Aimer, partie 2

Outre le voyage au cœur de mon être qui m’a inspiré ce texte comme tous les autres, je voudrais préciser ici que ce texte, écrit merveilleusement bien par Minoze : L’existence, ce coït, m’a également fortement inspirée, je le remercie à nouveau pour son écriture divine.

J’ai peur, je me sens confus, perdu, prêt à exploser, j’ai mal, ça brûle, ça urge, ça démange, ça me donne envie de crier, de hurler.
Je me sens nu, vulnérable, fragile, démuni,

Et je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie.

Comment cela est-il possible?
Car dans le même temps, j’ai froid, j’ai chaud, j’ai mal, je me sens bien, j’ai peur, je n’ai jamais été aussi confiant, joyeux.

Je suis dans la confusion la plus totale et dans la clarté la plus cristalline, la plus pure.
Je me sens seul, je me sens relié, envie d’embrasser,
un sentiment si puissant a envahi tout mon être et le fait trembler, frémir, vaciller.
Je suis plus instable que jamais et pourtant je n’ai jamais été aussi stable.
Une lumière éclatante siégeant aux côtés de la pénombre la plus sombre.
Un blanc éclatant, le sang, rouge sang limpide qui s’écoule.

J’ai peur, cette vulnérabilité m’expose.
Douceur de l’amour, tension paroxystique, délivrement extatique.
Voilà que je tremble de tout mon être et que je suis déjà en manque de cette extase.

Je sens ce souffle de vie si puissant qu’il balaie tout sur son passage.
Voilà que la raison et la passion s’en mêlent me faisant tanguer de l’un à l’autre extrême, tantôt doux balancier tantôt violente balance à en donner le tournis, la nausée, à perdre pied.
Je me laisse aller, je retiens, balancier à nouveau, je ne sais quelle est ma direction, étourdi que je suis de ce va et vient constant, puissant, épuisant et régénérant, éclairant.

Et toutes ces routes, et tous ces chemins, et tous ces cœurs qui battent, ce son est fort, si fort, si beau si puissant et moi, de tout mon être si petit, je me sens humble, je me sens gracieux, je me sens important, implorant le pardon pour cette méprise si longue, si longue ! Méprise de cet Amour si beau, si puissant, reliant, réchauffant.

Je me sens en sécurité et je me sens exposé.
Solide et instable.
Lumineux et ténébreux.

Serait-ce cela l’amour ?
Une force si puissante, à contenir, à ressentir, à divulguer, à dévoiler, à partager, à répandre ?
À maintenir coûte que coûte au péril de ma vie ?
Serait-ce un péril ou l’aube d’une naissance ?

Oui, je le sens, c’est tout cela à la fois même si ma raison ici décroche.

Tanguer, voguer, jouer, s’extasier, pleurer, rire, frémir, avoir peur.
AIMER ! AIMER !
Aimer son cœur, aimer son être, aimer l’autre, aimer la terre.
S’exposer, se mettre à nu,
laisser battre ce cœur, laisser battre ce cœur !
Laisser exprimer toute sa force, sa puissance, sa grandeur, sa beauté
et entendre le cœur de l’humanité qui bat de concert avec ce cœur.

Se sentir si petit et pourtant si puissant, en aimant.
Se sentir si fragile et pourtant si fort, en aimant.
Se sentir seul et pourtant relié, à jamais, en aimant.
Se sentir nu et pourtant paré d’or, en aimant.
Se sentir vulnérable et pourtant en sécurité, en aimant.

Alors je puis m’abandonner à l’Amour,
me laissant aller à ce constant va et vient,
recevoir donner,
inspirer expirer ,
retenir laisser aller,
raisonner passionner,

ce rythme est celui de mon souffle,
ce rythme est celui de mon cœur,
ce rythme est celui de l’Amour,
ce rythme est celui de la Vie.

L’amour inconditionnel, partie 1

Cet article est proposé dans le cadre du festival A la croisée des blogs, proposé par le site Développement personnel dont le thème a été choisi par Maxime, auteur du site : Heureux dans sa vie, dont je partage ce message important : « nous devons trouver notre chemin » et apprendre à décoder les signes qui nous invitent à faire ce pour quoi nous sommes faits, message qui se trouve dans notre cœur.
Je tiens à le remercier chaleureusement d’avoir proposé ce magnifique thème, L’amour, qui me parle tant et qui me permet de diffuser mon texte écrit il y a neuf mois maintenant.
Et qui m’a inspirée pour écrire cette deuxième partie. MERCI  🙂

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2 réflexions sur “Aimer, partie 2

  1. « tantôt doux balancier tantôt violente balance à en donner le tournis, la nausée, à perdre pied. »
    N’est-ce pas cela aimer ?
    N’est-ce pas cela vivre ?
    Pour arriver à dépasser le simple verbe et ainsi affirmer « j’aime » ou « je vis », il s’agit moins d’essayer d’être heureux, de trouver le bonheur, que d’accroître la force et la souplesse du corps et de l’esprit qui nous permettent d’une part de supporter le poids de ces contradictions et de mieux sentir ce va-et-vient, ce tangage perpétuel afin de trouver son rythme. « J’aime » et « je vis » sont une affaire d’équilibriste !
    Cet exercice Herculéen accouche, dans l’idéal, d’un dernier stade « je crée »… et voilà que naît ce texte, que tu as écrit il y a apparemment neuf mois, un texte dont tu peux être fière et ravie, comme une naissance ouvrant le champ des possibles.
    Et on recommence ! Encore et encore 🙂 « J’aime », « je vis », « je crée » coïtent, encore et encore…

    Extrêmement touché que mon texte t’ait inspiré celui-ci !

  2. Oh comme c’est bien dit…! Comme toujours.
    Quelle incroyable sagesse, quelle incroyable justesse, pour quelqu’un d’aussi jeune en plus!
    Avec humour et intelligence, toujours. J’apprécie, j’adore même !!! 🙂

    Oui, c’est exactement cela vivre, aimer, une affaire d’équilibriste (et en tant que balance dans mon signe astrologique, l’équilibre est un point crucial de ma vie !) et j’ai tellement eu à cœur parfois de maintenir à tout prix un équilibre figé de peur de tomber et de ne jamais revenir…! Et puis, par manque de force pour jouir de cet équilibre.
    Le sourire toujours le sourire, peur panique des larmes, besoin d’animer ma vie à chaque instant par une présence, du faire, du sourire.
    « il s’agit moins d’essayer d’être heureux, de trouver le bonheur, que d’accroître la force et la souplesse du corps et de l’esprit qui nous permettent d’une part de supporter le poids de ces contradictions et de mieux sentir ce va-et-vient, ce tangage perpétuel afin de trouver son rythme. » Cette phrase est tellement belle, très riche d’enseignement, pour moi et pour tant d’autres je pense et je suis en ce moment en train de la vivre.
    J’aime beaucoup la manière dont tu l’as formulée. Je la lis et la relis tant elle sonne juste.

    Aujourd’hui je puis enfin demeurer seule, apprécier grandement cette solitude.
    Aujourd’hui je puis « créer », j’ai encore du mal à le reconnaître…!
    Je précise que j’avais les livres en horreur jusqu’à il y a quatre ans et que je n’aurais jamais mais jamais imaginé écrire, et encore moins qu’on me complimente sur mon écriture.
    J’ai hésité à dire que ton texte m’avait inspiré en introduction car je ne me sentais pas vraiment à la hauteur de ton écriture figure-toi !

    Mais oui, je commence à prendre confiance et me dire que j’aime mon écriture, parce qu’elle vient du cœur, et que tout ce qui vient du cœur ne peut être que beau.
    Ce texte là, je l’ai écrit le jour de la publication, il y a quelques jours donc, neuf mois après l’autre texte : L’amour inconditionnel.

    Je suis très très touchée par ton commentaire et toujours très heureuse de te voir par ici, avec toujours cette résonance dans tes mots avec ce que je ressens.
    Merci,
    belle soirée à toi Clément,

    Elise

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