L’arbre généalogique de mes pensées – aux origines du voile qui masque ma vérité profonde

Je partage avec vous un texte que j’ai trouvé chez mon maître reiki Odile Dahan, le jour où j’ai passé mon troisième degré de reiki.
Ce texte est arrivé au bon moment et a éveillé quelque chose de très intense en moi.
Mon dieu, quel pouvoir ont les mots…!
Je vous le livre et j’y ajoute une suite plus personnelle, certains s’y retrouveront peut-être…

Âme d’enfant

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
Un Cartésien se pencha et lui dit :
« Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le vit et dit :
« Vous avez dû commettre quelque péché ».
Un scientifique calcula la profondeur du trou.
Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lança 2 comprimés d’aspirine.
Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.
Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance, vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».
Puis un enfant passa, et lui tendit la main…

Imaginez maintenant la même scène à l’intérieur de vous-même, ces mêmes voix dressées contre vous-même, ces même théories réductrices, tellement réductrices qui ne sont que le fruit de l’arbre généalogique de vos pensées, celles-là qui demandent à être nettoyées, purifiées, éclairées :

Vous êtes dans ce trou.
Vous êtes soudain triste,
vous vous sentez soudain fatigué,
vous n’arrivez pas à faire ce jour-là ce que vous aviez prévu de faire,
vous n’arrivez pas à écrire tout ce que vous avez en tête, là.
Vous êtes en colère.
Votre dos vous fait mal,
et votre tête, votre tête… à se taper contre les murs.

Observez maintenant les milles personnages dans votre tête qui vont interpréter, décortiquer, juger, tirer des théories pour finir par s’éloigner à mille lieux de la réalité :

voilà mon problème, je suis toujours fatigué parce que bla bla bla,
voilà la solution, je dois avoir un blocage de ce chakra précis et il faudrait que je prenne tel traitement, que j’étudie ceci ou cela bla bla bla.
Mais non tu dois garder confiance,
mais non cette confiance est dangereuse, tu dois écouter ces voix.
Colère, je déteste être triste, je peux entendre cette voix qui déteste la tristesse parce cette autre voix derrière me dit que je devrais pas être triste parce qu’elle s’imagine que je suis triste pour cette broutille que cette autre voix ma assuré être la cause de ma tristesse.
Je refuse cette colère parce que cette voix m’a dit que j’étais en colère pour cela et cette autre voix m’a dit que je ne devais pas.
Vous vous dites que cette douleur est à cause de cette raison qu’a évoqué cette autre voix qui le tenait de cette théorie de ce bouquin lu autrefois.
Vous refusez alors cette douleur qui fait hurler toutes ces voix que vous ne supportez plus d’entendre.

……. Et le Juge, oh ce cher juge qui décrète alors : tout cela est ridicule, ridicule, tout cela n’existe pas, tu es ridicule, tu n’es rien.

Blanc.

Soudain vous percevez, de tout votre être ceci :

JE SUIS.

Je suis je suis je suis !!!!!!
je suis en colère
je suis triste
j’ai mal
je suis fatigué.

JE SUIS

Dans cet état de grâce, de silence, de vérité profonde, vous percevez avec effroi l’illusion, illusion monumentale dans laquelle vous êtes plongé depuis si longtemps, ce trou gigantesque où tout est noir mais duquel vous percevez soudain la lumière,
ce blanc.

Alors vous fermez les yeux, divine vision et vous vous centrez, vous vous centrez sur vous-même et c’est alors que vous voyez aussi, dans cette profondeur immense en vous cette même lumière, cette même lumière dehors, dehors, en vous dehors, en vous.

Je suis lumière, je suis et je pleure, je pleure.

Je cesse de pleurer, j’en tremble encore et je garde ce repère, ce guide, en moi, en dehors de moi, je retrousse mes manches, encore, et je poursuis le chemin, avec patience et bienveillance.

Mon regard change, mon corps change, mes pensées s’évanouissent pour en créer de nouvelles, celles-là que je ne croyais pas possibles, celles-là qui encore aujourd’hui me font peur;
celles-là sont enfantines, insouciantes, sérieuses, bienveillantes et surtout, surtout, mouvantes, à l’inverse de ces pensées sclérosantes qui me maintenaient enfermée.
Il y en a même une qui me tend la main…

Et je dis patience, patience dans ce silence.

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3 réflexions sur “L’arbre généalogique de mes pensées – aux origines du voile qui masque ma vérité profonde

  1. Tu décris très bien l’expérience du cogito cartésien, qui contrairement à ce que le Lycée pourrait faire penser, n’est pas une démonstration logique, mais bien une EXPERIENCE métaphysique, existentielle, aussi bouleversante que ce que tu révèles à travers tes mots. En tout cas c’est comme ça que je vois ce texte de Descartes, et c’est la même émotion qui me saisit à chaque fois. C’est une foi. La foi qui reste, même si on n’avait plus foi en rien.
    A demain petite soeur, et continue de briller comme un soleil.
    Je t’aime.

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