Être Humain, faire le lien : dévoiler l’Horizon (et les multi-dimensions !), Incarner le potentiel

Mon nouveau livre prend forme….!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :-)))))))))))))))

C’est ici, avec Vous, amis voyageurs, amis éclaireurs que j’ai envie de partager cette en-Vie qui se précise se structure, se dévoile clairement.
J’ai publié et partagé ici hier un document que je sentais très conséquent sur la dépression.
Dans le même temps je savais que mon livre devait s’écrire, je ne savais pas comment avec toujours l’angoisse, l’impression que je n’avançais pas comme il faut.

J’ai pourtant appris et je l’incarne vraiment ces derniers jours qu’en fait, l’incarnation de nos idées, de nos en-vies, ne se fait pas du tout mais pas du tout sur le modèle appris : mettre la pression, faire des plans, réfléchir, cadrer avec ce qu’on a prévu en première intention avec le mental, la logique pure.
Non, ce que je découvre et pratique quotidiennement, encore un peu difficilement aujourd’hui (la pression revient souvent prendre la place du désir et du plaisir qui s’installent :-)), c’est : maintenir mon intention claire en gardant le cap de la Foi (=contact avec le Soi) sans nourrir le cercle vicieux du : tu avances pas, tu fais n’importe quoi, etc. qui envoie des infos contradictoires à l’Intention première et qui brouillent l’accès à la source en créant une structure opaque autour du Soi.

Dans ma nouvelle manière de faire, les idées parviennent de la Source directement en Soi après avoir clairement dévoilé et posé l’intention; et après, on fait intervenir le mental pour structurer, incarner (c’est à dire, traduire en termes terriens ! :D) l’info reçue (en retour à l’émission de l’Intention :-)).

Bref, pardonnez ces digressions mais il est important aussi de partager cela, je crois. Parce que vous les vivez peut-être toutes ces choses en apprenti-sages que vous êtes ! 😉

Donc, je sentais que l’écriture de mon livre était importante. Je pressentais qu’il s’écrivait à MA manière : sur le terrain, dans mon quotidien, dans mon contact avec l’humain, en vrac, en partant a priori dans tous les sens, jusqu’au moment où tout prendrait sens.

Et c’est ce qui se passe…!!!!!!!!!!!

J’ai tenu bon, je n’ai plus nourri l’angoisse et j’ai gardé le cap sur ces « détours » qui n’en étaient pas.
Tout est relié.
Tout est relié.
Vous n’avez pas idée…

Et nous sommes en train de dé-couvrir ce Lien, profond, cette intrication subtile, complexe, sublime de toutes choses et dans toute chose,
à l’In-térieur, à l’Ex-terieur.

Donc hier, en partageant ce document sur la dépression, j’ai compris que c’était le début de mon livre qui va décrire le processus de dévoilement, de rayonnement de l’Humain et pas seulement la dépression !!! 😀

– Vous savez, quand on dévoile l’accès à la source, qu’on communique avec Elle, on ne sait rien ! Et en même temps… On a accès au Tout, la restriction étant ce qu’on est capable de comprendre sur l’instant de cette incroyable, merveilleuse intrication, imbrication des choses, des êtres, des éléments. On sait juste qu’on saura en Temps voulu, on se laisse guider en confiance par les idées qui viennent et on comprend, souvent après coup, c’est pour ça que c’est si difficile encore cet accès pour beaucoup. –

L’humain qui fait le lien entre Être et Humain. 

Et ce qui est génial mais génial et que je voulais faire depuis longtemps, c’est que ça va faire le lien entre les troubles mentaux humains : angoisse, phobie, hypersensibilité, folie, bipolarité, dépression, etc. et le processus d’évolution,
d’apprenti-sage qu’est en train de faire l’Humain.

Et ce regard, ce nouveau regard est important, il est déterminant, cela change tout…!

Pour les « malades mentaux » qui sont des Éclaireurs.
Pour l’Autre, ces Autres, qui sont des Stabilisateurs. (j’ai trouvé ce mot vite fait, faudra peut-être le faire évoluer ! :D)

Ce ne sont pas des ennemis. Ils doivent s’écouter, s’allier, Faire le lien, se Rencontrer.

Réaliser que ni l’un ni l’autre n’a tort mais qu’ils ont prévu, ensemble, de faire cette Rencontre, celle qui leur permet de réaliser, d‘incarner ce potentiel d’évolution majeure jamais atteint par l’Humain.

Parce que… Dois-je le préciser, avant de commencer mon voyage au cœur de l’humain, de dévoilement de Celle que Je suis, j’étais tout à fait ce qu’on appelle « normale » : pas du tout dépressive ou anxieuse, très équilibrée, menant ma petite vie tranquillement devant mon poste télé ! 😀
C’est un Voyage que beaucoup d’Humains s’apprêtent à faire désormais et on voudrait pas qu’ils soient tous enfermés et que la terre se transforme en hôpital psy géant !!! 😀 😉
Il nous faut tisser ensemble ce nouveau regard, cette nouvelle croyance, cette nouvelle oeuvre d’Art en créateurs que nous sommes :-).

C’est peut-être confus, vous en saurez bientôt plus, c’est ici la base de ce livre que désormais j’écris.
J’avais besoin, j’avais envie de le partager avec vous :
tout ce désir qui me vient de la terre, de mon ventre désormais réchauffé.
toute cette imPatience de l’enfant retrouvé,
toute la sagesse acquise après ce long voyage.
Que je m’apprête à Transmettre. 

Je suis heureuse, mon dieu, heureuse comme jamais.

A très vite mes Amis ❤

PS : l’écriture du livre n’empêchera pas les ateliers à venir de débuter, je laisse venir le moment, la maturité du projet avant de vous le concrétiser et de Vous Rencontrer.

 

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L’Autre, partie de Toi m’aime

L’hypersensible ressent tellement de choses et tellement fort qu’il aura souvent pris l’habitude de se divertir, vite, prendre quelque chose, quelqu’un, souvent compulsivement : relation, drogue, alcool, réseaux sociaux, travail, nourriture, n’importe quoi qui puisse l’anesthésier, faire taire le ressenti.
Un ressenti qui, reconnu, apprivoisé, maîtrisé représente un trésor d’informations pour Lui, pour le monde.
Il est temps que les hypersensibles se réveillent et s’allient à cet Autre, ennemi, a priori.

A tous les hypersensibles et… Les chevaliers aux armures d’or qui les accompagnent les soutiennent, les aident, les aime…
A ce lien profond qui les unit, bien malgré eux parfois et contre toute apparence 🙂

Je parle de Toi, de Moi, de Lui, de Nous…

Elle avait appris à vivre à travers l’autre, ressentir ses peines, ses joies, aimer avec lui, avec elle : le foot, la musique, le tennis, le roller, la peinture, l’écriture… Qu’importe !
Elle avait cette faculté à ressentir la passion qu’éprouvait l’autre et c’était trop bon.
Elle pouvait aussi, ressentir quand il avait de la peine. Et là, c’était nettement moins bon… Elle avait trouvé le moyen d’alléger cette peine, d’en prendre un peu sur elle, de faire des blagues, sourire, danser, n’importe quoi qui éloignerait l’autre de ce ressenti si difficile.
Elle ressentait tout si fort, tellement fort.
Ce soir-là la déception est grande, elle prend son cahier, essaie de se rassurer, de positiver comme elle sait si bien le faire mais elle sent qu’il est temps.
Oui, elle a appris désormais à accueillir aussi tout cela, de lâcher, tout ce poids, ces challenges constants : courage, positiver – tenir -, rigoler – tenir -, être bien – tenir -.
C’en était devenu une discipline militaire : au lever, le matin, la journée, le soir, elle traquait chaque petite parcelle de négativité en créant de belles pensées, des sourires, du positif, de la gratitude, elle avait acquis mille techniques, qu’elle savait savamment distiller selon les situations.
Elle prend son cahier
ce soin a vraiment été pourri
elle écrit :
mais c’est comme ça la vie sur terre, c’est lent, tu évolues petit pas par petit pas voyons

Rrrrrrrgggrgrrr, cette voix mielleuse, rassurante, elle commence à l’exécrer, elle aurait envie de crier, de lui dire que c’était bien un soin pourri
mais voyons, tu sais bien que l’ego et bla bla bla bla.
Son cœur hurlait, elle commençait à bouillonner, de cette sensation brûlante qu’elle connaissait bien.
Dormir. il lui fallait dormir, c’était trop fort, dans ces moments, elle avait l’impression qu’elle allait mourir ou ne plus jamais sortir de son lit.

« Je suis chargé d’électricité
Si par malheur au cœur de l’accélérateur
J’rencontre une particule qui m’mette de sale humeur
Oh non, faudrait pas que j’me laisse aller »

Elle avait mille et une techniques pour s’endormir dans TOUTES les situations, ça, c’était vraiment un super pouvoir, elle en avait conscience, sans medoc, sans rien.
Elle s’endort.
Oh dieu que c’est si bon de dormir, de sentir cette légèreté (elle avait cette faculté d’avoir cette semi-conscience, même en dormant, pouvoir sentir ce divin relâchement).
Soudain Il vient se coucher. Il tousse, ça la réveille. Et avec ça, sa fureur, sa tristesse, sa colère, son désespoir qui, elle le sait et pour cela elle dort, prennent des proportions monumentales, comme une tempête gigantesque à laquelle on ne sait si on va survivre.
Elle pleure, encore et s’exhorte avec sa technique à dormir en lui disant : pourquoi m’a-tu réveillée, c’était si dur…
Sa fureur est à son comble. Bien souvent quand elle a mal, cela la plonge dans une colère monumentale envers elle-même, être noir, triste, mal, ça ne fait pas partie de sa discipline militaire de l’amour.
L’amour, l’amour, elle le découvrait pourtant ces derniers jours que ce n’était pas du mielleux, ce n’était pas du positif, toujours.
Elle le savait et c’était même ce qu’elle voulait transmettre, elle le sentait, c’était si important !
Et elle avait repris l’écoute du métal en dansant à fond dans sa chambre. Elle avait même découvert qu’elle pouvait ressentir un amour monumental en hurlant sur du métal ! En ex-joueuse de rock métal à la batterie, elle le savait même depuis bien longtemps, elle l’avait juste peut-être un peu oublié à force de pratiquer le développement personnel et la spiritualité. Les métalleux, les rappeurs (aussi qu’elle adorait) tout comme les hypersensibles levaient le voile (si douloureusement) sur la réalité de ce que nous sommes, Humains. Ils avaient la faculté de Voir ce que d’autres ne voyaient plus :


« J’peux t’lever le bandeau que t’as sous les yeux mais faut aussi que tu les ouvres
Que t’aies mal
Comme j’ai mal »
 – Elle comprenait justement qu’il n’était pas nécessaire que l’Autre ait mal, comme Elle… Elle découvrait avec horreur qu’elle en aurait eu mille fois envie dans sa vie, pour que l’Autre la comprenne… –

Oui mais voilà, elle l’avait vécu, compris, seule, dans sa chambre et dans ce soin, face à cette femme, son ego, cette structure, cette même structure qui avait fait que, par profonde empathie, elle n’avait pu exprimer qui elle était toutes ces années, voilà que, voilà qu’elle se mettait à résonner avec elle, cette structure. Soudain elle avait peur d’aimer, soudain, elle avait peur de sa puissance, soudain, elle se sentait toute petite et toute la magie de ce qu’elle avait recouvré avait filé entre ses doigts. Elle s’était retrouvée à nouveau dans cette résonance avec l’Autre, sa douleur, ses peurs, son cynisme et elle avait plongé avec elle….
Elle savait l’origine de sa colère, de ce volcan intérieur , elle savait que parler lui aurait fait du bien mais c’était trop dur, trop fort.
Il la touche.
Réflexe animal, instinctif, compulsif de défenses, d’attaques ressenties mille fois dans sa vie sur cette terre remplie de violence et d’errance tout autour : elle le renvoie violemment. Elle pleure de ce geste violent, si différent de ce qu’elle ressent, de son désir d’aimer (Mais bon, dieu, c’était quoi aimer…?). Dans ces moments elle ne savait plus, elle était comme déconnectée, dans un puits sans fond, sans repères.
Elle n’hurlait pas cette fois comme un loup à terre.
Non, elle préférait dormir,
elle avait acquis cette foi profonde que quelque chose d’important se faisait.
Ce qui ne l’empêchait pas de ressentir chaque seconde son humanité qu’elle avait dévoilée, bien au contraire, son ressenti s’était même affiné.
Il revient. Il a compris. Après toutes ces années. Il n’a pas pris la colère pour lui.
Elle est si émue, dans son désespoir elle voit cette lumière si belle qu’elle fait vivre chaque jour et qui fait jaillir mille étincelles autour.
Elle parle. Elle pleure.Elle crie ses envies, celles-là même qu’elle n’osait voir, qu’elle n’osait exprimer dans cet ultime voile soulevé.
Qu’il fait mal ce voile lui confie-t-elle, je sais qu’il est bon de le lever mais bon dieu qu’il est douloureux.
Elle vit toute la scène en conscience et depuis plusieurs points de vues (serait-ce cela ce qu’ils nomment la multidimensionnalité…?) :
celui, humain, pris dans le désespoir,
celui confiant et serein,
celui au creux de son corps qu’elle ressent avec une acuité impressionnante :
son ventre.
Il brûle de l’intérieur. Alors qu’elle parle.
Il y a comme un relâchement et des contractions. Cela lui rappelle son accouchement.
Ses reins lui font mal, son ventre aussi.
Elle pleure, c’est douloureux
et ça lui fait tellement de bien.
Tous ces paradoxes, tous ces paradoxes humains qui se fondent, se mélangent, se refondent, s’unissent, s’éclairent.
Son point de vue mental aussi qui n’entrevoit aucune issue à ce désespoir en analysant tous les signes vitaux !
Rho là là, là, on est vraiment fichus.
Mais l’autre point de vue est là :
mais tu sais bien quand ça fait ça que c’est un moment de guérison majeure, y a un truc qui lâche vas-y continue !
Elle laisse sciemment parler toutes les parties.
Elle laisse sciemment celle en colère partir à “la dérive”, dire ce qu’elle a sur le cœur, cet aspect d’elle-même totalement déraisonnable, qui l’énerve tellement, incompatible avec sa vision de l’amour, du respect, de la gentillesse.
Elle laisse cette part d’elle s’exprimer : la guerre. L’Autre.
Mais qui est-il cet Autre bordel ? C’est un amputé de l’amour ou quoi ?
Rha je le comprends pas !
Elle observe depuis son hémicycle, elle écoute attentivement cette voix.

Et puis, elle finit par s’arrêter, se poser. elle reste en silence.
Elle a en-vie de se rapprocher de cet autre. De le remercier.
Pas pour sa discipline, non, ça vient tout seul.
Elle se met tout contre Lui.
Non, elle ne comprend pas l’Autre mais elle ressent dans tout son être l’union, le Lien.
Elle ressent même que cette différence cette incompréhension, cette colère en fait partie.
Elle ressent la tension que cela procure, délicieusement, joyeusement.
Mais que c’est dur et bizarre ce nouvel amour ! lui dit-elle.
Je n’ai plus besoin de toi, j’ai trouvé l’amour à l’intérieur de moi.
et… Je t’aime follement d’une manière tellement bizarre.
Elle le découvre, le reconnaît, le voit dans sa différence qui fait aussi partie d’elle.
Elle ne saurait trouver les mots. Elle se laisse aller dans ses bras. Ces bras qu’elle a refusé ces derniers temps, tant cela était explosif d’être juste à ces côtés.
Cet Autre.
Qui n’est plus une projection, ou un prolongement ou un fantasme.
Mais Lui, simplement, crûment.
Elle avait envie de dire ce que ça faisait d’aimer ainsi, à quel point c’était étrange, à quel point c’était beau…!
Il n’y a avait donc pas de guerre ou… il y en avait une à découvrir, à déterrer, explorer et cela lui permettait d’aimer !

Au petit matin elle se réveille avec les yeux gonflées de grenouille.
Elle sourit. Il sourit. Son fils se joint à eux, à ce gigantesque câlin de ces lendemains d’exploration, de guérison.
Elle est différente.
Son ventre…
Mon dieu son ventre. elle le sent comme elle ne l’a jamais ressenti.
Il est comme tout relâché, comme un nuage, une barbe à papa.
Elle sent sa douce chaleur.
La discipline est partie, comme ça fait du bien,
c’est un peu étrange mais elle sent qu’elle n’en a plus besoin, elle la remercie intérieurement avant de la laisser filer.
Elle ressent un relâchement..
De ces relâchements – dit-elle – qui vous donnent l’impression que vous allez mourir ou tout lâcher, tout laisser tomber.

Oui en effet, c’est alors un sacré truc que vous lâchez mais sans aucune conséquences désastreuse sur votre vie, bien au contraire. 😉

Aimer, ce n’est pas seulement respecter l’autre tel qu’il est,
c’est aussi se respecter Soi et oser l’exprimer face à l’Autre.
L’amour naît précisément de ce point de rencontre entre
Toi&Lui

Bisous d’amour à vous tous ❤

Sortir de la matrice

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Quoi de mieux que partager mon journal pour illustrer cette sortie de la matrice.
Mais avant petite précision concernant ce que je nomme désormais la Matrice : c’est un mot que j’ai choisi pour désigner le tissu informationnel présent sur terre. La Matrice est donc de l’information, une information avec laquelle nous résonnons, sur différentes fréquences et à différents degrés, par le biais de notre ego, composante essentielle de ce que nous sommes sur terre, alliée à notre autre partie que j’ai exploré ici dans ce blog, là où gît notre trésor, un trésor qui, seul, ne sert pas à grand chose. Vous le verrez, vous l’approcherez quand vous méditez, quand vous êtes amoureux, au contact de la nature ou lors d’une expérience mystique, voulue ou non.
Ce trésor, il ne suffit pas de le voir, de le savoir, de le connaitre, il s’agit de le dévoiler à l’autre, lui montrer, le partager, trouver les mots, ici, sur terre, avec notre ego, avec la matrice, pour le faire rayonner. C’est ainsi que nous modifions la matrice.

« La vie sur terre se fait dans la matrice – avec l’autre –
Nous sommes ici pour être des alchimistes qui résolvent la divine équation : 
moi – l’autre – la terre – l’univers
L’équation sublime est la foi »*
*extrait de mon livre en cours d’écriture 🙂

la-foi

Extrait journal de bord de mon voyage :
24.01.17 Foi – libération de la peur – sortie de la matrice

Aujourd’hui nous sommes le 25 mais je mets la date d’hier, trop importante sur mon chemin. il y en a eu tant des épisodes étranges, marquants, intenses, fous, à vous faire chavirer un navire à vous faire hurler de terreur, hurler de bonheur, de ce râle, ce mouvement, ce sentiment….. Voilà que je pleure.

Hier j’ai conversé avec “mes guides”, ouch, ça me fait bizarre de mettre ce mot, moi la mécréante, la non croyante, athée, agnostique sceptique. Je le suis toujours, d’un côté et je le sais qu’ils sont là, présents, autour de moi. Cette matrice fait qu’on ne peut totalement, encore, pour l’instant, les accepter, sur terre.
Cette matrice dont ils m’ont dit de me sortir, par la foi. Cette foi – la force – qui toujours m’a guidée, m’a portée, sans savoir ce qu’elle était ou qui elle était, au delà de toute croyance, au delà de tout, tout ce que je savais, me menant là où je ne savais pas mais que je savais pourtant être chez moi.
Il m’en aura fallu du temps pour accepter tout ça, mettre des mots sur tout ça, ancrer tout ça pour ne pas sombrer dans la folie, ou la mort. Ce savoir soulève tant de peurs, inscrites au couteau dans la matrice, menace suprême à qui oserait dévoiler le secret. Tu meurs si tu perces le secret, voilà ce qui est encodé dans la matrice quand tu approches le stade ultime de ce soi-disant secret qui ne doit pas être révélé ou découvert par l’homme, celui qui fait que l’on doute et qu’on se sent fier, dans le vrai de douter. Mais qui a dicté cette règle…? Celui qui doute toujours s’est-il déjà posé la question? Je ne me l’étais jamais posé, pour moi c’était une évidence, une assurance de ne pas me tromper, d’être dans le vrai si je doutais.
Ça fait bizarre, l’impression de sombrer dans la folie quand je suis dans cette totale connexion qu’ils m’invitent à incarner désormais.
Tout, tout me parle, la matière, la musique, les mots, le vent, le silence.
Ils me parlent désormais, tout le temps, par cet accès cette voie, cette communication ouverte par la foi, entre deux mondes, lien, pont sacré. Et je sais que ce n’est pas folie aujourd’hui. Je pense à ces pauvres fous qu’on enferme, eux qui commencent à percer le secret, si vites bernés, détournés par la peur, la peur, composant principal de cette matrice sur terre.

Hier donc, expérience fabuleuse, extraordinaire qui tend à devenir ordinaire, il serait temps après tout ce que j’ai vu, vécu au cours de ce beau et long voyage…! Et j’ai vu.
Oui, j’ai vu. Désormais je vois. J’ai levé ce voile collant, opaque qui m’empêchait de voir ce que je vois maintenant. J’ai tant pleuré, pas de crise de larmes mais de petites larmes, coulant lentement de ce mépris depuis si, si longtemps. La matrice, qui nous tient, là, jusque dans notre chair marquée par ses griffes, là dans le ventre, là dans la tête, ici, oui dans la nuque.
Voir. Le bien. Le mal. Discerner.
Voilà ce qu’il m’a été donné.
Comprendre, enfin.
Cette compréhension est douloureuse, elle est essentielle.

Elle est comme une nouvelle naissance qui ouvre sur un nouveau regard si différent de celui qu’on avait avant. Si différent. Ce nouveau regard, je l’avais préparé, je l’ai préparé depuis des années, en ancrage, en petit à petit pour ne pas sombrer dans la folie en voyant ce que j’ai vu, en comprenant ce que j’ai compris.
J’ai vacillé pourtant durant cette expérience de chirurgie profonde dans le subtil de mes corps, frissoné en retirant (avec l’aide de tout ce monde invisible encore à l’humain d’aujourd’hui) un à un les stigmates de la matrice dont je sentais l’impact, l’importance, l’attachement, dans chaque fibre de mon corps.

Sortir de la matrice tout en y demeurant, voilà ce que me proposent mes guides maintenant, par le biais de cet axe sacré, pont entre les deux mondes, que représente la Foi, cette foi que je cherche à décrire pour la transmettre, clé précieuse, essentielle.

Extrait journal de bord 04.02.2016

Ces derniers jours m’ont montré à quel point j’étais dure avec moi-même, à quel point j’avais peur d’être moi-même et de l’exprimer.
Ces moments paroxystiques ouvrent les yeux à celui qui n’arrive pas à voir, qui s’entête, qui s’obstine…
Cela m’ouvre un nouvel horizon, empreint de douceur, de plaisir et de légèreté.

Je dois travailler encore et toujours à lâcher prise, à m’aimer, à me faire confiance, faire confiance à la vie, faire confiance aux autres.
Cette douceur, je la désire de tout mon cœur mais elle me fait peur…
Que se passera-t-il si je lâche ma force ? J’allais dire ma volonté, celle qui se cherche ces jours-ci mais… La force et la volonté sont bien distinctes, souvent je les confonds.

Je cherche ma puissance, ma volonté, l’expression de mon désir profond, de mon Être.
C’est alors une force, violente, militaire qui prend le dessus et m’astreint, me contraint, là, derrière ma nuque, telle une bête de somme…
Je perds alors ma lumière, ma joie, mon amour et cette conscience m’afflige plus encore !
Fichu Stockholm syndrome, encore !
C’est la force qui m’a menée jusqu’ici, qui m’a permis de rester debout, de tenir le coup, de ne pas sombrer, de ne pas lâcher, de ne pas quitter cette terre, travailler encore ! D’arrache pied avec courage, force, volonté, toujours ! Ne pas lâcher !
Je sens bien aujourd’hui que tout est différent, qu’il est temps de lâcher, d’aller là où… Mon dieu… Là où je n’ai pas besoin de forcer pour être, pour rester en vie…! il ne s’agit plus de survie mais de Vie, de MA VIE, celle qui vibre en moi, celle que j’aime, celle qui me correspond, celle dans laquelle j’ai toujours cru au fond… Sous toutes ces couches de dureté, de pression, de violence, de punition, elle est là cette douceur, ma douceur, ma candeur, ma beauté, ma lumière !
Quelle chance j’ai de pouvoir exprimer cela, libérer tout cela, quelle chance j’ai d’avoir le choix d’être moi.
Mais quelle honte aussi je ressens d’avoir cette chance quand je sens la souffrance de l’Humain tout autour. Comment oserais-je, moi…?
Qui m’a donné le droit ?
Moi qui ai toujours appris à souffrir, souffrir pour l’autre aussi.

Je découvre aujourd’hui timidement le bonheur, profond, et la compassion.
Celle qui me fait ressentir la peine de l’autre mais sans la faire vivre en moi, c’est tout à fait autre chose…
J’apprivoise enfin ce que je suis, petit à petit, mes ressentis, ma puissance aussi, celle qui me fait encore beaucoup peur. Cette peur profondément humaine qui se dévoile à celui qui guérit, qui est conscient et qui fait peur.
J’ai peur d’avoir peur ô oui !
Ce sentiment est étrange, il m’est presque étranger, comme la tristesse aussi et l’inconfort et toutes ces choses qui se révèlent aujourd’hui dans ce corps en pleine santé, dans cette pleine conscience qui reste encore difficile, peut-être le demeurera-t-elle toujours ?

Le cœur de l’humain est un trésor, un trésor infini !
Sous toutes ces couches, quelles qu’elles soient, quelle que soit leur épaisseur, il est là et demeurera toujours là, intact, lumineux, merveilleux.

Sortir de ces sillons, profonds, empreintes qui demeurent après avoir levé le voile, est un travail colossal ô dieu…! Je me suis dévoilée à moi-même, il me reste le plus difficile… Me dévoiler aux autres.
Et c’est en avançant, dans l’action, dans l’expression de ce que j’ai dévoilé que je vais construire, petit à petit une nouvelle route, celle tracée tout droit devant moi cette fois.
Je la vois nettement aujourd’hui, elle est large, elle est lumineuse, somptueuse, j’ai peur !!!!!!!

Mais c’est le plus noble des travaux et j’ai le choix, choix qui m’effraie terriblement, peur de me tromper, toujours…! Ce bourreau qui nous dit tout et nous contraint a l’avantage de nous mettre dans le repos du choix et de la responsabilité…
Je vais choisir mes conditions de travail :
– Quel rythme ? Besoin de pression pour avancer ?
– Dans quel environnement, dans quelles conditions ?
– Avec quelles personnes ?

Mais surtout…
– Comment est le boss ?
– Est-ce qu’il tient compte des petits pas ?
– Est-ce qu’il valorise mon travail? Ce que je suis ?
– Est-il patient ? Encourageant ? Challengeant ?
– Est-il attentif à mes besoins ? Mes limites ? Sait-il les comprendre ? M’aider à les contourner et les surpasser avec intelligence, vivacité d’esprit et simplicité ?
– Respecte-t-il ce que je suis, ce dont je suis capable, ou cherche-t-il à me faire crouler sous le poids du travail qui incombe aux autres ?
– Valorise-t-il mes dons innés, dont certains sont encore cachés ? Est-il doux et bienveillant dans ces domaines qui me sont moins faciles mais que néanmoins je dois cultiver pour accomplir mon travail au mieux ?
– Respecte-t-il les temps de repos dont j’ai besoin en fonction de ce que je suis et quels qu’ils soient…?
– De quelle manière m’invite-t-il à travailler sur mes projets ? Est-ce une exortation ? Une menace ? une pression ? Est-ce fait avec agressivité, en hurlant ?

Quel est mon boss à moi ?
Qui est le maître des lieux chez moi ?
Comment je veux qu’il soit ?

Mon dieu… j’ai ce choix, oui, j’ai ce choix…! Pourquoi m’effraie-t-il autant…?
La culpabilité… La peur… Là dans mon ventre…
Mon dieu… Mais c’est cela la volonté, celle qui me titille, au creux de mon ventre ! La vraie ! Pas le juge, pas le bourreau, pas celle de quelqu’un d’autre, là, cachée sous cette épaisse couche de peur et de culpabilité !
Ma volonté, à moi, lumineuse, libre, joyeuse !

Extrait journal de bord 21.01.2016

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Pas tous les jours facile de faire vivre le « nouveau » dans un monde entre deux. Et toutes ces nouvelles choses, ce nouveau regard que parfois je perds, dont je n’ai pas l’habitude encore, qui me fatigue tant par moments.
Et tout le travail qui se profile à l’horizon !
Et toutes ces questions !

En tant que Femme, en tant me Mère, tout un travail de reconstruction est à faire !

Apprendre à ancrer l’Union véritable, l’amour dans toute sa splendeur avec ma moitié.
L’Amour accueil, l’amour présence, l’amour confiance dans un monde où j’avais appris la peur, ou pour moi Amour était synonyme de protection, d’attachement, d’étouffement, de fusion.
Apprendre, ancrer au quotidien le 1+1=3 et pas le 1+1=1 !

Faire au mieux pour mon fils, l’accueillir tel qu’il est, sans trop le protéger, ce subtil et difficile juste milieu.
Développer sa Force de garçon, futur Homme, sans qu’il devienne trop dur avec lui-même, lui apporter cette douceur essentielle, qu’il n’oublie jamais, mon dieu ! en développant cette Force magnifique, d’être doux et bienveillant envers lui-même !
Nourrir sans créativité, nourrir son cœur, nourrir sa soif d’apprendre.
Intégrer ce qu’il est, avec toutes ces capacités qui moi-même me dépassent…!
Lui apprendre à gérer au mieux sa sensibilité, ses perceptions si vastes en ville, à l’école, aux côté de ses frères humains.
Ne rien rejeter, apprivoiser ma peur qu’il soit plongé dans ce monde qui m’apparaît si dur pour lui, lui faire confiance, lui faire confiance et me donner les moyens de l’accompagner, l’aider et le guider, lui offrir un repère de paix, d’amour et de félicité afin qu’il puisse se ressourcer.
Lui permettre de développer et ancrer ses capacités innées de clairvoyance et de clairaudience avec le monde humain, animal et végétal.

Pour moi, apprendre, pouvoir entendre ce qu’il voit, ce qu’il ressent, ce qu’il entend en gérant ma peur et mon doute, constant ! Développer ma puissance et ma propre lumière afin qu’il ait un espace pour faire briller la sienne, si lumineuse, apprendre à accueillir cette divine lumière !

Apprivoiser ma peur et développer, retrouver ce que j’ai oublié, qui est toujours là, dans mon cœur, prêt à se redéployer.

Et aider ! Se donner les moyens de guider et d’accompagner ces adultes, ces enfants du monde de demain, les aider à sortir de l’ombre, les tirer de leur trou dans lequel il aiment se terrer sans pour autant se montrer invasif, difficile juste milieu avec ce mystérieux, paradoxal et riche Libre arbitre, il faut informer, informer, informer !
Et après… Libre à celui qui sait de faire le choix d’y aller…