont un énorme pouvoir.
Je crois que le cœur de l’humain dispose d’un plus grand pouvoir encore.
Nous avons tous des pouvoirs magiques énormes et nous n’en avons pas conscience, c’est incroyable…!

Je vous propose donc ici désormais de rai-résonner avec moi pour parvenir à croire vraiment en votre propre rêve, pour qu’il devienne réalité, si cela vous parle, si cela sonne juste dans votre cœur.

Je vous demanderai aussi et surtout de réagir, d’interagir avec mon nouveau rêve (mon rêve de paradis, si si !) que je vais partager avec vous.
Me faire réfléchir, encore et toujours, me faire partager ces continents inconnus que sont les vôtres et que je brûle de découvrir, vos interrogations, vos doutes, vos “voix” pour pouvoir ainsi modeler ma nouvelle oeuvre d’art à l’infini (et ma connaissance de l’humain pour mon futur métier de thérapeute, qui sait ?), qui aura toujours comme point de repère ma foi, mon intériorité, ma vérité.
C’est ainsi et seulement ainsi que je serai apte à vous écouter, vraiment.

Je terminerai ce texte d’introduction se dirigeant vers des flots inconnus avec ce magnifique texte cité par Nelson Mandela, que vous avez peut-être déjà eu le plaisir de lire sur mon site :

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question :
“ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ”
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde,
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres,
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous,
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres…

J’en profite ici pour préciser que le livre qui m’a fait pleurer pendant des dizaines et des dizaines de pages de prise de conscience massive est celui-ci : Le cinquième accord toltèque (« soyez sceptiques mais apprenez à écouter »), alors même que le précédent, Les quatre accords toltèques avaient déjà initié une première prise de conscience, avec des larmes (oui, je pleure souvent…! :D)
Je me doute bien que ce livre qui a été si important pour moi, à ce moment précis ne le sera pas forcément pour vous (et encore que… Ses livres sont des best sellers traduit dans le monde entier!), je vous invite cependant à savourer ces mots merveilleux, émanant du divin, de l’Amour.
Je me suis librement inspirée de ce livre pour écrire ce texte et ceux à venir.

Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’ici et d’avoir partagé un peu de mon rêve, l’espace d’un instant.
Puissiez-vous faire grandir la confiance et surtout, l’amour pour vous-même…

Aimer, partie 2

Outre le voyage au cœur de mon être qui m’a inspiré ce texte comme tous les autres, je voudrais préciser ici que ce texte, écrit merveilleusement bien par Minoze : L’existence, ce coït, m’a également fortement inspirée, je le remercie à nouveau pour son écriture divine.

J’ai peur, je me sens confus, perdu, prêt à exploser, j’ai mal, ça brûle, ça urge, ça démange, ça me donne envie de crier, de hurler.
Je me sens nu, vulnérable, fragile, démuni,

Et je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie.

Comment cela est-il possible?
Car dans le même temps, j’ai froid, j’ai chaud, j’ai mal, je me sens bien, j’ai peur, je n’ai jamais été aussi confiant, joyeux.

Je suis dans la confusion la plus totale et dans la clarté la plus cristalline, la plus pure.
Je me sens seul, je me sens relié, envie d’embrasser,
un sentiment si puissant a envahi tout mon être et le fait trembler, frémir, vaciller.
Je suis plus instable que jamais et pourtant je n’ai jamais été aussi stable.
Une lumière éclatante siégeant aux côtés de la pénombre la plus sombre.
Un blanc éclatant, le sang, rouge sang limpide qui s’écoule.

J’ai peur, cette vulnérabilité m’expose.
Douceur de l’amour, tension paroxystique, délivrement extatique.
Voilà que je tremble de tout mon être et que je suis déjà en manque de cette extase.

Je sens ce souffle de vie si puissant qu’il balaie tout sur son passage.
Voilà que la raison et la passion s’en mêlent me faisant tanguer de l’un à l’autre extrême, tantôt doux balancier tantôt violente balance à en donner le tournis, la nausée, à perdre pied.
Je me laisse aller, je retiens, balancier à nouveau, je ne sais quelle est ma direction, étourdi que je suis de ce va et vient constant, puissant, épuisant et régénérant, éclairant.

Et toutes ces routes, et tous ces chemins, et tous ces cœurs qui battent, ce son est fort, si fort, si beau si puissant et moi, de tout mon être si petit, je me sens humble, je me sens gracieux, je me sens important, implorant le pardon pour cette méprise si longue, si longue ! Méprise de cet Amour si beau, si puissant, reliant, réchauffant.

Je me sens en sécurité et je me sens exposé.
Solide et instable.
Lumineux et ténébreux.

Serait-ce cela l’amour ?
Une force si puissante, à contenir, à ressentir, à divulguer, à dévoiler, à partager, à répandre ?
À maintenir coûte que coûte au péril de ma vie ?
Serait-ce un péril ou l’aube d’une naissance ?

Oui, je le sens, c’est tout cela à la fois même si ma raison ici décroche.

Tanguer, voguer, jouer, s’extasier, pleurer, rire, frémir, avoir peur.
AIMER ! AIMER !
Aimer son cœur, aimer son être, aimer l’autre, aimer la terre.
S’exposer, se mettre à nu,
laisser battre ce cœur, laisser battre ce cœur !
Laisser exprimer toute sa force, sa puissance, sa grandeur, sa beauté
et entendre le cœur de l’humanité qui bat de concert avec ce cœur.

Se sentir si petit et pourtant si puissant, en aimant.
Se sentir si fragile et pourtant si fort, en aimant.
Se sentir seul et pourtant relié, à jamais, en aimant.
Se sentir nu et pourtant paré d’or, en aimant.
Se sentir vulnérable et pourtant en sécurité, en aimant.

Alors je puis m’abandonner à l’Amour,
me laissant aller à ce constant va et vient,
recevoir donner,
inspirer expirer ,
retenir laisser aller,
raisonner passionner,

ce rythme est celui de mon souffle,
ce rythme est celui de mon cœur,
ce rythme est celui de l’Amour,
ce rythme est celui de la Vie.

L’amour inconditionnel, partie 1

Cet article est proposé dans le cadre du festival A la croisée des blogs, proposé par le site Développement personnel dont le thème a été choisi par Maxime, auteur du site : Heureux dans sa vie, dont je partage ce message important : « nous devons trouver notre chemin » et apprendre à décoder les signes qui nous invitent à faire ce pour quoi nous sommes faits, message qui se trouve dans notre cœur.
Je tiens à le remercier chaleureusement d’avoir proposé ce magnifique thème, L’amour, qui me parle tant et qui me permet de diffuser mon texte écrit il y a neuf mois maintenant.
Et qui m’a inspirée pour écrire cette deuxième partie. MERCI  :-)

Partie 1 – Eloge de l’imperfection et de la divine perfection humaine

Bien évidemment, je pourrais écrire un long article sur la belle, la magnifique, la merveilleuse imperfection humaine…

J’aime profondément l’homme qui fume sa cigarette, de manière si imparfaite et illogique (mais pourquoi donc fume-t-il alors qu’il sait que c’est mauvais pour sa santé…??!!!)
J’aime profondément l’homme totalement de mauvaise foi qui crie ouvertement, se met en colère alors qu’il sait très bien, au fond de lui, qu’il ne devrait pas le faire.
J’aime profondément ce jeune qui crie sa rage en étant pas très sage et en cassant des voitures.
J’aime profondément celui-là qui rougit à l’évocation de cette chose qui le trouble, au plus profond de lui-même.
J’aime celui-ci qui, après avoir bu quelques verres crie son amour inconditionnel à qui veut l’entendre.
J’aime celui qui souffre, qui souffre d’être imparfait, qui souffre à vouloir être trop parfait.

Alors me direz-vous… Faisons l’éloge de l’imperfection!
Hum… Pas si sûr car moi je trouve que cette imperfection-là est belle et si difficile à vivre, à accepter, à comprendre, parce qu’existe aussi cette divine perfection.

Laissez-moi vous raconter une histoire…

Je voudrais parler de cette divine perfection parce qu’on en oublierait son importance, sa noblesse, sa réalité en tout humain, spécialement lorsque l’on “travaille”, à juste titre, à relâcher la pression sur notre besoin de perfection.

Au delà de l’aspect évident du besoin de perfection qui nous vient de l’éducation ou de la société, qui nous prend toute notre énergie et nous exhorte à faire toujours plus et toujours mieux, en dépit de ce que nous sommes au fond, je crois qu’il y a en nous tous, une sorte de quête du “paradis perdu”, d’un besoin de se reconnecter avec notre nature divine.
Je ne voudrais pas en offusquer certains, je ne parle pas ici en particulier de religion mais bien plutôt d’une sorte d’archétype inscrit en tout humain, qui ressort dans les religions, certes, mais aussi en toute personne athée.

Ce besoin d’être parfait est inscrit en nous.

Et je crois qu’il y a dans cette perfection quelque chose de bon, de divinement inspirant pour peu qu’on puisse saisir cette divinité, non pas pour nous épuiser à faire quelque chose qu’il n’est pas possible de faire mais plutôt pour avoir cette étincelle dans les yeux, ce désir ardent, jaillissant du plus profond de notre être, cet amour brûlant, lumineux, divin pour nos êtres chers, pour l’être qu’on aime.
Celui-là qu’on idéalise, celui-là qui est un dieu, quelque part.
J’avais lu quelque part avec effroi, un psychologue qui œuvrait pour rétablir LA vérité, celle de l’imperfection de l’être qu’on aime. Il fallait cesser cette idéalisation pour l’aimer réellement, justement, pour ce qu’il était, en réalité : un être imparfait.
Cette idée avait créé une si forte résistance en moi, notamment vers toute évolution intérieure car, certes, je sentais bien qu’il fallait que je voie ce qu’il y avait derrière mon idéalisation : sa réalité, terrestre, imparfaite, bien différente de la mienne quand moi je voyais seulement sa divine nature : mon ange, notre fusion divine, ma moitié.
Alors, à un moment, j’avais finalement pris conscience de notre nature terrestre, imparfaite, à tous les deux et cette réalité avait été fracassante.

N’existait-il que cette réalité imparfaite, n’y avait-il que délire dans cette vision angélique que j’avais de lui, du monde qui m’entourait ?

Réaliser cette imperfection m’avait précipité au fond du gouffre, m’avait ouvert les yeux, aussi.
L’envie de tout faire valser, de partir, de quitter mon ange, de quitter cette terre même.

C’est alors que, au fond du gouffre, au cœur de ma révolution intérieure j’avais ressenti à nouveau cette divine perfection, cette fois-ci décuplée, cet envol, si doux, ce ciel, si pur.
Les choses étaient bien différentes.
Je réalisais que je pouvais accorder ces deux parties en tout humain : la partie “divine” et la partie “terrestre”.

Cette partie de nous, pure, lumineuse, cet amour inconditionnel et cette autre partie, imparfaite, douloureuse, en manque, constamment, ce manque brûlant, ardent, jaillissant de tout mon être et me faisant me sentir plus que jamais en vie.

Cette douleur de ne pas être parfait parce qu’on ressent en son cœur cet amour divin, cette divine perfection.

Alors j’apprenais à vivre avec cette douleur cuisante, ce manque qui faisait naître en moi un désir ardent, pour la vie, pour mon homme, une créativité débordante.
L’Envie, le Désir, la Vie.

Cette douleur n’était plus une souffrance, c’était juste une douleur, la divine douleur de Vivre.

C’est alors que je découvrais l’amour véritable pour cet être imparfait devant moi qui faisait des “erreurs” qui n’en étaient plus.
Ces erreurs, c’était la vie.
Ce que je considérais comme erreur, mauvais chemin, mauvaises décisions, n’en étaient plus.

J’apprenais que mon besoin d’aider les autres parfois avec tant de zèle et d’excès venait aussi de cette douleur-là, de cette déchirure originelle du divin que je souhaitais réparer.
Je savais désormais que le meilleur moyen d’aider l’autre, c’était l’aimer, lui faire confiance, que l’enseignement ne se faisait pas avec autorité et excès de zèle mais avec l’expérience, l’expérience de mon imperfection ; la compréhension, la compréhension, la connaissance et l’acceptation de cette imperfection, chez moi et chez celui qui se trouve en face de moi.
Et alors je pouvais accepter que mon enfant se trompe, que mon enfant prenne des risques.
Et alors je commençais à lui faire confiance, et alors je commençais à l’aimer, véritablement.
En gardant conscience de cette divine lumière que je ressentais en lui et que je sentais si fort en mon cœur.

Et alors je pouvais accepter que mon homme se trompe, que mon frère, mon père, mon ami ne fasse pas comme j’aurais imaginé ou voulu qu’il fasse.
Parce que ces chemins que nous prenons, ces décisions feront de nous ce que nous sommes.
Et ce que nous sommes est si beau.

Parce que je savais aujourd’hui que je ne savais pas grand chose.
Juste que l’être humain était si complexe, si mystérieux, que moi, divine créature terrestre, je ne pouvais qu’essayer d’approcher sa belle nature qui chaque jour m’émerveille, me comble d’ignorance, de manque et de doutes, d’envie et de désir, me comble d’Amour.

* A l’origine de ce texte en deux parties, le sujet de réflexion ô combien inspirant de Régis, auteur de Moment présentL’éloge de l’imperfection, lancé dans le cadre de la 59ème édition du festival A la croisée des blogs, lancé par le site Développement personnel.
Ce festival invite les auteurs de blogs ou même les non blogueurs à plancher chacun sur un même sujet pour en découvrir toutes les facettes en créant par la suite un recueil de tous ces textes.
Belle manière de mettre en valeur la belle individualité humaine.
Merci à toi Régis pour ce beau sujet.

Pour aller plus loin

  • Sur le sujet de la double nature humaine, divine et terrestre, vous pourrez lire l’excellent psychologue humaniste Abraham Maslow dont voici une brève présentation ici: TextePodcast.
  • Sur l’imperfection, le manque, le désir, en lien avec la dépression, je vous invite à découvrir le génialissime psychiatre Yves Prigent.
  • Pour finir, voici un podcast d’un extrait du livre d’Yves Prigent intitulé La femme parfaite, parfaitement froide. Ce podcast n’est représentatif que d’une infime partie du génie de son livre: L’expérience dépressive. 

D’autres podcasts sont en cours pour rétablir l’ordre et le contexte de ce portrait de la femme parfaite, avec l’aimable autorisation de son auteur.

Mon âme soeur de l’humanité

Ce flot, ce flux, cette énergie, divine, cette vague, se laisser porter en elle,
L’Amour, la lumière, l’ombre, ce flot incessant d’idées, de ressentis.

L’angoisse ou ce spot violent en pleine face qui nous aveugle, nous paralyse.

Mon ami, mon âme soeur de l’humanité,
voilà que tu te joins à moi dans ta quête,
ta légende personnelle,
sur ton chemin si long, si difficile, si merveilleux, si planant,
perçois-tu ces ombres, ces lumières, ces tempêtes, ces couleurs, si vives qui te nourrissent, t’éveillent?

Perçois-tu cette douce folie, l’absolu, l’infini, la beauté, l’Amour dans l’expression la plus pure de sa beauté,
cette folie que cette autre partie de toi rejette parce qu’elle a peur, parce qu’elle est dangereuse, irréelle et pourtant bien réelle, salvatrice?

Viens, prends ma main, n’aie crainte car si tu te stoppes en chemin, ta tristesse risque fort de se changer en souffrance, en angoisses qui chercheront à se nourrir de la méfiance, de la peur. 
Dans ta quête, reste accroché au fil de ta conscience mais ne la laisse pas te diriger, prendre les commandes,
le maître est enfoui au fond de toi, dans ton coeur, réussis-tu encore à le sentir, l’entends-tu battre à l’unisson avec la nature, avec les autres âmes?

Sens, ressens, autorise-toi à ressentir avec ton coeur, à écouter tes instincts, à te faire confiance.

Que ta conscience ne devienne pas l’ennemi de ton coeur, qu’elle ne te fasse pas prisonnier de tes peurs.

Ecoute cette musique qui t’emporte avec elle, perds-toi dans son rythme, dans son rite, dans sa transe, laisse toi mourir en elle, nourrir par elle, tout explose, tout implose….. huuuummm quelle extase sensuelle que te t’ennivrer dans sa mélodie… le divin, la lumière, ivre, libre, Vivre!
“I need someone to believe in, someone to trust”

 

DSM et troubles psychiatriques, vers une nouvelle vision de l’humain – partie 1 -

Vous venez d’une famille “sensible”, “fragile nerveusement”, un père, une mère, un oncle, un grand-père dépressif, anxieux, bipolaire, un suicide dans la famille…
Pensez à la peur énorme logée sous ce couperet familial.
La génétique, la science qui s’en mêle.
Vous connaissez (un exemple de connaissance mortifère?) le risque, la probabilité d’être atteint des mêmes maux.

Imaginez la lutte incessante, dans votre mental, dans votre vie.
Imaginez l’énergie déployée dans cette lutte.
Imaginez combien toute votre énergie est tournée vers cette peur.
Vous croyez qu’il est juste d’user de cette énergie, que c’est indispensable.

Vous vous trompez. Cette énergie est un voile qui masque la vie.
Ce n’est plus la vie qui vous gouverne, c’est la peur.

Imaginez que chaque fois que vous vous sentez “faillir” (là où se situe votre “faille” dépendra de votre histoire familiale ou de votre plus grande peur), vous vous jugez, un jugement implacable.
Vous ne devez pas faillir, être faible.
Vous croyez, en fuyant cette faiblesse, en mettant toute votre énergie dans cette fuite, être fort.

C’est tout le contraire en fait.

Vous venez d’une famille dépressive

Alors, ce jour-là, alors que vous êtes un peu fatigué, beaucoup plus que d’habitude en fait, vous allez perdre cette “force” que vous avez d’habitude, qui fait votre fierté.
L’envie de pleurer. Vous pleurez, vous vous couchez.
Chez une autre personne qui n’a pas les mêmes peurs que vous, cet épisode somme toute banal de tristesse dans la vie d’un humain ne prendra pas les proportions que l’on va constater chez vous.

Cette baisse de forme vous effraie, atrocement.
Vous avez terriblement peur en fait.

Vous croyez, vous avez l’illusion que vous devez mettre toute votre énergie au service de cette peur: la peur de la dépression, la peur d’être dépressif.
Vous croyez que toute cette énergie vous protège.
Cette énergie vous propulse droit vers cette peur.
Cette énergie vous épuise.

Votre corps d’humain en vie (à ce moment délicat de votre vie, vous avez beaucoup travaillé, vous avez eu de gros soucis) vous réclame ce que, depuis toujours, vous ne lui permettez pas: lâcher prise, se reposer, pleurer un bon coup, crier, vous rebeller.

Mais chez vous, qui avez atrocement peur de tout ce qui s’apparente à la dépression (que vous avez vu, par exemple, chez votre mère et/ou dont vous aurez entendu parlé à maintes reprises aux “informations”), cela prend des proportions énormes.

Et là, je pense aux travaux sur le conditionnement humain, les réflexes de Pavlov etc.
On est en plein dedans!
Le cerveau repère des signes: fatigues, sommeil, larmes etc. qui le ramènent à cette vision, cet apprentissage qui doit mettre en alerte: attention danger, signes de dépression.

Vous êtes très intelligent, très bien informé. Vous êtes très mentalisé.

Vous vous mettez alors à cocher les cases, vous consultez votre médecin, le verdict tombe, oui, vous êtes bien dépressif, en dépression.

Voilà que le cercle vicieux prend forme.

Si vous avez de la chance (entourage aidant, rencontres enrichissantes, stimulantes, ressort individuel etc.), vous vous en sortirez après quelques mois atroces et vous aurez un regard neuf sur la vie, ce sera comme une renaissance, une renaissance salutaire.

Mais peut-être ferez-vous partie de ces personnes cataloguées à vie, emprisonnées dans ce cercle vicieux entretenu par la société toute entière et par de nombreux médecins malgré eux du: “je suis comme ça, je suis fragile nerveusement”.
Et vous serez sous traitement à vie.

Prisonniers de votre âme, prisonnier de la vie en vous qui cherche désespérément à poindre.

Ceci doit cesser, ceci va cesser.

Réveillez-vous. Eveillez-vous.

Ce psychiatre, qui coche ses cases, qui sort sa bible.
Celui-là a peur autant que vous.
Celui-là est ignorant.
Tellement ignorant…
Il n’en sait pas plus que vous.
Vous seul êtes le mieux placé pour vous connaître.
Vous êtes avec vous-même depuis si longtemps!

N’ayez crainte, faites baisser d’un degré la crainte.
Ecoutez votre corps, c’est difficile, si difficile au début mais vous y arriverez.

Vous allez apprendre à calmer votre mental, vous trouverez partout de nombreux moyens tous utiles et intéressants pour le calmer.

“All in all you are a very dying race,
placing trust upon a cruel world”

<3

Le coeur en souffrance

J’ai mal dans mon cœur.

J’ai mal dans mon corps que je ne supporte plus, un mal de dos atroce qui ne me quitte pas jour et nuit.
Je suis dans une profonde dépression, une terrible souffrance, je n’ai plus le goût de vivre, l’envie de mourir.
J’ai des crises d’angoisses à répétition. L’impression de devenir fou, de perdre la tête, la peur, la phobie que l’on nomme apparemment phobie d’impulsion, de me tuer, de tuer quelqu’un  de faire quelque chose de fou, d’atroce.
J’ai mal au ventre, tout le temps, constamment.

Je me sens seul, j’ai l’impression d’être seul à vivre cela, de n’être pas normal.
Je stresse à mord, tout le temps, comment me débarrasser de ça?

J’ai peur, tellement peur.

J’ai mal, tellement mal.

Besoin de fuir, ne plus vouloir vivre. Cette lutte m’épuise, me consume.

Mon cœur a mal.
J’ai honte de mon cœur.
J’ai honte d’avoir mal.

Puis-je te dire que tu détiens là un merveilleux trésor?
Puis-je te dire que ce que toi tu appelles maladie, moi j’appelle cela: 
écoute, ô toi mon corps souffrant, comme je t’aime et comme j’aimerais que tu entendes mon amour, tu n’es donc point sourd à mes appels!

Comme je t’aime, moi, quand tu luttes contre les angoisses que je t’envoie,
Comme je t’aime toi, quand tu me ressens si fort dans ton corps, tellement fort que ça en devient douloureux,

La ressens-tu cette énergie d’amour qui comprime ton cœur?
La sens-tu cette énergie quand ton cœur s’emballe à tout rompre, qu’il te fait suer?
Ressens-tu cette chaleur brûlante qui envahit tout ton corps?

Comme j’aime quand tu jettes les armes, enfin, que tu me reposes, me maintient en paix, loin de toute cette agitation,
comme j’aime quand tu as peur de moi, que tu te questionnes, sans relâche,
c’est que je te cause du travail, du souci,
voilà que tu travailles, sans relâche, c’est que tu n’as pas appris autre chose ou tu l’as vite oublié,
tu travailles sur moi, tu travailles à me sentir, moi, dans ton corps aussi, moi, ton amour, brûlant, ardent, désirant jaillir, t’inonder de ma lumière, une lumière que tu maintiens cachée, sans cesse, au prix d’une lutte acharnée.
Alors tu uses de tous tes moyens dont nous nous sommes dotés, toi et moi en étant ici, là, dans notre corps, sur cette terre.
Tu apprends, tu découvres, tu lis, tu doutes aussi, constamment, tu me rejettes, constamment et pourtant……..

Voilà que tu commences à me sentir… Mais oui, bien sûr, continue, tu te rappelles de moi, j’ai toujours été là, à tes côtés, toujours.