Le feu sacré, explications

Note : aujourd’hui, j’accompagne les personnes, en mots et en soins énergétiques, et je forme à l’Art de la guérison. Pour plus de renseignements, pour trouver un espace d’accueil, de partage et d’entraide pour gérer vos difficultés d’humain sur la voie de l’évolution, je vous invite à vous rendre sur http://www.etrehumain.fr. à bientôt, peut-être « en vrai » 🙂

Apprivoiser le feu sacré, en route vers la maîtrise du feu
Le feu sacré, partie 1 : introduction, symptômes
Le feu sacré, le côté obscur de la force

J’aimerais revenir ici sur le Feu sacré de manière plus apaisée, plus concrète, moins enflammée, je crois que c’est important car cette énergie fait peur à beaucoup alors que c’est quelque chose qui en soi, est simple, naturel.
J’aimerais revenir sur ces peurs, sur les difficultés, sur le côté obscur, et donner quelques explications.

Le Feu sacré, qu’est ce que c’est ?

Je donne le terme de feu sacré qui m’a été soufflé intuitivement mais qu’importe le nom qu’on lui donnera, kundalini, grand énergie, etc.
C’est un état dans lequel on ressent une grande “énergie” en nous, une grande force, très puissante.

Je crois que c’est une percée du Soi profond, soudaine pour certains. A ne pas confondre avec ce que le mental pourra en faire chez certains, par la suite.
C’est un aperçu de ce que l’on est, et en même temps, ce soi profond, sur d’autres plans, on l’incarne pas encore.
Ce feu sacré, son arrivée et son départ, est le reflet du monde d’entre deux dans lequel nous sommes : en grande transformation, à cheval entre l’ancien et le nouveau.

Ce que l’on est, au fond, le trésor de l’humain, son cœur, va presque à l’inverse du fonctionnement qu’on a appris, de celui qu’on utilise quotidiennement, qui se situe majoritairement au niveau du mental.
Dans cet état de plénitude, on sait, pas dans la tête mais dans tout notre être, qu’on fait partie d’un grand tout, qu’on est relié.

Et le cœur ne voit rien de magique à cela, de paranormal ou bizarre ou fou, c’est juste une évidence pour lui.

L’entre deux, reflet de notre monde en grande transformation

Oui mais… Voilà que revient le fonctionnement habituel (appuyé par les médias, le personnel médical, etc.) qui va se mettre à raisonner sur cet état, se questionner et, résonner avec l’énergie majoritaire actuellement sur terre, la peur.
Et là ça dérape, ça dérape même sacrément.

Le travail sur soi

De cette difficulté majeure, essentielle, découle un nécessaire travail sur soi (magnifique chemin d’évolution), son mental, ses croyances, travail sur le corps, un nettoyage qui va permettre, petit à petit, d’ancrer ce feu sacré, de l’accueillir sans crainte mais aussi d’accueillir son absence, d’accueillir ce va et vient constant entre l’ancien et le nouveau, durant toute cette période plus ou moins longue de déconstruction, reconstruction où il y aura alternance de ces deux états.

Attention, on pourrait croire, en lisant mes mots, qu’il y a le “bon” état, celui du feu sacré, le nouveau; et le mauvais état, l’ancien.
Il n’en est rien, c’est même tout le contraire.
Cela se découvre sur ce chemin justement, avec le cœur, l’être tout entier, c’est une dimension essentielle d’accueil de tout ce qui est, qui est, en fait, parfait (maxime qui, à un niveau purement mental est difficilement compréhensible, je vous le concède).

Cette énergie est nouvelle, profondément nouvelle pour l’humain, certains appellent cela le niveau vibratoire. Le corps, l’humain a besoin de s’y habituer, de la connaître, de l’apprivoiser, de l’accueillir pour pouvoir la maîtriser et l’ancrer. J’ai noté que la nouvelle génération est déjà bien plus habituée à cela, à cause, justement, de cette vision du cœur qui commence à prendre de l’ampleur sur terre et qui n’a pas tous les effets qu’on connait d’interprétations qui partent dans tous les sens et qui sont dangereuses et délétères.

Lever le voile

Le travail sur soi (et ces états de feu sacré où tout nous semble “magique”), petit à petit va commencer à lever le voile, sur qui l’on est, d’où l’on vient.
Nous sommes de passage sur terre, la vie ne s’arrête pas après la mort, il y a tout un monde au delà de notre vue.
Les êtres sensibles y sont très sensibles, justement, sans pour autant avoir appris à reconnaître que cela existe, est tout à fait réel. Cela crée un espèce de truc tordu en nous entre ce que l’on ressent et ce qu’on nous a dit qui était réel et de là, tout un tas d’histoires extravagantes, hallucinantes, confuses et maladroites (et surtout, que certains vivent isolés, seuls dans leur coin, de peur d’être pris pour un fou dans un pays où il est tout simplement interdit de faire allusion à cela), qui deviennent même dangereuses, là pour le coup.


C’est complètement nouveau (et tabou en France et très effrayant pour beaucoup, là aussi, il nous faut respecter un certains temps pour s’habituer à cela). Nos parents, nos ancêtres affirmaient que ce mystère de la vie fait partie de la vie.

Et bien je ne le crois plus aujourd’hui et je relaie volontiers les paroles de sagesse de ce jeune “handicapé” extraites du livre Les ouvriers du ciel de Stéphane Bruchez, où on apprend, au travers du  témoignage de Romuel (infirme moteur cérébral) et Soriel (autiste), que les autistes et beaucoup de personnes sévèrement handicapés, et bien… Lisent dans les pensées, sortent régulièrement de leur corps, conversent avec leurs guides, etc. :

“[…] si aujourd’hui le monde matériel et les autres plans sont séparés par un voile, Dieu a décidé maintenant d’enlever petit à petit cette séparation.”

“Ce qui importe, c’est la capacité que l’on a à aimer et à se sentir en unité […].”

“Je connais le fonctionnement intime des lois de la vie et je sais que mon corps, tout comme le corps de chaque être qui vit une différence, sert l’évolution. La différence n’est pas une erreur à proscrire, ou un légume à nourrir.”

Mais la dualité est toujours encore bien présente et parfois nécessaire pour un temps :

“La dualité peut être aussi vue comme un voile qui nous cache le monde invisible et donc qui nous cache l’unité. Ce voile est essentiel sur notre chemin spirituel. Nous avons tous quelque chose de très précis à faire et des leçons à apprendre lors de chacune de nos incarnations.”

Le côté obscur

J’aimerais revenir aussi sur le côté obscur dont je parlais.
Là encore c’est difficile de le dire avec des mots mais je vais essayer parce que c’est important.
Le côté obscur, ce n’est pas le mal, le diable, personnage obscur flippant et étranger.
Il fait partie de nous, nous le connaissons bien, c’est l’autre facette.

Derrière notre amour, il y a une colère latente.
Derrière notre foi, la peur la plus monumentale.
Derrière notre joie la plus profonde, un désespoir total.
Cette facette de nous qui nous fait du mal, à soi et/ou à l’autre.

Cette faculté que l’on va découvrir en conscience, de basculer d’un côté ou de l’autre, de pouvoir choisir, d’avoir ce libre choix.

Le mal, c’est quand je me mets en colère et que soudain, tout mon corps se serre, mon cœur aussi, je ressens de la haine et cela me fait du mal.
C’est aussi simple que cela, il faut se lever de la tête les peurs ancestrales, datant de l’époque des sorcières où on regardait avec méfiance ces porteuses de ce feu sacré qui guérit. Ou on mélangeait tout, le bien, le mal, le diable, le bon dieu, la punition.
C’est  fini tout cela, on n’en plus là, heureusement.
Mais tout cela, ces vieilles mémoires resurgissent à un moment, il s’agit de les accueillir, elles aussi.

Nous sommes dans une période de grand changement où tout est mis en lumière, le bien comme le mal.

Tant qu’à faire, si on doit changer, autant connaître ce à quoi on a à faire, le matériel, le terrain, tout quoi.
Et si vous êtes au contact de ce feu sacré, du côté obscur, c’est que vous êtes capables de faire cela, c’est une belle opportunité pour évoluer.
Donc, côtoyer le côté obscur, oui, pour le connaître, le mettre en lumière, le libérer, évoluer, changer, aller vers la lumière, s’orienter, faire un choix.
La dimension d’accueil est importante, cruciale et taboue aujourd’hui ce qui rend les choses difficiles, on a caché cela durant tant de temps…

Cela peut arriver, donc, concrètement, d’avoir une énorme crise de larmes, une énorme crise de colère, une énorme crise d’hystérie à pousser des cris; et la réponse à ce moment-là, l’accueil, va être déterminant : je t’enferme, les yeux exorbités, apeurés par cette face de l’humain que j’ai caché loin bien loin, je détourne le regard, je fais l’autruche, je te méprise et te juge.
Ou bien, je t’accueille, les bras ouverts, en confiance, dans ton humanité, bafouée, qui cherche à se libérer.
Cet accueil est magique, oui et en fait tout à fait ordinaire. La personne ainsi s’apaisera d’elle même peu à peu et pourra commencer alors le chemin vers l’amour de qui elle est, l’amour de son Humanité, le respect de ce qu’elle est.

L’ouverture du coeur : les perceptions, le lien, l’hypersensibilité

Celui qui ressent le feu sacré mais aussi le “côté obscur” est en fait une personne avec le cœur bien ouvert.
Et cela, aujourd’hui représente aussi une difficulté et dans le même temps bien sûr, un énorme atout.

Avoir le cœur ouvert, se sentir relié, être relié, c’est être au contact aussi, de la terre qui souffre, des humains qui souffrent (j’aime beaucoup le terme d’Ekhart Tolle qui parle du “corps de souffrance”), du désespoir que l’on peut sentir chez quelqu’un qui pourtant, affiche le sourire, sentir le mensonge tout autour, voir les masques que les autres portent, sentir la peur etc.

Lorsque l’on a le cœur bien ouvert, lorsqu’on est hypersensible, on ressent et on résonne avec toutes les énergies, que ce soient les bonnes ou les mauvaises.
Alors on pourra être transporté et se retrouver dans un état de paix, dans un lieu de prières, auprès de personnes “aux bonnes vibrations”.
Et puis être complètement plombé par un lieu glauque ou certaines personnes.
Il y a là aussi tout un apprentissage à faire de ces perceptions : les rendre conscientes, les apprivoiser et enfin les maîtriser.

Il ne s’agit pas de s’isoler du monde ou de certaines personnes mais bien d’exprimer ce qui cherche à s’exprimer, et cela se fait dans le monde, auprès des autres, en apprenant à ne plus être ballotté au gré des énergies qui circulent, à ne plus être le reflet de la dichotomie, de la lutte et de la peur ambiante, de ne plus être un pantin.

Découvrir sa puissance d’Être Humain doté du libre arbitre, doté d’une conscience, doté d’une volonté.

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17 réflexions sur “Le feu sacré, explications

  1. Élise, j’aimerais bien savoir s’il est en moi ce fameux feu sacré dont tu parles. Mais bon je ne veux pas être bipolaire, dépressif ou autres joyeusetés.
    Tout le monde peut le cultiver le voir le sentir ?
    Comment fait on ? Je suis curieux
    Biz
    Laurent

    • Coucou Laurent,

      merci pour ce commentaire que j’adore, c’est très très important ce que tu dis là ! 🙂
      C’est une question cruciale que moi-même je me suis posée, à laquelle je n’ai pas encore toutes les réponses.

      Oui ce feu sacré est latent et présent chez TOUT LE MONDE.
      Apparemment, il se manifeste chez les personnes qui ont vécu de très grosses épreuves dans la vie, physiques ou psychologiques, épreuves, à ce que j’ai lu et rapport à ce que j’ai senti lors d’expériences particulièrement marquantes, à priori choisies avant de s’incarner, justement, pour permettre d’évoluer.
      Mais elles se manifestent aussi spontanément chez d’autres.

      Oui, tout le monde peut le cultiver et le sentir, potentiellement et je crois que ça va se déployer dans les années à venir. Ça ne s’est pas fait jusque-là parce que justement, c’était trop nouveau, trop instable (avec à la clé des symptômes franchement pas cool, comme tu le dis bien :D) et je crois que c’est amené à se stabiliser et cela passe par l’autre.
      Je crois qu’il y a ceux qui l’ont d’emblée, avec à la clé de grosses galères mais qu’ils sont capables de gérer (même si c’est super super difficile) et ceux qui vont l’apprendre de ceux qui ont appris à le manier.

      En fait, je crois que c’est une question de travail d’équipe qui se fait ensemble.

      Je pense à Stéphane, mon mari, en fait. C’est lui qui m’a aidé à déployer et stabiliser ce feu sacré.
      Sans lui, je n’y serai pas arrivé.
      Pour lui, ce feu sacré est étranger , il ne vibre pas comme mon fils et moi, sur la musique par exemple, par contre il y est très sensible et le ressent comme une magnifique énergie dont il se nourrit, dont il est le gardien (ce qui ne fait pas de lui un être « moins évolué », bien au contraire, c’est comme si chacun, nous avions travaillé une partie fondamentale qui, une fois réunies, nous permettent de manifester ce que nous sommes !)

      Donc, dans un premier temps, il y a, en quelque sorte, une écoute, une ouverture qui doit se faire chez celui qui ne l’a pas vécu et surtout un respect du porteur de ce feu sacré. (en gros, arrêter de les enfermer et de les bâillonner mais plutôt les sécuriser, les accueillir, les ancrer, les aider, les écouter !)

      Et, je crois qu’une fois que le « gardien » a aidé à stabiliser et ancrer ce feu sacré, et bien…. Il va être initié, à son tour, et sans mauvais effet secondaire parce que le porteur du feu sacré stabilisé a dévoilé une connaissance qui lui permet de transformer le « mal » qu’il connait bien et ne lui fait plus peur, il peut aider l’autre à s’en libérer, sans résistance et surtout, sans torture.
      C’est ce qu’on est en train d’expérimenter avec Steph, mais ce n’est que le début alors je n’en sais pas plus pour l’instant. 🙂

      Merci beaucoup Laurent pour ces réflexions passionnantes,
      à bientôt 🙂

    • Ah et aussi, c’est important de le préciser, je n’ai pas été diagnostiquée bipolaire.
      La bipolarité au sens de la maladie, pour moi, n’est pas d’être bipolaire, c’est-à-dire de tanguer d’un côté et de l’autre, d’avoir des hauts et des bas au quotidien, d’expérimenter des moments de découragement ou d’intense exaltation.

      La maladie bipolaire se déclenche du fait d’une non-intégration d’un phénomène naturel de recherche d’équilibre, d’intégration de sa part spirituelle chez une personne chez qui le feu sacré commence à se déployer, ce qui représente un gros travail à accompagner et certaines difficultés (ce qui peut être déprimant par moments).
      La maladie bipolaire est aussi une grande sensibilité qui fait qu’on est en quelque sorte le miroir de la lutte, de la dualité de la société dans laquelle on est.

      J’étais informée, préparée à vivre ce que j’allais vivre et bien entourée et accompagnée (par mon mari mais aussi divers thérapeutes dont deux « maîtres spirituels », guides, très ancrés, Odile Dahan et Don Marcelino) : de grandes expériences mystiques, de grands moments de désespoir, etc.

      La maladie bipolaire, c’est quand concrètement, on perd pied parce qu’on ne comprend pas ce qu’on voit, ce qui nous arrive et que personne ne l’accueille. Ça donne donc quelqu’un qui va soudain se prendre pour un prophète, ou mettre le feu ou jeter l’argent par la fenêtre, etc. etc. c’est-à-dire complètement perdre pied avec la réalité (ce qui n’est pas étonnant vu la force de cette énergie et vue la grande connexion qui existe chez ces personnes, avec « l’autre monde »).
      Cela ne m’est jamais arrivé.

  2. Bonjour,
    Me voilà encore fidèle au poste pour continuer de suivre ce thème qui est passionnant et qui permet de comprendre beaucoup de choses !
    Merci aussi pour l’apprentissage.
    Dans la réalité, comment faire face quand le partenaire est beaucoup trop cartésien et qu’il n’est pas vraiment dans l’accueil et la sécurité ?
    C’est une lutte contre soi-même et le couple en prend pour sa grade (alors qu’au départ il n’est pas la source du problème, mais à force il le devient…).
    Que de questions…
    C’est vraiment intéressant et fascinant.

    • Coucou cheerly :-),

      L’accueil n’est pas inné, il s’apprend, ensemble, à force de discuter, de crier, d’errer en disputes, à force de tourner en rond…! 😀
      Avec mon mari ces dernières années, on a énormément, énormément discuté, on regarde plus la télé, on discute, on rencontre des gens comme moi, comme nous, on lit des articles en rapport avec tout cela.
      Mais ça s’est fait petit à petit, vraiment.
      Et je lui ai toujours décrit, confié dans le détail tout ce qui m’arrivait et l’interprétation que j’en faisais. Je lui transmettais ma foi profonde qui se renforçait.

      Le plus dur pour nous était les moments où je rejetais tout ça et aussi les moments où j’étais en proie avec une énergie de rage qui me contraignait à rester au sol, à pleurer, crier, sans que personne ne puisse m’approcher ni même mon mari. (Don Marcelino m’avait parlé de la nuit noire de l’âme du guérisseur aussi, ça nous permettait de mieux accepter)

      Mais à côté de ça, on continuait à vivre une vie normale, avec notre fils, à sortir, rigoler, voir ceux qu’on aime.
      Et surtout, on bénéficiait de moments de paix, d’amour et de joie profondes jamais vécus auparavant, de plus en plus présents.
      Dans ces moments, on récupérait, on ancrait tout ça et on comprenait qu’il fallait tenir bon, continuer sur cette voie.

      Mon mari lui est cartésien mais pas contre ou en opposition à tout ce qui est « paranormal », il y est beaucoup plus ouvert que moi !
      Mais de toutes façons, on en est venu à aborder ces sujets (vie après la mort, âme, médiumnité, perceptions, etc.) vraiment sur le tard, après avoir vécu et vu de nos yeux des choses dont on ne pouvait plus douter, lors des soins notamment… Il nous fallait comprendre, trouver les mots en rapport avec ce que nous vivions.

      Oui, le couple en prend pour son grade mais c’est pour passer à un autre grade, qui n’a rien mais absolument rien à voir avec l’ancien, tiens bon !!!!!!!!!! 😉

      Et MERCI pour tes mots, vraiment.

  3. Ne me remercie pas… en te lisant j’ai l’impression que ma vue s’éclaire, je comprends plein de choses ! je vais aller me renseigner aussi sur la nuit noire de l’âme. En tous cas ça m’aide aussi beaucoup que tu te confies sur ta relation de couple. Je suis assez loin de votre parcours encore (puisque nous sommes ensemble depuis un an seulement avec toutes les problématiques liées à la recomposition familiale…), mais j’apprends beaucoup. Et oui j’essaie de tenir bon (et est-ce que lui tiendra ??) même si je suis parfois dans le rejet et dans la non-compréhension, la tentation est parfois de vivre tout ça toute seule… Alors que je crois (quand même) que la beauté de l’amour peut résider dans cette découverte. Ce n’est pas de tout repos, mais ça a l’air de valoir le coup ! J’ai hâte de découvrir aussi la phase magique (du feu sacré) pour l’instant j’ai l’impression de ne découvrir que la mauvaise facette ! Mais je vais continuer… et y croire !
    Encore Merci 🙂 🙂 (en plus tu as une vraie limpidité d’écriture)

    • 🙂
      Le rejet, la non-compréhension et la solitude font aussi partie de tout ça. Surtout la solitude, c’est un élément important dans la Relation qui va se libérer de beaucoup de liens d’attachement qui vont se transformer en tout autre chose, ça passe aussi et surtout par la solitude et l’accueil de celle-ci.

      Se trouver se fait seul même si on est aidé, guidé, accompagné par l’autre.
      Belle journée !! 🙂

  4. Pingback: Attention v’là le printemps! | La vie d'un bipolaire

  5. Salut Elise,

    Ton mari aime Bernard Werber, c’est déjà un grand sage, je te l’avais dit 😀

    Des bisous à vous tous

    P.S : j’aimerai que tu aies raison sur la définition de la bipolarité que tu as donnée en commentaire,que ce soit « juste » parce que nous sommes des êtres hypersensibles qui doivent apprendre à gérer leur « feu sacré »….

    • M’enfin, bien sûr que j’ai raison !!! 😉
      L., il n’y a pas de vérité en soi, seulement l’oeuvre d’art que nous nous créons, les personnes avec lesquelles nous restons, l’information que nous ingurgitons, le monde dans lequel nous voulons vivre. C’est une histoire de bascule, d’endroit où on se trouve, de point de vue où on se place, selon le point de vue alors…. tout change.

      Et Steph le grand sage, oui, c’est tout à fait ça !!! 😀

      Plein de bisous à toi aussi ainsi qu’à ton homme

  6. Bonjour,

    Je vais être choquante pour certains, mais après avoir vécu ma montée de ce début de mars en pleine conscience et les pieds sur terre, je pense que la bipolarité n’est pas une maladie, c’est une construction sociale de la psychiatrie qui alimente les caisses de l’industrie pharmaceutique. Je sais que mes propos sont rudes mais je suis révoltée par tous ces êtres sensibles marqués au fer rouge par la psychiatrie et assommés dans leur évolution de vie par le poids de leur identité non choisie et par le surplus de médicaments.
    Un nouveau monde s’est ouvert à moi suite à cette montée non pas « délirante » mais énergétique. J’ai découvert cette énergie de printemps, énergie de transformation, avec beaucoup d’appréhension, je me croyais possédée tellement cette énergie magnétique est forte. Depuis le début de ma première montée en 2012, cette énergie était là, mais la psychiatrie l’a associé au délire. Quatre ans plus tard, je me réfugie dans ma conscience plutôt que dans mon mental troublé, je m’ancre et je comprends enfin ! J’accueille cette énergie nouvelle. J’ai fait des soins énergétiques, l’énergie circule mieux, j’ai pu récupérer mon sommeil profond. La crise est passée mais cette énergie est toujours là surtout lorsque je médite et je me recueille sur un lieu sacré… A quoi me sert-elle cette énergie ?… Je pense qu’il faut que je lâche prise par rapport cette question, la réponse viendra d’elle-même…
    Alors oui, je pense que je suis juste hyper-sensible surtout pendant une montée énergétique, il faut maintenant que j’apprenne à connaître cette force universelle car elle n’est pas là par hasard, le hasard n’existe pas. Elle est sûrement là pour me guider dans mon chemin de vie…

    Céline.

    • Bonjour Céline, merci d’avoir osé ce cri du cœur ici. 🙂
      Coucou L. 🙂

      La bipolarité est tout de même une maladie dans le sens où il y a souffrance et dans le sens où les personnes peuvent vraiment perdre pied et se mettre à délirer pour le coup, c’est-à-dire faire des choses qu’après coup, elles déplorent et regrettent par la suite, dans leur quotidien, avec leur argent, dans leur couple, avec leurs enfants.
      La psychiatrie fait de son mieux en l’état actuel des connaissances, pour l’instant, le meilleur moyen d’apaiser est la médication et c’est aussi une aide importante pour la personne et les proches dans l’urgence.

      Il est intéressant, difficile et important à mon sens de se détourner de la guerre, du cri de rage, de la réaction et de se tourner vers Soi, nos envies, ce qu’on est venus faire ici sur terre, ce qu’on aimerait faire, ce qu’on a à travailler et cela n’est pas incompatible du tout avec la médication et les consultations avec son psychiatre, on peut garder le même ou en chercher un plus ouvert au besoin.
      Sortir du système (pas dans notre vie quotidienne tout lâcher !!! Mais dans nos pensées et nos prises de décisions) quel qu’il soit, y compris celui de la rébellion qui est aussi une autre case dans laquelle on peut se retrouver enfermé et stagner.

      Ne plus alimenter cette énergie qui réagit, avec un sentiment de colère et d’injustice, cela est juste mais ne permet pas d’évoluer. Nos épreuves dans la vie, nos souffrances, les injustices et incohérences dans ce monde ont toutes quelque chose d’important à nous apprendre.
      Elles nous font évoluer et nous permettent aussi d’acquérir une expérience précieuse pour notre mission de vie pour faire évoluer la terre, pour mieux comprendre l’autre, pour agrandir notre amour et notre compassion.

      Ce travail dont je parle n’est pas la torture qu’on connait en France et qu’on associe au travail, c’est un travail noble, celui de notre âme, qui demande un engagement, de la responsabilité, de la constance, de la persévérance et beaucoup de courage.
      Il s’agit de prendre la décision, de s’engager pour de bon et quitter le manteau de malade/incompétent, victime du système.

      C’est là une décision importante, cruciale, essentielle.

      C’est dans cet engagement, dans ce travail de face à face avec soi-même, certes difficile mais nécessaire, où on va prendre conscience aussi de nos erreurs, que les choses commencent à bouger et que notre être se dévoile, avec, son trésor et sa toute puissance mais aussi ses incompétences sur lesquelles il faut bosser !

      Nous avons chacun beaucoup de choses à apprendre dans cette vie et chacun un immense trésor de connaissances à transmettre aussi.

  7. Salut Vulcania, je pense que tu ne choqueras personne et que beaucoup désormais partagent ton point de vue, c’est le mien également. On sait tous ce qu’on a vécu, et on sait tous ce qu’on nous a dit là-dessus. Il y a beaucoup d’incohérences dans le discours psychiatrique et parfois beaucoup de logique dans notre expérience. A force de creuser, on va finir par trouver 🙂

  8. Oui Elise, je te rejoins sur le terme « souffrance » psychique mais pas sur les termes « Bipolarité » ni « maladie ».
    La souffrance n’est pas une maladie, elle le devient lorsque l’on s’installe dans la souffrance.
    L’étymologie du mot « souffrance » signifie « qui supporte » et celle de « maladie » veut dire « qui est en mauvais état ». Je préfère supporter qu’être en mauvais état !
    En reconnaissant ma souffrance, je peux me décharger de ce qui m’encombre, de tout ce qui est un poids dans ma vie, de tout ce qui me fait souffrir, de tout ce qu’on m’impose. Reconnaître sa souffrance nous donne le pouvoir de CHANGER, d’évoluer sur notre chemin de vie.

    Comment être acteur de son bien-être et de sa vie avec l’étiquette « qui est en mauvais état » ?
    Revêtir l’habit du « malade à vie », du « bipolaire » imposé par la psychiatrie, plombe plutôt que transforme la personne concernée. Sa réalité est brouillée. Il lui est donc difficile de s’orienter sur une voie épanouissante.
    Ma fille aînée ne supporterait pas que je lui impose les habits qu’elle doit mettre pour la journée ! Et elle aurait bien raison… 😉

    C’est mon choix de vie de ne pas adhérer à la norme sociale, à l’étiquette sociale, à l’habit social, et depuis que j’ai refusé de me définir comme une malade et une bipolaire, je me porte nettement mieux.
    Définir soi-même qui l’on est et aller dans ce sens est très salvateur.
    Je suis hypersensible et mon mental peut se troubler. Voilà l’essentiel à savoir et à ne pas nier. Le reste n’est que foutaise pour moi.

    D’après ce que j’ai pu observer et entendre, je pense que la psychiatrie peut mieux faire…
    Tant que l’on n’a pas été dans les murs de l’hôpital psychiatrique, on ne peut pas savoir…
    J’ai été moi aussi d’abord une proche d’une soeur en souffrance, moi aussi à cette époque, je pensais que la psychiatrie faisait de son mieux… Plus maintenant…
    Tant que la psychiatrie pensera que c’est elle seule qui détient le savoir et la capacité de soigner, elle continuera à produire de la maladie…

    Concernant la médication, il est important de pouvoir sentir son cerveau lorsqu’il est en surchauffe et de le mettre au repos forcé. Un sédatif plus fort que les somnifères est donc approprié dans ce cas-là. Mettre le cerveau au repos permet la descente.
    Mais je pense qu’il n’y a pas que les neuroleptiques qui peuvent mettre durablement le cerveau au repos. Une bonne conscience de soi et des techniques naturelles peuvent aussi faire redescendre l’énergie du mental. J’y crois de plus en plus…
    J’ai testé les neuroleptiques et je refuse cette camisole chimique, c’est mon ressenti, et c’est à nouveau mon choix de vie.
    Tant que l’on n’a pas pris des neuroleptiques, on ne peut pas savoir…
    Je garde le lithium, médicament le plus naturel pour moi et avec lequel j’ai très peu d’effets secondaires. Je doute de son efficacité car j’ai quand même fait deux montées sous lithium, mais je vais encore le garder un certain temps.

    Pour moi la colère n’est pas une émotion négative lorsqu’elle est canalisée. C’est une émotion universelle, elle n’est pas là pour rien…
    La colère est une énergie puissante, elle m’a fait monter plusieurs fois. Il est donc à mon avis primordiale de ne pas la faire mariner trop longtemps en soi. Il faut l’exprimer avec le moins d’agressivité possible en étant bien ancré.
    Cette énergie n’est pas à refouler, elle nous donne un message sur nos besoins et nos valeurs à respecter, elle nous alerte sur une injustice personnelle ou sociale.
    La colère lorsqu’elle est canalisée est une énergie de transformation, de changement. Elle nous donne l’énergie d’agir, de vaincre nos peurs, de surmonter les obstacles et d’aller à l’essentiel. C’est le « Indignez-vous » de Hessel.
    La colère n’est pas incompatible avec l’amour et la bienveillance. Par exemple, je suis en colère suite à certains propos de ma psychiatre, ce qui ne m’empêche pas de l’apprécier en tant que personne et de la trouver chaleureuse et sympathique.

    Joyeuses Pâques !
    Céline.

    • Oui Céline, je partage tout à fait ce que tu dis bien sûr et c’est là formidablement et admirablement bien dit !
      J’ai passé ces dernières années à dénoncer cela et à informer à ce sujet.
      Je suis d’accord en tous points avec ce que tu dis.
      Et il faut informer, c’est très important, c’est un premier pas crucial, c’est le réveil

      Ce dont je parlais a un rapport avec quelque chose de tout bête, de tout à fait concret, c’est ce qui est.
      Le monde d’aujourd’hui est tel qu’il est, la psychiatrie est telle qu’elle est, et il y a un fossé entre ce qui est et ce que l’on sait (et tout le travail va consister à franchir ce fossé…!), ce que l’on voit de l’avenir, de l’homme, de la médecine du futur, de l’école du futur.
      Et avec ce qui est, ici et maintenant, nous, nos blessures, notre dualité, notre divinité, que faisons-nous ?
      Elle est là notre marge d’action, dans cette réalité à laquelle nous appartenons.
      Si nous voulons sortir du système, le faire changer, nous devons d’abord reconnaître qu’il est en nous. Nous faisons partie de ce monde et le monde est en nous, y compris les choses pas folichonnes.

      J’ai appris, ces dernière années que le savoir ne servait pas à grand chose, qu’on pouvait passer sa vie à dénoncer, à s’indigner sans que rien ne bouge au niveau intérieur, cette indignation étant souvent le signe que cette blessure est encore en nous, alors nous avons besoin de nous défendre, encore.
      Beaucoup d’humains aujourd’hui s’indignent, lors de discussions animées ; qui, ici et maintenant est d’accord avec ce qu’il se passe en France ? Les mal logés ? Les malades psychiatriques ? Les enfants ? Qui opère les changements dans sa vie ? Pas beaucoup mais il y en a, et de plus en plus.

      C’est cela dont je parlais, cet engagement, cette responsabilité, ce travail, ce chemin qu’emprunte à un moment donné l’humain et qui va changer sa vie et celle des autres.

      Joyeuses Pâques à toi aussi !!! 🙂

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