La fin d’un cycle – magnifique discours de Marc de la Ménardière

Je partage avec vous cette magnifique vidéo.
Les citations de ce texte joint sont extraites de son discours.

J’ai particulièrement apprécié la fluidité, la simplicité et la puissance des mots et du discours de cet homme.
Paroles du coeur, paroles pleine d’humanité, sensées.
Discours qui va droit au coeur, émouvant, enrichissant.
Cette vidéo est un important soutien, une belle nourriture de l’âme lorsque l’on se trouve au coeur du voyage, du voyage vers notre être profond.

Une occasion assez fréquente d’une prise de conscience, d’un début de retour sur soi: l’accident

L’accident (ici, Marc a chuté sur un ballon chez lui, ce qui l’a immobilisé pendant deux mois et demi), c’est cette maladie ou autre chose qui va nous amener vers une rupture de nos habitudes: on ne peut plus travailler, on est contraint de rester chez soi.
Rupture brutale avec l’environnement, la société.
C’est un violent face à face avec soi-même.
Cette rupture permet la réflexion, le recul.
Alors, une prise de conscience va se faire.

Cette prise de conscience va amener peu à peu de nouvelles valeurs, une autre manière de voir soi-même et le monde.

Petite appartée – trop courte! – ici qui a son importance.

Cette prise de conscience va être très douloureuse.
Certaines personnes, beaucoup à vrai dire il me semble, vont avoir du mal à surmonter cette phase de prise de conscience que j’appellerais, pour reprendre le terme du philosophe Georges Bastide: “la conscience malheureuse”.

Cette prise de conscience va amener beaucoup de souffrance, une grande colère aussi de voir l’humanité bafouée à ce point par les valeurs actuelles de notre monde.
Prendre conscience d’une humanité reniée, en souffrance, d’un matérialisme poussé à l’absurde, de voir toutes ses actions dans le monde qui vont à l’inverse du bien- être de l’humanité.

Alors, pour revenir à ce magnifique discours, après une prise de conscience nourrie par de l’Information viendra un moment où on relâchera une part de cette information très douloureuse qui nous fait prendre conscience de l’absurdité du sytème de fonctionnement actuel qu’on a bien intégré, pour se mettre au contact d’une autre information, une nourriture de l’âme, se tourner vers ceux qui incarnent de nouvelles valeurs, se nourrir de leur chaleur, se rassurer (je ne suis pas fou!), nourrir notre créativité naissante, nourrir notre coeur grandissant, notre espoir qui émerge difficilement de toute cette douleur et cette inadéquation au système.

“au fur et à mesure j’ai commencé à me demander si j’étais vraiment adapté dans cette société.”

Nourriture de l’âme

Alors, en partant en quête de cette nourriture de l’âme, à la recherche de ces nouvelles valeurs qu’on pressent, on se rend compte que ces valeurs-là existent, qu’elles émergent même.
Partir à la rencontre d’autres cultures, d’autres modes de pensée, d’une autre vision des choses pour se rendre compte de notre “conditionnement”: conditionnement à notre éducation, à notre culture, au pays dans lequel nous vivons.

Alors même que nous commençons à sentir dans notre coeur autre chose, quelque chose de plus universel, quelque chose qui traverse les âges, les civilisations, au delà des frontières.

“[…] cette connaissance, le premier ministre du Tibet appelait ça la “décolonisation de notre imaginaire”.[…] on était, avant d’être des consommateurs, des producteurs, des créateurs.”

Alors, lentement, commencera un travail sur soi, un retour sur soi.
Des croyances, des schémas de pensées vont être étudiés, démantelés, un à un par une conscience accrue de notre mental.
Un mental que nous, occidentaux, n’avons jamais appris à étudier.
Prendre du recul sur notre mental.
Se rapprocher de son coeur.
Sentir la dimension sacrée de l’humain.
Cet autre chose, cette autre réalité, plus mystérieuse, invisible.
Que l’on ressent, que l’on découvre décrite dans les grandes Traditions, chez les peuples qui n’ont pas perdu ce contact-là, cette autre réalité de l’humain sacrée.

“Et l’avantage de calmer le mental, c’est qu’on commence aussi à ressentir des choses dans le corps. On commence à ressentir la vie qui nous traverse, la vie qui traverse toute la création.
Retoucher ce contact avec son corps, retrouver une harmonie avec son esprit, avec ses pensées, vivre dans le présent. On touche une autre dimension de l’être.
Cette autre dimension de l’être, pour moi, c’est celle qui va nous faire évoluer vers plus d’humanité. Une fois qu’on a touché le fond de son être, on se sent connecté avec la nature, on se sent connecté avec les individus, où qu’ils soient puisqu’on touche la profondeur de l’humain, on est capable de dialoguer avec tout le monde.”

Nous sommes à la fin d’une ère, à l’aube d’un nouveau cycle

“on était en train de changer d’époque, on était en train de changer de cycle. On avait vu le monde comme une machine avec des forces, prévisibles, et la mécanique quantique était en train d’inverser tout ça.
[…] Si vous prenez deux particules, vous les séparez et vous en mettez une ici et l’autre, à une distance à des kilomètres et des kilomètres, quand vous touchez une particule, l’autre réagit instantanément.
Ca veut dire que tout est interdépendant, tout est interconnecté.”

Se tourner vers l’action, oeuvrer vers ce que dicte notre coeur, soutenu par la raison, la connaissance.

“[…] être le changement qu’on veut être pour le monde. C’est-à-dire qu’il ne suffit pas de dénoncer ce qui va ne pas mais c’est incarner des choses concrètes.”

Ne plus être gouverné par la peur mais par notre coeur, notre connaissance nouvelle, notre foi naissante.
S’ouvrir pour de bon à cette autre réalité, partir à la recherche des acteurs de cette autre réalité et oeuvrer ensemble.
Naissance de la foi, de l’espoir, de la croyance profonde.

Les mayas le prévoyaient pour 2012, les découvertes récentes de la science vont dans ce sens, nous sommes à la fin d’un cycle.

“On est dans cette période où l’ancien système est en train de tomber, toutes les institutions qu’on a créées basées sur ces croyances s’effondrent: la santé, l’éducation, l’économie, la politique.”

Cette période est difficile, période de “l’entre-deux”, de tension avant la création d’un nouveau système.
Magnifique image de la chenille qui deviendra papillon, de la tension nécessaire pour que la métamorphose se fasse.
Nous ressentons cette tension.
Elle fait peur, elle est douloureuse.
Elle est là aussi pour nous permettre d’avoir cette énergie nécessaire au changement.

“Donc cette tension que vous sentez peut-être aujourd’hui dans la société, elle est vitale, pour créer justement cette créativité. C’est parce-qu’il y a tension qu’il y a créativité dans la nature.
[…] faire émerger l’humanité, ce qu’elle a de meilleur, ce qui la connecte à son coeur, ce qui la connecte avec son humanité profonde.
Je pense vraiment que ce sera la somme des éveils individuels qui amènera cet éveil collectif”

Je le pense aussi du plus profond de mon coeur.

Merci M. de la Ménardière.

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4 réactions sur “La fin d’un cycle – magnifique discours de Marc de la Ménardière

  1. Merci pour ce magnifique discours, pouvez-vous préciser le nom du 1er ministre tibétain qui a dit que la connaissance de soi était « la décolonisation de notre imaginaire ». Merci

    • 🙂 Il est génial hein !
      Je n’en ai aucune idée puisque ce n’est pas moi qui ai fait ce discours ;). Je vous invite à chercher l’info si ça vous intéresse, voire demander directement à Marc !! 🙂 Belle journée

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