Le voyage

EN QUÊTE D’INFORMATIONS

Un beau jour, pour une raison qui nous est propre, souvent à un moment déterminant de la vie, propice, nous allons partir en quête d’informations ou plutôt en quête de sa propre formation.

Peut être allons-nous découvrir un chemin inexploré auparavant ou bien même approfondir un chemin que nous avions initié enfant, peut être allons nous reprendre celui de nos parents, d’un parent ou même d’un ami qui nous a inspiré, toujours est-il que notre vie prend un tournant, celui de la quête, d’une quête profonde, profondément individuelle, intime.

Je sors alors du carcan dogmatique de la théorie unique préétablie, de l’unicisme de l’information et je pars en quête d’information, de ma propre formation. A ce moment je cesse de m’abreuver docilement de ce qui me tombe tout cuit dans la bouche.

A ce moment je réalise que cette quête me fait peur parce qu’elle signifie la fin de la facilité, le début des responsabilités, je n’appartiens plus à aucun courant de pensée, je ne dépends plus de personne, je n’appartiens plus qu’à moi-même, je sens soudain souffler un vent de liberté, une liberté troublante, qui me fait peur. Plus aucune théorie pour me tenir la main.

Comme j’ai peur, tout cela semble si loin de ma culture ambiante, de tout ce qu’on m’a appris à l’école: le noir, le blanc, les gentils, les méchants, tout cela est si simple, carré.

Dans ce monde protecteur – infantilisant, rassurant – , compréhensible, précis, prévisible,  je pouvais tout anticiper, calculer, je me sentais maître de mon destin que j’orchestrais de manière parfaite. « Quand on veut on peut », « dans la vie on arrive à tout », quelle force de sentir que que je tiens ma vie entre mes mains, très fort pour ne pas faillir, être faible, m’écrouler.

A ce moment j’ai besoin de ça, de me raccrocher, m’accrocher très fort à tout ça; ma vie, que je maintiens serrée très fort entre mes mains, cette structure dans mes mains, claire, mes amis, mes ennemis. Mes théories sur le monde, précises, arrêtées, claires, rassurantes.

Mais voilà que se coince soudain un petit caillou dans ma mécanique parfaite, ce putain de petit caillou dont je cherche à me débarrasser à tout pris. Putain, c’est quoi ce bordel, ce caillou ne fait pas partie de moi, c’est un putain d’élément extérieur dont je dois me débarrasser à tout pris. Il me prend toute mes forces, il me rend faible, me fait faillir, me dérange.

La volonté. La force.

Je ne sens pas ce caillou, il n’est pas là.

Ok, il est là, je suis fort, je peux endurer ça, le supporter, tu vas pas te laisser avoir par un putain de vulgaire petit caillou qui n’est rien comparé à tes solides fondations, tes murs que tu as bâtis à la force de ta volonté, ta force toute puissante, souveraine.

Ok, ce machin là a décidé de s’incruster.

Ok, la guerre est déclarée contre ce putain d’envahisseur dans mon enceinte protégée surpuissante. Il veut la guerre il va l’avoir. Il sait pas à qui il s’attaque.

Je le fais taire à grand renforts de médocs.

Encore toi? Putain je t’avais fait taire. C’est moi qui ai gagné.

Peu à peu tu fais pourtant partie de moi.

Je commence à t’écouter.

Je commence à te parler.

A toi, mon autre, mon messager. Qu’as-tu à me dire? Oh attention, moi vivant je ne tomberai jamais fou. Je veux bien te donner une chance de t’écouter, de te faire confiance mais il faudra pour cela que je trouve des appuis, des appuis sérieux, scientifiques, rationnels. Parce ce que ce putain de bordel que tu instaures dans ma vie m’a l’air de tout sauf de quelque chose de logique, rationnel et je ne veux pas sombrer dans le délire. Je dirige ma vie moi, je la contrôle. Je m’informe.

Quelque chose de nouveau dans mon planning. OK. Voyons ce que la littérature a à m’apporter, la science, la médecine. Quelqu’un a-t-il vécu quelque chose de semblable?

Me voilà parti en quête de l’humain, embarqué malgré moi dans ce fabuleux voyage au coeur de l’humain, dans toute sa richesse, ses paradoxes, sa splendeur.

Voilà que je m’abreuve d’une connaissance merveilleuse, la mienne reliée miraculeusement à d’autres âmes soeurs intellectuelles, mes maîtres, mes formateurs, celle aussi tirée de mon expérience et de mes rencontres.

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