Quand la Lumière rencontre la Matière

Je prends corps.

Après avoir dansé dans une joie, un amour et un bonheur insensés,
j’ai faim.
Je prépare à manger.
Mmmmm des pâtes avec du fromage et du beurre, oui !
Des carotte râpées, avec leur bel orangé,
Mmmmmmmm
Du citron, de l’huile de l’olive,
du sel, bien sûr !
Une pointe de moutarde pour relever le tout…
Mmmmmmmm.
L’eau bout.
Je vois ses bulles, son agitation, sa condensation,
elle frémit d’abord, tout doucement
et puis elle bout, elle bout, oui ! Elle bout !

Dans une divine danse je prépare ce festin que réclame mon ventre,
mon nouveau ventre,
nouvel être, ici sur terre,
qui prend corps, encore.

Combien de fois vais-je donc visiter ce corps, cette chère terre ? 🙂
Pour le plus grand de mes plaisirs, ici,
le plus grand de mes désirs.
Mmmmmmmmm.

Le minuteur m’appelle, la cuisson des pâtes est finie,
vite vite avant qu’il ne soit trop tard,
faire fondre le fromage, le beurre,
faire des fils Ô oui !

Tout est différent maintenant.

Ma bouche ressent.
Chacune de mes papilles goûte, mange, ce divin mélange,
le fondant, le doux, le salé,
mes dents…
Tout est si différent…
Mon dieu, mon dieu.
Qu’il est bon de manger…!
Mais ce n’est pas ça, c’est plus que bon,
c’est, c’est…

Je regarde autour de moi.
Tout a changé : l’eau, l’air, la terre, chaque petit mouvement lent de mon corps
que je perçois maintenant dans son agencement,
son divin et précieux agencement.
Tout est doux, comme ce printemps,
ce clair obscur,
les ombres et la lumière en un subtil équilibre sur moi, en moi.
Merci bel Arbre…

Je termine par une note sucrée, du chocolat, en crème,
bien frais !
Ça chatouille mon palais !

Petite sieste obligée, dans cet écrin de verdure doré.
Tout est or, oui, tout est vert doré,
ça brille,
c’est si coloré !
Sentir la terre sous mes pieds,
m’allonger,
Mmmmmmmm.
Soleil sur mes jambes, sur mon ventre, l’autre moitié de mon corps à l’ombre,
Merci bel Arbre.

Mes yeux voient et c’est tout mon corps qui sent et qui voit avec eux,
le mouvement de chaque brindille…
Et soudain oh soudain,
c’est un éclair de lueur que je perçois au loin dans l’herbe,
une goutte de rosée,
juste une toute petite goutte de rosée,
au loin…

Elle brille si fort.
Oui, elle brille si fort.

Ailes

Elle avait tu son amour,
son envie de dire je t’aime mille fois.
Son envie de dire à l’autre à quel point elle le trouvait Beau,
à quel point le monde, le méchant faisait partie d’un équilibre
qu’elle avait toujours senti.
Elle trouvait le monde Beau, elle s’en était émerveillée tant de fois, tant de fois,
y compris dans ce seau rempli d’eau dans lequel elle voyait le reflet du ciel.

Elle l’avait tu.
Par honte, pour faire comme les autres.
Parce qu’on lui avait dit que c’était ignorance, jeunesse, naïveté.
Innocence.
Elle verrait quand elle grandirait.
Le monde ce n’était pas ça,
L’amour n’existait pas. L’amour ne durerait pas.
Et toutes ces phrases, toutes ces pensées, toutes ces idées, maintes fois répétées,
qu’elle avait fini par prendre pour vérité.

Elle avait beaucoup appris de cette vérité qu’on lui avait enseignée.
Elle avait grandi.
Elle n’était plus naïve, non, elle avait vu et vécu l’horreur de ce monde, de cette création séculaire.

Elle avait retrouvé son Amour.
son Innocence.
Sa Vérité.

Qu’elle s’apprêtait désormais à partager.

Nous sommes des pures lumières.
Déployez vos ailes.

L’Horizon – la Création

la-creation-lhorizon

Hâte de vous partager le joie que je vis et les libérations de ces derniers temps, je travaille – je crée – d’arrache pied pour vous partager tous ces « secrets », en  mots (mon premier livre est en cours d’écriture…!!!!!!), en dessins, en prières, en soins, en rencontres…

Avec tout mon Amour <3,

Elise

Le pouvoir qui élève

« J’ai pleuré, alors que je m’étais agenouillée, au contact de qui Il était, de sa luminosité qui imposait le respect, non pas celui que l’on connait de nos grands chefs écrasants devant lesquels nous courbons l’échine et, même, recevons les coups. Cette puissance, ce pouvoir ressenti, alors, vous pousse à vous incliner devant la lumière, la lumière qui émane de cet être et qui fait vibrer et rayonner tout votre être, ce moment où vous ne savez plus si cette lumière est sienne, vôtre ou celle de l’univers entier. Où l’amour alors vous enveloppe tout entier. »

A Luc  ❤

J’écris beaucoup, tout le temps et je sais aujourd’hui que je publierai des écrits tant ce que j’ai vécu au cœur de mon voyage se doit de se partager. En attendant, parce qu’il y a tant d’écrits et même un livre que j’ai commencé sur ce que je vis et apprends avec mon petit garçon, que je ne peux encore partager, et bien je crée cette nouvelle catégorie sur mon blog de courts extraits sur les expériences lumineuses que j’ai vécues, en espérant que cela vous inspire et vous éclaire sur votre propre lumière.

L’humain en évolution, partie 1 : la survie, l’épreuve, la déconstruction

Note : aujourd’hui, j’accompagne les personnes, en mots et en soins énergétiques, et je forme à l’Art de la guérison. Pour plus de renseignements, pour trouver un espace d’accueil, de partage et d’entraide pour gérer vos difficultés d’humain sur la voie de l’évolution, je vous invite à vous rendre sur http://www.etrehumain.fr. à bientôt, peut-être « en vrai » 🙂

Je vais décrire ici plusieurs phases dans lesquelles l’Être humain se trouve.
Vous trouverez une progression dans ces phases mais gardez à l’esprit que l’humain n’est pas ainsi linéaire et qu’il se trouve en fait dans plusieurs de ces phases à la fois.
Il va pouvoir justement apprendre à se déplacer, en conscience, d’une phase à l’autre, phases que nous appellerons plutôt plans.
Cette description à mon sens est importante pour l’humain, cela permettra de mieux comprendre et ainsi mieux gérer les difficultés inhérentes au fait de se trouver, en fait, à l’heure actuelle, entre deux mondes, dans un monde en évolution, constante et même, en ce moment, en pleine révolution.

Tout ce qui existe à l’extérieur de nous, que l’on voit dans le monde, est présent à l’intérieur de nous. Donc ici quand je parle de l’humain, je parle aussi du monde.

L’humain est en train de reprendre ses droits d’humain, ses devoirs d’humains, envers l’autre, envers la terre, envers la nature.
Il est en train de retrouver le lien, il ouvre son cœur.
Il est aussi en crise, en grande difficulté, il est malade.

L’humain a la possibilité, dans cet environnement chaotique de trouver un ancrage en lui-même, une maîtrise, un bien-être, une bonne santé, le bonheur; c’est ce que je partagerai encore, toujours, pour le restant de mes jours.
Non pas en vous apprenant et en vous conseillant ce que c’est le bonheur, vous invitant à le cultiver au quotidien avec des pensées positives, etc., cela l’humain commence à le faire bien ! Et c’est très bien ! Mais ce n’est qu’une partie.
On a beau cultiver tout cela, sentir que c’est le bon chemin, il y a des choses qui coincent, des angoisses qui pointent le bout de leur nez, des “imperfections” qui nous dérangent, voire des sautes d’humeurs pas très glorifiantes…
L’humain se rebelle, l’Humain crie à son humanité.
L’humain crie ses droits.

L’accès au bonheur et à la santé serait-il un peu différent de ce qu’on avait imaginé…?
Il y a un pas supplémentaire à faire, un “pas de danse”, poursuivez, vous comprendrez :-).

  •  Ancien monde, l’humain en mode survie.

Ici nous sommes dans le mode sommeil. L’être humain n’est pas conscient. Il vit selon des habitudes acquises de son environnement, il est conditionné.

Il agit donc de manière quasi automatique, sa motivation est la récompense dans un système axé sur la récompense et la punition.
Il agit par la force de sa volonté et de sa discipline axées sur une éthique fondée sur la peur, la menace et l’autorité extérieure. Il a peur de manquer, peur d’être sanctionné, peur de perdre son argent, sa famille, etc.
Il sait qu’il doit bien faire les choses pour ne pas être puni, aller en prison, avoir une amende, etc. ou perdre, ou manquer.

Il travaille pour gagner de l’argent, argent qui lui permettra d’acheter la maison, le confort, les divertissements qui lui apporteront du bonheur.
La vision de ce monde est matérielle. On ne peut agir, dans cette vision, sur la matière qu’avec la matière.
Le monde est strictement limité à ce que l’on voit ou ce que l’on touche.
Les concepts d’énergie, de monde invisible, de vie après la mort sont incompatibles avec cette vision matérielle.
L’humain ici est coupé de son humanité, de ses ressentis, de ses émotions, de son empathie.
Il est séparé de l’autre, de son environnement.
Il peut ainsi faire du mal à un autre humain, à un animal, saccager la nature, etc. sans en être affecté.
Dans le cas extrême, il peut tuer un de ses frères humains.

C’est pour cela que son système est régi par des lois extérieures à lui, strictes, qui le menacent de sanction si elles ne sont pas respectées.
Cela lui permet d’avoir une société relativement civilisée, cadrée et organisée.
Il est déresponsabilisé, son bonheur, sa santé, son bien être, etc. dépendent de l’extérieur : de l’autre, du monde, de ce qui va “lui tomber dessus”.
Il n’a donc aucun pouvoir sur sa vie ou sur lui-même.
On imagine bien que dans ce système, l’extérieur représente une menace et cela nous donne un système d’attaque/défense/méfiance sur tous les plans : envers l’autre, envers la terre, envers un autre pays, du point de vue de la santé, on se bat contre les virus, etc.

L’humain dans ce plan n’a pas conscience de son corps qu’il ne connaît pas.
Ici la priorité est : ne pas mourir, rester en vie, avoir un toit, de quoi manger.

  •  L’épreuve, la maladie; la rupture, le réveil

L’humain qui subit une épreuve, un choc va être contraint de se réveiller.
Un accouchement, une dépression, un deuil, un accident, une maladie etc. sont autant d’événements dans la vie d’un humain qui vont le pousser à sortir du mode sommeil.

C’est là un message très fort de tout son être qui lui est envoyé.
Soit il ne l’entend pas et contre cette poussée, il pérennise alors ses troubles, entre dans la maladie chronique, psychologique ou physique.
Soit il se réveille, lève la tête, prend une pelle, une pioche, une lampe et part à la découverte de son humanité.
Quelque chose ne va pas, je me sens pas bien donc j’ouvre les yeux sur ma situation pour la changer.
Il devient alors l’observateur, ce qui lui donne du recul : il est réveillé.
L’humain peut aussi se réveiller sans subir ces épreuves bien sûr, disons que l’épreuve le contraint à ce réveil.

Dans cette phase, l’humain se questionne, il est en guerre, en pleine déconstruction, en rébellion, voire en pleine dépression. Il entrevoit son potentiel, celui de la terre, ses rêves, de nouvelles perceptions naissent en lui, il devient plus sensible et ses émotions remontent à sa conscience, il ressent plus que jamais la peur, la colère, la tristesse sans avoir jamais appris à maîtriser ces sensations et ces émotions.
Il commence à devenir plus humain et il ne sait pas encore bien ce que c’est d’être humain.
C’est comme une naissance où tout reste à apprendre, avec patience, persévérance courage et foi.
Il commence à entrevoir le nouveau monde, une nouvelle manière d’être humain.

  •   La déconstruction

Difficultés à ancrer le changement, à laisser partir l’ancien, à incarner le nouveau.

Ce plan est difficile car il s’agit petit à petit d’apprendre et de découvrir une toute nouvelle manière d’être qu’on ne connaît pas du tout. C’est l’inconnu, le changement, le bouleversement et c’est très inconfortable voire franchement terrifiant.
Et ce qui est d’autant plus perturbant, c’est qu’il y a une partie en nous qui commence à se dévoiler qui ne craint rien, qui a confiance, qui connaît; en fait, on se rend compte qu’on ne fait que redécouvrir.
Cela nous plonge dans une dualité assez illogique qui veut que, d’un côté, on avance avec joie et sûreté alors qu’une autre partie de nous-même nous crie : “non mais ça va pas non, t’es devenu fou ???!!!” 😉
Et de nous faire subir des assauts d’angoisses monumentales, réflexes, en fait.
Parce que l’on sort des sentiers battus, éclairés, balisés avec la route bien goudronnée, les panneaux de signalisation bien lumineux, le paysage encadré, la nature bien débroussaillée. On s’immisce dans une jungle obscure parcourue de dangers, de bêtes sauvages et on sait, sans savoir pourquoi, que l’on va vers notre lieu de rêve, de paix, dégagé, magnifique, ce lieu qui nous habite depuis toujours en fait, notre chez soi.
Dans cette phase, on se sent seul, incompris, dans une grande confusion avec de nombreux doutes qui hantent et parasitent notre esprit.

C’est une phase de déconstruction, de grand nettoyage, de mise en lumière de nos ombres, en même temps que la mise en lumière de quelque chose de profondément beau et lumineux en nous.

Il y aura toujours dans ce plan la dualité, le va et vient constant entre le beau et le laid, la terreur et la confiance, la colère et l’amour, la joie et le désespoir.
Double face d’une même énergie, qu’on apprendra, par la suite à comprendre, à gérer et maîtriser.

Tout est mis à plat, tout se dévoile, tout ce que l’on avait gardé bien au chaud inscrit dans notre chair et qui nous a rendus malades dans notre corps physique ou dans notre tête et qu’on a décidé d’écouter, enfin, se manifeste à nous.

Dans ce plan où on est enfin conscient, pleinement, difficilement, on va voir clairement nos conditionnements, nos folies, nos peurs, nos rancœurs, nos faiblesses, nos forces, nos douleurs, nos souffrances, notre lumière.
Ainsi, on pourra constater ici des comportements aberrants, honteux, “fous”, hystériques, effrayants : crises de larmes, cris impressionnants, crises, attaques de panique, colère monumentale, douleurs psychologique, comportements bizarres, scènes dignes de l’exorciste, etc.

L’Humain dans cette phase délicate, décisive a besoin d’être accompagné, rassuré, informé.
C’est crucial car cela lui permettra de bouger de ce plan et de poursuivre son voyage, sa route vers ce que lui réclame son être !

A venir… L’humain en évolution, partie 2 : les difficultés, le nouveau monde, ici et maintenant : la danse !

Partie 2

L’Amour

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L’amour, tout humain le recherche, par tous les moyens, dans tous les domaines, l’homme aspire à aimer, nous apprenons à aimer, chaque jour.
Ces dernières années m’ont dévoilé des aspects insoupçonnés de l’amour.
L’amour est présent partout.

J’ai savouré l’amour cocon, l’amour protecteur, l’amour panseur, cet amour doux et réconfortant qui vous porte, vous berce, vous câline, vous êtes alors sur un beau nuage.
Avec ma maman.

Avec l’homme de ma vie aussi avec qui je suis depuis bientôt 20 ans.
Cet amour m’a transporté haut dans le ciel.
J’ai savouré la jouissance passionnelle émotionnelle et fusionnelle, magnifique aspect de l’amour sur terre.

Et puis…

L’amour s’est montré sous une toute autre forme.
Éclairage fracassant dans un premier temps.
Je découvrais que l’amour était lumière.
La lumière de l’amour de ma vie qui, désormais dans son regard projetait une vérité qu’il m’était impossible de contourner.
La lumière du Reiki qui éclairait les zones les plus obscures et les plus douloureuses de mon être.
L’amour pouvait faire mal.

Et puis et puis,

L’amour m’a dit qu’il était accueil. Drôle de notion, l’accueil.
Etait-ce l’acceptation ?
Cet accueil me mettait en colère et réveillait mes pires démons : quoi ? devais-je accepter tout, accueillir, tout, sans rebeller ?
L’amour était-il la gentillesse ? Devais-je être gentille, tout accepter ?

Je découvrais l’amour respect, fermeté de ce que l’on est, en souplesse et liberté de donner à l’autre l’occasion d’exprimer ce qu’il est.
Je découvrais que la gentillesse n’était pas que de l’amour. Elle pouvait être mollesse, flemme, manque de volonté, peur de gêner !

Je découvrais qu’aimer, c’était ne pas avoir peur de gêner,
de bousculer soi-même et ceux que l’on aime !

Aimer, aimer, aimer.

C’était respecter l’autre tel qu’il est.
Etait-ce alors cela l’accueil ?
Cela voulait-il dire le figer dans ce qu’il était ?
Au contraire non ! Ce respect, cet accueil permettait à l’amour de se dévoiler.
Cet accueil était lumière, cet accueil était amour !

Aimer. Aimer. Aimer.

C’était regarder, regarder tout autour, savourer, se délecter, aimer !
L’amour était cette présence à chaque petite chose, chaque petit être, c’était voir ce petit caillou, unique et magnifique comme la rose du petit prince…

L’amour était déchirement, dévoilement, parfois soudain.
Aimer, c’était ouvrir, s’ouvrir, encore, s’épanouir, telle une fleur. Aimer ce n’était pas que regarder cette fleur s’épanouir, s’ouvrir, aimer c’était aussi transformer, se transformer, agir.

Aimer c’était agir, oui !

Soupir…
L’amour était une pause aussi, délicate, révélatrice, gratuite aussi, de celles que l’on s’accorde peu, que l’on savoure trop peu.

Mais aimer, c’était s’enflammer, partir, revenir, monter haut très haut, tout en tension, oui !

Aimer était naturel, personne n’avait eu besoin de me l’apprendre.
Aimer était un mystère, impénétrable, insondable.
Mais aimer, c’était apprendre, chercher, découvrir, travailler !!!
Sans relâche à le dévoiler… 🙂

Aimer, c’était accueillir le secret,
aimer, c’était en percer le secret. 🙂

Je découvrais, enfin, qu’il en fallait du courage pour aimer chaque jour chaque petite chose autour, à commencer par soi-même.
Aimer, c’était être courageux.

Aimer était naturel, inné et cela s’entretenait chaque jour comme un trésor sublime, fragile et magnifique qu’il fallait à tout prix préserver, dévoiler, transmuter, explorer, renouveler.

Aimer, c’était s’engager à maintenir cette petite flamme, en nous, dans chaque petite chose autour chaque jour.

 

Le feu sacré, le côté obscur de la force

Note : aujourd’hui, j’accompagne les personnes, en mots et en soins énergétiques, et je forme à l’Art de la guérison. Pour plus de renseignements, pour trouver un espace d’accueil, de partage et d’entraide pour gérer vos difficultés d’humain sur la voie de l’évolution, je vous invite à vous rendre sur http://www.etrehumain.fr. à bientôt, peut-être « en vrai » 🙂

 Apprivoiser le feu sacré, en route vers la maîtrise du feu
 Le feu sacré, partie 1 : introduction, symptômes
 Le feu sacré, explications

Je suis déjà là pour la suite.
Vous parler de quelque chose de franchement moins cool mais qui pourtant, a son importance…
Ça fait des années que je me débats avec ce putain de côté obscur… Celui qui a montré le bout de son nez depuis le début de mon cheminement.
Moi, fille parfaitement équilibrée, sans aucune angoisse, jamais, vraiment !
Sans une once de problème (hem… sauf quand même mon corps pétri de douleurs… :D), je commence à me soigner, tout doucement et voilà que des sensations abominables prennent corps en moi, suscitant moult questionnements et une très grande culpabilité.
Le début du combat.

L’ombre et la lumière.
Mon corps lui, assez vite, ne me fera plus mal mais ce que je vais sentir alors…

Revenons à nos moutons.
Je disais que le feu sacré avait un rapport avec le lâcher prise et une acceptation totale de notre humanité, dans toutes ses dimensions.

La veille du retour de ma flamme, j’avais eu des énormes angoisses et ça faisait quelques jours qu’une petite voix me disait qu’il était temps pour moi d’apprendre à les accueillir.
En fait, ça fait des années que je le sais et que je le fais même, mais voyez-vous, il se passe un certain temps entre ce qu’on comprend mentalement et ce qu’on se met vraiment à incarner.
Et aussi, au début ça prend énormément d’énergie, comme tout ce qui est nouveau et après, ça devient de plus en plus facile.
Donc ce soir-là, j’essaye d’accueillir, avec une énorme énorme peur à la clé qui me criait “tabou tabou tabou, écarte-toi de ça, c’est malsain, ça va te faire du mal, attention attention, fuis, fais quelque chose, lis une prière, n’importe quoi !!!” mais surtout une sensation de nausée, de malaise intense accompagnait cela; sensation que je connais bien en fait en soin, sur moi-même ou sur quelqu’un d’autre, ça m’arrive souvent de ressentir des trucs énormes, pas cools du tout, et parfois même une nausée qui monte qui monte avant de ppfffffff disparaître, souvent le corps réagit à ce moment là.

Et aussi, une autre voix, tranquillou qui me soufflait : “il est temps, tu peux le faire, tu l’a déjà fait, ça fait partie de ce que tu es et de ce que tu as à faire”.
Ouais, je sais, ça a l’air évident comme ça mais je peux vous dire qu’au coeur de l’angoisse, ça l’est pas. Vous vous dites juste : “quelle est la voix juste putain de merde…!!!!!!!??”
Parce que cette sensation – que ceux qui ont vécu l’angoisse connaissent bien – viscérale, ancestrale, monumentale qui vous prend à la gorge et vous plonge dans la terreur est indescriptible, la mort, à ce moment-là serait souhaitable, je vous le dis franchement.

Et pourtant… On ne meurt pas, on ne veut pas mourir. Ça aussi c’est franchement pas cool…
Ben oui parce que, on a bossé en amont, à ce moment on a compris que la vie ne s’arrêtait pas sur terre, qu’on était responsable de soi-même, qu’on avait un grand pouvoir, qu’on était sur terre pour apprendre, pour évoluer, pas pour se tuer.
Alors ça aide, déjà à pas se précipiter sur n’importe quel moyen de se tuer.

Et après…???!!!
Chaque fois je me dis mais pourquoi ???
Qu’est ce que j’ai à comprendre ?
Qu’est ce que j’ai à apprendre….!!!!?? Putain de bordel de merde!!!!
Rrrrahhhhhhhhhha !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et chaque fois je suis tombée dans ce piège, cette croyance profondément ancrée en moi : je me trompe, j’ai pas compris, je suis pas prête, je suis pas stable. (bon en même temps, quelque part, c’est vrai que j’avais pas trop compris :D).
Je vous passe les moments d’illumination sur mon chemin, qui m’ont fait sentir dans tout mon être que tout, vraiment tout, était parfait.

Donc chaque fois après ces crises d’angoisse : on oublie, c’est fini, ça se reproduira plus.
Sauf que…. Encore et encore, de plus en plus souvent, comme une apogée de l‘ombre jamais atteinte auparavant, surtout ces derniers temps, les angoisses sont revenues, la sensation terrible, ma plus grande peur, elle encore.

« Putain mais elle va jamais me lâcher…??!! »

Bon, pardonnez toutes ces digressions et cette manière un peu brute d’écriture, c’est qu’elle m’éclaire quand je la libère ainsi (et puis, j’ai bon espoir qu’elle éclaire d’autres qui seraient dans le même chemin que moi ;)), après je reviendrai plus apaisée et plus structurée. 🙂

Donc la veille, je parviens à accueillir l’angoisse dans un lâcher prise auquel je m’entraîne depuis tant de temps…!
…… Je perçois alors une lumière d’une intensité remarquable qui s’étend en mon sein et me dilate. Expérience fabuleuse.
S’ensuit un bien-être, une détente magnifique, je rigole avec mes hommes et le matin, le feu sacré revient.

***

Lendemain du feu sacré

Sensation que je connais bien : je me sens mal, je me sens angoissée, je me sens vidée, privée de ce cadeau qui m’est offert, certes, de plus en plus fréquemment.
A ce stade, si proche de ce quelque chose que je sens qui bloque encore sans savoir ce que ça peut être, le manque est pire encore, le vide plus terrible.
A côtoyer la lumière d’aussi prêt et de plus en plus fréquemment, je peux vous dire que le choc est violent.

Bon, c’est pas comme si j’avais pas connu ce genre d’épisode genre un million de fois.
Vais-je me ruer dans la rumination retour en arrière “qu’est ce que j’ai mal fait ? Qu’est ce que j’ai pas compris..???!!!!” ?
Non, pas cette fois.
Ni même dans ce scénario dont j’ai fait le tour à peu près mille fois :
C’est l’après feu, tu t’es enflammée, t’aurais pas dû, voilà, punie !”

A nouveau, je pose mes mains sur moi, et bien sûr, l’angoisse augmente alors.
“Merde merde ce putain de Reiki ne me fait pas du bien ggrrrrrrrrrr”
Je tiens bon, réitère l’expérience de l’avant veille, j’accueille ce gros truc que je sens coincé là dans mon ventre qui se serre, dieu quelle énergie mise dans cette action…!
Je l‘accueille avec amour.

Ouais alors ça a l’air simple comme ça mais c’est juste quelque chose qu’on n’a pas du tout, même jamais appris. C’est même l’exact inverse qu’on nous a appris, c’est :
“Non, tu pleures pas, ça y eesssssst c’est finiiiii. Arrête maintenant.
– Mais non putain c’est pas fini, laisse-moi m’arrêter, prends soin de moi espèce d’humain déshumanisé !”
Heu pardon, je m’emporte…

Et là, je reçois ce message :

« A toi, l’humain, guérisseur.
Cette fonction s’ouvre massivement chez beaucoup d’humains actuellement car c’est le moment.
De ce fait tu côtoies le mal, cela fait partie de ton évolution et de ta fonction, choisie avant de t’incarner.
Tu dois désormais te libérer de la culpabilité et du jugement à l’égard de ce mal que tu côtoies par le biais même de ta fonction.
Tu transformes ce mal en bien à chaque instant et tu en es inconscient !
Et lorsque ce mal te ronge, que tu ne sais plus qu’en faire, tu te juges, cela doit cesser !
Tu apprends à transformer ce mal, parfois cela t’est facile, d’autres fois plus difficile, accepte cela !
Cesse de te blâmer !
Le positiver n’est pas un but en soi, c’est ton outil de transformation, il n’est pas le seul,
rappelle-toi de l’accueil, de tout, tout ce qui passe en toi, bien comme mal.
Retour à la source, élévation, guérison, voilà ta fonction.
Mouvement, accueil, compassion. »

Je ressens un soulagement. Je me sens emplie de gratitude et une petite joie fait irruption.
Soudain j’me dis, putain mais ça sert à rien ces mots, je me sens toujours aussi mal et je peux même pas en faire un texte et le publier, ça me fout trop la honte. Ce doute encore, aaaahhhhh, que je connais bien…

Le travail

J’essaye alors de travailler comme je l’ai toujours fait en pleine conscience.
Quelque chose monte, monte en moi, ô je connais bien ça…
Une rage, mêlée à un désespoir d’une intensité qui pourrait faire exploser tout autour.
J’essaie de canaliser cette rage à coup de respiration, mantras. C’est juste énorme de canaliser ce flux-là.
Je réalise que le travail ne se situe plus là. Je dois alors lâcher tout ça et accueillir.
Ouais mais putain, si je lâche ça explose quoi…!
Je me shoote à coup de fleurs de Bach (ouais je sais, c’est soft, j’ai toujours été raisonnable dans ce domaine :D), Rescue pour le côté ça va exploser et la peur, Pine pour ma culpabilité et Holly pour ma colère…
Je me centre, ce travail-là est quand même super utile et alors… Un petit mot est tombé par terre : partage.

Grrrrrrr Je le sais !!!! Mais il y a une peur à me livrer, parler de ce qui m’effraie, je voudrais juste m’en détourner, être seulement dans la lumière.

J’ai peur de faire vivre cette ombre.
J’ai peur d’accueillir mon humanité si longtemps bafouée et reniée.

Cette ombre est lumineuse….

Soudain me vient l’envie de partager ce conte pour illustrer ce propos si étrange à expliquer, je l’ai découvert il y a quelques mois, je l’ai lu et relu à haute voix, en pleurant à chaque fois.
Dieu que ça prend du temps pour ancrer ce que l’on sent depuis si longtemps…!
Voici un extrait de La Tarasque (une jeune fille rencontre la bête qui a semé la terreur sur une terre en commettant d’innombrables meurtres) :
Discours entre la bête et la fille (cliquer sur chaque image pour la voir en grand) :
Lisez-le, faites pas les flemmards, ce conte est trop trop beau…!

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Pour finir, j’ai apprivoisé ma peur et je me suis confiée, contre toutes les voix de ma raison, avec la voix de mon cœur.
A Stéphane, ma tendre moitié.
Merci mon Stéphane, à force, lui aussi a appris à accueillir, sans juger, sans chercher à me raisonner, juste être là, pour moi (et ne vous y trompez pas genre : « ooooh troooop de chance ! », on a sacrément galéré avant d’en arriver là, je peux vous l’affirmer alors tenez bon !).

L’Univers aujourd’hui a répondu à chacune de mes peurs exprimées hier, synchronicités hallucinantes, merveilleux clins d’œil de l’univers, c’est vraiment beau, merci.

Le cœur de l’Humain est d’une puissance phénoménale, il est pure lumière.

Cette lumière projette l’amour le plus pur et l‘ombre la plus terrible.

Une puissance inimaginable et une vulnérabilité totale.
Je crois que les deux se tempèrent et s’équilibrent.

Dévoiler, exprimer et incarner qui je suis est la chose la plus terrifiante et la plus difficile qu’il m’ait été donné de vivre.
Mais le train est lancé, désormais je ne peux plus l’arrêter. 🙂