Un pont entre les deux mondes

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Je vais dans ma chambre, seule, la musique du grand bleu va m’accompagner.
Je suis guidée. Je n’ai plus peur.
Je pleure. Mon dieu comme je pleure, j’ai tant attendu ce moment sans même parvenir à croire qu’il puisse exister pour de vrai,
celui que je savais, que j’avais toujours su que c’était possible,
que c’était possible.

Les journées précédentes avaient été spéciales, entre ciel et terre, beaucoup de sommeil,
de silence, de travail dans le subtil,
qui cette fois ne m’inquiétait pas,
je savais.

De ce savoir où vous ne comprenez rien mais vous savez,
ici, au plus profond de votre être.

Yes we can, yes we can
m’étais-je répété.

J’avais affronté cette force, encore, la même, celle si mystérieuse pour moi, chape de plomb qui me plombait, me mettait à terre.
Et puis j’avais compris.
De ce savoir qui ne se révèle pas aux hommes, en tous cas pas ici, dans leur tête
mais se souffle dans leur cœur.

Ce cœur, ce cœur de l’humain qui m’est si cher, si sacré, lieu de tous les possibles,
celui dans lequel tant ont cessé de croire.

Sur terre, créer ce pont,
ce pont entre les mondes,

le tien, le mien, le sien, le leur,
tout en couleur,
un pont en arc-en-ciel,
entre le ciel et la terre.

Ce moment est grave, ce moment est joyeux, ce moment est heureux.

Ce moment est précieux.

Tant et tant de fois j’ai rejoint la lumière, j’ai ressenti un amour inconditionnel,
connu une joie suprême, une sensation indicible, si jouissive.
Et tant de fois la redescente a été si dure, si douloureuse.

Ce pont, il était essentiel, entre moi et moi, et toi, et lui, et nous,
et le ciel
et la terre.

Pont de lumière, accueil inconditionnel,
amour inconditionnel de tout, tout ciel et terre, matière et non matière, beau comme laid, froid comme chaud,

Précieux chaudron qui pouvait tout englober,
Graal sublime aux reflets dorés
Qui accueillait ce tout et le transformait en Amour,
ce mot si mystérieux et si connu, l’amour…
Ce plein, plein de joie, plein de toi, plein de moi, plein de lumière, de douceur, de paix et de félicité…

Alchimistes méconnus que nous sommes,
alchimistes qui s’ignorent !
Combien de temps, combien de temps, encore !

Transformer ce plomb en or…

Transformez ce plomb en or !

Ce plomb que vous pouvez sentir avec tant de justesse, qui vous accapare, vous met à terre
vous fait vous sentir si misérable, en faute, ce plomb
que nous pouvons transformer en or, à l’intérieur, à l’extérieur
précieux sublimateur, tout en couleurs,
iridescentes, chatoyantes, scintillantes…

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Sortir de la matrice

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Quoi de mieux que partager mon journal pour illustrer cette sortie de la matrice.
Mais avant petite précision concernant ce que je nomme désormais la Matrice : c’est un mot que j’ai choisi pour désigner le tissu informationnel présent sur terre. La Matrice est donc de l’information, une information avec laquelle nous résonnons, sur différentes fréquences et à différents degrés, par le biais de notre ego, composante essentielle de ce que nous sommes sur terre, alliée à notre autre partie que j’ai exploré ici dans ce blog, là où gît notre trésor, un trésor qui, seul, ne sert pas à grand chose. Vous le verrez, vous l’approcherez quand vous méditez, quand vous êtes amoureux, au contact de la nature ou lors d’une expérience mystique, voulue ou non.
Ce trésor, il ne suffit pas de le voir, de le savoir, de le connaitre, il s’agit de le dévoiler à l’autre, lui montrer, le partager, trouver les mots, ici, sur terre, avec notre ego, avec la matrice, pour le faire rayonner. C’est ainsi que nous modifions la matrice.

« La vie sur terre se fait dans la matrice – avec l’autre –
Nous sommes ici pour être des alchimistes qui résolvent la divine équation : 
moi – l’autre – la terre – l’univers
L’équation sublime est la foi »*
*extrait de mon livre en cours d’écriture 🙂

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Extrait journal de bord de mon voyage :
24.01.17 Foi – libération de la peur – sortie de la matrice

Aujourd’hui nous sommes le 25 mais je mets la date d’hier, trop importante sur mon chemin. il y en a eu tant des épisodes étranges, marquants, intenses, fous, à vous faire chavirer un navire à vous faire hurler de terreur, hurler de bonheur, de ce râle, ce mouvement, ce sentiment….. Voilà que je pleure.

Hier j’ai conversé avec “mes guides”, ouch, ça me fait bizarre de mettre ce mot, moi la mécréante, la non croyante, athée, agnostique sceptique. Je le suis toujours, d’un côté et je le sais qu’ils sont là, présents, autour de moi. Cette matrice fait qu’on ne peut totalement, encore, pour l’instant, les accepter, sur terre.
Cette matrice dont ils m’ont dit de me sortir, par la foi. Cette foi – la force – qui toujours m’a guidée, m’a portée, sans savoir ce qu’elle était ou qui elle était, au delà de toute croyance, au delà de tout, tout ce que je savais, me menant là où je ne savais pas mais que je savais pourtant être chez moi.
Il m’en aura fallu du temps pour accepter tout ça, mettre des mots sur tout ça, ancrer tout ça pour ne pas sombrer dans la folie, ou la mort. Ce savoir soulève tant de peurs, inscrites au couteau dans la matrice, menace suprême à qui oserait dévoiler le secret. Tu meurs si tu perces le secret, voilà ce qui est encodé dans la matrice quand tu approches le stade ultime de ce soi-disant secret qui ne doit pas être révélé ou découvert par l’homme, celui qui fait que l’on doute et qu’on se sent fier, dans le vrai de douter. Mais qui a dicté cette règle…? Celui qui doute toujours s’est-il déjà posé la question? Je ne me l’étais jamais posé, pour moi c’était une évidence, une assurance de ne pas me tromper, d’être dans le vrai si je doutais.
Ça fait bizarre, l’impression de sombrer dans la folie quand je suis dans cette totale connexion qu’ils m’invitent à incarner désormais.
Tout, tout me parle, la matière, la musique, les mots, le vent, le silence.
Ils me parlent désormais, tout le temps, par cet accès cette voie, cette communication ouverte par la foi, entre deux mondes, lien, pont sacré. Et je sais que ce n’est pas folie aujourd’hui. Je pense à ces pauvres fous qu’on enferme, eux qui commencent à percer le secret, si vites bernés, détournés par la peur, la peur, composant principal de cette matrice sur terre.

Hier donc, expérience fabuleuse, extraordinaire qui tend à devenir ordinaire, il serait temps après tout ce que j’ai vu, vécu au cours de ce beau et long voyage…! Et j’ai vu.
Oui, j’ai vu. Désormais je vois. J’ai levé ce voile collant, opaque qui m’empêchait de voir ce que je vois maintenant. J’ai tant pleuré, pas de crise de larmes mais de petites larmes, coulant lentement de ce mépris depuis si, si longtemps. La matrice, qui nous tient, là, jusque dans notre chair marquée par ses griffes, là dans le ventre, là dans la tête, ici, oui dans la nuque.
Voir. Le bien. Le mal. Discerner.
Voilà ce qu’il m’a été donné.
Comprendre, enfin.
Cette compréhension est douloureuse, elle est essentielle.

Elle est comme une nouvelle naissance qui ouvre sur un nouveau regard si différent de celui qu’on avait avant. Si différent. Ce nouveau regard, je l’avais préparé, je l’ai préparé depuis des années, en ancrage, en petit à petit pour ne pas sombrer dans la folie en voyant ce que j’ai vu, en comprenant ce que j’ai compris.
J’ai vacillé pourtant durant cette expérience de chirurgie profonde dans le subtil de mes corps, frissoné en retirant (avec l’aide de tout ce monde invisible encore à l’humain d’aujourd’hui) un à un les stigmates de la matrice dont je sentais l’impact, l’importance, l’attachement, dans chaque fibre de mon corps.

Sortir de la matrice tout en y demeurant, voilà ce que me proposent mes guides maintenant, par le biais de cet axe sacré, pont entre les deux mondes, que représente la Foi, cette foi que je cherche à décrire pour la transmettre, clé précieuse, essentielle.

L’Humain !

En attendant un jour une de mes vidéos dans le genre de celle-ci, absolument sublime, envers laquelle j’éprouve une énorme dose d’amour, une pincée de jalousie ainsi qu’une énorme dose de frustration (arg c’est trop beau je serai jamais capable d’un truc pareil boouuuuuuuhhh :D).
J’ai pleuré et après, en la montrant à Luc et Steph, j’ai encore pleuré, elle est MAGNIFIQUE….!!!!!

En attendant mon nouveau site « L’humain » sur lequel j’essaie de bosser chaque jour… 🙂
Je Raaaaaaammmmmme………….!!!!
Y a du boulot…………..

En attendant donc voici les bases de ce que je veux/vais transmettre dans cette nouvelle phase riche de ma vie :


Ensuite, les mots reçus par Sophie qui me les avait transmis sur cette image sublime, bien avant les textes sur le feu sacré, ils sont à la base du feu sacré, c’est même la règle d’or du feu sacré (un sacré boulot cet apprentissage du lâcher prise, on a juste l’impression qu’on va exploser ou tomber à la renverse ou que tout lâche et qu’y aura plus rien… ben si en fait… y a le bonheur :-)) :

Régle d'or du feu sacré

Et pour finir, message de Yogi tea hier, c’est juste trop ça :

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Allez, on finit avec une pointe d’humour (c’est ma bouteille et… Celle de Steph :D) :

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Je vous envoie tout plein d’Amour, de lumière, de paix, de chaude, torride, sauvage vibrante humanité ❤

 

Stockholm Syndrome, partie 5

Stockholm syndrome partie 1

Je suis déplacée à côté d’un compagnon de cellule, un vieil ami, de très très longue date, qui me dit : “sérieux petite, on a la punition qu’on mérite, faudrait pas s’prendre pour dieu quand même. Le monde réel est ici.”

La punition, le vrai monde, se prendre pour dieu…
Le visage bouffi de coups, le sang s’écoulant encore de ma bouche, de mes oreilles, des coups reçus aussi à la poitrine, je me pose ainsi sans vraiment réfléchir mais en demeurant dans une sorte de conscience accrue de mes douleurs, mes cicatrices, mes potes de cellule autour, ma prison, mon monde, tout mon monde depuis toujours.

Que pouvait être l’autre monde ?
J’avais peur. J’en avais eu des aperçus certes mais je ne savais plus, non, je ne savais plus rien…

Il faut que j’en sache un peu plus, autrement, différemment.
Pour le moment je sais que je suis le maître des lieux, je sais que je suis mon propre bourreau, je sais que je peux me libérer mais ce savoir, loin de m’être utile, est source d’une souffrance plus terrible encore.
C’est moi qui me donne les coups, c’est moi qui me mets à terre. C’est moi qui décide de ce putain de décor tout gris.

Ce savoir est atroce, il m’est inutile, complètement, il me rend même folle de rage, une colère hurle, grandit en moi et me dévore, elle menace de faire tout péter, tout valser tout exploser, ne plus savoir, ne plus savoir, ne plus savoir…!
J’envie ces autres qui ne savent pas, je comprends pourquoi ils ne voient pas, je voudrais revenir à cette insouciance, à cette légèreté.
Sont-ils vraiment insouciants ? Sont-ils vraiment légers ?
Il me semble que la légèreté et l’insouciance que je recherche ne se trouve pas dans ce déni, oui, c’est un déni de cruauté, une souffrance masquée, une souffrance dérivée, une souffrance que l’on fuit, partout, tout autour.
Et puis ces coups que je me donne, je vois bien que beaucoup les donnent aux autres, à soi-même ou aux autres, quelle est la différence ?

Cette conscience est comme un trou vertigineux dont on ne sait ce qu’il est et quand il se termine.

***

A nouveau cette même sensation de lueur, de chaleur, de douceur.
On me chuchote des mots doux à l’oreille.
Je perçois une intense lumière, en ouvrant les yeux, tout est clair, limpide, merveilleux. tout n’est que clarté, brillance, l’espace d’un instant, sans rien comprendre, je suis dehors, je suis libre.
Mon corps bizarrement prend corps mais je le sens plus léger.
Une vive chaleur mais agréable ensemence mon cœur et grandit dans mon ventre.
Je sais, je sais qui je suis, je le sais depuis toujours, là, dans le creux de mon ventre, dans tout mon être même.

Je me dirige intuitivement vers une pièce.
Salle de cinéma ? Retour dans le passé ? Visite de mémoires de l’humanité ?
Je n’en sais fichtrement rien, comme toujours mais je m’assois dans cette drôle de machine, je ferme les yeux, je me laisse guider, je pars pour un long voyage.

C’est bizarre, je sens très fortement mon corps, je suis consciente et pourtant je ne suis plus tout à fait là.
Et les images me parviennent. C’est quoi putain c’est un cinéma dynamique…???
Je peux ressentir le vent, je peux voir des paysages jamais vu avant, en tout cas, de ce que je croyais savoir, je peux ressentir des émotions, des sensations inconnues elles aussi jusque-là.
Dans ce voyage je ne suis plus tout à fait moi, je suis projetée dans différents personnages, dans différentes réalités.

Je me sens puissant. Je ressens le pouvoir, la puissance du pouvoir. Je suis important.
J’inspire ce pouvoir, l’assurance qu’il me donne, le poids, dans tout mon corps droit et fier.
Huummmmmm que c’est bon cette sensation, moi qui me suis toujours sentie misérable, avilie, les épaules courbées.
Que c’est bon…!

Puis les images défilent, avec elles les années.

Je trahis. Je me venge.
Je suis amer. Je me sens si faible, si misérable. Je sens mon corps mort. Je sais qu’on vient de m’empoisonner. Juste rien. Plus rien.

Que suis-je dans cette scène ? Une montagne ? La nature ?

Ooooohhhhhh ici je médite, haut perché dans une montagne, seul. Je suis la montagne.
Ooh…! Je lévite…!!!!
Je ressens alors une sensation en haut de ma tête, comme si la partie haute de ma tête soudain se soulevait. C’est une sensation singulière, de chaleur, de lumière.
Puis la sensation envahit tout mon être je me sens transportée par une chaleur et une vague intense qui étreint tout mon être en une extase sublime, extraordinaire qui me relie à toute la terre.

……………. Que suis-je ici…???!!! Je ne ressens pas de corps, je ne vois pas vraiment. J’ai l’impression… Que… Que je suis dans l’espace. Je ne sais pas ce que je suis. Ça ne ressemble à rien que je connais.
hhhhhhh Je vois la terre. Non… Je la ressens. Un amour immense. J’aime la terre, mon dieu que j’aime la terre………!
Je suis l’univers. Quel est ce lieu ? C’est merveilleux.

J’ouvre les yeux, le voyage est terminé.
Je ressens une paix profonde, une chaleur dans tout mon être. Je ressens la terre au creux de mon ventre.

Je ne sais plus rien mais une intime conviction, d’une puissance bien plus grande encore que toute ma connaissance, prend corps en moi, serait-ce cela la Foi…?

***

A suivre…

Je suis amour

Bonjour à tous, j’ai envie de partager ce fabuleux texte qui m’émeut aux larmes, que je ressens dans chacune de mes cellules, que nous partageons vous et moi, je crois.
Il est de l’Abbé Pierre, merci à lui et merci à mon maître reiki Odile Dahan pour ce partage émouvant alors que nous méditions ensemble.

Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.

Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. 

Abbé Pierre

L’humain sur la voie d’une conversion spirituelle

Voici un texte écrit il y a bien longtemps, que je n’avais pas terminé à l’époque, le texte s’était arrêté à « la lutte » ! 😀
J’ai enfin pu le terminer. 🙂

Je voudrais parler de l’humain qui doute, qui se questionne, qui réfléchit, qui souffre, qui déteste, qui se met en colère, qui ressent, qui pressent, qui a peur, qui aime, chaque jour.

Je voudrais témoigner de cette profonde remise en question qu’il peut vivre à un moment de sa vie, au cœur d’une grande souffrance, au cœur d’une grande histoire d’amour, au cœur de son être dont il pressent qu’il a quelque chose à lui dire.
Je voudrais parler de l’humain qui croit, qui espère, qui voit la lumière.

Je voudrais parler ici de la foi.

L’être humain peut être amené à vivre une “conversion spirituelle” pour reprendre le terme du philosophe Georges Bastide qui a écrit un livre du même nom.
Je vais commencer par définir de manière trop succincte ce que j’entends par “conversion spirituelle”. Ce terme mériterait un livre entier, je m’inspirerai librement du livre de Georges Batiste pour définir sommairement cette conversion et même pour la suite de cet article.

Par “conversion spirituelle”, j’entends le passage chez l’humain d’une manière de voir le monde, de valeurs anciennes à un nouveau rapport au monde avec de nouvelles valeurs.
Le passage d’une vision dichotomique, morcelée, tiraillée, individualiste à une vision unifiée, un ressenti profond d’unification, de vision globale, profondément différente du monde.
La conversion dont je parle ici n’est pas l’adhésion à telle théorie en vogue mais plutôt un bouleversement de l’être humain dans sa globalité.
Beaucoup ont témoigné de ce qu’ils appellent également, une sorte de renaissance.

Cette vision, cette renaissance est l’aboutissement d’un long processus (ou pas ? :-)) de la conscience qui passera par différentes phases, lentement, difficilement aussi (ou pas ? :-)), ce sera le passage d’une “foi native”, pour reprendre les termes de Georges Bastide, à une autre foi, la “foi convertie”.

La “foi native” serait donc cette manière d’être au monde première, cette période où une certaine partie de la conscience serait “en sommeil”, ce moment où l’on vit, simplement, s’attelant à la tâche de vivre, se divertir, se former, trouver un travail, fonder une famille.

Peut-être, ou plutôt, certainement cette “première vie”, cette première manière d’être au monde sera-t-elle ponctuée de débuts de prises de conscience.
Cet humain qui se questionne de plus en plus, dont le questionnement, la quête et le doute prennent de plus en plus de place va entrer alors dans une lutte constante source de grande souffrance. Cette personne-là, la personne sensible, aime démesurément, elle est en colère aussi, elle se remet tout le temps en question et commence à remettre en question des vérités établies.
Dans la poursuite de sa connaissance, elle commence à se rendre compte qu’il n’y pas une vérité mais mille vérités, que dans chaque théorie, on trouve le pour et le contre. Elle ne parvient plus alors à voir le monde clairement, à l’ancienne manière, de manière catégorique, classifiée, cette manière dichotomique, qui fonctionne par opposition/exclusion. Elle commence à percevoir le tout dans le particulier, le vrai dans le faux, le faux dans le vrai et tout cela est profondément déroutant, tout cela lui paraît être pure folie.

L’impression de folie

La frontière devient moins nette entre le réel et l’imaginaire : les contes, les rêves, les mythes semblent être la réalité.
L’impression, la perception d’être différent des autres, qui renforce ce sentiment de folie.

La perception d’une immensité inappréhensible, trop grande, trop confuse

Les frontières deviennent floues et dans le même temps, la réalité s’agrandit, la conscience s’élargit tant, que cette perception ne peut plus être appréhendée par l’ancien mode de fonctionnement de la raison.

“La conscience malheureuse”

Et puis, si ce cette personne est allée plus loin, si elle poursuit ce chemin de questionnement, de remise en question, elle va commencer à entrer en son cœur et ce qu’elle va y trouver va être très douloureux : de l’agressivité, de la colère, de la douleur, un énorme amour, aussi, de la rage, une énergie, une si grande énergie, l’impression de ne plus pouvoir continuer ainsi, à vivre ainsi, selon cet ancien fonctionnement.
Le divertissement, l’agitation permanente, les informations aliénantes, la télévision, les grands magasins, la société de consommation.

La sensation de quelque chose autre, différent, qui est réel, qui doit être pris en compte et la sensation que la vie réelle, cette ancienne vie a aussi sa place.

Il est très difficile ici de décrire la richesse de ce ressenti qui peine à s’écrire, à se décrire, se catégoriser, on le comprend bien, de par sa nature même. Ici, ce n’est qu’une brève tentative de description. Et il faut garder à l’esprit que certaines choses dans ce processus ne seront pas encore parvenues à la conscience. Elles seront restées à l’état de perception, intuition, ressenti.

Ici nous arrivons à un point crucial. La personne va se blâmer, lourdement. Se détester d’être si égoïste, matérialiste, de se divertir, de n’avoir pas de vraies valeurs, d’avoir mené une vie qui manquait de profondeur, de sens.
Mais il y a autre chose… Ce sentiment profond de désespoir, de grande confusion.

La lutte

Ici va alors commencer une lutte épuisante, celle de la foi native et celle de la foi intuitive, c’est-à-dire en quelque sorte la foi convertie pressentie mais non amorcée.
La perception, l’idée de la foi convertie se fait de plus en plus pressante et en même temps, le changement qu’elle suppose ou plutôt, précision d’une extrême importance, qu’on croit qu’elle suppose, fait extrêmement peur.
L’humain, confronté à son “ancien lui-même” et confronté à la réalité de la foi native que lui renvoie la plupart des autres (et qui le mettent face à des peurs qu’ils partagent), se sentira en faute, fou, différent, fragile, faible, malade. Et son corps sera là pour lui rappeler : il déprime, fatigue vite.

Il sera alors tenté ici de stopper le processus si douloureux, si étrange, dangereux : il faut que j’arrête de me prendre la tête, il faut que je soigne ma dépression, que je revienne dans la vie réelle. Ne suis-je pas en train de devenir fou?

Non, à part si tu décroches, si tu quittes le navire, si tu perds cette confiance que tu as fait grandir en toi, ici tu ne deviens pas fou, tu t’ouvres, tu t’ouvres et la foi s’installe en toi.
Tu peux sentir désormais ta flamme, vive, chaude, chaleureuse, celle qui je te le rappelle, au début te montrait une toute petite lueur.
Le blâme se transforme en amour, ta culpabilité en responsabilité, ton grand savoir en une immense incertitude, incertitude portée par la foi, incertitude qui te permet cette ouverture magnifique : ouverture de ton cœur, épanouissement de tout ton être, paix profonde, sérénité, Vie.

Et ici des frissons me traversent…
Serait-ce les anges ?
Serait-ce dieu ?
Ce que l’on nomme de manière si confuse “énergie” ?
Serait-ce mon cœur ?
Serait-ce l’Autre ?
Serait-ce l’Amour ?
Serait-ce tout à la fois ?
Toi, moi, Lui.
Ici, j’entre dans ce je ne sais pas
et j’accepte enfin de me laisser guider,
toucher, éclairer.
Transmettre la lumière que je porte si fort en moi.

Dans ton cœur, au centre de toi-même,
au centre de la terre,
ici où la lave bouillonne,
où le feu rayonne.

Tu es au contact permanent de cette flamme,

tu connais ton centre,
tu peux t’y rendre autant de fois que tu le souhaites,
chaque fois que tu t’es éloigné un peu trop,
et ce lieu est un lieu d’une paix indescriptible.

Tu te demandes quelle est la nature de ce lieu, pourquoi, comment ?

Et tu te rappelles tout ce que tu as lu, tout ce qu’on t’a transmis mais tu ne te perds plus en arguments, en raisonnements, tu ne rejettes plus rien, tu n’adhères plus à rien, tu ÉCOUTES : ce sont peut-être des anges, c’est peut-être Dieu, peut-être les ancêtres.

Mais ces mots sont sans importance n’est-ce pas ?

Quand ce qui importe c’est d’y être, de le sentir, de l’écouter, de pouvoir s’y ressourcer à loisir.
Ici tout n’est qu’amour et cet amour est en moi, en vous, en nous !
Puissiez-vous vous laisser toucher par cet amour, puissiez vous vous autoriser à entrer à son contact !

 

Qui suis-je ?

2014.04.23Elise

Je m’appelle Elise Raguet, je viens d’avoir 34 ans, je suis mariée, en couple depuis 18 ans et j’ai un petit garçon de 4 ans et demi.
Je te dis cela car mon foyer, ma famille sont la base sacrée de mon cheminement, de ma Vie.
Je ne travaille pas pour le moment, j’ai cette chance d’avoir beaucoup de temps pour être, m’arrêter, méditer, pratiquer divers arts qui me permettent ce voyage fabuleux.

 Ce que j’appelle voyage est un intense retour sur moi-même, seule mais aidée par des outils et des personnes que j’ai rencontrés en cours de route et qui m’ont permis de faciliter l’accès en mon cœur.
Pour plus de détails sur les étapes de mon cheminement, fais un tour par ici : Lever le voile.

L’écriture a été à la base de ce voyage, j’ai commencé à ressentir le besoin d’écrire en même temps que mon voyage a débuté.
L’écriture a ce quelque chose de magique, une sorte d’anticipation de ce que l’on s’apprête à vivre mais qu’on n’ose pas encore être, dans sa vie ; je constate avec joie aujourd’hui qu’il se crée avec le temps un ajustement, une cohérence entre ce qu’on écrit et ce qu’on vit, ce qui n’était au départ que le début d’une intuition prend forme dans la réalité, c’est extraordinaire !

 Outre la lecture et l’écriture qui me sont venus très récemment donc, je suis passionnée depuis toujours de musique et j’ai appris un peu de guitare et de piano mais je joue surtout de la batterie.
J’adore aussi dessiner, faire des mandalas, créer des bijoux, enfin bref, tu l’auras compris, j’aime l’art sous toutes ses formes, il est pour moi le mode d’expression privilégié du cœur de l’humain et j’ai besoin de le pratiquer très régulièrement.

 Aux côtés d’une lourde et magnifique histoire familiale, j’ai eu beaucoup de douleurs physiques qui m’ont amenée au cheminement (qui m’a embarqué dans une grande douleur psychique aussi !) que tu découvres ici.
J’ai donc voyagé dans mon cœur, avec ses merveilles et ses difficultés et je les ai partagées ici.
Je poursuis bien sûr toujours ce voyage, disons que l’accès en est devenu beaucoup plus aisé aujourd’hui, surtout, la grande confusion, la grande peur, l’indicible souffrance ont laissé la place à une certaine maîtrise (une maîtrise sur laquelle je “travaille” désormais), une grande sérénité.

 Je peux dire aujourd’hui que ma foi et ma pratique spirituelle sont à la base de cette évolution positive.
Oh ne prends pas peur ici !
Nul dogmatisme ou enfermement, la foi dont je te parle ici est intérieure et je peine à trouver les mots pour t’expliquer cette foi, j’ai foi en ce quelque chose que je sens, ce quelque chose dans lequel je viens me ressourcer chaque jour mais sur lequel je me refuse à mettre des mots, c’est tout bonnement indescriptible et magnifique.

Je pense qu’il existe mille moyens de voyager dans son coeur, avec mille outils, tous aussi “bons” les uns que les autres, pourvus qu’ils permettent l’ouverture et la liberté d’être soi, pourvu que la personne qui les transmet le fasse au service de l’Humain, pourvu que ça se fasse dans le plaisir, dans la facilité et dans l’évidence.
Mon outil à moi et la base de ma pratique spirituelle est le reiki, je me le suis approprié en toute liberté avec l’intégration d’autres disciplines pratiquées avant, ainsi que de nombreuses lectures d’horizons variés dans lesquelles j’ai trouvé un lien : religions, Tradition, spiritualité, ésotérisme, psychologie humaniste, etc.

Alors que je me suis essayée à de nombreuses choses sans jamais parvenir à être “disciplinée”, rebelle de nature que je suis, j’ai trouvé dans le reiki cette évidence, ce naturel : pratiquer le reiki a été tout de suite pour moi comme me laver ou manger, un besoin, une évidence donc et dans le plus grand des plaisirs (ce qui est capital pour moi).
J’écrirai peut-être, sûrement un texte pour décrire plus en détails cette pratique (comme je la vis) sur laquelle vous trouverez beaucoup de choses, parfois discordantes – parfois effrayantes – reflet de notre grande diversité !
Pour faire très court, c’est une technique de soin par imposition des mains que l’on pratique avant tout sur soi (chaque jour pour moi) et sur les autres.

Cette pratique quotidienne d’une grande simplicité s’est inclue tout naturellement dans mon voyage, au moment où le besoin s’en était ressenti, avec des effets au delà de mes espérances!
Le reiki m’a permis de poursuivre, de renforcer ce lien avec ce quelque chose d’innommable  et de sacré que j’avais rencontré à plusieurs reprises dans ma vie : dans l’art, dans l’amour, au coeur de la souffrance aussi.

J’ai beaucoup lutté jusqu’à aujourd’hui et récemment l’acceptation de cette autre réalité qui s’intègre à merveille à mon quotidien m’a apporté une sérénité que j’ai toujours cru être possible et une stabilité qui fait du bien dans ce voyage qui secoue !

 Je crois que c’est ce que j’ai toujours cherché au fond : que je puisse provoquer cette rencontre, ce voyage en ce coeur, quand j’en avais besoin et en moi-même et non plus seulement de manière miraculeuse ou aléatoire, ou provoquée par une personne extérieure et surtout aujourd’hui sans crainte, ce lieu est une source à laquelle je viens puiser régulièrement et qui m’est d’une très grande aide dans ma vie.

 Aujourd’hui je prie, je médite, je pratique le reiki et je vis chaque petite action du quotidien en conscience, avec beaucoup de gratitude et je continue d’observer en conscience mes peurs, mes vieilles souffrances, mes enfermements tout en commençant à Vivre, pleinement, librement, dans une joie indicible que j’ai toujours crue possible, aux côtés de voix tout aussi puissantes qui me disaient que cela était une illusion.

Aujourd’hui pour moi l’illusion est de croire qu’on ne peut pas grand chose, de croire que la vie humaine est souffrance, de croire qu’on est seul ; c’est la souffrance qui est une illusion qui masque le profond bonheur inscrit en nous.

Je vis aussi la spiritualité au sein de mon foyer dans mon couple et auprès de mon fils à qui j’essaie de transmettre du mieux que possible l’amour, l’ouverture, le plaisir de vivre, le plaisir d’être Soi.

Il règne dans mon foyer une douceur, un amour, un respect et une passion pour la vie comme je l’avais toujours rêvé, et qu’à un moment je ne croyais plus possible, oui je veux vous dire que cela est possible.

 Je voudrais vous dire que ce voyage s’est fait sans but, au départ malgré moi, aujourd’hui avec moi – là est toute la différence qui signe l’arrêt de ma souffrance ! – , si je réfléchis à un sens, je dirais qu’il est pour vivre dans la joie et dans la santé, dans le respect et l’amour envers les autres, pour Être Humain.