L’illusion de la divine perfection

Ce que tu ressens est toujours juste,
Ce que tu perçois est toujours juste.

Mais voilà que tu interprètes, que tu mets des mots, avec ton mental, avec ta grande intelligence,
tu as beaucoup lu, tu as beaucoup entendu, chacune de tes cellules est imprégnée de ces milles images ancestrales,
de ces milles interprétations comme le mental humain sait en inventer depuis toujours, pour essayer de comprendre, pour partager : le diable, le bon dieu, les monstres terrifiants, le messie, les prophètes, la magie, les signes, les âmes jumelles, les enfants indigos, les enfants crystal, les anges, les démons, les canalisations.
Alors, sensible que tu es, fort de ces perceptions puissantes et justes, de cette énergie immense dont tu es doté, capable de tous les miracles,
tu interprètes, toi aussi, avec ton mental rempli d’illusions,
ce signe veut dire cela, je dois prendre ce chemin,
mon ange me guide,
je suis un prophète,
je suis un messie,
je suis hanté par un mauvais esprit,
un démon est entré dans ma maison.
Et voilà que tu vacilles, que tu tangues, entre cœur et raison,
ta raison te rabrouant sans cesse,
ballotté que tu es constamment,
entre ces mille voix qui désormais hantent ton esprit constamment.
Alors tu crois, tantôt que tu es fou, tantôt que tu as vu juste,
et tu interprètes, encore toujours,
au moyen de ce mental si puissant,
quelle est donc la voix juste ?

Aucun mot n’est juste, aucune de ces voix n’est juste,
ce mental qui tourne, qui interprète, lui n’est que folie,
lui, est malade,
ce mental est une illusion, un mensonge constant, permanent,
mais toi, toi,
dans ton cœur,
ce que tu perçois, avant de mettre des mots dessus,
ce que tu ressens, là, dans ton cœur,
c’est cela qui est juste, pas autre chose,
vérité silencieuse,
vérité trompeuse dès lors qu’on y met des mots.
Jette !
Jette tout cela, les diables, les anges, le bon dieu, le bien le mal,
ces choses là ne t’appartiennent pas,
Lâche !
Lâche tous ces mots menteurs, enchanteurs et destructeurs,
là, au fond de toi, tout est simple, tout est beau, toujours,
il ne te reste qu’à écouter, à contempler, en silence, dans le plus grand des respects,
ta grande beauté.
Car rien, rien d’autre n’est vrai.

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10 réflexions sur “L’illusion de la divine perfection

    • Et puis, pas besoin d’être un grand « sage » ou un ascète pour ça… !
      Nous sommes au contact de cette vérité silencieuse quand nous créons, quand nous peignons, quand nous dansons sur la musique, quand nous jouons de notre instrument, quand nous aimons ! 🙂

  1. Joli texte …
    c’est au cœur de nous-même, quand nous laissons de la place au rien, au vide, aux émotions que nous pouvons trouver notre vérité, notre justesse.
    En plus des exemples donnés par Elise concernant l’art, j’ajouterai que le contact avec la nature est également une voix vers cette vérité.
    Emmanuelle

    • Ah oui oui !
      Bien sûr, la Nature, ce que l’on peut ressentir à son contact… ! Ma liste n’était pas exhaustive, merci à toi Emmanuelle de l’ajouter ! 😉

      à très bientôt et encore merci

  2. Bonsoir,
    Tu touches, avec ce texte, quelque chose qui te dépasse. C’est le fruit d’un long parcours, plein d’épreuves. Tu es une guerrière de la Lumière (pour reprendre Coelho). C’est admiratif.
    W.

    • 🙂
      Je vois que les guerriers de la lumière ont bien souvent les mêmes lectures… 😉
      Et je suis ravie de constater que les guerriers sont de plus en plus nombreux et tendent à devenir des messagers !
      MERCI

  3. « Certes jamais aucune gloire ne vous vaudra, adolescence de nos cœurs !
    Aspirant tout avec délices, en vain cherchions-nous à lasser nos désirs; chacune de nos pensées était une ferveur; sentir avait pour nous une âcreté singulière. Nous usions nos splendides jeunesses, attendant le bel avenir »

    Bon ce n’est pas le passage le plus à même de résumer ce texte, loin de là, mais il s’avère que c’est un passage relu aujourd’hui qui m’apparaît comme un écho de ce texte. Il se trouve qu’actuellement je suis plongé dans « les nourritures terrestres » d’André Gide et j’y ai trouvé ici la même ferveur, le même langage du cœur, ce même désir de l’intériorité de soi, de cheminer en tant qu’individu (au sens d’individualité non pas d’individualisme !), ce même « tout » complet, complexe, simple, puissant…
    Merci :).

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