Lever le voile, partie 2

Lever le voile, partie 1

Une rencontre décisive, l' »homme médecine » Don Marcelino… L’Amour !

Et voilà que je rencontre cet homme, d’abord.
J’entends parler de la venue d’un “homme médecine” qui vient faire une conférence et des entretiens individuels : Don Marcelino.
Je fais quelques recherches, comme toujours, très vigilante que je suis à l’encontre de ce “genre de chose”.
Je me décide, alors même que de nombreuses voix m’en empêchent, à assister à cette conférence en disant : “bon, j’y vais mais je vais purement y trouver un gars “illuminé” mais c’est pas grave, j’y vais en toute ouverture, qu’est ce que je risque après tout ?”

Et voilà que je pleure, que je pleure à chaque mot que cet homme dit et qui résonne si fort dans mon cœur, oui, je suis “handicapée” depuis toujours par cela mais c’est aussi ma plus grande force, cette perception puissante de mon cœur !
Cet homme parle d’Amour, cet homme parle des choses simples de la vie, cet homme parle avec raison, cet homme allie son cœur et sa raison !
Il nous invite à aimer, à s’ouvrir à ce monde mystérieux en toute vigilance et attention.
Je me sens comme cet homme ! Mais j’ai très honte de cela : “pour qui te prends-tu pour te comparer à cet homme ?” me dit une voix très puissante.
Je décide alors de le rencontrer en entretien privé lui confiant mes doutes, mes souffrances et mes ressentis.
Lui me parle d’égal à égal, me confiant sa joie de rencontrer un guérisseur (!), chose tout à fait naturelle pour lui, alors même que je lui confie mes doutes à ce sujet, je comptais alors me tourner vers la psycho.

La chose la plus importante qu’a dit cet homme et que je ressens du plus profond de mon cœur est celle-ci :
tout homme a en lui cet amour pur, ce cœur pur, cette beauté et ne vous perdez pas en formations multiples et coûteuses pour chercher ce que vous avez là, vous tous, dans votre cœur. Reconnectez vous à vos ancêtres, à votre tradition, n’allez pas chercher ailleurs ce qui se trouve dans votre cœur. Je ne suis pas un maître, je ne suis pas un guide, je ne souhaite pas l’être car votre guide est dans votre coeur.
Pardonnez-moi, cette retranscription de ces mots est forcément la mienne, en toute subjectivité !
Mais voilà en gros, ce que cet homme a fait passer ce jour-là et surtout, voilà ce qui a attiré mon attention, la chose la plus importante qu’il a communiqué est : l’amour et la confiance.
La Foi et l’amour, en nous-même.
Voilà les deux choses fondamentales que nous avons besoin de retrouver, voilà les deux choses qui pour moi aujourd’hui entravent notre évolution : ce manque d’amour, ce manque de confiance en notre profondeur divine, en ce pouvoir illimité qui gît en nous, un Amour qui ne connait pas de limites dans ses manifestations et dans son potentiel !

Le Reiki, l’outil qui me permet de plonger pour de bon au coeur de mon être, sans craintes et en toute liberté

Cet homme-là me conseille alors de me tourner vers cette femme qui enseigne le Reiki, qui l’a reçu et qui lui semble juste, honnête.
Alors-même qu’à ce moment, je suis extrêmement méfiante à l’égard de toute technique sans attache sérieuse avec la science, non approuvée officiellement par notre société.
Alors même que je n’envisage pas de faire des soins avec mes mains, trop de voix discordantes à ce moment-là, rien qu’à cette possibilité.

Mais comme mon ressenti profond surpasse cette méfiance, comme ma confiance en cet homme est grande, voilà que je m’initie au Reiki.
Voilà que s’ouvre alors un monde encore tout nouveau pour moi, ce monde de l’inconnu et de l’impalpable. Et voilà que je découvre que cet impalpable n’est pas l’ennemi de ma raison, au contraire !

Le Reiki est un outil qui m’aide à faire grandir cette voix en moi qui est là depuis toujours, noyée alors sous toutes les autres voix, cette voix puissante, ma croyance, la voix juste : que le plus important est l’amour et la confiance.

Cette idée grandit alors en moi et voilà que pourtant, les crises empirent encore !
Voilà que je souffre toujours !

Fin de la souffrance : libération majeure, vers la maîtrise de moi-même

Et j’en viens à ma dernière libération, celle à l’origine de ma naissance, celle qui vient ancrer en moi définitivement cela : la Foi et l’Amour.

Ce jour où j’ai compris, libération inondée de larmes, à la lecture de Le cinquième accord toltèque (alors même qu’une forte intuition m’a poussée l’acheter, sentant que ça allait être important pour moi), que je pouvais retrouver la maîtrise de moi-même, que j’avais le droit de prendre cette certitude en mon cœur comme ma vérité.
Cette autorisation ne pouvait se faire pour moi que par cette prise de conscience : tout ce qui se dit, partout, depuis toujours, dans les livres ou par les proches, les amis, les scientifiques, tout cela n’est que supposition.
Tout ce que nous disons, avec les mots sont des concepts, des langues sur lesquels nous nous sommes mis d’accord pour communiquer, ce ne sont que des suppositions, des suppositions pour chercher, pour communiquer, pour tenter, ensemble d’appréhender la vérité, une vérité qui ne peut s’appréhender par les mots.
Ces fameuses “illusions de l’esprit” dont nous parlent les traditions…!
Se dire à chaque instant, à la rencontre de cette personne, à la rencontre de mes voix qui me disent qu’il faut faire “ça” ou “ça”, à la rencontre de cette théorie qui me parle, se dire à chaque instant que tout cela n’est que supposition.

Cela permet un recul, recul qui a un pouvoir incroyable, celui de permettre l’ouverture, celui de permettre l’autorisation de penser ce que l’on souhaite et de remettre en question ce qui se présente à nous.
La connaissance n’est plus alors une demande d’accord, une autorisation mais l’occasion d’une prise de conscience, d’une croyance à débusquer et à faire bouger !

Ce constat de supposition, de manière paradoxale et magique ancre la foi en ma vérité donc quelque part, me donne une confiance, une certitude qui me permet de m’ouvrir à tout ce qui vient à moi, en toute confiance et surtout sans craintes, m’ouvrir aussi à cette autre supposition que partage l’Autre avec moi.
Je n’investis plus ma foi dans telle ou telle théorie mais en moi et cela a des conséquences très concrètes dans ma vie et surtout sur mes souffrances.

Me donner le droit d’exprimer MA vérité, me donner le droit d’y croire

Je décide alors en toute liberté de fonder et de m’autoriser à croire en mon nouveau système de croyances (qui a en fait toujours existé), avec pour idée principale : mon bonheur et l’amour et la foi comme guérison fondamentale de l’homme d’aujourd’hui.
Je découvre que ce qui empêche mon accès au bonheur est cette crainte, se manifestant par des voix puissantes dans mon mental, à chaque instant, que ce bonheur soit une utopie et que c’est prétentieux, illusoire, dangereux de croire en cela parce que ce n’est peut-être pas le bon chemin, ce n’est peut-être pas la vérité.
Alors je me dis, qu’importe ! Puisque tout n’est que supposition ! Absolument tout !

Et cela ne me plonge pas dans le doute, au contraire…!
Cela me plonge dans une certitude profonde : j’ai le droit de penser et de créer ma vie comme je l’entends, puisque tout n’est que supposition !
Quelqu’un sait-il pour sûr pourquoi nous sommes sur terre ? Quelqu’un peut-il affirmer que nous avons tout compris, tout découvert ? Non ! Personne, absolument personne !
Il nous reste tant à découvrir ! Les “vérités”, scientifiques, morales, religieuses que nous avons avancées jusqu’à maintenant peuvent bouger à chaque instant ! Et l’histoire nous l’a montré !
Elles bougent grâce à ces hommes et ces femmes qui ont bravé les interdits, les certitudes pour trouver LA nouvelle “vérité”, celle qui bouscule toutes les autres, et ceci, en plongeant au centre d’eux-même et en laissant s’exprimer ce pour quoi ils étaient faits !
Je suis persuadé que ce qui est dans le cœur de chacun et qui cherche à s’exprimer est unique, un trésor unique, il est donc extrêmement difficile, à priori, de l’exprimer puisque cette particularité unique ne trouvera aucune confirmation à l’extérieur.
Il s’agit donc que cette partie se donne le droit d’exister !

Observation, traque quotidienne des voix qui ne m’appartiennent pas et qui vont à l’encontre de ma vérité

Et cette libération a des conséquences très concrètes dans ma vie, des conséquences majeures.
Je me mets à observer toutes les voix de mon mental, avec pour nouveau guide ma foi.
Je commence alors à découvrir avec joie que je peux maîtriser ce mental, par la simple observation.
Un dialogue s’instaure en moi avec ces voix. Dialogue entre Moi, mon cœur, ma foi et toutes ces autres voix, qui ne m’appartiennent pas.
Je découvre alors dans une joie incommensurable les voix qui sont à l’origine de mes souffrances, physiques et morales.
Je crois fermement qu’il est possible qu’elles ne me gouvernent plus, ces voix-là ne sont que des suppositions, des croyances qui ne m’appartiennent pas.
Je ne veux plus qu’elles me gouvernent.
La différence majeure se situe là, la fin de la lutte, de la souffrance, se situe là : ces voix que j’observe, je ne leur donne plus mon accord, elles ne viennent plus nourrir mes angoisses et mes craintes, je n’ai plus peur. Ou plutôt oui, j’ai encore peur mais cette peur n’est plus une réalité pour moi. Je ne lui donne plus ce pouvoir de m’y accrocher. Je l’observe et je sais, quelque part, que c’est une illusion.
Tout, tout, tout mon système de pensées, de croyances bascule alors et j’observe avec effarement le brouhaha insensé que ce bouleversement occasionne dans mon esprit.

J’observe également que, peu à peu, de manière très rapide même, les angoisses, les milliers de voix laissent place à une créativité débordante comme je n’en ai jamais eues…!
Nouvelle peur, voix que j’ai l’habitude d’entendre : alors que la créativité est débordante, j’ai peur de perdre toutes ces idées qui jaillissent sans cesse de mon esprit devenu fertile, alors même que je suis en train de faire autre chose, que je n’ai pas l’occasion d’écrire ou de dessiner ! Ma Foi me rassure : “confiance, cette créativité ne te lâchera plus désormais”, c’est la nouvelle réalité de mon esprit qui tend à devenir majoritaire : un flot incessant d’idées nouvelles et de créativité extraordinaire, infinie !

Nouvelle vision du monde

Je commence à comprendre, à croire, que la souffrance et la peur ne sont que des illusions qui deviennent réelles dès lors qu’on leur permet d’exister, en les laissant s’exprimer, en leur donnant le droit de remettre en cause cette autre voix qui est juste en nous, cette voix pure, celle du cœur, celle de l’amour incommensurable que nous portons tous en nous, j’en suis persuadée.
Je le constate dans ma vie de tous les jours, je constate le pouvoir énorme de ces pensées de peur, de faute et de culpabilité.
Conséquences sur mon corps, conséquences sur les personnes qui m’entourent, sur mon fils notamment.
Chaque fois que la peur ou la culpabilité prend le dessus sur moi, cette peur et cette culpabilité deviennent réelles autour de moi : douleur, colère, incertitude, etc.
Je découvre que ce qui me fait du mal, ce qui est vraiment dangereux et qui a des conséquences réelles, c’est de me persuader que ce que je suis en train de faire est mal, mauvais.

J’entends alors que j’écris : “est ce que tu l’exprimes bien ? Est ce que tu te trompes pas là ?”
J’entends, alors que je prends du temps pour moi : “Tu devrais t’occuper de ton fils, il va s’ennuyer, tu es une mauvaise mère !”
J’entends cela alors que j’ai mal : “qu’est ce que tu n’as pas compris ? Cette douleur est un signe pour te dire que tu te trompes, que tu dois rectifier cela”
J’entends cela alors que la journée avance, alors que la journée a été riche : “tu vas être crevée, tu vas être à terre, tu vas devoir dormir”
J’entends, alors qu’une fatigue se manifeste à moi : “tu vas à nouveau redescendre dans les enfers de la souffrance.”
Et, en toute confiance, avec une foi immense, je cours circuite chacune de ces voix qui m’ont toujours gouvernée jusqu’ici, en me disant que ce ne sont que des suppositions et j’émets ces nouvelles suppositions, celles qui m’enchantent, celles qui me promettent ce bonheur contre lequel tant de voix s’élèvent avec force : c’est de croire cela qui fait que ça devient réel.
Croire que je vais souffrir engendre ma souffrance.
Croire que je suis coupable me rend réellement coupable et se reflète dans l’image que les gens ont de moi.
Croire que je suis en faute fait croire à mon enfant qu’il y a réellement une faute.
Croire que mon texte n’est pas correct l’influence dans ce sens aussi !
Croire que j’ai mal par ma faute entretient mon mal.

Ma guérison, physique et psychologique passe par ma nouvelle croyance : que tout cela n’est qu’une illusion du mental, que depuis toujours des voix ancrées solidement me persuadent que l’homme est un être souffrant, que la vie est souffrance, que l’homme est coupable, constamment.

Alors que je regarde mon cheminement, je le trouve parfait, il a fait de moi ce que je suis aujourd’hui et je me garderai bien d’avancer que mon cheminement est une règle, une vérité pour tous, c’est l’histoire de mon rêve, du rêve d’un humain, qui trouvera peut-être un écho auprès d’autres humains, dans leur cœur.

Je suis persuadée aujourd’hui (et j’en observe les conséquences au delà de mes espérances, chaque jour…!) qu’il est possible d’être heureux, que c’est l’avenir de l’homme d’être heureux, pleinement conscient de ses potentiels, de son amour et de sa beauté.

Je savoure depuis cette libération, chaque jour, chaque seconde, ce droit qu’il m’est donné aujourd’hui de ne plus souffrir, de laisser s’exprimer pleinement mon amour et mes idées toutes nouvelles sur l’humain et son potentiel de guérison extraordinaire.
Je sais que je passerai le reste de ma vie à traquer mes limitations et faire grandir cette croyance dans le cœur de l’humain capable de tous les “miracles”, ces miracles pour moi n’en seront plus.

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8 réactions sur “Lever le voile, partie 2

  1. Bonjour Elise,
    J’ai des mots à écrire en échos aux tiens, mais pour l’instant je suis fatigué. Je suis surpris par cette découverte, d’autant plus qu’elle coïncide avec mon état d’esprit. La vie n’est-elle pas surprenante lorsque l’on s’ouvre à « Dieu » (j’ai fini par écrire ce mot là par défaut)? Allez, suffit! Je m’abonne, c’est combien?
    W.

    • 😀
      Re bonjour W.,

      j’aimerais bien connaître ton prénom !
      Oui, en effet beaucoup d’échos avec tes mots…
      Je ne suis pas tant surprise, il n’y a pas de hasard ! 🙂
      Oui, « Dieu », on prononce ce mot-là par défaut, y -t-il seulement un mot pour exprimer cette vérité que l’on ressent en son cœur ? Je ne crois pas !!

      Merci pour tes mots,
      à très bientôt !

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