S’autoriser à Être

Lorsque le jeu commence…

Je voudrais parler d’un autre “déclic” sur le chemin, d’une libération, celle de s’autoriser à Être.
Que cela peut-il bien vouloir dire?
Beaucoup, beaucoup de choses.

S’autoriser à penser, s’autoriser à jouer, s’autoriser à désirer, prendre du plaisir, jouir, jouir de tout ce que notre nature humaine nous permet, s’autoriser à s’émerveiller, s’autoriser à changer notre regard sur le monde, s’autoriser à ouvrir notre regard sur le monde, s’ouvrir à tout, à tout ce qui vient à soi, sans censure.

J’ai beaucoup parlé dans mes textes précédents de s’autoriser à être triste, souffrant, à pleurer, à gémir, se révolter, se déprimer, avoir peur, être phobique, partir, délirer, retenir, lâcher.
Voir tous ces états, non pas comme des catastrophes, des troubles à éradiquer, dont il faudrait se méfier à outrance mais comme des signaux d’alerte, des alertes d’un humain en vie, qui demande à Vivre, qui demande l’autorisation justement, l’autorisation d’être soi-même, l’autorisation d’Être.

Vous n’imaginez pas à quel point la censure est énorme, vous n’avez pas conscience de ce couperet, de ce jugement, constant, de cette culpabilité, accablante, censure, constante, écrasante.
Cette censure est présente dans votre tête, cette censure est présente dans votre corps aussi.

Et alors que vous allez commencer à jouer, vous émerveiller, vous étonner, aimer, vous aimer, vous intéresser à cette pensée profondément ancrée tabou dans votre esprit imbu d’un rationalisme à l’extrême, alors que désormais vous êtes conscient, vous allez remarquer avec effarement que votre corps réagit aussi.
Car c’est tout un système qui va être démonté et remonté, pièce par pièce, de nouveaux radars, une nouvelle boussole.

Les radars ne sont plus ceux de votre père, de votre mère, de la société, de votre culture, de vos ancêtres, ce sont les vôtres, tout neufs, certes bâtis sur l’ancien, tout le matériel étant “recyclé”, n’est-ce pas là le cycle de la vie?

La boussole, c’est la boussole du vivant, votre boussole intérieure, celle qui vous guide.
Les repères ne sont plus extérieur, ils deviennent intérieur.

Ce n’est plus “je dois”, “je devrais”, “cela se fait-il?”, « cela n’est-il pas ridicule?”, mais plutôt : “comment je me sens là, tout de suite, avec cette idée?”

C’est alors que commence le jeu, le jeu de l’amour, le jeu du désir,  le jeu de la Vie.

Voilà que l’écriture de cet article reprend.
Interrompu, en effet, avec l’intuition qu’il allait continuer, en manque qu’il était de cet autre déclic sur le chemin.

C’est alors que commence le jeu donc, le jeu de la Vie, sans entraves, libre, ivre, maîtrisé, fluide, comme un torrent qui afflue, à l’image de ce déluge de grêle et de pluie ce matin.

S’autoriser à Être, enfin, laisser couler, laisser s’exprimer cette pulsion, cette impulsion, du fond de mon cœur, du fond de mon Âme, ma boussole, mon intuition, mon guide.

C’est alors que je me trouvais portée, sans cette voix de censure qui me ridiculisait et me bridait à chaque instant, me menant à une lutte incessante, un balancier à en donner le tournis, une nausée, constante.

C’est alors que je pouvais danser, en toute liberté, m’émouvoir sur ce chant divin que m’offrait en un don si merveilleux cet artiste, porté lui aussi par la voix de son âme.

C’est alors que je pouvais pleurer, m’émouvoir, m’ouvrir à cet auteur qui me livrait son cœur qui trouvait un écho dans le mien, sentir son rythme, son âme se refléter en moi, sentir cette Unité, sentir cet amour, plus fort que jamais, cet amour que j’avais toujours ressenti en moi mais avec tant de honte, tant de censure chaque fois qu’il cherchait à s’exprimer: “cela est ridicule, cela ne se fait pas.”

C’est alors que je ressentais cette profonde gratitude, ce profond amour envers toute chose qui vit, cette Vie, ce battement que je m’autorisais à sentir maintenant, une pulsation magique, émouvante à en pleurer, à serrer cet arbre que j’enlace, qui me livre son âme, me donne un peu de son amour alors que je lui donne du mien, alors même que ces amours ne font qu’un.
Et je n’ai plus honte de parler à cet arbre, plus honte de l’entendre.

C’est alors que je ressentais une profonde humilité.
La force de mon amour, de mon âme et de mon étincelle divine me permettait cette ouverture, cette vulnérabilité à l’extrême, non pas synonyme de danger mais de la plus grande des protections: celle du divin, de l’Amour, un amour si fort, incommensurable.

Humilité envers cette amour, humilité envers cette force lumineuse, lâcher prise de mes défenses, de toutes mes armes car aujourd’hui je savais que je n’étais plus seule mais faisant partie d’un Tout merveilleux.

C’est alors que je pouvais sentir cette Foi inébranlable, cet espoir, cette lueur que je me devais de transmettre, l’Amour, la possibilité pour chacun que s’exprime cet amour.

La possibilité pour chaque être humain de trouver sa voie, de pouvoir se libérer, de pouvoir Guérir, guérir de ces blessures d’un être non autorisé à exprimer son être, son Amour.

Toi aujourd’hui qui lis ces lignes, je te demande de ne pas te rapetisser, de ne pas te brimer immédiatement en te disant que ces confessions ne sont pas à ta portée.

Je t’en conjure, ne te laisse pas porter par ce réflexe de censure car toi aussi, je te le promets, je te le jure, du plus profond de mon cœur que ceci est en toi, aussi, en chacun de nous car tu fais partie de moi et je fais partie de toi.

Et si tu crois aujourd’hui, ici et maintenant, que c’est impossible, si tu crois que tu n’en es pas capable, là, tout de suite, garde à l’esprit que ce n’est qu’une partie de toi qui croit cela, qu’au fond de ton cœur, parfois enfoui sous tant de couches de souffrances, cette confiance, cette foi existe en toi aussi, c’est seulement parce que tu ne l’entends pas ici et maintenant.
Elle est là, en Toi, cette lumière, la force, le courage, la Foi.
Tu as eu la force et le courage d’endurer tant de douleur, ce qu’il te reste à découvrir ici n’est que douceur, amour et beauté.

Patience et courage dans ce chemin qui est le tien et qui te mènera vers ce que Ton Âme te réclame à force de douleur, de souffrance et d’amour.
A force de signes, tout autour de toi, à chaque seconde que tu as été entraîné à rejeter et ignorer.
Autorise-toi, autorise-toi à regarder, autorise-toi à entendre, à t’émouvoir, à lever le voile, autorise toi à pleurer, crier, aimer.

Et tu verras que ce n’est pas délire, que ce n’est pas folie que de te sentir connecté à ce soleil, bercé par le vent et le chant des oiseaux.
Tu verras que ce n’est pas folie que de donner un sens à ces mots, à cette rencontre, à cette musique, à cette fleur, à cet accident.

Que tout ce qui t’entoure est en toi, pour toi, par toi.

Ta maladie n’est pas le fruit du hasard, tomber sur mes mots non plus.
J’ai foi en toi, foi en nous, bonne route dans ce merveilleux Voyage qui est le tien.

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17 réflexions sur “S’autoriser à Être

  1. Bonjour Elise

    Dans le même thème, le « lâcher prise » permet aussi de faire sans réfléchir. Faire sans se demander si c’est « normal » ou ridicule.
    Le lâcher prise permet de s’aventurer vers des pensées et des actes inconnus, parfois étranges. Mais finalement, c’est le risque qui rend la vie
    trépidante! au contraire d’une vie monotone ou « sur-balisée »… que je hais de plus en plus…

    Le mister Hyde qui sommeillait en moi se révèlé petit à petit et s’assume de plus en plus…. et c’est bon!!!

    Bonne soirée.

    Le Phoenix

  2. 🙂

    Ravie de te voir ici le phœnix!!
    Et en si bonne forme! 😉
    Oui, le lâcher prise laisse une place à une autre façon d’appréhender la réalité, plus intuitive qui nous fait faire et voir des choses insoupçonnées. Mais qu’il est difficile ce lâcher prise (en tous cas pour certains!)! On le ressent à tous les niveaux avec le corps aussi qui s’agrippe et qui résiste. Qu’il est bon de sentir ces résistances céder une à une avec une libération, un bien-être et une détente incroyable!

    Le « phoenix », « Mister Hyde », j’ai hâte de voir ce qui va sortir de tout ça, ce sera magnifique.
    Belle journée à toi Cédric et merci pour ton commentaire.

  3. Magnifique article! S’autoriser à être, c’est encore mieux s’autoriser à vivre. Il y a eu tant de retenues, d’interdits ou encore de laisser pour compte, dans nos passés, que parfois nous somme demeurés prisonniers de ces modes de pensées et de vie…ou plutôt d’existence…car existe et vivre sont deux choses très différentes, je crois. S’autoriser à être, c’est donc revoir honnêtement et lucidement ces schèmes de pensées et d’agir. Nous osons alors devenir qui nous sommes et vivre pour qui nous sommes. J’aime beaucoup ce genre d’article…je vais poursuivre ma lecture nourrissante! À bientôt, bisous.

    • Merci beaucoup Delvina pour ton commentaire si chaleureux et merci de m’avoir rebloguée, je ne suis pas très familière de tout cela, ça me fait découvrir beaucoup de beaux blogs tout plein d’amour et de poésie,

      à très bientôt 🙂

      • Tu es la bienvenue pour le re-blog, c’est une des principales mission de ce second Blog! Et j’y partage des articles et autre inspirants pour tout le monde! À bientôt et au plaisir de te revoir chez-moi!

    • Merci, à nouveau pour ce commentaire !
      Cette « vague » de commentaires me fait chaud au cœur.

      Oui, il faut oser, même si parfois, c’est impossible, avoir la patience aussi, sans chercher à faire, que les choses viennent d’elles-même, au coeur du « voyage », du cheminement.

      Belle soirée à toi Flipperine.

      • Bonjour Elise

        Ho que oui il faut avoir de la patience…. le chemin est long, je dirais même qu’on en voit jamais le bout. Tout reste à découvrir même
        quand on croit avoir atteint son but…
        Mais c’est justement là l’intérêt de l’acheminement : se tromper, se remettre en question, se (re)découvrir… faire connaissance
        avec soi même…

        Pour cette année (et celles à venir), je te souhaite de conserver cette paix intérieure, cette sérénité, cet amour pour la vie…

        Cedric

      • Oh que oui Cédric, on croit avoir atteint son but et…. Ca repart ! 😀

        Très heureuse de te voir par ici, avec des vœux qui me touchent beaucoup… et j’en ai besoin ! Parfois c’est difficile.
        Et pourtant je sens que cette année va changer réellement quelque chose car même si on voyage toute sa vie, cette partie-là du cheminement (où on se débat entre l’ancien et le nouveau) est particulière (et particulièrement difficile !) et a bien une fin.

        MERCI MERCI, que cette nouvelle année et les autres te permettent d’Etre pleinement Toi, avec tout ton amour,

        que cette journée te soit douce,

        Elise

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