La dépression vue autrement – partie 3

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Je vous livre ici quelques extraits en gardant à l’esprit que de nombreuses disciplines de divers horizons, qu’il est impossible de détailler ici, ont découvert cette richesse du cœur de l’humain : des psychanalystes, des psychologues, des homéopathes, des praticiens reiki, des sophrologues etc. La liste est longue.

Voici deux auteurs et une personne qui témoignent du trésor révélé du cœur de l’humain.
Il pourrait y en avoir mille autres.
Faites vos recherches, venez ici les partager, diffusez-les, partagez-les, diffusez votre foi, votre espoir lorsque celui-ci verra le jour.
Sachez que tant d’autres en témoignent aussi, citons par exemple les psychiatres A. Maslow, Y. Prigent, Jung, Stanislav Grof.

Rencontre avec le trésor de l’humain:

B.Montaud et JC. Duret dans Allô mon corps… Fondements de la psychanalyse corporelle, récit de leur parcours et de leurs découvertes survenues de manière fortuite dans la pratique de leur métier de kinésithérapeute.
Ces hommes ont fait émerger malgré eux une composante de l’humain qu’ils étaient loin d’imaginer, par le biais du corps :

(Vous remarquerez chez ces personnes le vocabulaire emprunté, la beauté, la noblesse et la poésie de leurs mots, un vocabulaire qui contraste énormément avec celui de la peur beaucoup plus couramment employé dans l’information diffusée en masse)

“Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises en matière d’étonnement! Car tout un continent intérieur s’ouvrait sous nos yeux.”

Peut-être que seule la poésie pourrait vraiment en parler, tant ces instants touchent vraiment aux confins du sens, comme si soudain la lumière venait éclairer l’obscurité de chacun.”

“Paroxysme physique”, “paroxysme verbal sans égal”, “état de conscience modifié”
“Impensable pardon, impensable rencontre amoureuse avec la misère humaine”

“[…] il s’agit d’une transfiguration”, tant la douche d’amour opère un apaisement du corps et du visage.”

“C’est un véritable instant de communion au plus profond que cette ‘douche d’amour’ rejaillissant sur tous ceux qui ont assisté à un tel niveau de revécu.”

“ces rares moments de vérité, ces étonnants moments de sincérité ultime sont d’une telle noblesse et d’une telle profondeur, qu’ils produisent toujours une véritable “douche d’amour” sur ceux qui ont la chance d’y assister. Oui, réellement, l’espèce humaine en de pareilles circonstances atteint une vraie dimension de beauté, et il ne peut plus y avoir aucun doute sur le chemin parcouru, quand la réconciliation profonde remplace soudain l’amertume et la rancoeur envers son passé.”

Rajan Sankaran, grand homéopathe qui a fait progresser d’un bond la pratique et la vision de l’homéopathie au travers de ses nombreuses œuvres récentes sur le sujet en abordant les problématiques de l’humain du point de vue de la sensation.

Il a le talent incroyable de faire plonger son patient au cœur de la sensation qui n’est pas un processus intellectuel et qui représente le cœur de la personne, son autre partie ignorée, son other song, son autre chant dont il n’a pas conscience, une partie non spécifiquement humaine qui entre en dissonance avec l’autre partie humaine consciente et qui lui cause de nombreux troubles psychosomatiques et psychologiques.

Vivre cette sensation, en prendre conscience en l’expérimentant amène un soulagement, une guérison inimaginable:

“Nous avons vu des guérisons se produire à des niveaux plus profonds que ce que nous avions vu précédemment.”

“[…] lors de la consultation, ils sont amenés à être en contact avec un aspect central d’eux-mêmes.”

“Avoir ce genre de prise de conscience avant de prendre le remède, aide les gens à éprouver un sentiment de liberté. C’est presque comme si, en face d’eux, on pouvait entendre le déclic dans leur conscience. Ce “ohhhh!”, qui jaillit face à la découverte du fil qui unit toutes leurs expériences, est un agent de guérison puissant. Certains patients nous ont dit de cette expérience qu’elle avait été l’une des plus enrichissantes de leur vie. »

Extrait ici d’une vidéo de Marc de la Ménardière qui témoigne de sa vision du monde transfigurée à la suite d’un arrêt maladie et d’un voyage à la rencontre des penseurs d’une autre vision du monde:

“Et à retoucher ce contact avec son corps, retrouver une harmonie avec son esprit, avec ses pensées, vivre dans le présent, on touche une autre dimension de l’être.
Cette autre dimension de l’être, pour moi, c’est celle qui va nous faire évoluer vers plus d’humanité. Une fois qu’on a touché le fond de son être, on se sent connecté avec la nature, on se sent connecté avec les individus, où qu’ils soient puisqu’on touche la profondeur de l’humain, on est capable de dialoguer avec tout le monde.”

Un nouveau regard sur les troubles psychiatriques:

Au sujet des troubles “négatifs”, de la douleur, de l’angoisse et la dépression, il est intéressant de noter que de nombreux auteurs tendent aujourd’hui à ne plus considérer ces troubles comme pathologiques mais comme étant la manifestation d’un début de guérison, d’un potentiel curatif qui se met en marche et a besoin d’être guidé et encadré et non éliminé.

Citation ici d’ Y. Prigent:

“Si on se déprime, si on craque c’est que l’adulte n’a pas tout à fait étouffé l’enfant, c’est que le désir se sent capable de prendre le pouvoir, à sa manière, par un coup de faiblesse.”

“[…] ne pas supporter, gémir, pousser un cri, tendre une main est déjà un geste d’enfant vivant; ce sont les premières douleurs, les premiers cris qui annoncent une nouvelle naissance.”

L’élimination de ces troubles stopperait en effet ce processus curatif qui augure une nécessaire transformation de l’être.
La souffrance énorme qu’engendrent ces troubles viendrait en effet d’une non-compréhension d’un processus naturel, inscrit en tout humain dans un moment de transformation qui sera marqué symboliquement par une mort et une renaissance.
Transformation impliquant l’acceptation d’une autre partie de nous-même, cause d’une grande dualité qui peut être transcendée.

Stanislav Grof nous dit:

“Les symptômes psychopathologiques apparaissent sous un jour nouveau si nous envisageons les être humains comme reflétant une dualité fondamentale et une tension dynamique entre l’expérience de l’existence en tant qu’objets matériels et celle de l’existence en tant que champ indifférencié de conscience. Les désordres psychogéniques exprimeraient un déséquilibre fondamental entre deux aspects complémentaires de la nature humaine.”

Il est le représentant le plus évident de ce mode de pensée et aussi celui qui a le plus d’expérience dans ce domaine et qui est allé le plus loin dans l’exploration de l’inconscient humain, il a repoussé les peurs ancestrales, ses propres peurs en invitant les patients à plonger au cœur de leurs symptômes et de leurs plus grandes angoisses car, dit-il:

“L’activation des symptômes précède ou accompagne souvent des progrès thérapeutiques majeurs.” “[…] l’intensité des symptômes indique l’activité du processus de guérison et […] les symptômes eux-mêmes représentent une “chance” et non un problème.”

“Leur contenu est tellement extraordinaire qu’il ébranle les cadres conceptuels de l’individu, son système de croyances et la vision du monde propre aux civilisations occidentales”

Avant lui, Maslow déjà affirmait:

“Il est évident que les “problèmes de la personnalité” peuvent être quelques fois une forte protestation contre l’écrasement psychologique et la répression de la vraie personnalité.”

“Le problème de la douleur, de la souffrance et de leur nécessité. […] nous devons savoir ne pas toujours en protéger les gens, comme si cela était nécessairement mauvais.”

“Ne pas permettre aux gens d’assumer leur souffrance et les en préserver peut amener une surprotection qui finit par constituer un manque de respect de l’intégrité personnelle, de la nature profonde et des possibilités de développement de l’individu.”

“Ils pourraient apprendre des psychothérapeutes que la perte des illusions, la découverte de l’identité, à travers la souffrance d’abord, peuvent conduire à la force et à la joie. Le fait qu’ils ne fassent mention d’aucune expérience exaltante, d’aucune expérience de joie ou d’extase, ou même de bonheur, conduit à supposer que ces auteurs sont des gens qui n’ont jamais connu la joie.”

J’ai conscience de vous avoir abreuvé de beaucoup de choses.
Vous prendrez ici ce dont vous avez besoin et vous poursuivrez votre propre chemin. C’est que pour moi l’information est capitale même si, en dernier lieu, l’expérience est le meilleur agent de guérison et de compréhension.

Puissiez-vous ne pas me croire sur parole mais expérimenter cette vérité qui gît en vous, en vous informant par vous-même, en partant à la rencontre de ces acteurs du changement que vous découvrirez sur ce site et sur tant d’autres.

Puissiez-vous rester ouvert, ne pas vous enfermer dans une technique ou une autre et vous référer toujours à celui qui vous invitera à découvrir votre vérité, pas la sienne.

Puissiez-vous vous faire confiance, vous aimer.

A lire également: DSM et troubles psychiatriques, vers une nouvelle vision de l’humain.

* Cet article sur la dépression est présenté à la 60ème édition du festival à la croisée des blogs dont le sujet a été choisi par Dominique Chayer, auteur de Choisir le bonheur.
Ce festival, organisé par le site Développement personnel, permet de mettre nos réflexions en commun autour d’un même sujet chaque mois différent, proposé par les blogueurs. N’hésitez pas à venir vous exprimer sur le sujet de la dépression, ce festival est ouvert à tous, blogueurs ou non.
N’hésitez pas à laisser un commentaire: réflexion, questionnement ou témoignage sur le sujet! 🙂

Bibliographie:

A. Maslow, Vers une psychologie de l’être
Y. Prigent, L’expérience dépressive
B. Montaud et J.C. Duret, Allô mon corps… Fondements de la psychanalyse corporelle
Rajan Sankaran, L’homéopathie pour le monde d’aujourd’hui, découvrir son autre chant (Titre original: The other song)
Stanislav Grof, Psychologie transpersonnelle.

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17 réflexions sur “La dépression vue autrement – partie 3

  1. Bonjour,

    je traverse une dépression depuis trois mois, j’en pleure tous les matins, ça fait mal,
    et je passe mes journées à chercher des « solutions » sur le net.

    Je suis tombé sur cet article par hasard, et c’est la première fois que je laisse un commentaire.
    Cette vision de la dépression m’a fait du bien et m’a fait prendre une décision importante.

    J’ai très peur des Antidépresseurs, j’ai jusqu’à maintenant refusé d’en prendre,
    et grâce a cet article, j’ai pu faire la différence entre le premier médecin que j’ai vu, qui m’a dit au bout de 10 minutes « prenez du xanax, ça vous fera du bien », sans suivi ni nouveau rdv, et mon médecin actuel, que je vois régulièrement, qui m’écoute, qui me comprends, et qui a attendu 5 séances pour me proposer un traitement antidépresseur, en me disant que ce serait temporaire, en m’expliquant de quoi il s’agissait, etc..

    Je viens d’avaler mon premier cachet,
    ce n’est peut être pas la meilleure solution, elle me fait peur, mais j’ai confiance, et vous m’avez aidé.

    Merci

    • Votre message me touche à un point que vous ne pouvez imaginer…
      C’est la plus belle chose que l’on m’ait écrite, c’est le plus beau cadeau que l’on pouvait me faire.
      Sachez que vous m’aidez aussi, par votre message, beaucoup.

      Vous avez saisi l’essentiel, si difficile à saisir.
      Du fond de votre détresse, de votre douleur et de vos doutes, accrochez-vous à cette bouée salutaire.
      L’issue vous surprendra, elle est belle, vous êtes une belle personne.
      Laissez-vous le temps.

      Merci du fond de mon cœur, puisse cette confiance grandir, en vous, et tout autour de nous.
      MERCI

      • Votre réponse m’émeut, je ne pensais pas pouvoir vous aider!
        Je m’accroche, mais j’alterne les moments ou je me sens fort, ou j’arrive à assimiler tout ce que vous écrivez, ou j’y crois.. Et puis ces moments de larmes, la boule au ventre, ou je me dis que je vais continuer à sombrer.
        Alors dans ces moments la, je reviens sur des sites comme le votre, et ça rassure, même si je m’accroche à ses sites pour éviter de travailler sur moi même.
        Merci pour ces écrits, du fond du coeur

      • Oui, ces moments où tout à coup plus rien ne passe, ni lecture, ni envie ni espoir, c’est tout à fait normal, beaucoup de choses se passent en vous et il vous faut le temps de les assimiler, à tous les niveaux: ces moments où vous « sombrez » sont des moments aussi de repos où le travail se fait sans que vous n’ayez rien à faire, juste vous reposer, accepter ces moments de rien aussi et laisser sortir tout se qui a besoin de sortir.

        Voyez vos deux phrases: « je ne pensais pas pouvoir aider ».
        Cela est en train de changer, bien sûr que vous aidez, que vous aiderez, tous les jours, en étant simplement vous-même.
        Voyez comme vous vous jugez, et cela aussi est en train de changer: « pour éviter de travailler sur moi-même », cette phrase n’est qu’un jugement parmi tant d’autres voix dans votre mental qui se font entendre.
        C’est très fatigant.
        Vous apprendrez à les repérer et à vous en détacher.
        Pensez en premier lieu à vous faire du bien, avant même de travailler. Le travail est en train de se faire tout seul en ce moment même! 🙂
        Bien belle soirée à vous

  2. Bonjour Elise,

    Nous avions échangé quelques commentaires en septembre 2013.
    Je démarrais à ce moment la un traitement anti dépresseur (ce qui me terrifiais).
    Je m’étais promis que si un jour j’allais mieux, je repasserai par ce blog.

    Alors me revoila, pour vous remercier cette fois ci,
    J’ai passé beaucoup de temps sur les blogs (Vers une vie sereine par exemple), mais c’est votre article qui m’avait le plus touché.

    J’ai avalé mon dernier Seroplex il y a un mois aujourd’hui, j’ai pu tout arrêter et reprendre ma vie « normale ».
    Je suis en forme, j’ai fait un voyage effrayant mais très enrichissant, je ne sais pas si ça reviendra,
    je suis très à l’écoute de mon corps, mais je me sens plus fort, je peux traverser les secousses avec plus de sérénité.

    Encore une fois merci pour cet article Elise,
    Vous aviez raison, le temps fait son chemin et petit a petit on refait surface,
    Je revis.

    Plouf

    • Bonjour,

      je suis très très émue de votre commentaire, et tellement heureuse !!!
      Oui bien sûr, je me rappelais très bien de nos brefs échanges en commentaires ici.
      Merci infiniment de repasser pour laisser ce beau message, c’est important pour moi et c’est important pour les lecteurs aussi qui traversent des moments si difficiles.

      Et je suis persuadée que les gens qui vivent la dépression et l’angoisse sont des gens qui ont une très grande force, il en faut pour endurer une telle « torture » (et le mot est faible !) ; et alors pour en sortir…. ! 🙂

      N’hésitez pas à revenir commenter, témoigner ou échanger ici, j’en serai plus que ravie.

      MERCI,

      Elise

  3. Bonsoir
    vos articles sont intéressants et bien écrits ,cependant je reste perplexe parfois devant certaines de vos affirmations: en effet, la dépression comme vous la décrivez et la viviez me semble une bonne analyse ,mais je ne suis pas sûre que tout le monde le ressente comme ça , le comprenne comme ça et surtout je ne suis pas sûre que tout le monde puisse guérir même de la manière dont vous le prôner.
    C’est peut-être valable pour des dépressions simples sans complications (c’est à dire sans dépressions psychotiques , post partum,etc ) et sans comorbidité
    et je ne suis pas sûre non plus que laisser les gens s’enfoncer dans la dépression et voyager jusqu’au bout d’eux -mêmes soit une bonne chose pour tout le monde …où peut-être que je n’ai rien compris à vos écrits ?
    j’ai lu la plupart des ouvrages que vous citez sauf celui de prigent , j’ai testé le reiki et d’autres pratiques mais je n’en ai rien tiré
    seule la relaxation, méditation et tcc m’ont permis de sortir des tocs, des phobies et des attaques de panique .

    permettez- moi Elise ces quelques questions auxquelles j’espère vous répondrez

    • Bonsoir Jurafa,

      bien sûr que vous pouvez vous permettre ces réflexions qui sont intéressantes et enrichissantes !
      Je suis toujours très heureuse d’avoir des commentaires et en plus il me semble que ce que vous soulevez est important.

      Que les gens ne ressentent pas tous la dépression comme moi je la ressens, je n’en doute pas, je livre ici des réflexions issues de mon expérience pour avoir vécu la dépression de l’intérieur (moi) et de l’extérieur (ma mère, ma grand-mère), nous sommes tous très différents. J’aimerais beaucoup d’ailleurs que vous partagiez votre ressenti ici.

      Pour ce qui est de la guérison, pour moi elle est toujours possible, cette certitude n’est pas de l’ordre de chiffre, de degré de souffrance ou de degré d’atteinte de cette maladie ou d’une autre d’ailleurs, c’est une certitude difficile à exprimer que j’ai ressenti dans mon cœur. Difficile de faire court ici quand c’est tout un voyage qui m’a menée à cette vision des choses.

      Je crois qu’il est important de voir dans quel sens cette conviction que j’ai est importante, c’est dans le sens de l’espoir, du « tout est possible » et surtout pas dans le sens du : tu ne devrais plus être malade, tu ne devrais plus souffrir parce que la guérison est possible, à tout instant. Ô combien le cheminement nous mène à ce détour périlleux et infructueux du jugement de soi-même et de l’autre : de ne pas être capable de gérer sa vie, de ne pas être capable de maîtriser sa souffrance, et ainsi de ne pas vouloir l’entendre, de la redouter, chez soi et chez l’autre et lutter, lutter, à l’infini !

      Je crois que, quand on souffre, la culpabilité est énorme et je sais pour l’avoir vécu que, quasiment, l’espoir de guérison est incompatible avec la souffrance qu’on est en train de vivre. Peut-être même la culpabilité est-elle le plus gros obstacle à la guérison (et notre principal vecteur de souffrance…). Je ne sais pas à vrai dire, ce ne sont des pistes de réflexion.
      J’ai la sensation que la culpabilité, le manque de confiance nous mènent dans des pensées enfermantes, énormes freins à la guérison qui, de manière illusoire, nous libèrent pour un moment du poids de la culpabilité : c’est parce que mon trouble est grave, c’est parce que mon destin est de souffrir, parce que mes gènes m’y prédisposent etc.
      En réalité pour moi, il n’est aucune faute, jamais, dans la souffrance ou dans la maladie. Ce sont nos « limites » d’être humain en vie qui retardent notre guérison.
      Et ces limites-là sont importantes à respecter (elle sont si difficiles à repousser !), en gardant à l’esprit qu’elles bougent, chaque jour.
      Ce mouvement (la Vie !) mène, petit à petit, à la guérison.

      Si l’espoir de guérir est repris par la voix en nous qui nous mène la vie dure (et qui raisonne en termes de performance et de résultats) alors ce n’est pas de cet espoir-là dont je parle ; c’est de celui qu’on peut ressentir, au plus profond de son cœur, celui-là qui ne nous malmène pas, ne nous exhorte pas à guérir, ne nous en veut pas qu’on soit incapable de sortir.
      Non, cette voix de l’espoir (capable de tous les possibles !), cette voix de l’Amour est douce, patiente, bienveillante, infiniment bienveillante, c’est de celle-là dont je parle et qui n’est pas facile à entendre, au milieu du brouhaha des autres voix…
      C’est de la foi dont je parle ici.
      Avoir la foi, la foi dans la guérison, ne veut pas dire qu’elle va arriver, tout de suite, je dirais même, cette foi fait que je ne sais pas grand chose, je ne sais pas même pourquoi un tel guérit tout de suite et un autre non, pourquoi tel patient à qui je fais un soin se voit soulagé et un autre non. Mais je garde toujours à l’esprit que c’est possible, à tout moment. Cette possibilité crée une ouverture (et des possibilités !) extraordinaire, difficile de l’expliquer avec des mots.
      Cette foi implique un amour et une confiance inconditionnels, couplés à un “je ne sais pas et j’accepte de ne pas savoir”, constant.
      Ce je ne sais pas constant et cet espoir nourrissent la foi qui nourrit la guérison.
      C’est un tel basculement de la vision des choses qui s’opère !
      On ne vit plus alors en terme de performance, de faute ou de culpabilité mais empli de confiance et d’amour dans chaque chose qui arrive.

      Quant à vivre jusqu’au bout la dépression, ce n’est pas à prendre au pied de la lettre et chacun vivra cela de manière différente, je suis d’accord.
      “Aller au bout” est une manière de partir à la rencontre de notre lâcher prise, ce que j’entends par aller au bout, c’est accepter, s’autoriser à souffrir, à un moment donné. Cet “aller au bout” n’est pas une torture, c’est au contraire une libération, un peu comme si vous étiez face à quelqu’un, paumes contre paume en train de lutter et qu’à un moment donné, vous lâchiez et que cette lutte n’ait plus lieu d’être.

      Il ne s’agit pas de le vivre seul mais de se faire aider, par les bonnes personnes, c’est-à dire celles qui ont confiance et qui n’ont pas peur de la souffrance. Je parle de personnes qui vous accueillent les bras grands ouverts, avec amour, qui accueillent tout ce qui est en vous, y compris ce sentiment de désespoir profond, d’envie de mourir. Cette envie-là est belle, à y regarder de près, c’est le souhait de mourir pour renaître.

      Enfin, j’ai voyagé en mon cœur depuis toutes ces années et aujourd’hui j’ai besoin d’apprendre des autres, de leur point de vue différent, ne serait-ce que pour prendre mieux soins des autres, chaque jour dans ce merveilleux apprentissage constant qu’est la vie.

      Ce à quoi je ne dérogerai jamais, je l’avoue, car ici ce n’est pas de l’ordre des mots ou de la réflexion, c’est cette foi logée en mon cœur et qui, je le sais, ne me quittera jamais. C’est cette flamme, là, qui brûle, que j’entretiens chaque jour et que je sens chez l’autre aussi, chez vous, magnifique lumière.
      Je ne puis que témoigner de cette foi, inspirer cette foi qui naît dans le cœur de l’Homme et en aucun cas persuader qui que ce soit.

      Au plaisir d’échanger avec vous. Vous pouvez aussi me joindre par mail au besoin à : voyageaucoeurdelhumain@gmail.com,
      et merci pour votre commentaire,

      Elise

  4. Bonsoir Elise
    Alors là comme vous venez d’expliquer je suis 200 pour cent d’accord …Complètement ..vu ainsi c’est OUI OUI ,YES WE CAN…..
    je n’ai pas fait de dépression mais des phobies ( primaires et d’impulsion ensuite ,donc des tocs de pensées) ,parfois ça ressemble pas mal à l’enfer aussi , car on expérimente des tas d’attaques de panique de crises d’angoisses énormes qui nous donne l’impression qu’on va virer fou /folle d’une seconde à l’autre, qu’on va se jeter par la fenêtre sous peu, qu’on va sauter sur quelqu’un etc , j’en passe des vertes et des pas mures ( c’est pour ça qu’on peut retrouver certains aspects de la dépression ) et tout ça sans personne sur qui compter , à qui se confier etc
    et tout ça en continuant tout ce qu’il y a faire quotidiennement sans sourciller ni vaciller ,stoïquement , en regardant droit dans les yeux de ses peurs de ses angoisses , en y restant au plus près , au cœur même , en observant son cœur trembler sa poitrine se serrer, sa voix s’essouflfler sous la contraction organique …totu ça en plein cœur de la tempête…
    et toujours comme vous cette foi et cette confiance absolue de guérir ,longtemps j’ai attendu , très longtemps …j’ai pratiqué la relaxation , la méditation ,( pas assez souvent à mon gout ) et surtout la pleine conscience…
    puis rechute inattendue mais cette fois ci ,c’est un désordre hormonal qui en est la cause ( syndrome prémenstruel qui me provoque des attaques de panique et qui réactive toutes mes phobies et mes tocs de pensées en aggravé). Tout mon travail de plus de 25 ans à zéro …les boules …et là la tristesse de voir tous ces efforts , tout ce travail sur moi , toute cette perte de temps à souffrir inutilement, toutes ces tempêtes passées à laisser – couler vaillamment armée de mon seule courage , réduit à néant …ça et le toc de pensée qui dit  » tu vois rien ne marche … » ( mais ça je m’en fous du toc qui me souffle que rien ne marche et ne me sortira de cet enfer, ce ne sont que des pensées automatiques) mais la tristesse , l’énervement et la fatigue d’avoir travaillé longtemps , d’avoir guérie , dompté la bête et de me retrouver à zéro à cause de quelque chose qui cette fois n’est pas de mon ressort , fait que là je me sens un peu aigrie et que j’ai moins la foi chère Elise…
    je me trompe sûrement ( je suis sure que je me trompe même ) car à vrai dire ça me fait c****d’avoir rechuté bêtement et là j’en ai ma claque …
    voilà Elise , où j’en suis de mes réflexions ….

    Je te souhaite une bonne soirée

    • Bonjour Jurafa,

      j’imagine à quel point ça doit être difficile, mon mari a vécu ces mêmes angoisses et phobies d’impulsion.
      Nous nous sommes épaulés, il a été en arrêt et s’est beaucoup confié, à moi et ensuite à ses collègues de travail, pour découvrir qu’il était loin d’être le seul.

      Peut-être est-il temps aujourd’hui de jeter les armes, de lâcher ce courage et cette force qui t’ont permis de surmonter tout cela, te reposer un peu et entendre, entendre cette voix qui se fait plus grande en toi du : YES WE CAN ! 🙂 Cette voix – voie – là ne demande aucun effort, juste un peu de patience et beaucoup de confiance et d’amour et entendre enfin ce que ton cœur te réclame !
      Et tu te trompes pas, c’est pas évident tout ça… !
      Tu serais d’accord pour que je t’envoie du reiki à distance ? Auquel cas il me faudrait au moins ton prénom et, si tu le sens, ton nom et ta date de naissance mais ce n’est pas indispensable. Tu peux me l’envoyer à cette adresse si tu veux pas que ce soit visible ici sur le site : voyageaucoeurdel’humain@gmail.com.
      Belle journée à toi ! 🙂

      • Bonsoir Elise
        je t’ai envoyé un message via ta boite mail.Mais l’adresse semble comporter une erreur j’ai donc simplement enlevé l’apostrophe
        dis moi si tu l’as reçu ?

        Bises

      • C’est bon !! J’arrive pas encore à les recevoir dans ma boîte principale mais j’ai réussi à y avoir accès, c’est l’essentiel !

    • Bonjour Jurafa,

      en effet, je n’ai rien reçu et quand je teste, je ne reçois pas les mails de voyageaucoeurdelhumain…
      Je vais essayer de régler ça au plus vite et je te tiens au courant dès que ça fonctionne à nouveau,
      à très vite !!

  5. bonsoir, je suis tombée par hasard sur votre site, je voulais vous remercier pour ces articles remplis d’espoir et d’optimisme, je suis moi même passée par des phases dépressives, dont une sévère en 2010, cela m’a permis de mieux me connaître et de mettre le doigt sur la cause de mes depressions et à être plus à l’écoute de mon corps. Ces derniers jours, je fais de l’anxiété généralisée car j’affronte actuellement la cause justement de mes depressions. Pensez-vous que l’anxiété généralisée est un signe de guérison comme vous le soutenez pour les crises d’angoisses? Merci pour votre réponse.

    • Bonjour Popa,

      merci de venir témoigner ici et merci pour vos mots. 🙂
      Je ne crois pas que l’anxiété en soi, les angoisses ou la dépression soient le signe d’une guérison.
      Les angoisses simplement sont une peur extrême, elles sont aussi le signe d’un « trop plein ».
      Je crois qu’elles accompagnent souvent un processus de transformation et/ou de guérison à cause d’un mélange de peurs de lâcher l’ancien, de peur du nouveau, de résistances fortes et enfin d’un énorme travail qui se fait.
      Je crois aussi qu’elle se manifestent à nous lors du chemin de guérison parce qu’en quelque sorte, la libération d’une mémoire la fait revivre pendant un temps et je crois que nous avons un sacré lot de « mémoires anxieuses » logées en nous, pour certaines qui sont comme cristallisées et vont perdre chaque fois des petits bouts mais demeurer, nous devrons nous y reprendre à plusieurs fois pour les libérer.

      Je crois aussi que la guérison représente une transformation, un agrandissement des perceptions (perception de l’autre, de la terre, de l’univers), une ouverture qui se crée et que cela aussi peut causer de grandes angoisses, liées à une nécessaire adaptation de notre fonctionnement et de notre vision des choses.

      Je vois la guérison comme un chemin, un cheminement vers soi et au fur et à mesure que cette connaissance de soi s’affine, des choses enfouies émergent, se libèrent, se conscientisent. En ce sens, la vision classique de notre société sur les angoisses est : c’est un signe de faiblesse, de maladie et couramment on utilise des médicaments qui vont masquer ces ressentis (ce qui n’est pas un problème en soi, c’est une aide bien utile à certains moments et pour certaines personnes).
      Dans un cheminement de conscience et de guérison, le processus va être totalement différent ainsi que la manière de voir les choses. De plus en plus de choses vont remonter à la conscience dont pas mal d’angoisses et on va devoir apprendre, au moyen de divers outils à les gérer.
      Afin de les gérer, notre regard va changer, on va apprendre le lâcher prise, des choses comme la méditation ou la pleine conscience, l’acceptation et l’intégration de tout ce qui nous compose en tant qu’être humain, accepter notamment la tristesse, la peur, la douleur et apprendre à ne plus en avoir peur, les rejeter comme la peste.

      Alors à un moment, on peut se retrouver un peu bloqué, à tourner en rond en étant d’une part changé, conscient, en voie de guérison et d’autre part avoir de temps à à autre une voix ancienne qui résonne dans notre tête et qui nous juge, qui juge la peur, juge l’angoisse et donc fait grandir la peur, la peur fondamentale de se tromper, de ne pas être guéri, que le cercle vicieux de l’angoisse et de la dépression reprenne et ainsi l’angoisse prend forme et devient très très forte et généralisée.
      Il n’existe rien ni personne, ni même aucune règle au sujet de la guérison, êtes vous en train de guérir ? Si vous le désirez, oui !
      La guérison c’est l’intention et la conscience, toute la difficulté est d’oser s’octroyer ce « pouvoir » que l’on a entre nos mains, par le biais de nos pensées, de nos croyances et de nos intentions notamment.
      Oser y croire. La guérison est une croyance comme une autre, tout n’est que croyances !
      Il s’agit de voir le pouvoir qu’ont les croyances.
      C’est un choix que nous faisons, quelles croyances je veux nourrir ?
      Est-ce que j’accepte de devenir un humain responsable ? Responsable de ses pensées, responsable de ses croyances, responsable de ses actes, responsable de sa santé ?
      Est-ce que j’accepte de me faire confiance ?
      Alors oui, la guérison se fait, avec mille moyens, avec mille outils.
      Car dès lors que l’intention y est, on rencontre les bonnes personnes, les bons outils, ceux-là qui vont nous correspondre, on part à la rencontre de ce que l’on souhaite vraiment et de ce qui nous fait du bien, enfin.

      Petit à petit non seulement cette voix se fait moins forte mais d’autres émergent ainsi qu’une autre vision, et le cercle vertueux prend forme, avec le bonheur, la joie et la santé qui l’accompagnent.
      Il s’agit de bien garder à l’esprit que dans ce cercle vertueux, dans cette pleine santé et cette joie indescriptible, des peurs peuvent émerger.
      Il s’agit de prendre conscience de notre phobie de cette peur qui a pu s’installer en nous, tant le chemin a été difficile et tant la peur de revivre à nouveau certaines souffrances nous habite et nous hante.
      Il s’agit alors d’accepter ces moments de peur en les laissant passer comme souvent on a eu l’occasion de l’apprendre, notamment en respirant (ce qui permet de déconnecter le mental qui alors s’emballe), les accueillir et ne plus les nourrir.

      Je ressens personnellement de grandes transformations en ce moment, des angoisses me traversent, de plus en plus fortes au fur et à mesure que je dévoile vraiment qui je suis, au fur et à mesure que je fais enfin ce pour quoi je suis faite depuis toujours, au fur et à mesure que je me libère et elles me font de moins en moins peur.
      Je les respecte, je fais un petit pas sur le côté, je me repose, je me détends, fais des activités qui ne requièrent pas de réflexion, je n’écoute pas mon mental qui me dit que je dois absolument trouver une solution, qui part dans des peurs qu’il crée de toutes pièces. Après ce petit pas sur le côté, ces activités de détente qui font aussi partie de ce que je suis, soudain Je reviens et la peur est passée, comme par magie mais je sais ô combien c’est difficile.

      J’espère avoir répondu à vos questions, sachez que j’envoie du Reiki à distance à un groupe de personnes sur ce même chemin de quête et de guérison, si vous voulez faire partie de cet envoi, ce sera avec grand plaisir, vous pouvez alors me joindre par mail : voyageaucoeurdelhumain@gmail.com.
      Et si vous ne faites que passer et bien je vous souhaite bonne route dans ce beau voyage de la Vie et de la rencontre avec Soi !

      Elise

      • Merci pour votre réponse 🙂 il est vrai que j’ai le sentiment à chaque fois de ressortir grandie de ces épisodes terribles à vivre, certes mais enrichissants toutefois.
        C’est un travail de longue haleine, je passe par des hauts et des bas, les angoissent m’envahissent souvent quand je prends conscience de certaines choses… Et que le travail se fait par la suite. En tout cas, merci pour votre éclairage et vos articles intéressants, bonne continuation à vous! Popa

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