Le travail, la discipline

Mon dieu si j’avais su qu’un jour j’écrirai un texte sur la discipline et le travail, moi…! (j’exècre le travail depuis toujours… :D) Et pourtant je suis une super bosseuse comme vous allez le voir, il s’agit de le reconnaître. 🙂
Et en plein mois d’août en plus…! Vraiment, je vous fais toutes mes excuses, quand ça vient, ça vient, je peux pas couper ce flux à partager :-).

Plus sérieusement, c’est un aspect important du cheminement de l’Humain, de sa guérison, de son évolution.
Celui qui cherche à changer quelqu’habitude que ce soit dans sa vie (stopper une addiction, faire du sport, mieux manger, maîtriser son mental et ses pensées, changer de comportement envers ses enfants, etc. etc.) va devoir sérieusement se discipliner et fournir un gros travail.

Il s’agit d’apprendre à accepter cet aspect et à voir sa noblesse, son importance et son potentiel mais aussi à en cerner les écueils, les détours et les difficultés qui peuvent se présenter.

La rébellion

Au départ du chemin on est souvent rebelle, contre le système, contre l’école, la patrie, la terre entière, les autres qui ne comprennent rien à rien, etc.
Contre soi-même aussi, beaucoup.
Mais ça on ne le découvre que plus tard.

Bref, on se rend plus ou moins vite compte que la rébellion est une réaction, action opposée à une autre et engendrée par elle”, on re-agit, encore et encore selon le même schéma, tout en ayant l’illusion d’être libre.
Ben oui, quand on est rebelle au début, on se sent libre, on croit que c’est ça être libre, libre de crier, libre d’être contre le système.
Mais la liberté ne se situe pas dans la rébellion qui se révèle être un enfermement, un endoctrinement comme un autre, au lieu d’être dans le système, tu es hors du système, tu te situes par rapport à lui, toujours relié à celui-ci donc tu en fais toujours partie.

Aïe aïe aïe, je pars dans le discours philosophique et ce n’est pas mon propos. Celui-ci est intéressant certes mais il peut prendre telle ou telle forme de manière infinie, et même prendre parfois un cercle vicieux et continuer à tourner sur lui-même, dans la tête, sans passer par le cœur, lui, qui est essentiel.

Bref, on a eu l’habitude d’associer la discipline à la contrainte, à l’absence de liberté et à l’absence de plaisir et il est vrai qu’elle peut y conduire et on en reparlera, il faudra demeurer vigilant quant à cet aspect.
Cette croyance-là est présente chez beaucoup d’entre nous, y compris de ceux qui pratiquent la discipline

La discipline et le travail, quand ils sont mis au service de nous-même, de ce que l’on désire au plus profond de nous, sont un élément essentiel et même, c’est grâce à notre travail et notre discipline que nous finissons par ressentir du plaisir et savourer chaque jour un peu plus notre liberté, l’ouverture et la joie d’être soi.
Ce sont le travail et la discipline qui permettent d’ancrer le bonheur, les nouvelles pensées, les nouveaux désirs, chaque jour.

Je pratique cette discipline et ce travail chaque jour. Sur mes pensées, mes peurs, ma joie de vivre.
Mon voyage au cœur de l’humain m’a révélé qui j’étais, ce que je voulais.
Ces instants de grâce, de bonheur indicible et d’amour incommensurable sont de plus en plus nombreux mais n’ont jamais perduré dans le temps.
On me demande parfois comment je fais, pour rayonner autant d’amour et de joie de vivre.
Et bien j’y travaille, chaque jour.

Et je veux vous dire et c’est important de vous le dire que j’ai des peurs, des angoisses, des colères, des pensées qui tournent et que j’ai des outils que j’utilise au quotidien pour les gérer, ne pas les laisser vivre et polluer mes proches ou moi-même.
Et ô grand dieu, je ne vous dis surtout pas cela pour vous blâmer, vous exhorter, vous juger de ne pas faire vivre cet amour, ça c’est un écueil du travail, on en reparlera.

Je vous dis ça par souci d’honnêteté, de transparence et de partage essentiel.

Je vous dis ça parce que parfois je suis fatiguée de ce travail si difficile et je n’ai plus envie de travailler, de me discipliner, c’est tellement dur des fois.

Je vous dis ça parce qu’on ne comprend pas toujours ces moments difficiles et “négatifs” quand on travaille à faire vivre l’amour. Et quand on ne comprend pas, on rejette, on bute, on lutte, on juge. Et alors ça s’éternise et alors le travail devient plus difficile.

L’aspect difficile et négatif voire “maladif” est un aspect important et présent à celui qui chemine, qui guérit, qui évolue, qui commence à devenir lui-même.

Si tu travailles à faire vivre la confiance alors tu te confrontes à tes pires peurs quotidiennement.
Si tu travailles à faire vivre l’amour alors tu te confrontes à la colère la plus monumentale.
Si tu travailles à faire vivre le beau, le positif, alors tu côtoie l’immonde.
Si tu travailles à faire vivre la lumière, alors tu découvres l’ombre.

Et tu ne travailles pas mal lorsque tu es confronté à cette ombre présente en toi, présente sur terre.

Tu fais au contraire le plus noble des travaux, tu éclaires, tu mets de la lumière.

Merci à mon équipe céleste. 🙂
Oui, il en faut du temps à certains, pour reconnaître que l’on est pas seul et quelle joie quand on l’accepte, enfin.

Mais revenons au travail, à la volonté.
Cette volonté si forte et même irrépressible de me discipliner pour aller vers ce que je suis est renforcée, nourrie et motivée chaque jour par l’expérience. L’expérience de l’amour, l’expérience de la joie, l’expérience de la beauté à l’état pur. C’est juste une évidence.
Alors on le voit bien la discipline est largement récompensée.

C’est une discipline pour apprendre à se faire du bien.

Ça vous semble tordu ? Moi des fois ça me semble bizarre, de se discipliner pour être soi, se faire du bien.
Mais c’est que l’humain a pris de sacrés chemins tortueux pour affirmer ce qu’Il est…!

C’est un travail pour suivre sa petite voix intérieure qu’on avait oubliée, qu’on avait malmenée, qu’on avait fait taire.
Et je constate que l’humain met beaucoup d’application à se discipliner dans son travail pour son boss et à refuser net tout travail et toute discipline quand il s’agit de lui-même…!
C’est un cruel manque d’expérience et de connaissance en la matière !
Ici, ce n’est pas de l’argent, des flatteries ou de bons retours qu’on obtient.

C’est la lune, l’univers, la terre et le soleil qu’on sent vibrer à l’intérieur de soi !

Alors vive la discipline !

Apprendre la discipline amoureuse, confiante et respectueuse

Alors vive la discipline, ô oui mais laquelle ?

Parce qu’il vous arrivera de glisser vers la discipline contrainte “presser, faire peser”, celle que vous connaissez bien, celle qu’on vous a enseignée et que vous maniez avec naturel et facilité. Celle qui vous met à terre, vous et les autres, vous crie, vous rabroue, vous donne des leçons, vous exhorte, à faire bien, à travailler plus, à donner plus, à faire plus, dans un laps de temps limité ! (ça vous rappelle rien tous ces bons conseils en développement personnel qu’on retrouve partout, exhibés parfois avec fierté et excès de zèle, souvent rabâchés sous forme de leçon, de morale et de jugement à l’encontre de l’autre…? :-). A ce sujet, les pauvres pokemons et les joueurs qui vont avec en prennent pour leur grade, foutez-leur la paix, foutez-vous la paix, faites-vous du bien au lieu de vous sermonner, vous-même et les uns les autres !!!!!!!!)

Alors celle-là, c’est la discipline du mental. La classique, réflexe, celle qui nous est acquise, donc naturelle et facile et qu’on cherche à faire évoluer.
Il vous faudra vous discipliner à retourner, encore et encore dans le cœur et retrouver sa douceur, son respect, sa patience, sa compréhension, profonde et élargie, axée sur le moment présent, qui ne cherche pas de confirmation ou de logique dans une base de données limitée.
C’est un travail parce que nous changeons des habitudes, présentes en nous depuis toujours et présentes tout autour et reliées à toute une structure rigide et logique établie en nous depuis longtemps.

J’aime bien pour ça imaginer mon enfant, imaginer qu’il apprend quelque chose de nouveau et donc tout à fait inhabituel pour lui. Tiens, prenez la lecture par exemple. Pour nous c’est fluide, naturel, facile ! L’enfant qui apprend à lire sue à grosses gouttes, tout ça pour un résultat plus que médiocre, tout en lenteur et en fautes, et en plus, au bout de cinq minutes il est fatigué et demande d’arrêter…!? Non mais ! Eh, c’est facile de lire !
Vous situez le truc ? Pour moi c’est direct, je m’imagine et c’est d’ailleurs ce que je fais avec mon fils : je le félicite, je l’encourage, reconnais combien ça lui est difficile, lui dis que c’est normal de faire des erreurs en apprenant, que c’est même en faisant des erreurs qu’on apprend !
Et je l’exhorte pas à poursuivre quand il est fatigué et qu’il a accompli son travail, je l’invite à rire, à jouer, aussi.

N’oubliez jamais cela. Apprenez à le faire, à chaque instant. Pardonnez-vous aussi quand, à nouveau, dans un élan réflexe, vous vous êtes blâmé, encore, puni, auto saboté, malmené.

Vigilance quant à la discipline.

Il est des moments merveilleux et de plus en plus nombreux au fil de l’apprentissage, forcément, où tout devient naturel : les pensées créatrices et lumineuses, une joie éclatante, un amour rayonnant.
Et durant un laps de temps de plus en plus long.
Il est souvent difficile – et le mot est faible… – de “revenir” de ces instants de pur plaisir, fluides, naturels, évidents, faciles !

Et là je pense en particulier aux diagnostiqués bipolaires mais aussi à tout humain qui évolue et côtoie les hautes vibrations !

De retour de ces très hautes vibrations (quand on a une bonne conscience de son corps, on se sent littéralement vibrer, pétiller et le corps devient alors presque immatériel, d’une légèreté impressionnante, on a alors une énergie débordante.etc. j’ai déjà décrit ce phénomène ici) la rébellion et l’incompréhension se manifestent fortement.

Il est important alors de demeurer vigilant et de comprendre que nous sommes sur un chemin d’apprentis-sages et surtout sur une terre en trois dimensions, pour l’instant, en plein bouleversement, en plein r-évolution.

Ces moments de joie à l’état pur et d’amour rayonnant sont un repère, l’étape prochaine à franchir et ce qui semble être un fossé lors d’une “redescente” est largement franchissable. Cela demande du courage, de la patience, de la persévérance, bref, du travail et de la discipline (demeurer centré et dans l’instant présent étant des éléments clés) pour faire vivre, perdurer, retrouver ces nouvelles vibrations, tout en acceptant et en accueillant celles du moment.

Nous sommes en ce moment sur terre et incarnés dans la matière, avec toutes les règles (mouvantes et en constante, grande évolution ces temps-ci) et ce, pour une bonne raison, acceptons-les et faisons au mieux.
Ces temps-là sont difficiles, il faut le dire et à la fois merveilleux, ils nous révèlent un horizon inespéré, majestueux, d’une grande beauté

Je vous avoue que je travaille à mieux travailler, mieux me discipliner, c’est-à dire avec douceur, tendresse, bienveillance et respect pour le travail accompli chaque jour à faire vivre l’amour, le faire vibrer dans chacune de mes cellules et le partager (et merci à ma moitié qui m’inonde de cet amour inconditionnel quand je l’ai perdu !).

Et encore, parfois, je me pressurise, me contrains, me malmène, tel le pire des boss avec à la clé les nombreuses voix de peur et d’angoisse qui m’étreignent de nouveau avec comme conséquence la dépression, de-pressurisation, le relâchement total.
Dans ces moments où tout devient noir, heureusement mieux maîtrisés, mieux gérés – à peu près bien accueillis durant lesquels demeurent la conscience et l’espoir, toujours ! – bien moins longs mais toujours aussi sombres, qui ne demeurent que quelques petites heures désormais – merci à mon petit garçon grand sage, hyper connecté qui m’envoie alors ses merveilleux soins à distance, assisté de toute son équipe de guides et anges célestes – je relâche toute discipline et c’est alors un autre aspect indissociable et essentiel du chemin qui prend alors le relais.

Dans ces moments je prie, je prie très fort et je suis aidée, je suis guidée et bien souvent, alors, quelque chose a encore changé dans ce perpétuel mouvement qu’est la Vie.

Merci à eux, merci Stéphane, merci Luc.

 

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Sur la maladie, physique ou psychique

« la maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme »¹

Vous trouverez sur ce site divers textes sur la dépression, sur les maladies psychiatriques mais aussi sur le rapport au corps et à la maladie qui évolue durant le voyage, la santé étant au cœur de mon voyage; cependant, je souhaite ici préciser mes nouvelles croyances (qui n’ont pas changé mais se sont affirmées) au regard de mon expérience de ces dernières années.

Mon cheminement à moi s’est initié parce que j’avais mal partout et que la douleur était devenue intolérable, je prenais quotidiennement des anti-inflammatoires, des anti-douleurs.
Aujourd’hui je ne prends plus de médicaments et je suis dans une forme et une santé que je n’avais jamais connu auparavant.

–  Attention, ici je partage un vécu personnel, je ne suis en aucun cas pour ou contre une prise de médicaments, ce genre de débat ne m’intéresse pas, il n’y pas de règle en soi, jamais pour moi aujourd’hui, chaque cas est différent. Vous sentirez, quand vous aurez commencé à entrer au contact de votre source de guérison, de manière tout à fait naturelle, quand vous pourrez arrêter petit à petit votre traitement et en aucun cas les médicaments n’entravent un processus de guérison en cours. –

Il y a de nombreuses maladies psychiatriques dans ma famille (psychose, bipolarité, dépression), je connais donc très bien le sujet, j’ai beaucoup étudié tout ce qui concerne la santé, c’est un sujet qui me passionne depuis toujours.

L’autoguérison existe, ce n’est pas une utopie, elle est bien réelle, c’est un principe présent  en chacun de nous, pour moi, il n’existe pas de maladie incurable.

Je ne fais pas de différence entre maladie physique et maladie psychosomatique, toute maladie, je dis bien toute maladie est reliée à l’esprit, il n’y a pas de séparation chez l’être humain entre son corps et son esprit, c’est un jeu d’équilibre, d’interdépendance permanent et le mental a un très grand pouvoir sur le corps, bien plus que vous ne pouvez l’imaginer.
Il existe à ce sujet un livre/dictionnaire passionnant qui s’intitule La clef vers l’autolibération, origine et solution psychologiques de 1000 maladies (Christiane Beerlandt), il se distingue nettement de ce qu’on peut lire dans les ouvrages plus connus comme Michel Odoul, qui m’ont certes apporté quelques éléments de réponses à un moment donné.

La seule limite dans ce que vous pouvez faire réside dans les limitations de votre mental qui croit que cela n’est pas possible.
Limitation largement favorisée et entretenue au niveau culturel : je me suis renseignée, en tant que thérapeute, il est puni par la loi de donner de l’espoir à un patient, de lui faire croire à la guérison; je rappelle ici l’exemple cité par Thierry Janssen (si je ne me trompe pas, je n’ai pas à nouveau cherché la citation, il me semble que c’est dans le livre la maladie a-t-elle un sens) d’une patiente traitée pour trouble dépressif parce qu’elle gardait un immense espoir face à l’évolution de son cancer.

Ceci alors même que l’espoir est pour moi (et pour d’autres !) un puissant (beaucoup plus qu’on ne peut l’imaginer…!) acteur de guérison.
Mais croire fait peur, on aurait comme l’impression de basculer dans un rêve idéaliste, irréel, ce serait oublier que toute notre vie est basée sur des croyances…!
Croire qu’on ne peut rien faire, croire qu’on n’a aucune marge d’action, croire que l’humain est seulement une machine biologique, croire qu’on a décrypté l’humain dans toutes ces facettes, tout cela n’est que croyance.

Mais attention, je ne vous dis pas ici ce que peut-être un médecin vous a un jour dit de manière terriblement méprisante et blessante : “tout est dans votre tête”, tout ça parce que celui-ci n’a pas les compétences pour traiter votre trouble.
Je vous dirais plutôt, tout est entre vos mains, faites vous confiance, comme jamais, entourez-vous des personnes bienveillantes qui renforceront cette confiance, vous assisteront dans votre guérison sans vous dérober le pouvoir que vous seul détenez, en vous.

Osez y croire ! Essayez pour commencer !

La confiance est déterminante dans le processus de guérison ainsi que l’accès en soi, à la source, capable de tous les possibles.
Il existe aujourd’hui beaucoup d’outils pour travailler à cette guérison qui vous aideront à développer votre confiance ainsi que la connaissance de vous-même.
Car il est vrai qu’il existe aujourd’hui de nombreux freins, culturels, sociétaux, générationnels, le plus grand étant qu’il est tabou de croire que la guérison est possible, qu’il est tabou de croire que l’on peut trouver la guérison en soi, que l’on a une grande responsabilité et surtout, on a un peu – beaucoup – oublié de s’aimer, de se faire confiance, là est tout le chemin qui mène à la guérison.

Je voudrais vous dire ici, si vous souffrez de troubles psychiatriques, si vous avez mal dans votre corps, si vous avez une maladie incurable que tout est possible, oui, tout est possible, osez y croire, osez partir en quête de votre pouvoir intérieur, il est accessible à tous.
Par pitié ne vous sentez pas coupables ici, le chemin est long et difficile pour certains mais il a une issue, une issue magnifique, c’est bien plus que vous ne pouvez l’imaginer, bien plus que la guérison, bien plus que l’arrêt du trouble, de la douleur ou de la maladie, c’est le bonheur, la Vie qui vous attendent !

Je ne veux pas rentrer ici dans des théories potentiellement réductrices du : votre douleur est utile, elle vous amène à opérer des changements en vous ou bien, votre douleur ici est le reflet de telle souffrance, de tel problème.
Tout cela n’est que pour satisfaire votre mental, votre envie de comprendre, de catégoriser, en vérité on s’en fiche de tout ça et ce ne sont que des suppositions, des suppositions potentiellement enfermantes.

Le fait est qu’en cheminant, le rapport au corps évolue fondamentalement, la douleur et la maladie n’ont plus rien à voir avec tout ce qu’on peut entendre, on la vit de l’intérieur, de manière responsable et surtout, avec une grande confiance, en soi et dans les personnes que l’on aura choisies pour nous aider, celles qui partagent ce point de vue, médecins ou autres.

Sur ce que l’on nomme la folie, pour moi, ce n’est pas le fait d’entendre ou de voir des choses bizarres qui font qu’on est fou mais le fait de ne pas parvenir à les intégrer dans le quotidien.
Je pense que ces personnes ont un accès privilégié au monde invisible et que cet accès est perturbant.
Je pense qu’il est possible de faire changer cette vision, cette peur de l’invisible, de certaines perceptions et ce, de manière raisonnée et ouverte.
Je pense que cette peur de l’invisible touche aussi fondamentalement celui qui chemine car entrer au contact de son cœur nous met au contact de cet invisible, ce qui peut causer une grande souffrance ainsi que des angoisses.

Sur la dépression (accompagnée d’angoisses), chez moi elle est apparue au cours du cheminement, je n’avais jamais été dépressive avant (ni angoissée), j’ai comme l’impression que pour certains, elle fait partie du processus de guérison, en effet, elle représente un intense retour sur soi, beaucoup de repos ainsi que l’arrêt du “faire”, ce qui permet un terrain propice à la guérison.
Les angoisses amènent à une prise de conscience déterminante de peurs profondes qui nous habitent et entravent notre accès à la liberté, à l’ouverture, à la guérison.

Je crois que la vie ne nous envoie que ce que nous sommes capables de surmonter, si des angoisses se manifestent à nous à ce moment-là, c’est que nous sommes en mesure d’y faire face, c’est que nous sommes enfin capables d’affronter nos peurs les plus enfouies, celles-là qui nous maintenaient jusque-là enfermés de manière inconsciente, celles-là qui, libérées, vont permettre une belle ouverture et de belles prises de consciences, déterminantes pour la suite du cheminement.
C’est pour moi un processus à encourager et à accompagner pour, bien évidemment en sortir, cette fois vivant !

Il est apparu aussi chez moi des symptômes de bipolarité jamais constatés avant : forte exaltation, expériences extatiques (contact avec l’autre monde avec des effets merveilleux) suivies d’un intense découragement (peur de cet autre monde d’après moi, perte de confiance avec le recul, entre autres).
J’en viens sérieusement à me demander si les personnes atteintes de troubles bipolaires et de dépression ne sont pas en fait en présence de leurs forces curatives, c’est-à-dire s’ils ne sont pas en train de déclencher un processus d’autoguérison, mais qui serait malheureusement aujourd’hui mal compris et donc mal pris en charge avec les conséquences que l’on connait de symptômes qui s’éternisent (de peurs renforcées, celles-là même qui cherchent à se libérer !) voire se pérennisent pour certains…!

 Bien sûr beaucoup guériront sans passer par la case souffrance, dépression ou bipolarité mais il est intéressant de savoir que pour certains ça peut être le cas.
Chez moi ça s’est passé relativement bien (hormis la souffrance intolérable, sur le coup, les épisodes étant d’une intensité incroyable mais brefs : à me retrouver allongée sous mon lit, dans le noir, en pleine journée, les yeux grand ouverts, sans bouger durant plusieurs heures…) dans la mesure où une partie de moi expérimentait et observait, du fait que j’étais au cœur de mon voyage, avec une vive curiosité et une foi grandissante, dans la mesure où j’étais aidée par les bonnes personnes et des lectures éclairantes sur le sujet.
C’est sûr que si, à ce moment là (et à tant d’autres moments de mon cheminement !), j’avais été seule et que j’avais perdu ma confiance dans tout ce qui se faisait en moi, si j’en avais parlé à un médecin qui ne me connait pas, celui-ci m’aurait enfermé d’urgence…!
Mais j’étais bien, bien entourée (avec des personnes qui, au moment où je perdais confiance me faisaient confiance) et moi-même confiante et rodée dans ce que “j’expérimentais”.

Il n’existe pas de règle fondamentalement chers lecteurs en matière d’humain, si je m’étais référée à la norme en vigueur à chacune de mes expériences du cœur de l’humain, j’aurais dû être enfermée à plusieurs reprises mais croyez-moi, on peut hurler tel le film L’exorciste et garder toute sa tête, sa raison et tout son amour, on peut se désespérer à en mourir tout en gardant une foi inébranlable !
L’être humain, à y regarder de près est d’une complexité et d’une simplicité remarquable, pour peu qu’on ose l’approcher avec amour et confiance, qu’on brave ses peurs les plus profondes, il nous révèle des trésors insoupçonnés !

Alors cessez un instant de vous focaliser sur vos troubles, sur votre maladie, et voyez comme vous êtes beaux, voyez comme vous êtes grands, voyez cette force incroyable qui vous habite, celle-là même qui fait que vous avez été capable d’endurer toute cette douleur, toute cette souffrance et que vous serez capable de la surmonter et de revenir aider d’autres humains et partager, oui partager tout ce bel amour inscrit en vous, cette aspiration profonde à la liberté, cette aspiration à Être humain, pleinement, aspiration à laquelle vous n’avez jamais pu déroger !
Voilà ce qui vous a rendu malade, aucune concession n’est possible aujourd’hui face à ce feu qui vous anime, à cette volonté ancrée en vous d’Être humain !

S’il y avait un sens à la maladie, ce serait celui-là : je veux être humain, je veux exprimer toute ma puissance, je veux être responsable, je veux être libre, je veux exprimer mon amour, je veux respecter l’Autre, je veux faire mon travail en accord avec ce que me dit mon coeur, je veux apprendre, je veux évoluer, je veux désirer, je veux créer, je veux Vivre !

Je vous invite vivement à me contacter pour toute question, en commentaire ou par mail (voyageaucoeurdelhumain@gmail.com) et à expérimenter par vous-même ce que je vous livre ici.

N’hésitez pas à témoigner, ici ou ailleurs.

 Je vous donne ici à la volée quelques noms d’auteurs inspirants de manière rapide (en attendant que je poursuive l’organisation nouvelle de mon site pour y voir plus clair, peut-être y ferai-je figurer une bibliographie plus complète et détaillée) :
Yves Prigent (médecin),
Thierry Janssen (médecin),
David Servan Schreiber (médecin, diagnostiqué à l’âge de 30 ans d’un cancer incurable qui ne lui laissait que quelques mois à vivre et qui a vécu une vingtaine d’années de plus, laissant derrière lui, tel un trésor ses livres, à savourer et à partager !),
Abraham Maslow, grand psychologue humaniste,
Rajan Sankaran, grand homéopathe (médecin),
Frédéric Lenoir, pour une vision éclairée et universelle de la spiritualité,
Jung, bien sûr,
et tant d’autres qui croiseront votre chemin à vous et qui trouveront un écho à VOTRE vérité !

 A bientôt et merci d’avoir lu jusqu’au bout ! 😉

¹Citation de Jung, tirée du livre de Janssen La maladie a-t-elle un sens ?