A. Maslow, psychologue humaniste: amour, intuition, alliance du coeur et de la raison

Maslow, ce nom ne vous dit rien ou peut-être penserez-vous à la fameuse “pyramide de Maslow”.
Il est aussi et surtout le père de la psychologie humaniste, celle qui a replacé le patient dans toute sa dimension humaine, humaniste.

Il est trop peu connu en France pour ces quelques lignes que je vais vous lire (et même pour lui-même, à la différence de Freud et de Lacan)  et pour cette raison je veux les diffuser car elles me semblent passionnantes et ô combien inspiratrices, évocatrices de la belle nature humaine.

Avant l’écoute de ce merveilleux texte, pour ceux qui le désirent, voici une introduction malheureusement trop succincte à ses concepts.
J’ai conscience que ces quelques lignes sont peu de choses au regard de toute son oeuvre qui mériterait d’être lue dans sa totalité, ce sera donc une introduction à sa psychologie forcément biaisée par ma subjectivité et forcément incomplète!

– L’idée primordiale et passionnante que présente Maslow est que tout être humain a en lui un potentiel de croissance extraordinaire, un instinct puissant d’élévation vers un idéal propre à chaque être.
Il ne parvient pas à s’arrêter sur un terme pour évoquer ce concept si vaste, si puissant, il le nomme tour à tour: “croissance”, “individuation”, “autonomie”, “actualisation de soi”, “développement de soi”, “productivité”, “réalisation personnelle”.
Ce potentiel est révélé seulement si ses besoins primordiaux de sécurité sont satisfaits.

L’homme a une double nature: “l’inférieure et la supérieure, celle de la créature et celle du dieu.”, il a donc une double appréhension du monde (et un individu sain, c’est-à-dire en bonne santé devra intégrer cette double nature), une réaliste, objective, analytique et une autre, plus intuitive, celle du vécu, du ressenti, de l’expérience subjective qu’il vit notamment au travers d’ “expériences paroxystiques” .
Il a étudié, décrit ces expériences paroxystiques qui restent cantonnées au domaine religieux et sont rejetées par la science parce que trop complexes, trop subjectives. Il a observé, étudié et recueilli des témoignages confirmant que ces expériences sont en tout être humain (et décrites et manifestées de la même manière), même athée et qu’elles étaient même le signe d’une bonne santé pour ces individus qui s’étaient accomplis, qui s’étaient en quelque sorte trouvés.
Il a aussi précisé que ces expériences existaient aussi, même moins fréquemment chez beaucoup d’êtres humains lorsqu’ils aiment, qu’ils créent une oeuvre d’art etc.

On pourrait dire pour faire court que c’est une sorte de ressenti intense de joie, d’inspiration créatrice et d’amour voire même d’”illumination” pour reprendre le terme religieux.

– Troisième idée importante, toute manifestation humaine de souffrance, de peine, de dépression, de colère, toute inadaptation n’est pas en soi « négative » en ce sens que le chemin vers l’individuation, la croissance ne se fait pas sans difficultés, souffrances (dues notamment à une adaptation à la société qui n’est pas forcément synonyme d’épanouissement personnel, dues notamment à un manque de croyances en ces valeurs subjectives humaines bien réelles, dues aussi à la difficulté de faire face à soi-même) mais que l’”issue”, l’aboutissement est une grande joie vécue, notamment, dans les expériences paroxystiques et dans une perception différente, plus juste de la vie, de soi-même et des autres.

Je terminerai avec cet extrait:

“Cette structure intérieure, pour autant que nous puissions la connaître ne semble pas d’abord intrinsèquement et nécessairement mauvaise. Les besoins fondamentaux concernant la vie, la sécurité, la propriété, l’affectivité, l’estime des autres et de soi, la réalisation personnelle, les émotions humaines fondamentales et les capacités humaines essentielles sont neutres, prémoraux ou même positivement bons. L’agressivité, le sadisme, la cruauté, la malice ne semblent pas être des éléments primaires mais constituer plutôt de violentes réactions à la frustration des besoins et des émotions. La colère n’est pas mauvaise en elle-même, pas plus que la peur, la paresse ou l’ignorance. Bien sûr, elles peuvent conduire à un comportement mauvais, mais elles ne le provoquent pas nécessairement.”

Podcast A. Maslow L’accomplissement de soi annexe1, un exemple d’analyse ontique

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