DSM et troubles psychiatriques, vers une nouvelle vision de l’humain – partie 3 –

Note : aujourd’hui, trois ans après, j’accompagne les personnes, en mots et en soins énergétiques, et je forme à l’Art de la guérison, pour plus de renseignements, je vous invite à vous rendre sur http://www.etrehumain.fr. A lire aussi ceci, écrit plus récemment : la Dé-pression, j’entends des voix, je vois des signes partout, à me rendre fou, à bientôt, peut-être « en vrai » 🙂

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Alors, que faire?

Car l’individu qui a une dépression, celui en proie à des angoisses terribles, celui qui fait des crises de délire qui effraient ses proches et lui-même, celui-là a besoin d’aide bien évidemment.
Il s’agirait qu’il soit vraiment aidé, correctement aidé.

Aider un humain, pour moi, c’est lui rendre toute sa dignité.
Aider un humain, pour moi, c’est l’aimer.
Aider un humain, c’est avant tout lui apprendre à prendre conscience de ses peurs afin que ce ne soit plus celles-ci qui le gouvernent mais la vie qui est en lui, son souffle de vie, son âme (du latin anima: vent, air, souffle).

Il s’agira de ne pas confondre la personne et sa maladie et de l’apprendre à la personne malade.
La maladie, la tristesse, les larmes, les colères ne sont pas ce qui vous définissent, il y a autre chose dans l’humain, plus profond, beaucoup plus stable.
Nul besoin de chercher désespérément cette stabilité à l’extérieur, quelle angoisse autrement!

Il s’agira d’apprendre à renouer avec cette profondeur, avec cette stabilité pour avoir la force de vivre l’instabilité sans s’en trouver totalement ébranlé, en grande souffrance.

Apprendre, découvrir, accepter qu’il y a une lutte parfois pour la vie.
Combien de temps lutte la chenille pour sortir de son cocon et devenir papillon?
Et cet oisillon, encore si jeune, si faible, qui pourtant réussit à briser sa coquille pour voir émerger la lumière éclatante du jour, de la vie?

Pour prendre conscience de cette profondeur, de son souffle de vie qui fait émerger une lumière qui réchauffe le coeur et éloigne la peur, il existe beaucoup de moyens qui sont tous valables, qu’on pourra utiliser selon nos désirs.

Le site de Sébastien, guérir l’angoisse et la dépression par exemple offre une large gamme de techniques pour prendre du recul et apprendre à apprivoiser son mental, ne pas s’identifier aux idées obsédantes et angoissantes qui parfois prennent le dessus.

Il aide aussi à prendre du recul sur le manque de psychologie dont font preuves certains médecins qui omettent le facteur humain de la maladie.
Ce site offre un soutien et un partage au coeur de la maladie.
Se rendre compte que l’on est pas seul.

Lever le voile de l’intimité, celle du coeur, de l’Amour.

Alors, la petite lueur d’espoir ravivée par de l’information et du partage comme on en trouvera par exemple sur cet excellent site (avec d’autres sites aussi, diffusant une vraie information, non anxiogène mais révélatrice de la belle nature humaine qu’on oublie trop souvent à travers les malheureux faits divers dont on nous abreuve, comme l’excellent site de Sandra, La révolution intérieure), on se sentira prêt à nourrir, investir ces trois sphères indispensables à l’âme humaine:

L’amour, le travail et la connaissance.

Dans l’amour on expérimentera l’indispensable, le merveilleux lâcher prise (qui se vit dans l’Art aussi, merveilleux révélateur de l’âme humaine) ainsi que l’ouverture à l’autre, le partage.

Par le biais du travail on assouvira ce besoin de créer, de maîtriser, d’appréhender, de partager notre belle nature humaine.

Par le biais de la connaissance enfin, on nourrira ce souffle de vie, on entretiendra cette flamme, on fera grandir son âme.

Ces trois composantes de l’humain ne sont pas balisées, séparées, l’une nourrit l’autre constamment.
De ce jeu de ces trois composantes naîtra la confiance, s’élargira la conscience pour faire naître la Vie, l’Amour.

Alors la peur s’éloignera, ne nous gouvernera plus et nous serons aptes à mettre en place nos processus d’auto-guérison.

Cela prend du temps, il s’agit d’être patient, l’individu malade est un patient.
Patience donc, confiance dans ce long et douloureux processus.
Prendre du recul sur cette étiquette dont on est affublé, par soi-même et par la société. Cette étiquette finira par s’évanouir.

Enfin je voudrais ajouter, en ce qui concerne l’aide extérieure d’un thérapeute, qu’il sera important d’être aidé par la bonne personne, celle qui fera naître toutes ces belles choses. Je tiens à préciser que ces personnes-là, passionnées par leur travail, aimant leurs patients, curieuses et ouvertes d’esprit existent!
Ces thérapeutes (qu’ils soient psychiatres, psychologues, homéopathes ou autre) pourront vous proposer un traitement médicamenteux mais celui-ci sera encadré par une aide précieuse, des entretiens longs et ils ne s’éterniseront pas.
Je suis à vrai dire effarée de voir tous les jours autour de moi des personnes sous traitement quasi constant médicamenteux, prescrit en cinq minutes, et ceux depuis des années…!
Il faudra pour sortir de ce cercle vicieux se faire confiance, un petit peu, s’aimer, un petit peu: non je ne mérite pas d’être tout le temps angoissé ou dépressif, non, ça ne vient pas que de moi si je n’évolue pas dans ma maladie, je dois trouver une autre personne capable de me sortir de ce cercle vicieux, cette alternative-là, la guérison, existe.

Une autre vision des choses, de la maladie psychiatrique

Et si nous accordions, ne serait-ce qu’une attention, une écoute, si nous écoutions avec intérêt, empathie et bienveillance cette personne, cet humain avec une histoire si riche, si extraordinaire (avant même de chercher à l’étiqueter, le céler, l’enterrer définitivement dans son diagnostic) qui se déprime, cet enfant qui hurle, cet adulte dont le coeur s’emballe à tout rompre, à lui donner l’impression de mourir lors d’une crise d’angoisse? Si nous donnions un sens à ces manifestations, si nous les laissions s’exprimer librement, avec le soutien d’un thérapeute au lieu de chercher à faire disparaître toute preuve d’humanité « dérangeante »?

Ces malades psychiatriques sont des humains qui souffrent de ne pouvoir, de n’avoir pu apprendre à lire en leur coeur, l’entendre, pour pouvoir vivre en harmonie avec leur être qui se trouve renié et demande à être entendu à grand renfort de battements de coeur, de tremblements, de mouvements incontrôlés, de colères, de violence aussi.

Et si nous accordions, ne serait-ce qu’une attention, une écoute, une ouverture d’esprit à des phénomènes qu’aujourd’hui, nous ne parvenons pas à comprendre?
Car c’est bien de cela qu’il s’agit en psychiatrie: mettre des noms savants, donner des médicaments, se donner l’illusion de connaître quelque chose qu’en définitive, nous ne comprenons pas vraiment dans sa totalité: le mystère humain.

Tous ces phénomènes mystérieux, extraordinaires, dérangeants, tellement dérangeants qu’ils sont méprisés, colmatés, cachés, relégués au rang de “délire” sans même chercher à classifier ces délires, à les entendre, les comprendre, les replacer dans le contexte du patient.

Peut-être cette personne-là n’est pas folle d’entendre ces voix, de se sentir une dimension divine, créatrice, d’avoir envie de “sauver le monde”, de changer le monde.

Peut-être parce que dans notre monde, se sentir important, puissant, croyant est synonyme d’utopie, signe de folie, de déni de la réalité? Mais quelle réalité?

En revanche, certainement, le fait pour cette personne de s’entendre dire que cela est faux, qu’elle ne devrait pas entendre ces voix, que ce ressenti est fou, la précipite pour de bon dans la folie, la dissociation.
C’est-à-dire que la personne ne peut plus relier son expérience “mystique”, fantastique, dangereuse aussi, à son vécu réel, à sa vie de tous les jours.

Alors, coexistent plusieurs personnes entre elles, deux réalités qui s’excluent alors qu’elle devraient s’unir:
La “raison”: je suis fou, je ne dois pas prêter attention à ces voix.
La perception: je ne suis pas fou, elles sont réelles.

Quand la raison ne décroche pas complètement, tant cette réalité perceptive est déroutante et effrayante et donc, aurait besoin d’être accompagnée, entendue, acceptée

Elle ne parviendra pas à intégrer cette partie chaude, mystérieuse inscrite en tout humain.
Elle ne parviendra pas à l’unification à laquelle peut prétendre tout être humain, union entre ces deux parties pour reprendre les termes de Maslow: « l’inférieure et la supérieure, celle de la créature et celle du dieu.”

Car la folie, finalement, ne viendrait-elle pas seulement d’une difficulté à intégrer en soi-même nos deux dimensions, celle plus pragmatique, raisonnée, “normale”; et la deuxième, la partie “divine”, mystérieuse, inconsciente, vaste, si vaste?

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