Êtes-vous guérisseur ? :-)

On trouve beaucoup de textes sur les guérisseurs, avec des indices pour savoir si « vous en êtes » ou pas. Nous sommes tous des guérisseurs en substance, un peu comme nous sommes tous des cuisiniers, des peintres, des poètes, des joueurs de foot… ! C’est l’attirance, l’envie, le désir qui va faire que l’on va se…

via Suis-je un guérisseur ? Le travail, les qualités et les difficultés du guérisseur — Etre Humain

L’humain en évolution, partie 1 : la survie, l’épreuve, la déconstruction

Note : aujourd’hui, j’accompagne les personnes, en mots et en soins énergétiques, et je forme à l’Art de la guérison. Pour plus de renseignements, pour trouver un espace d’accueil, de partage et d’entraide pour gérer vos difficultés d’humain sur la voie de l’évolution, je vous invite à vous rendre sur http://www.etrehumain.fr. à bientôt, peut-être « en vrai » 🙂

Je vais décrire ici plusieurs phases dans lesquelles l’Être humain se trouve.
Vous trouverez une progression dans ces phases mais gardez à l’esprit que l’humain n’est pas ainsi linéaire et qu’il se trouve en fait dans plusieurs de ces phases à la fois.
Il va pouvoir justement apprendre à se déplacer, en conscience, d’une phase à l’autre, phases que nous appellerons plutôt plans.
Cette description à mon sens est importante pour l’humain, cela permettra de mieux comprendre et ainsi mieux gérer les difficultés inhérentes au fait de se trouver, en fait, à l’heure actuelle, entre deux mondes, dans un monde en évolution, constante et même, en ce moment, en pleine révolution.

Tout ce qui existe à l’extérieur de nous, que l’on voit dans le monde, est présent à l’intérieur de nous. Donc ici quand je parle de l’humain, je parle aussi du monde.

L’humain est en train de reprendre ses droits d’humain, ses devoirs d’humains, envers l’autre, envers la terre, envers la nature.
Il est en train de retrouver le lien, il ouvre son cœur.
Il est aussi en crise, en grande difficulté, il est malade.

L’humain a la possibilité, dans cet environnement chaotique de trouver un ancrage en lui-même, une maîtrise, un bien-être, une bonne santé, le bonheur; c’est ce que je partagerai encore, toujours, pour le restant de mes jours.
Non pas en vous apprenant et en vous conseillant ce que c’est le bonheur, vous invitant à le cultiver au quotidien avec des pensées positives, etc., cela l’humain commence à le faire bien ! Et c’est très bien ! Mais ce n’est qu’une partie.
On a beau cultiver tout cela, sentir que c’est le bon chemin, il y a des choses qui coincent, des angoisses qui pointent le bout de leur nez, des “imperfections” qui nous dérangent, voire des sautes d’humeurs pas très glorifiantes…
L’humain se rebelle, l’Humain crie à son humanité.
L’humain crie ses droits.

L’accès au bonheur et à la santé serait-il un peu différent de ce qu’on avait imaginé…?
Il y a un pas supplémentaire à faire, un “pas de danse”, poursuivez, vous comprendrez :-).

  •  Ancien monde, l’humain en mode survie.

Ici nous sommes dans le mode sommeil. L’être humain n’est pas conscient. Il vit selon des habitudes acquises de son environnement, il est conditionné.

Il agit donc de manière quasi automatique, sa motivation est la récompense dans un système axé sur la récompense et la punition.
Il agit par la force de sa volonté et de sa discipline axées sur une éthique fondée sur la peur, la menace et l’autorité extérieure. Il a peur de manquer, peur d’être sanctionné, peur de perdre son argent, sa famille, etc.
Il sait qu’il doit bien faire les choses pour ne pas être puni, aller en prison, avoir une amende, etc. ou perdre, ou manquer.

Il travaille pour gagner de l’argent, argent qui lui permettra d’acheter la maison, le confort, les divertissements qui lui apporteront du bonheur.
La vision de ce monde est matérielle. On ne peut agir, dans cette vision, sur la matière qu’avec la matière.
Le monde est strictement limité à ce que l’on voit ou ce que l’on touche.
Les concepts d’énergie, de monde invisible, de vie après la mort sont incompatibles avec cette vision matérielle.
L’humain ici est coupé de son humanité, de ses ressentis, de ses émotions, de son empathie.
Il est séparé de l’autre, de son environnement.
Il peut ainsi faire du mal à un autre humain, à un animal, saccager la nature, etc. sans en être affecté.
Dans le cas extrême, il peut tuer un de ses frères humains.

C’est pour cela que son système est régi par des lois extérieures à lui, strictes, qui le menacent de sanction si elles ne sont pas respectées.
Cela lui permet d’avoir une société relativement civilisée, cadrée et organisée.
Il est déresponsabilisé, son bonheur, sa santé, son bien être, etc. dépendent de l’extérieur : de l’autre, du monde, de ce qui va “lui tomber dessus”.
Il n’a donc aucun pouvoir sur sa vie ou sur lui-même.
On imagine bien que dans ce système, l’extérieur représente une menace et cela nous donne un système d’attaque/défense/méfiance sur tous les plans : envers l’autre, envers la terre, envers un autre pays, du point de vue de la santé, on se bat contre les virus, etc.

L’humain dans ce plan n’a pas conscience de son corps qu’il ne connaît pas.
Ici la priorité est : ne pas mourir, rester en vie, avoir un toit, de quoi manger.

  •  L’épreuve, la maladie; la rupture, le réveil

L’humain qui subit une épreuve, un choc va être contraint de se réveiller.
Un accouchement, une dépression, un deuil, un accident, une maladie etc. sont autant d’événements dans la vie d’un humain qui vont le pousser à sortir du mode sommeil.

C’est là un message très fort de tout son être qui lui est envoyé.
Soit il ne l’entend pas et contre cette poussée, il pérennise alors ses troubles, entre dans la maladie chronique, psychologique ou physique.
Soit il se réveille, lève la tête, prend une pelle, une pioche, une lampe et part à la découverte de son humanité.
Quelque chose ne va pas, je me sens pas bien donc j’ouvre les yeux sur ma situation pour la changer.
Il devient alors l’observateur, ce qui lui donne du recul : il est réveillé.
L’humain peut aussi se réveiller sans subir ces épreuves bien sûr, disons que l’épreuve le contraint à ce réveil.

Dans cette phase, l’humain se questionne, il est en guerre, en pleine déconstruction, en rébellion, voire en pleine dépression. Il entrevoit son potentiel, celui de la terre, ses rêves, de nouvelles perceptions naissent en lui, il devient plus sensible et ses émotions remontent à sa conscience, il ressent plus que jamais la peur, la colère, la tristesse sans avoir jamais appris à maîtriser ces sensations et ces émotions.
Il commence à devenir plus humain et il ne sait pas encore bien ce que c’est d’être humain.
C’est comme une naissance où tout reste à apprendre, avec patience, persévérance courage et foi.
Il commence à entrevoir le nouveau monde, une nouvelle manière d’être humain.

  •   La déconstruction

Difficultés à ancrer le changement, à laisser partir l’ancien, à incarner le nouveau.

Ce plan est difficile car il s’agit petit à petit d’apprendre et de découvrir une toute nouvelle manière d’être qu’on ne connaît pas du tout. C’est l’inconnu, le changement, le bouleversement et c’est très inconfortable voire franchement terrifiant.
Et ce qui est d’autant plus perturbant, c’est qu’il y a une partie en nous qui commence à se dévoiler qui ne craint rien, qui a confiance, qui connaît; en fait, on se rend compte qu’on ne fait que redécouvrir.
Cela nous plonge dans une dualité assez illogique qui veut que, d’un côté, on avance avec joie et sûreté alors qu’une autre partie de nous-même nous crie : “non mais ça va pas non, t’es devenu fou ???!!!” 😉
Et de nous faire subir des assauts d’angoisses monumentales, réflexes, en fait.
Parce que l’on sort des sentiers battus, éclairés, balisés avec la route bien goudronnée, les panneaux de signalisation bien lumineux, le paysage encadré, la nature bien débroussaillée. On s’immisce dans une jungle obscure parcourue de dangers, de bêtes sauvages et on sait, sans savoir pourquoi, que l’on va vers notre lieu de rêve, de paix, dégagé, magnifique, ce lieu qui nous habite depuis toujours en fait, notre chez soi.
Dans cette phase, on se sent seul, incompris, dans une grande confusion avec de nombreux doutes qui hantent et parasitent notre esprit.

C’est une phase de déconstruction, de grand nettoyage, de mise en lumière de nos ombres, en même temps que la mise en lumière de quelque chose de profondément beau et lumineux en nous.

Il y aura toujours dans ce plan la dualité, le va et vient constant entre le beau et le laid, la terreur et la confiance, la colère et l’amour, la joie et le désespoir.
Double face d’une même énergie, qu’on apprendra, par la suite à comprendre, à gérer et maîtriser.

Tout est mis à plat, tout se dévoile, tout ce que l’on avait gardé bien au chaud inscrit dans notre chair et qui nous a rendus malades dans notre corps physique ou dans notre tête et qu’on a décidé d’écouter, enfin, se manifeste à nous.

Dans ce plan où on est enfin conscient, pleinement, difficilement, on va voir clairement nos conditionnements, nos folies, nos peurs, nos rancœurs, nos faiblesses, nos forces, nos douleurs, nos souffrances, notre lumière.
Ainsi, on pourra constater ici des comportements aberrants, honteux, “fous”, hystériques, effrayants : crises de larmes, cris impressionnants, crises, attaques de panique, colère monumentale, douleurs psychologique, comportements bizarres, scènes dignes de l’exorciste, etc.

L’Humain dans cette phase délicate, décisive a besoin d’être accompagné, rassuré, informé.
C’est crucial car cela lui permettra de bouger de ce plan et de poursuivre son voyage, sa route vers ce que lui réclame son être !

A venir… L’humain en évolution, partie 2 : les difficultés, le nouveau monde, ici et maintenant : la danse !

Partie 2

Stockholm syndrome, partie 2

Retour vers partie 1

On qui me tire une balle dans le pied, histoire de rigoler et de me passer l’envie de recommencer: “Non mais, pour qui se prend-elle à tenter de courir…???”.

Je suis rouée de coups.
Je ne pense plus.
Je ne sens plus.
Rien.

Chape de plomb.

Pendant plusieurs mois je reste dans un périmètre réduit de ma grande prison.
Mes codétenus tournent en rond pendant que j’erre, hagarde.

***

Nouvelle envie, nouveaux plans.
Si je veux m’échapper de ma prison, il me faut la connaître dans sa totalité. Découvrir qui détient les clés. En connaître tous les recoins et les habitants.
Et surtout qui est à l’oeuvre de cette vaste mascarade.

Je pars à la rencontre de nombreux personnages que je découvre, avec qui je discute, échange des points de vue, c’est très enrichissant, très perturbant.

Celui-là, replié dans un coin de sa cellule, à moitié endormi me dit que oui, nous devons nous libérer mais que franchement, c’est pas dit qu’on puisse y arriver, lui a laissé tombé. Il en a bavé, il en porte les stigmates. Il en tremble et son regard est fixe.

Cet autre me dit avoir vu la lumière, me dit tout connaître, avoir tout compris. Il me dit que nous détenons tous les pouvoirs, qu’il suffit de le vouloir, me dit même d’essayer pour voir.
Il me rappelle cet excellent film de Matrix où le gars à un moment peut voler parce qu’il sait qu’il est dans la matrice. Il me dit :
“ouais ma pote, franchement vas-y, tu y crois fort fort fort, tu cours au milieu de la cour et tu t’envoles !”.

Je vous passe tous les détails des milliards de propositions et de suppositions que je partage avec eux.

Il y a celui qui tourne en rond, sans cesse en répétant que les choses sont ainsi, depuis toujours. Il a lu beaucoup de livres et il est allé dans les plus grandes écoles, il me répète :
“N’écoute pas ces fous qui croient qu’il y a une libération possible, tu vas te brûler les ailes petite”.
Ou bien il rentre dans une discussion hautement intellectuelle où il s’efforce de distinguer la vraie de la fausse liberté. A la fin du discours, je me sens vidée et loin de ma liberté.

Il y a cet autre qui me dit, entouré de nanas, avec son poste de musique, sa came, son immense télé :
“Franchement, il te manque quoi ma puce ? On a tout ici, on est bien franchement, bon j’te laisse, y en a une qui m’appelle, ouuuuaiiiis, j’arrive poulette ! – Hey, tu m’appelles quand tu veux, j’te fais oublier tout ça ma minette – ”.
Franchement, il sourit le gars, il a l’air cool et heureux et moi je me sens si triste, si bête, pas claire dans ma tête.

Il y a celui qui me dit qu’il y a un dieu qui nous punit, que nous devons accepter les conditions dans lesquelles il nous a mis.

Et puis il y a aussi celui qui me dit de travailler, travailler sans relâche et que peut-être j’y arriverai. Il me dit d’être patiente, courageuse et confiante.

***

De mon côté, à force de sorties, de discussions qui se poursuivent jusqu’au bout de la nuit, de nouvelles sensations, émotions naissent en moi et me portent : la rage, la colère, le sentiment d’injustice.
Je suis un chasseur, prête à traquer, prête à tuer s’il le faut, pour recouvrer ma liberté.
Je sais que le plus difficile et le plus long sera de découvrir qui se cache derrière tout ça et qui détient les clés.
En attendant, je m’immiscie au cœur des patrouilles, traquant leurs pas, leur emplacement, leur mode de fonctionnement.

Quelques fois je suis débusquée, me retrouve enfermée, frappée et torturée.

Chaque fois il me faut du temps pour retrouver l’énergie de poursuivre ma quête de liberté.
Parfois même ces tortures et menaces me font douter du bien fondé de mon entreprise :
Est-ce un leurre que de pouvoir me libérer un jour ?
Il y a ce garde, familier, avec qui je discute régulièrement, pas aussi méchant que les autres qui se moque, gentiment, tendrement :
“Mais comment oses-tu petite franchement ? Tu t’es pris pour un super héros ? Tu vas te brûler les ailes. Tu as tout ce qu’il te faut ici. Tu retrouveras les mêmes ennuis dehors, j’t’assure, on est bien mieux ici à l’abri.
Réfléchis j’te dis ! »

Alors je me résigne, convaincue pour un temps, je reprends ma vie dans ma prison, je m’active à nettoyer, raboter les murs et faire briller, simulacre de clarté.

Toujours, toujours, cette chape de plomb.

Je dois me lever, marcher courir, me réveiller !
C’est une tâche si dure, ô mon dieu…! Dieu que c’est difficile…!
Recroquevillée dans ma cellule sombre, humide et dure, la petite lumière me rappelle, me rappelle l’air pur et les blés. Le vent dans mes cheveux et les rires assoiffés.
De cet amour pur savouré au dehors et sans le moindre remord, je poursuis alors, encore ! Ma quête assoiffée de liberté !

Le reiki, l’amour ! partie 2

Retour vers : Le reiki, l’amour ! Partie 1

Les transmissions énergétiques, un don

Le reiki est une transmission orale de maître à élève qui remonte à Mikao Usui, nous avons la lignée (écrite, avec les noms des différents maîtres)  quand nous recevons l’initiation.
La transmission se fait par le biais d’un “rituel” : les transmissions énergétiques.
Celles-ci en quelque sorte réveillent en nous ce qui a toujours été là, d’après moi : cette capacité à prendre soin de soi et des autres, avec nos mains, ce pouvoir de guérison inscrit en chacun de nous.
Elles transmettent aussi, il me semble tout le “travail” de la lignée.

C’est un don qui vous est fait (en tous cas je le ressens comme ça !), véritablement, lors de l’initiation, un don de toute une lignée d’êtres humains éclairés qui vous transmettent gracieusement ce don, sans que vous n’ayez rien à faire, sans que vous n’ayez “mérité” quoi que ce soit.
Ce don bien évidemment ne résulte pas d’un travail acharné et mérité de votre part mais d’une main tendue d’autres humains avant vous et autour de vous. Ce don ne vient pas de vous, l’énergie que vous utilisez ne vient pas de vous.
Ouf ! Enfin, l’attention est déplacé, l’ego en prend pour son grade, le lâcher prise devient accessible ici ! 🙂 (oui, je ne dirais pas facile parce qu’on rencontre des résistances aussi dans le reiki ! :D)

Parce que ces Hommes ont souhaité ardemment, souhait que je porte dans mon cœur aujourd’hui, partager, transmettre à tous, sans aucune restriction, ce merveilleux pouvoir que nous avons là, dans notre coeur, dans nos mains, pour prendre soin de soi et de l’Autre.
Mais surtout, ils ont souhaité que ce travail qu’ils avaient accompli, que ce petit pas soit transmis et qu’il s’étende, que d’autres pas suivent, se poursuivent, ensemble, ralliés, jusqu’à devenir de grands pas, jusqu’à faire émerger au grand jour l’Amour, et ce, avec de plus en plus de facilité et en toute simplicité, parce que nous sommes tous reliés, parce que nous sommes aidés !

Je ressens très fortement aujourd’hui mon appartenance à cette lignée reiki, de la même manière que je ressens le lien très fort de ma lignée familiale.
Je ressens un lien très très fort avec mon maître reiki.
Je tiens à préciser ici à ceux que ça ferait partir en courant (comme moi auparavant) que le terme “maître” se rapporte à celui qui maîtrise son art et rien d’autre.
Un “bon” maître reiki (comme un bon parent !) pour moi est empli de bienveillance, toujours à l’écoute, dans une grand humilité, profondément Humain.
Je crois que dans cette Humanité consciente réside le plus grand des pouvoirs.

Les effets du reiki

Découverte de ce que nous sommes au fond.

Être Soi.

Connais-tu ce qui est juste pour Toi ?

Je vais essayer de parler tout d’abord des effets de manière générale, avant de partager avec vous les effets sur moi.
Là encore réside toute la beauté et la force du reiki.
Le reiki va vous apporter naturellement, à votre rythme, tout ce qui est bon pour vous.
Ou plutôt, j’adore le terme plus neutre de mon maître reiki : ce qui est juste pour vous.
Personne ne sait ce qui est juste pour l’autre, mon maître reiki a conscience qu’elle ne sait pas ce qui est juste pour moi, moi seule le sais et le découvrirai en pratiquant le reiki.
Je pourrai être aidée aussi, bien sûr, dans la quête de ce qui est juste pour moi.

Et cela s’en ressent dans les ateliers où nous partageons notre expérience du reiki : chacun le vit différemment, le voit différemment et en parle différemment et partage cette belle diversité en toute liberté.

Je le répète, le reiki est un enseignement libre de toute doctrine, de toute religion ou de tout enseignement spirituel.

Mais alors que les effets concrets sur notre vie diffèrent, nous nous rejoignons tous dans le plaisir que nous avons à pratiquer le reiki et les effets que nous constatons tous, et ce, dans tous les domaines de notre vie, à notre grande surprise au début :

– ressenti de l’amour en nous et autour de nous,
– intuition grandissante avec des meilleures prises de décision,
– soulagement de douleurs diverses,
– sentiment d’appartenir à un grand tout, prise de conscience d’une “autre” réalité, pour certains totalement méconnue avant,
– intégration au rythme de chacun de cette “part spirituelle” en nous (sur laquelle chacun mettra ses mots !),
– confiance grandissante en soi, dans l’autre et dans tout ce qui nous arrive,
– sentiment de responsabilité,
– meilleure maîtrise de la peur, de la colère et du stress,
– connaissance de soi,
– ouverture et curiosité grandissante,
– respect, bienveillance envers soi et les autres qui s’installe naturellement,
– joie grandissante,
– conscience de l’importance de l’ici et maintenant.

Vous n’imaginez pas le plaisir que c’est de se retrouver, entre personnes conscientes, bienveillantes et ouvertes, surtout au début (plus qu’un plaisir, c’est presqu’une nécessité, tant que la confiance manque), pour certains d’entre nous qui ont connu une brusque ouverture de conscience (ou une ouverture tout court sans la conscience qui va avec, ce qui est relativement fréquent !) avant même d’être accompagnés par un outil ou les personnes justes pour aider à canaliser et à intégrer ce qu’une ouverture des perceptions peut occasionner : confusion, paradoxes, peur, de la folie notamment, manque de confiance en soi, souffrance, angoisses, dépression, etc.

Et petit à petit, une cohérence se crée entre ce que nous sommes, ce que nous disons et ce que nous faisons.
Cette cohérence je crois apporte un équilibre, certes mouvant (que nous réajustons chaque jour !) qui apporte joie, maîtrise et santé.

Ce que j’ai découvert, moi, avec le reiki.

Comme dans le reiki, il n’y a aucune indication de ce que l’on doit faire ou penser pendant le soin, et bien c’est une extraordinaire occasion de nous observer dans tout ce qui nous compose, sans biais, à l’état brut et je trouve cela énorme !!!

Chaque jour où je me fais un soin, ma connaissance, ma conscience, l’acceptation de tout ce qui me compose, l’amour et la confiance grandissent en moi.

Mouvance de la vie 

Chaque soin, absolument chaque soin et les effets qui en découlent sont différents et ceci vaut aussi quand on fait un soin à quelqu’un.

juste pour aujourd’hui, renouveler son regard, tout axer sur l’observation.
L’analyse d’hier, l’étiquette posée hier est forcément erronée en ce jour nouveau où tout a changé !

Acceptation de tout ce qui me compose : le soin quotidien nous fait approcher la palette infinie de ce qui nous compose et tout ce qui nous compose est, tout ce qui nous compose n’a pas à être jugé, comment pourrions nous dire que cela ne devrait pas être là si c’est là… ?
Cela s’est fait naturellement parce que j’ai senti nettement, en soin, quand je n’acceptais pas quelque chose que ça « bloquait » et me faisait du mal, dans mon corps ou dans ma tête.

Accès à “la source”,  “la lumière”, “l’énergie” qui me fait sentir que tout est possible.
En effet, certains soins ont été une véritable illumination ponctuée de visions absolument magnifiques et libératrices. Ces soins représentent des prises de conscience déterminantes de notre potentiel illimité, du grand pouvoir qui réside en nous et qui est bien plus grand que nous!

Accès à nos limites dont on comprend qu’elles sont illusoires mais que tant qu’elles demeurent elles sont réelles, acceptation, respect de ces limites.
Certains soins, on sent nettement ces limites, on sent des résistances, des tensions et naturellement, on commence à apprendre, à comprendre, aimer et accepter. C’est ce qui est.

Accès à nos émotions, nos humeurs.
Certains soins on pleure, d’autres on rit, d’autres on est bouleversé. Certaines fois on s’ennuie pendant un soin, d’autres fois on est exalté.
Petit à petit on prend du recul sur nos émotions qui vont et viennent et on décèle aussi quelque chose de très stable qui n’est pas de l’ordre de nos émotions, qui est toujours là.

–  Accès à notre mental.
Durant certains soins, le vélo dans la tête ne s’arrête pas et on assiste médusé au flot ininterrompu, sans aucun contrôle, de nos pensées…

Accès à notre corps par des perceptions physiques.
Certains soins verront une douleur se raviver, se réveiller ou cesser, on pourra sentir des fourmillements, de la chaleur, des frissons, etc.

Accès à une grande souffrance physique et/ou morale qui nous habite.
Certains soins on assistera, dans une grande détresse, à cette humeur morose qui grandit, grandit et soudain se voit soulagée… ou pas !
Ces moments ne sont pas évidents, la conscience grandissante et la transformation représentent de véritables épreuves dignes des douze travaux d’Hercule mais quels trésors nous trouvons à l’issue de ces épreuves… !

–  Accès à notre pouvoir de maîtrise.
On va s’amuser et constater dans certains soins que nous avons une capacité à nous centrer qui “potentialise” l’énergie et ses effets.
On va s’amuser à se servir dans certains soins de la visualisation mentale et de ses grands pouvoirs.
Petit à petit on prend confiance et conscience de tout ce que l’on peut faire avec tout ce qui nous compose en tant qu’être humain, comme un enfant qui apprendrait, émerveillé, à marcher.
Et bien on apprend à Vivre et cette vie là, au début nous semble magique, extraordinaire…!

Découverte d’une palette infinie de perceptions avec les biais et les limites que ces perceptions supposent, quête d’un moyen d’élargissement de ces perceptions.
Je découvre que selon si je déplace mon intention et mon attention dans mes mains, dans ma tête où dans l’écoute du corps de l’autre, dans ce que je vois ou dans ce que je ressens, les choses sont différentes.

→ Conscience de l’importance du recul de nos perceptions limitantes, découverte de l’importance de l’amour pour chaque biais, chaque perception qui peut présenter un intérêt selon les cas.

 Apprendre à faire confiance, à recevoir, lâcher prise.
Quand vous voyez qu’alors que vous ne faites aucun effort, que vous n’étiez pas centré, quelque chose s’est débloqué, quelque chose vous a soutenu, « on » a pris soin de vous, sans vous, sans le mental.
Le lâcher prise se fait alors naturellement. Il est important de le dire, tout se fait dans le reiki, sans rien faire.
On découvre même qu’au moins on en fait au plus les choses se font en quelque sorte. Il y a du travail bien sûr mais ce n’est pas un travail qu’on a l’habitude de faire, comme on nous a appris. C’est tout autre chose.

– Modification qui se fait naturellement dans le mode vie, la nourriture.
Dans mon cas, dégoût pour l’alcool (que je buvais modérément, à l’occasion et que je ne voulais pas spécialement arrêter), dégoût pour la cigarette, inspiration soudaine pour créer sous toutes ses formes, inspiration pour cuisiner, équilibre naturel dans ce que je mange, je « sens » quand je dois arrêter de manger gras ou sucré, sans non plus m’en priver ou rejeter quelque nourriture que ce soit.

– De manière générale, une grande conscience de mon corps, de mes pensées, de mes émotions, de mes compulsions, de mes peurs, de mes angoisses, de tout ce que je suis.

Une joie, indescriptible… De celle qu’on approche de manière si brève à certains moments de notre vie, qui s’installe, confortablement, durablement.
Le bonheur.
Oui, je peux vous confier ici, en toute sincérité que je suis heureuse.
J’ai toujours des hauts et des bas, des peurs, parfois je me sens triste, oui,
je suis un être humain, heureux de l’être. 🙂

– Nouvelle vision du monde.
La perception du monde et le regard change car ceux-ci sont déplacés (ce n’est plus le seul mental dictateur qui observe mais un concert réuni en une divine harmonie qui perçoit), une réorganisation complète, en quelque sorte, se fait et ouvre la voie à des perceptions totalement renouvelées.

Mais là, ça demande de développer, ce sera dans un prochain texte (et sûrement plus tard, un livre car il y a beaucoup beaucoup de choses à dire…!!!) car mon voyage, mon beau voyage prend ici un tournant décisif…

Pardon pour le côté un peu listé de ce texte, ça m’est venu comme ça et finalement pourquoi pas ?
Aussi, pardon si j’ai oublié des choses, c’est pas évident de chercher à faire concis et de se rappeler de la myriade d’effets de ma pratique quotidienne du reiki.

Enfin, il manque la partie soin à l’autre, magnifique, merveilleuse, essentielle dans ma vie puisque qu’aujourd’hui je fais des soins aux autres, cela viendra plus tard !

Je voudrais clôturer ce texte avec les cinq principes du reiki :

Juste pour aujourd’hui,

Libère-toi de la peur,
Libère-toi de la colère,
Montre de la gratitude envers tout ce qui vit,
Fais ton travail honnêtement,
Soi bon envers toi-même et envers autrui.

Le Reiki, la GUERISON, partie 3

Serrons-nous les cœurs

J’ai besoin de toi ô Humain
dans les moments douloureux de ma vie.
Un grand maître me dit que cette souffrance n’est qu’illusion,
mes anges se désolent eux aussi, avec toute leur bienveillance, de me voir m’engluer et, disent-ils, tels le grand maître, me « complaire » dans cette “illusion”.

Mais dis-moi, ô frère humain,
est-ce une illusion, cette douleur qui serre ma poitrine ?
Est-ce une illusion quand mon cœur se serre, de tant de colère, de tant de chagrin,
est-ce une illusion quand je suis à terre, pleurant, implorant le ciel ?
Est-ce qu’au cœur de ma souffrance, quand je prie le ciel, je prends plaisir à souffrir ainsi…??!!!
Que m’apportent tous ces mots vains de volonté inconsciente de souffrir ou réalité illusoire de la souffrance…???

Mon dieu, l’humain serait-il devenu fou de décrypter de manière aussi inhumaine son humanité ?

Dans ces moments où j’ai mal, je sais ô je sais toutes ces choses qu’on dit
et ce savoir, que m’apporte-t-il ?
Ce savoir me maintient la tête au sol dans une torture insoutenable.
Alors je continue de désapprendre,
ô combien j’apprends…!

Aujourd’hui je ne m’identifie plus à cette souffrance,
je crois fermement désormais qu’il est possible de ne plus souffrir.
Là où il y a amour
il n’y plus de souffrance.
Mon amour et ma lumière grandissante me mènent dans ce sens.

Et pourtant !
Il me semble que celui qui s’approche de l’Amour souffre,
de cette rage, de ce désespoir, dont je ne pourrais ni ne voudrais expliquer le pourquoi ni le comment !
Surtout pas en faire une règle !
Mais toi Humain, humain sensible,
sur le chemin, comment te sens-tu ?
La sens-tu parfois cette douleur intolérable ?
Ce doute qui t’étreint en une confusion insoutenable ?

Il est des moments, ô Dieu où la douleur brûlante m’étreint
et dans ces moments, ô humain je demande ta main
je demande tes bras, j’implore ton cœur,
pour le serrer contre le mien,
et je te promets solennellement de te tendre la main à mon tour quand tu en auras besoin,
non pas pour t’apprendre que ta souffrance n’est qu’une illusion,
non pas pour te dire de sécher tes larmes,
pour rien te dire à vrai dire,
juste te tendre la main.
Parce que c’est ça qui est beau, qui est unique chez l’humain.

L’arbre généalogique de mes pensées – aux origines du voile qui masque ma vérité profonde

Je partage avec vous un texte que j’ai trouvé chez mon maître reiki Odile Dahan, le jour où j’ai passé mon troisième degré de reiki.
Ce texte est arrivé au bon moment et a éveillé quelque chose de très intense en moi.
Mon dieu, quel pouvoir ont les mots…!
Je vous le livre et j’y ajoute une suite plus personnelle, certains s’y retrouveront peut-être…

Âme d’enfant

Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
Un Cartésien se pencha et lui dit :
« Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou ».
Un spiritualiste le vit et dit :
« Vous avez dû commettre quelque péché ».
Un scientifique calcula la profondeur du trou.
Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.
Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».
Un médecin lui lança 2 comprimés d’aspirine.
Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.
Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »
Un optimiste lui dit : « Vous avez de la chance, vous auriez pu vous casser une jambe ».
Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ».
Puis un enfant passa, et lui tendit la main…

Imaginez maintenant la même scène à l’intérieur de vous-même, ces mêmes voix dressées contre vous-même, ces même théories réductrices, tellement réductrices qui ne sont que le fruit de l’arbre généalogique de vos pensées, celles-là qui demandent à être nettoyées, purifiées, éclairées :

Vous êtes dans ce trou.
Vous êtes soudain triste,
vous vous sentez soudain fatigué,
vous n’arrivez pas à faire ce jour-là ce que vous aviez prévu de faire,
vous n’arrivez pas à écrire tout ce que vous avez en tête, là.
Vous êtes en colère.
Votre dos vous fait mal,
et votre tête, votre tête… à se taper contre les murs.

Observez maintenant les milles personnages dans votre tête qui vont interpréter, décortiquer, juger, tirer des théories pour finir par s’éloigner à mille lieux de la réalité :

voilà mon problème, je suis toujours fatigué parce que bla bla bla,
voilà la solution, je dois avoir un blocage de ce chakra précis et il faudrait que je prenne tel traitement, que j’étudie ceci ou cela bla bla bla.
Mais non tu dois garder confiance,
mais non cette confiance est dangereuse, tu dois écouter ces voix.
Colère, je déteste être triste, je peux entendre cette voix qui déteste la tristesse parce cette autre voix derrière me dit que je devrais pas être triste parce qu’elle s’imagine que je suis triste pour cette broutille que cette autre voix ma assuré être la cause de ma tristesse.
Je refuse cette colère parce que cette voix m’a dit que j’étais en colère pour cela et cette autre voix m’a dit que je ne devais pas.
Vous vous dites que cette douleur est à cause de cette raison qu’a évoqué cette autre voix qui le tenait de cette théorie de ce bouquin lu autrefois.
Vous refusez alors cette douleur qui fait hurler toutes ces voix que vous ne supportez plus d’entendre.

……. Et le Juge, oh ce cher juge qui décrète alors : tout cela est ridicule, ridicule, tout cela n’existe pas, tu es ridicule, tu n’es rien.

Blanc.

Soudain vous percevez, de tout votre être ceci :

JE SUIS.

Je suis je suis je suis !!!!!!
je suis en colère
je suis triste
j’ai mal
je suis fatigué.

JE SUIS

Dans cet état de grâce, de silence, de vérité profonde, vous percevez avec effroi l’illusion, illusion monumentale dans laquelle vous êtes plongé depuis si longtemps, ce trou gigantesque où tout est noir mais duquel vous percevez soudain la lumière,
ce blanc.

Alors vous fermez les yeux, divine vision et vous vous centrez, vous vous centrez sur vous-même et c’est alors que vous voyez aussi, dans cette profondeur immense en vous cette même lumière, cette même lumière dehors, dehors, en vous dehors, en vous.

Je suis lumière, je suis et je pleure, je pleure.

Je cesse de pleurer, j’en tremble encore et je garde ce repère, ce guide, en moi, en dehors de moi, je retrousse mes manches, encore, et je poursuis le chemin, avec patience et bienveillance.

Mon regard change, mon corps change, mes pensées s’évanouissent pour en créer de nouvelles, celles-là que je ne croyais pas possibles, celles-là qui encore aujourd’hui me font peur;
celles-là sont enfantines, insouciantes, sérieuses, bienveillantes et surtout, surtout, mouvantes, à l’inverse de ces pensées sclérosantes qui me maintenaient enfermée.
Il y en a même une qui me tend la main…

Et je dis patience, patience dans ce silence.

L’enfer

La dernière couche.
La plus épaisse, la plus ancienne, la plus forte, la plus dure.

Le coeur.

Je suis forte de l’effeuillage d’une centaine d’entre elles et pourtant me voilà ici face à la plus terrible des épreuves.
Ma peur avait été mise à l’épreuve, mon courage, la force nécessaire, pourtant ici je me demande si j’en serai capable.
Et je ne m’y attendais pas.
Après cette Grâce indicible, ce bonheur extraordinaire, la rencontre avec le maître des lieux, la maîtrise, la lumière, comment puis-je être plongée dans un tourment aussi violent et destructeur…?

Je ne suis plus capable de réfléchir, je ne suis plus capable de penser, de raisonner, de rire, d’être inspirée, suis-je encore capable de vivre, de supporter cette énième épreuve ?
Mon corps n’en peut plus, je suis à terre. Recroquevillée, enserrée, les yeux grand ouverts, comme ils ne l’ont jamais été auparavant.
Douloureuse mise à nue.
Ouverture béante de mon cœur qui saigne, qui saigne, à n’en plus finir, comment survivra-t-il ?

You used to lift me up, now you get me down me dit Archive.

Impossible d’écrire alors à ce moment-là, juste le vide, le rien, la douleur la plus atroce, le doute le plus effrayant, mes démons les plus profonds, l’enfer, oui, l’enfer, je vis l’enfer, est-il seulement possible de vivre l’enfer ?
Est-il seulement possible de revenir de l’enfer ? Ma raison résistera-t-elle ?
Mon corps résistera-t-il ?

A ce moment bien sûr je n’ai pas cette réponse, seulement ma Foi, construite au fil de l’effeuillage, je suis plus forte que jamais, plus vulnérable que jamais.
Je prends le risque, j’y vais, de toutes façons, je n’ai pas le choix.
Est-ce que je reviendrai ?
Je ne sais pas.
J’y vais, pour de bon.

She leaves me in my darkness,
I have to face, face my fear.

There’s nobody here… For me, now…. M’assène encore Archive que j’écoute.
La musique, encore toujours, elle qui vibre avec mon cœur sans mots, sans comprendre pourquoi, comment, juste sentir, entendre ce son qui me correspond, à ce moment précis de ma vie.

Je cherche, je cherche quelque chose pour m’assurer, une béquille, une aide, une assurance que je reviendrai.
C’est impossible, je suis seule ici, c’est Moi, mon cœur, mon Etre.
Je demande l’isolement le plus total. Le noir. Je suis recroquevillée et je voyage.
Car j’ai beau être au cœur du plus terrible des tourments, du plus grand désespoir, de la plus grande confusion, je suis bien là, moi, avec mon vécu, ma force, ma Foi.

Commence alors la visite de mon enfer, le plus terrible des enfers, les plus dangereux des démons, mes démons que j’ai eu l’occasion de rencontrer durant mon voyage.
J’ai la Foi, le plus grand des pouvoirs mais ce pouvoir ne me donne aucune sécurité, aucune assurance.
J’ai peur, j’ai peur, j’ai mal.

L’observation commence, horrifiée, tremblante, hurlante.
La guérison aussi, se poursuit, elle s’installe, se met en branle, physiquement, lors de mes soins-voyage, je peux désormais le sentir, sentir le mouvement dans mon corps, les poussées, les tensions, le torrent puissant qui dégomme tout sur son passage.

Des images, des visualisations.
Un liquide noir et visqueux qui sort ici, de nouvelles racines qui poussent là, sous mes pieds, des barrages forcés, détruits, des fleurs qui fleurissent et s’épanouissent un peu partout. Des tensions énormes dans mon cerveau que je sens littéralement se réorganiser, bouger sous mes mains.
Le mental. Le doute.
Mon corps bouge, encore, je sens chacune de mes cellules qui s’agite, qui vibre, tout se réorganise en moi, nouvelle programmation de cet ordinateur trop longtemps programmé sur une illusion, un leurre, une souffrance, une prison.

Je sais – crois – à ce moment que je risque la folie.
Je sais – crois – à ce moment que je risque la mort.

Je sais aussi, pourtant, que j’en ressortirai. Ma Foi. Mon foyer.
Ils sont là, je suis bien là, je poursuis mon voyage au cœur de l’enfer et de la plus grande des lumières accompagnée par mon mari et mon fils qui m’envoient tout leur soutien et tout leur amour, alors qu’ils ferment la porte pour me laisser seule affronter mes démons dans le noir le plus profond.
Je les entends au loin, ce bruit familier, ces rires, cette vie que j’entends m’entoure de cette énergie rassurante et bienfaisante dont j’ai besoin.
Ils me font confiance, depuis toujours, encore plus au cœur de cette terrible épreuve dont ils savent que je suis la seule à pouvoir l’affronter, l’épreuve de mon être, l’épreuve de ma vie.

Je passe donc plusieurs jours dans un désespoir profond mais que je n’interprète plus de la manière officielle, cette illusion que je m’apprête à quitter pour de bon pour aller à l’encontre de la vérité, de ma vérité.
Une partie de moi sait que c’est mon épreuve décisive. Mes démons d’hier surgissent et montrent leur vrai visage, plus forts que jamais, plus armés que jamais, avec une subtilité déconcertante.

Mais je ne suis plus la même, moi aussi je suis plus forte que jamais.
Et ces forces-là ennemies sont en moi, elles font partie de moi et je me connais bien, je les connais bien.
Je ne rentre plus dans leur jeu, je ne rentre plus dans ce que je sais désormais être une illusion, une illusion à laquelle j’ai adhéré pendant longtemps et à laquelle je n’adhèrerai plus.

Je sais le pouvoir de cette illusion, je sais le pouvoir de ces démons, je le vis, je ne peux empêcher leur action sur moi, à ce moment.
Je sais que je ne puis que lâcher les armes, les observer, les traquer, les connaître, encore, mieux, qu’ils puissent se prendre à leur propre piège.
Ne pas rentrer dans leur jeu.
J’ai acquis une certaine maîtrise depuis.

L’Amour, la Confiance, le Lâcher prise, la Patience.

Ces forces qui m’ordonnent d’agir, qui cherchent à comprendre, qui me blâment de ne pas trouver une solution, qui m’exhortent à sortir de ce trou noir, à quitter le navire, à stopper le voyage tant qu’il en est encore temps.
Mais je sais, le Maître des lieux est là, il me souffle de poursuivre, alors même que sa voix est petite, que je doute, que je ne sais plus qui est le maître.
Je refais alors le silence en moi et Il revient, m’insuffle à nouveau cette bienveillance, cette douce énergie rassurante pour poursuivre, hurler, laisser couler ce torrent de larmes purificatrices sur toute cette souffrance inutile, qui ne m’appartient pas, pour faire vivre mon cœur dans sa totalité, mon amour, enfoui sous cette ultime couche de souffrance.

J’observe, encore, toujours, effarée, effrayée, hallucinée et je poursuis le voyage, je poursuis la guérison, le mouvement se poursuit, c’est long, c’est long, Dieu que c’est long…!
Un milliard de voix discordantes qui se déchaînent, dans tous les sens, tous ces sens qui vont à l’inverse de mon cœur, qui me font du mal, qui me jugent, me tourmentent, me déchirent.
Cette longueur, cette lenteur me décourage mais j’ai la Foi, mon Amour, ce torrent d’amour qui poursuit son déferlement sur tout mon être.
Je sais à ce moment que je ne peux pas penser, que je ne peux pas raisonner, que je ne dois pas raisonner car ma raison est sous le contrôle de cette force malfaisante, de cette illusion destructrice alors je m’abstiens pour un temps de raisonner, alors même que j’aime ma raison, que je connais sa nécessité mais je ne mets plus dans des cases, je jette ces cases, ces logiques illogiques, fruit d’une illusion ancestrale, de ces suppositions dont je ne veux plus qu’elles gouvernent mon être…!

Je sais que ma raison reviendra, au service cette fois de mon cœur.

Je fais confiance ici et maintenant seulement à mon cœur, à ma vérité, silencieuse, mon refuge dans lequel je me terre régulièrement et qui me régénère, me protège de ce poison mortel qui m’assène des coups, des pensées punitives, qui me jugent, jugent ce refuge régénérant, me dit que c’est une fuite, me crie d’arrêter, juge chacune de mes pensées.

Silence.

Silence fill you through
Time to tell the truth
See the words on signs
It ends with a blink of an eye