Serrons-nous les cœurs

J’ai besoin de toi ô Humain
dans les moments douloureux de ma vie.
Un grand maître me dit que cette souffrance n’est qu’illusion,
mes anges se désolent eux aussi, avec toute leur bienveillance, de me voir m’engluer et, disent-ils, tels le grand maître, me « complaire » dans cette “illusion”.

Mais dis-moi, ô frère humain,
est-ce une illusion, cette douleur qui serre ma poitrine ?
Est-ce une illusion quand mon cœur se serre, de tant de colère, de tant de chagrin,
est-ce une illusion quand je suis à terre, pleurant, implorant le ciel ?
Est-ce qu’au cœur de ma souffrance, quand je prie le ciel, je prends plaisir à souffrir ainsi…??!!!
Que m’apportent tous ces mots vains de volonté inconsciente de souffrir ou réalité illusoire de la souffrance…???

Mon dieu, l’humain serait-il devenu fou de décrypter de manière aussi inhumaine son humanité ?

Dans ces moments où j’ai mal, je sais ô je sais toutes ces choses qu’on dit
et ce savoir, que m’apporte-t-il ?
Ce savoir me maintient la tête au sol dans une torture insoutenable.
Alors je continue de désapprendre,
ô combien j’apprends…!

Aujourd’hui je ne m’identifie plus à cette souffrance,
je crois fermement désormais qu’il est possible de ne plus souffrir.
Là où il y a amour
il n’y plus de souffrance.
Mon amour et ma lumière grandissante me mènent dans ce sens.

Et pourtant !
Il me semble que celui qui s’approche de l’Amour souffre,
de cette rage, de ce désespoir, dont je ne pourrais ni ne voudrais expliquer le pourquoi ni le comment !
Surtout pas en faire une règle !
Mais toi Humain, humain sensible,
sur le chemin, comment te sens-tu ?
La sens-tu parfois cette douleur intolérable ?
Ce doute qui t’étreint en une confusion insoutenable ?

Il est des moments, ô Dieu où la douleur brûlante m’étreint
et dans ces moments, ô humain je demande ta main
je demande tes bras, j’implore ton cœur,
pour le serrer contre le mien,
et je te promets solennellement de te tendre la main à mon tour quand tu en auras besoin,
non pas pour t’apprendre que ta souffrance n’est qu’une illusion,
non pas pour te dire de sécher tes larmes,
pour rien te dire à vrai dire,
juste te tendre la main.
Parce que c’est ça qui est beau, qui est unique chez l’humain.

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6 réflexions sur “Serrons-nous les cœurs

  1. salut Elise

    Je me retrouve beaucoup dans ce récit, j’ai exactement les mêmes interrogations et les mêmes désespoirs …et je suis la première à te tendre la main, les bras pour te serrer et te soutenir …t’inquiètes ça passera…
    des bisettes

    • Bonjour et merci pour tes mots et ton soutien ! 🙂
      Je vais bien, même très bien, je me suis sentie mieux aussitôt que les mots de ce texte ont commencé à couler dans ma tête, dès que je me suis permis d’écrire dès que j’ai accepté et arrêté de me juger. On a tendance parfois sur le chemin à ne pas tolérer ce qui ne ressemble pas à de l’amour ; c’est qu’on commence à s’y faire, à cet amour et cette paix qui prennent corps dans chacune de nos cellules !

      Ça me semblait important d’écrire sur ce désespoir qui peut parfois nous traverser de manière fulgurante et inattendue (et repartir aussi vite que venu, avec le temps !), en parler sans chercher à le rejeter, sans chercher à faire la morale, sans chercher à le décrypter, sans même en faire une règle ou une constante, juste le dire et suivre le cour de la vie, encore !

      A bientôt, bises à toi !!!

    • Coucou Flipperine !!! 🙂

      Oh oui ! Aller vers l’autre, nous aussi, cette phrase me parle tout particulièrement ! 😉

      J’aime aussi l’idée que nous sommes tous reliés flipperine, en particulier, notre « groupe » d’êtres sensibles (sensibles à l’amour comme à tant d’autres émotions de colère, de rage et de désespoir), travailleurs de lumière, et que nous nous soutenons, en poursuivant notre quête d’Amour, de maîtrise et de conscience, chacun chez soi et autour de soi, mais aussi ensemble, en silence, en mots, en échanges… ! 🙂

  2. Elise, tu peux etre sur que meme en silence je te tends la main
    Notre ideal dAmour avance a chaque pas , chaque geste de tendresse vers nous et les amies de toujours.
    Cette liason se retrouve dans les sourires et meme dans notre indignation. Cest notre force que se reveille.
    🙂 Aline

    • 🙂 Merci Aline,
      je sens de plus en plus ce lien et le travail de chaque « artisan de lumière », y compris dans le silence.
      Je m’en nourris et m’en réjouis !

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