Toi et Moi, Homme/Femme – Pas-Sage :-)

Dans ce voyage, je me régale, l’être humain est décidément fascinant pour peu qu’on le découvre, qu’on le dévoile.

Je ressens la divine tension dans tout mon corps, celle de l’expression qui s’apprête à se faire.
C’est comme le sexe, les deux commencent à se confondre très clairement et très concrètement.
J’ai les mêmes sensations quand je crée, le même désir que quand j’ai envie de faire l’amour. Dans le corps, c’est une tension, une chaleur qui se répand et même une sensation forte dans le bas ventre, entre les jambes, dans tout le bassin qui monte.

Et la Rencontre, l’Union, fulgurante, éclairante.

Mmmmmmmm oui, cet humain est incroyablement fantastique, pour peu qu’on l’accueille dans tout ce qu’il Est, aussi difficile et incompréhensible soit-il parfois, souvent !
Mais percer ces mystères a priori insondables et illogiques demeure pour moi un plaisir qui jamais ne cesse ! 😀

Mais ce n’est pas de ça que je voulais parler enfin, si, bien sûr, il s’agit toujours de l’Humain !
C’est le yin et le yang que je veux dire, transmettre.
L’homme et la femme, physiquement et en nous, partager avec vous cette découverte encore, sublime, cette danse que j’affectionne et que mon mental prend un malin plaisir à comprendre.
Car finalement mes amis, nous ressentons tous n’est-ce pas ? Et le dire est encore autre chose et le comprendre une autre, et l’intégrer encore autre chose !

Savoir, comprendre, Vivre et Expérimenter encore et encore, Voilà le chemin de l’apprenti-sage ! 😉

Ne plus chercher à tout savoir mais se délecter de tout ce qu’il nous reste à découvrir,
Mmmm serait-ce.. Serait-ce là le bonheur…?
Mmmm ô oui ! Ça y ressemble, c’est bon, c’est si bon !
Ne plus attendre le rien : plus de douleur, plus de malheur, plus de plus de.. Merde, plus de vie…!
Mais au contraire se délecter… De connaître, de voir, de recevoir, de donner, partager encore et encore bon dieu oui !
Boulimie de sexe, boulimie d’Amour !!!!!! 😀 😀 😀

Boulimie de Vie qui parcourt tout ton Être.

Ca fait bien plusieurs jours, semaines ? Que se mène tantôt un combat, tantôt une divine danse à l’intérieur de moi (et… sur Terre, notre corps est le monde, aussi :-)).
Entre deux aspects, a priori incompatibles mais mais, qui, pourtant ont envie d’être ensemble, sont, irrémédiablement, irrésistiblement attirés l’un par l’autre.

Ce mystère humain. 🙂

Ce mystère-là m’en aura donné du fil à retordre, des batailles, des crises, tantôt l’un, tantôt l’autre !
L’un tentant de bannir l’autre, se retrouvant choqué de la nature profondément différente, a priori incompatible de l’autre, tentant alors dans un sursaut de logique de survie d’être comme l’autre, les deux forces s’annihilant alors…

Quand elle cherchent à s’unir, à créer la divine alchimie, ensemble !

Ggggggggnnnnn j’y vais, je le veux, il le faut MAINTENANT.
Patience, patience – énergie douce, si douce, maternante féminine – ooohhh
GRrrrrrrrrrr on y va MAINTENANT, je te prends sur le champ.
Oh mais voyons ne sois pas si rude, nous ne sommes pas des animaux, nous pouvons nous poser tranquillement.
Viens je te dis t’en as envie, je le sais.
Oh, oui c’est vrai mais.. non voyons.. Pourquoi ? Prenons le temps de nous découvrir, de nous dévoiler, d’entendre.
GRRrrrrrrrrr arrachons les comme ça toutes ces couches, d’un coup !
heu.. Bon.. oui je suis d’accord, qu’on les découvre maintenant ! Mais il faut que tu écoutes, aussi, mon rythme.
….. Non Attends, tu vas trop vite, j’ai peur de me mettre à nue ainsi, que tu te moques de moi et… Je ne suis pas prête.
Oh que si tu l’es ma déesse et je suis ton dieu, nous pouvons y aller maintenant et cesse de discuter, viens m’ébranler !
Mmmm oui, c’est vrai oui, c’est si bon d’y aller, oh oui !
🙂 🙂 YES
Non non attends, non, finalement non, pas maintenant, non, pas maintenant, pas comme ça, ne devrions-nous pas encore…
Viens. On y va
Je t’en prie cette fois, ne me contrains pas. 
🙂 Ma déesse

Rejoins moi, retrouvons-nous maintenant, délicieusement amoureusement.

Oui attends oui, c’est vrai, je veux y aller tout doux tu sais, je suis comme ça et en même temps de te voir, de te sentir, j’ai envie, je… Je veux que tu me pousses, que tu m’étreignes de ta force, en Puissance, tout ce que tu es, que je ne suis pas, montre moi, viens en moi, fais entrer cette force en moi, la oui, non attends, oui, non oui, non, oui..
Oh ce divin mouvement !
Dieu qu’il est bon… Pas tout dedans, pas tout dehors,
pas dans un sens pas dans l’autre
non,
le mouvement, le mouvement bon dieu,
encore encore encore ô OUI !!!!!!!!!!!

Je reviendrai vous conter non plus en poésie mais de manière plus concrète (parce que ce petit texte entre l’homme et la femme, c’est pas qu’au lit que ça se passe, c’est aussi en toi si si, sois attentif et tu verras ;)) sur Être Humain comment concilier en soi et avec l’autre nos énergies masculines et féminines qui sont complémentaires et nécessaires, l’une comme l’autre à l’accomplissement de ce nous sommes, ici, sur terre, dans la matière.
Et arrêter, bon dieu de se faire la guerre.
Et nan, je te parle pas de cet autre que tu pointes du doigt qui achète des armes et contraint un pays à se battre, je te parle de Toi aussi, qui fais la guerre à l’autre, tout le temps, oui, ben oui.
Ça se fait en nous mais aussi avec l’Autre.
Les implications dans votre vie, pour créer mais aussi au lit, on en parlera aussi ! 🙂

Les hommes, vous allez peut-être finir par comprendre et accepter la “folie” de la femme qui veut et qui veut pas, mais pourtant qui veut bien. 😀
Ne plus en avoir peur, ni d’Elle, ni de votre sexe, ni de votre infinie puissance, jouer avec elle. Apprendre d’elle.
Le sexe est un Jeu, un jeu divin, tout comme la Vie.
Amis humains re-commençons à JOUER – JOUIR !!!

– Venez-vous abonner amis voyageurs, découvrir, connaître et partager avec moi les beautés, les difficultés et les mystères de notre belle humanité sur http://www.etrehumain.fr !!!

Créons ensemble ce divin mouvement !!! 🙂
(et celui-ci n’est pas politique, économique ou théorique, il vient de nos tripes ;))

Regardez cette nouvelle rubrique que je me suis éclaté à créer : « La beauté de la Vie » dans l’onglet « Notre pain quotidien » 😀 :

la beauté de la vie arrete de croire meme 500

Bisous bisous !!!!!!!!!!!!! ❤ ❤ ❤

Quand la Lumière rencontre la Matière

Je prends corps.

Après avoir dansé dans une joie, un amour et un bonheur insensés,
j’ai faim.
Je prépare à manger.
Mmmmm des pâtes avec du fromage et du beurre, oui !
Des carotte râpées, avec leur bel orangé,
Mmmmmmmm
Du citron, de l’huile de l’olive,
du sel, bien sûr !
Une pointe de moutarde pour relever le tout…
Mmmmmmmm.
L’eau bout.
Je vois ses bulles, son agitation, sa condensation,
elle frémit d’abord, tout doucement
et puis elle bout, elle bout, oui ! Elle bout !

Dans une divine danse je prépare ce festin que réclame mon ventre,
mon nouveau ventre,
nouvel être, ici sur terre,
qui prend corps, encore.

Combien de fois vais-je donc visiter ce corps, cette chère terre ? 🙂
Pour le plus grand de mes plaisirs, ici,
le plus grand de mes désirs.
Mmmmmmmmm.

Le minuteur m’appelle, la cuisson des pâtes est finie,
vite vite avant qu’il ne soit trop tard,
faire fondre le fromage, le beurre,
faire des fils Ô oui !

Tout est différent maintenant.

Ma bouche ressent.
Chacune de mes papilles goûte, mange, ce divin mélange,
le fondant, le doux, le salé,
mes dents…
Tout est si différent…
Mon dieu, mon dieu.
Qu’il est bon de manger…!
Mais ce n’est pas ça, c’est plus que bon,
c’est, c’est…

Je regarde autour de moi.
Tout a changé : l’eau, l’air, la terre, chaque petit mouvement lent de mon corps
que je perçois maintenant dans son agencement,
son divin et précieux agencement.
Tout est doux, comme ce printemps,
ce clair obscur,
les ombres et la lumière en un subtil équilibre sur moi, en moi.
Merci bel Arbre…

Je termine par une note sucrée, du chocolat, en crème,
bien frais !
Ça chatouille mon palais !

Petite sieste obligée, dans cet écrin de verdure doré.
Tout est or, oui, tout est vert doré,
ça brille,
c’est si coloré !
Sentir la terre sous mes pieds,
m’allonger,
Mmmmmmmm.
Soleil sur mes jambes, sur mon ventre, l’autre moitié de mon corps à l’ombre,
Merci bel Arbre.

Mes yeux voient et c’est tout mon corps qui sent et qui voit avec eux,
le mouvement de chaque brindille…
Et soudain oh soudain,
c’est un éclair de lueur que je perçois au loin dans l’herbe,
une goutte de rosée,
juste une toute petite goutte de rosée,
au loin…

Elle brille si fort.
Oui, elle brille si fort.

Rencontre avec le Feu

rencontre-avec-le-feu

Je me réveille au cœur de la nuit avec une drôle de sensation dans le ventre. J’ai mal au ventre, super mal au ventre même, ce qui n’est pas dans mes habitudes.
Dans le bas ventre.
Ce centre.

Plaisir. Jouissance. Culpabilité.

Que je connais bien désormais.
Je me positionne dans le sens subtil de la guérison, pose les mains sur moi et me mets à respirer et m’interroger voir ce qui se passe en moi avec la plus grande des confiances, durement patiemment acquise ces dernières années.
Je joue sur le subtil donc, en dirigeant mon attention à certains endroits de mon corps et autour de mon corps, en me laissant guider, comme je fais maintenant.

Peu à peu, dans cette danse, je ne perçois plus la douleur, occupée que je suis à explorer.
Très vite je me sens bien et je sens, je sais qu’un changement est en train de se faire en moi.
Êtres de lumières, mes guides, des anges, des extra-terrestres…!!!??? 😀

Qu’importe !

Cela n’a plus d’importance pour moi, ma puissante boussole me guide en silence.

Je me sens très apaisée et en confiance et je sais qu’un travail est en train de se faire sur moi, un travail que j’accompagne.
Soudain… 😀

Ce sont des flammes qui s’enclenchent entre mes jambes, – ouais ouais, c’est bon mon homme me l’a déjà faite : “ben t’avais le feu au cul quoi !” 😀 – comme la propulsion qu’on voit à la base d’une fusée.
Ben pareil.

De cette base enflammée, c’est tout mon corps qui va être en feu mais littéralement.
Je parle pas de désir sexuel ici mais bien du feu.
Le feu quoi, chaud, orange, jaune, lumineux.
Je ressens que ça chauffe mais ça va, ça reste correct.

Bien sûr, ça résonne avec une “préparation” qui a eu lieu avant : lectures, pensées, découvertes qui font que ce phénomène est assez “normal” pour moi ! 😀

Je sais, je sens que ce feu est important.
Qu’il est une force, nouvelle, pour l’humain.
Pour la Femme.
Qui se réveille.

Et ça va être de la bombe, pour Elle, pour l’Homme, pour l’Humain, pour la terre.

Mon corps donc est rempli par ce feu qui,
l’on me dit
, je pressens, je sais, qu’importe,
est beaucoup plus rapide,
beaucoup plus efficace que tout ce qu’on a pu connaître avant.

Il crame tout sur son passage.

L’on me donne l’image de feuilles qui compostent lentement dans la terre pendant des mois et on me montre à côté la spécificité, la puissance du feu sur ce même tas de feuilles.
Qui en quelques secondes est réduit en cendres.
Je me dis, je leur dis : whouaaaahaa, mais c’est super cool !
Mais oui me disent-ils, mais oui.

Ce feu donc brûle des trucs dans mon corps, c’est l’hiver quoi.
Dehors il fait froid.
Dedans il fait sacrément chaud !!

Une colonne vibrante, lumineuse faite de deux “cordons”, je ne saurais dire, deux courants, oui, c’est mieux, part de ma base, entre mes jambes et s’enfoncent mais profondément, très très très loin dans la terre et dans le même temps, l’un des deux courants, venant de ce cœur de la terre entre en moi et je puis sentir divinement ces deux courants très puissants qui me traversent simultanément et dans les deux sens.

Il est 4 heures, je suis dans mon lit, mon mari dort paisiblement à côté et je suis en feu !

😀 😀 😀

Ce genre d’expérience est devenue tellement habituelle au cœur de mon voyage !
Au début je hurlais de terreur et me prenais la tête pendant des heures, aujourd’hui, je jouis, j’exulte de bonheur, je savoure, je joue, je vis !

Alors que ce feu est partout en moi et s’étend tout autour de moi, je “vois” des particules de lumière très très lumineuses qui s’en dégagent, comme si ce feu, en brûlant, dégageait précisément ces petites particules lumineuses qui volent en moi et autour de moi, c’est super cool, super beau.

L’expérience se termine, le soin aussi et je vibre littéralement, tout fuse, tout est en fusion en moi, mon corps, mes idées.

Le Feu sacré,
il est là,
il se réveille, en moi
et de plus en plus, chez les humains.

˜ Sublime essentielle force de demain ˜

Je me rendors le sourire aux lèvres, enchantée par ces nouvelles découvertes.

*La sublime photo est un coloriage d’une divine créature passionnée de dessin que j’ai découverte sur mon réseau lumineux instagram/facebook grâce auquel je rencontre tout plein d’humains très différents qui nourrissent mon cœur et ma soif de beauté sous toutes les formes. Elle s’appelle Louw et voici son adresse Insta si vous voulez vous en mettre plein la vue : www.instagram.com/louwlyh_art/
Sa page facebook : https://www.facebook.com/LouwlyhArt/ MERCI !!! ❤

Elections, confusions, Humain Amour Humour !

Mmmm alors, qu’est ce qui pourrait me rendre heureux, aujourd’hui ?
Qu’est ce qui pourrait me faire du bien ?

« Ah oui, je sais : un coup de fil de mon chéri, rho là làààà je suis tellement heureuse quand il est là, quand j’entends sa voix, c’est extraordinaire. »
« … Heureux de dépendre de quelqu’un…? Ton bonheur dépend de quelqu’un d’autre ?!!! Ah non moi je pourrais pas, en amour, faut être indépendant ! »
« Moi ce serait terminer ce texte super important que je dois publier là, je sens que c’est là, faut vraiment que je le publie ! »
« …Heureux rien qu’à l’idée de se mettre assis le cul sur une chaise, à se prendre la tête, réfléchir, travailler…!?
Rha non moi ce qui me rendrait heureux aujourd’hui, ce serait de courir, balader, dans la forêt, oh oui ! »
« Heeuuurrrrr, te cailler les couilles dans un endroit relou avec si ça se trouve des bêtes sauvages qui te tombent dessus…?!
Ah ben non, moi je serai heureux aujourd’hui si je réussis à trouver le blé pour me fumer un petit pétard tranquille dans mon lit ! »
« Fumer un pétard…? non mais tu sais quand même que c’est dangereux pour la santé ? Oh et puis tu n’es plus maître de toi-même, c’est affreux ! »

Le bonheur ne se situe pas dans l’atteinte de tes objectifs ou dans telle ou telle personne mais à l’intérieur de toi.

Ce genre de phrase très belle m’a toujours fait marrer quelque part, je la trouvais presque trop abstraite, si éloignée de ma réalité d’humain, faite de plaisirs et de jouissance, de dépendances, forcément !
Alors bien sûr, j’avais expérimenté ces moments de grâce ultime, d’amour irradiant qui vous mettent dans cet état de bonheur immédiatement, sans raison, juste pour le fait d’être, d’exister, de respirer.

A vous demander juste après comment c’est possible ce truc…!!!??
A vous rendre fou des jours durant !
A vous désespérer des jours durant !
Putain comment ça marche ce truuuuuc, y a un bouton quelque part ??? Je veux le vivre à nouveau, le ressentir à nouveau bouuuuuhhh !!!! 😀

Alors donc, était-il possible de renouveler cette expérience, d’être constamment dans cet état de paix et de joie ultime…?

Je veux dire, ouais, l’amour, la paix, c’est juste super mais mon quotidien d’humain me rappelle que c’est auprès de mon amoureux ou de mon fils adoré que je ressens autant de bien être, que c’est en me régalant d’un bon plat que je profite à fond de la vie ! Que c’est en réussissant à bosser sur mon site, en réussissant à le publier que je ressens un bonheur immense !

Et pourtant, ces jours-ci cet apprentissage majeur me poursuit, on me souffle de persévérer, de voir plus loin, de comprendre cette phrase au cœur de mon être : le bonheur est en toi.

Ouais ben c’est trop abstrait votre truc ! Je ne peux pas “ressentir” le bonheur quand chui pas contente, c’est tout ! J’ai l’impression de me faire violence en plus ! Non mais, quand quelqu’un chiale, tu vas pas lui dire : allez, la vie est belle, viens danser avec moi ! Tu mériterais qu’elle te mette une tarte dans la gueule !

Je veux dire…
J’avais appris à accueillir la peine, la mienne, celle de l’autre et…
Dans le même temps, cette idée incessante qu’on me soufflait : tu es le créateur de ta vie et donc de ton bonheur.
Putain, ça perturbe ce truc !
Parce que là ben, tout de suite, vous vous en remettez une couche, genre, au fond du lit en train de pleurer et allez, on en rajoute :
Bouuuh et en plus, je suis même pas capable d’être heureux !!!!
Quand c’est pas tout bonnement votre mari, votre enfant ou votre voisin que vous allez regarder l’oeil assuré (et très fier, il faut l’avouer) en sermonnant :
Nan mais tu sais moi je pratique le bouddhisme et heu tes émotions, tu dois apprendre à les maîtriser. Allons allons, ta tristesse est une illusion !

GggrRRRRRRRRRRRRR %%****@@@@ » » » »########

Et là ta voix intérieure te supplie : non, non, la colère ne résout rien.

GGRrrrrrrrrrrr » »@@**%%%…………………..
Et alors ça monte, ça monte, ça monte, tu retiens, tu retiens, en boule dans ton lit, c’est genre une bombe nucléaire qui est en train de se faire à l’intérieur de toi, tu laisses échapper quelques cris et, si tu as de la chance, tu ne seras pas interné mais tu seras terriblement honteux et apeuré de tout ce qui t’arrive.

Ouh là, quelles digressions !
Quelles importantes digressions mes amis !

Ben oui, il nous faut entrer dans cette confusion ambiante, cette folie présente partout et apprendre à trouver la stabilité dans cette folie parce que oui, elle est possible.
Elle est où la stabilité dans cette bombe nucléaire à l’échelle mondiale, à l’échelle humaine ?
Il est où le bonheur dans cette souffrance pesante et présente partout ?

C’est bien gentil les anges mais c’est pas eux qui se tapent la vie sur terre hein ! Je les y verrais bien !
Bon, je vous avoue que ça fait partie de ce fameux secret dont j’ai commencé à vous parler sans vous le détailler, non pas dans un désir sadique de vous faire maronner, poireauter, saliver (quoi que, ma partie humaine y prend quelque peu du plaisir hé hé ;)).
Non sérieusement, ce secret, je ne peux vous le dévoiler comme ça parce que ce n’est pas possible en une fois, avec des mots, il est constant, présent partout, dans vos mots, dans vos silences, dans votre fureur, dans votre peur, dans vos désirs, dans vos frustrations, dans vos émotions, dans votre paix intérieure, dans nos rencontres !

Et c’est ensemble, chaque jour que nous allons le dévoiler, le partager, le sublimer, en profiter !

Oh putain je viens d’apprendre le résultat des élections… Ceci explique cela…
Bon ben il va vraiment falloir du courage, y a du boulot les amis, allez allez, on peut le faire :

YES WE CAN DO IT ! 😉

N’ayez pas peur de cet espoir à toute épreuve en vous, c’est la plus grande des forces.
Et si cette force-là vous manque, cultivez-là !

Alors ce bonheur intérieur, sur commande, est-il seulement possible et faisable ?
Oui, mais ça nous demande un peu de pratique (beaucoup de pratique, toujours expérimenter, toujours !!!), un peu de temps pour bien comprendre de quoi il s’agit.
Je crois que c’est un bonheur nouveau, un peu comme l’amour nouveau aussi qu’on est en train de découvrir (si le sujet vous intéresse, je vais le développer encore et encore pour le restant de ma vie, avec VOUS, chui sur le coup ;)).

Pour ça il faut commencer par se dire que c’est possible. Si d’emblée, vous êtes fermé, que vous vous dites qu’à priori y a pas moyen ben c’est dommage, ça ferme des portes.
Non, faut y aller !
Alors je vous dis pas que c’est facile hein. Nous les humains d’aujourd’hui, on a besoin de galérer pour apprendre à ne plus galérer, on passe par pleins de difficultés pour arriver à la facilité justement.
Parce qu’on est tordus ?
Non, allez, soyez cool avec vous-même, comprenez bon sang !
On n’a pas appris autre chose !

Alors ce dont je vous parle, bien sûr, ça m’est arrivé, je suis pas une menteuse hein ou une experte du pari en me disant : allez, on croise les doigts, j’espère que ce que je leur dis est vrai…. sic

Ce dont je vous parle, je le vis et c’est pour ça que je vous en parle. La galère après, c’est d’en parler au mieux.

Bon Elise tu y viens !!!??? 😀
Je vous ai dit que c’était la galère, laissez moi faire tourner la montre, le temps que ça vienne ! (je m’amuse beaucoup à l’écriture de ce texte, je rigole toute seule, j’espère que vous aussi !)

Le plus important en fait, me souffle-t-on, ce n’est pas tant la suite que ce que vous venez déjà de lire, de vivre et de comprendre depuis tout à l’heure, je suis en train de le réaliser…

On arrête là…? (ouf, je suis derrière mon écran :-))

Rho là lààà, je vous avoue que je suis autant embêtée que vous mais je crois que c’est là pour aujourd’hui que je suis censée m’arrêter…! Rah je m’y attendais pas !
Je vous promets que c’est que le début d’une belle, grande aventure, humaine, individuelle, collective !

Si, attendez, on me souffle quelque chose d’important :

“Aujourd’hui, apprends à ne pas te laisser emporter dans le vortex puissant de l’énergie ambiante tournée vers cet homme. Chaque fois que tu mets ton énergie dans quelque chose, tu le nourris.
Que tu nourrisses de l’amour ou de la haine à l’encontre de quelqu’un ou de quelque chose est ÉQUIVALENT.
Tourne-toi vers ce que tu veux faire vivre en toi, là, maintenant.
Tu n’es pas un homme politique, tu n’es pas américain, tu n’es pas même français en essence,

Tu es Humain. 

Faire le lien

Je bosse dur en ce moment et parfois, j’en oublie que mon boulot est d’explorer l’humain, le faire vivre dans toutes ses facettes, ce qui est en fait extrêmement difficile et extrêmement jouissif.
En effet, ces derniers temps, je travaille une partie de moi bien développée auparavant mais associée, je crois, à de terribles souffrances.
C’est tout ce dont j’ai cherché à sortir, tout ce contre quoi je m’étais rebellée ces dernières années (et ce contre quoi ma mère se rebellait aussi !) pour trouver cette partie de moi authentique, poétique, libre, ivre.

Je travaille à m’organiser, à planifier, à écrire d’une manière concrète, claire, pédagogique, contrôlée en quelque sorte afin que mon écriture soit compréhensible au plus grand nombre, y compris les “non-poètes” (est-ce que c’est possible ça ?? Je veux dire tout humain a un cœur de poète), je veux dire par là à ceux qui ont moins eu l’occasion de développer cette partie-là. Je cherche à être concise et à ne pas trop partir en envolée, à rester concentrée sur le but, le projet, les termes que je me suis fixée pour mener à bien ce projet qui me tient à cœur, Être humain (Un site en cours de construction ou je proposerai de l’information claire et détaillée sur l’humain mais aussi un espace d’accueil et d’échange avec peut-être bien un forum ainsi que des consultations individuelles).
Cela demande que je fasse travailler ce mental qui m’en a fait voir de toutes les couleurs, dont je m’étais éloignée, merveilleuse faculté d’abstraction, de réflexion, de compréhension, de clarification quand elle est au service de l’humain.

Entendons nous bien, il ne s’agit en aucun cas de renier ce que je suis, en fait, ce que je suis n’est pas le poète, n’est pas ci ou ça, c’est tout ça, tout ça à la fois et je le découvre avec joie aujourd’hui même si c’est sacrément déstabilisant.

Le système dans lequel nous sommes, celui que nous exécrons parfois, celui que nous voulons changer, il fait partie de nous et nous en avons besoin si nous voulons le faire évoluer.
Trop de poètes, de pures pépites qui demeurent dans l’ombre, contre le système, au ban du système, écartés du système, par les autres et d’eux-mêmes, gâchis de compétences ! Perte cruciale pour la terre et les humains !
Ce monde fait partie de nous et quelle chance en fait, d’en avoir appris et saisi le fonctionnement. Vivre dans le monde d’aujourd’hui est difficile mais c’est celui que nous avons choisi, je suis là pour quelque chose et je vais le faire.

Ici sur Voyage au cœur de l’humain, mon écriture explore, je la laisse vivre, je la laisse me guider, me montrer le chemin, là-bas, c’est différent, je rassemble les pièces du puzzle patiemment trouvées ici, je les mets en ordre afin de créer un magnifique puzzle, coloré, qui donne envie, qui inspire.

Là-bas je dévoile enfin qui je suis pas seulement au niveau du cœur, mais aussi au niveau de celle que je me suis construite, ici, sur terre, ma nouvelle personnalité, celle-là dépouillée de l’ancien et revêtue d’un nouveau manteau tout beau, mon oeuvre d’art, celle que j’ai créée, celle que je crée en ce moment, ma nouvelle réalité, mon nouvel ego, mon nouveau moi qui bouge à chaque instant ! 🙂
Et ce n’est pas facile du tout parce qu’en explorant l’humain, surtout quand on atteint le cœur… (!) on trouve cette partie divine, absolument fabuleuse, merveilleuse, impalpable, parfaite, on aurait envie de quitter cette peau d’humain, qui a peur, qui a froid, qui ressent le poids de la matière, qui pense étroit, qui doute, etc..
On ne comprend pas quand on monte très haut, ça fait un choc de redescendre et c’est pourtant ce qu’on est venu faire sur terre,  et cela notre cœur nous le dit très fort aussi, faire le lien entre le ciel et la terre, faire des va et vient entre ces deux états que j’ai appris à aimer.

Vivre est une danse, une danse entre ces différents plans qui nous composent et qui font de nous des êtres d’une extraordinaire richesse.

Et je crois que c’est pour ça aussi que les humains bien souvent se rassemblent entre “ces deux parties” : ceux qui sont bien ancrés, bien intégrés qui ont un boulot, une bonne construction psychique, égotique qui leur permet d’envoyer les messages adéquats à l’autre de reconnaissance, les bonnes protections, pour survivre dans un monde de brutes il faut le dire; et ceux qui ont cette connexion naturellement avec le ciel, les esprits et le cœur ouvert en grand, avec les déroutes, l’instabilité, la peur, la souffrance que cela peut provoquer. Souvent ils sont en couples, amis.
Wouaouh, pour peu que ces deux parties là se rejoignent, à l’intérieur et à l’extérieur, se respectent et s’écoutent, mieux, travaillent ensemble, et je crois que c’est ce qui arrive, c’est …………. Ça fait faire à la terre un géant bond en avant.

Faire le lien.

La terre, la matière me permet une jouissance qui est mon moteur. Pas facile du tout à faire vivre ces temps-ci justement parce qu’à rentrer dans ce moule un peu étroit d’organisation, de travail, on en oublie vite le moteur principal (quand ce n’est plus la peur, la menace d’une punition), le carburant de notre statut d’humain ici sur terre, le plaisir, la jouissance.
Ce matin, hier, mon cou était tendu, mon ventre était douloureux, moment où j’ovule, très grande énergie qui met en lumière les tensions, encore, les retenues, toujours, à Vivre, pleinement. Pas facile à canaliser mais ça y est, ça se fait maintenant.
Je reste ciblée sur mon objectif de travail, je me fais un soin “méditatif”, pfff… ça fonctionne pas du tout !!! 😀
et puis…
c’est la jouissance qui m’appelle. Je mets la musique, je ferme les yeux….

Et laisse mon corps se déployer, se libérer de ce carcan encore en vigueur ici et maintenant sur notre belle terre et qui est en moi comme en chacun des humains. Mes sens s’éveillent, mon corps bouge, ondule, j’entends ces préoccupations dans ma tête qui doutent, qui organisent, je les entends de plus en plus loin, mon corps en a besoin !
Mes mouvements se déchaînent, je pleure, je crie, je chante, mes membres se déploient, mes ailes, se déploient ! Et les pensées s’envolent, il n’y a que le corps, le corps et la jouissance, la jouissance d’être en vie, de sentir ce corps qui devient alors léger, comme si la matière fondait, comme si plus rien n’était séparé,

le lien.

Le lien alors se fait, entre le ciel et la terre.
Dans ces moments, je dois dire que mon corps fait des mouvements d’une grâce qui n’a rien à voir avec ce qu’on apprend, ce qu’on contrôle. Je sais alors danser comme une danseuse sans avoir appris à danser. Mon corps me semble être le poids d’un enfant, il bouge tout seul et cette sensation est divine, l’énergie qui se déploie alors – le feu sacré – est considérable, monumentale.
Je crois qu’un humain qui se fait du bien quels que soient les moyens, en mangeant (et en étant pleinement présent, pas en train de penser aux kilos qu’il va prendre), en faisant l’amour, en jouant, en riant, déploie autour de lui une énergie merveilleuse pour la terre, j’en suis même certaine.

Je me rappelle Don Marcelino qui disait qu’un homme et une femme qui faisaient l’amour représentaient la plus puissante prière de l’univers, ô oui…!
Encore faut-il que l’humain apprenne à lâcher la performance ou ces pulsions réflexes, ancestrales qui l’éloignent de ce naturel, de cette beauté, de cette lenteur, divine, d’entendre, de sentir, de retenir, de savourer, de voir avec chaque partie de son corps…

Ô oui, c’est un long chemin  encore qu’il nous reste à faire pour devenir pleinement Humain et donc aussi, un dur labeur qui demande pas seulement de lâcher, de s’envoler mais aussi d’ancrer, d’organiser, de discipliner, de bosser, c’est bien en alliant ces deux parties de nous même que nous créons sur terre et c’est ensemble que nous y arrivons.

Jouir

Ce matin je m’applique à essayer de poursuivre mon projet sur l’Humain.
Cette pression, encore.
Ancienne façon de faire, linéaire, dictatoriale, prévisible, répétitive, soucieuse. Celle qu’on a appris pendant si longtemps.

Quand chaque matin est fondamentalement différent.

Donc, je cherche, encore, je bute je force (traquer l’erreur, juger, menacer, punir, tout ce qu’on a appris et qui est devenu naturel) :
“putain mais qu’est-ce qui va pas chez moi ? Tu vas bosser oui ? Tu vas le pondre ce texte pour ton nouveau site ?”
Peur, colère.
Je respire. (la respiration est magique, l’ego, c’est-à-dire l’ensemble des croyances et du savoir acquis à ce moment-là qui forment notre personnalité, si c’est lui, est automatiquement court-circuité et l’âme peut à nouveau dialoguer)

Est-ce vraiment quelque chose qui ne va pas chez moi ou bien est-ce beaucoup plus simple que ça ?

Ne plus chercher l’erreur

Mais OOOOOOuuuuiiiii ! C’est pourtant si simple !!!!!
Et on a tellement été habitué à ne pas faire simple :
“tu sais mon enfant, c’est pas aussi simple que cela”

Je me rappelle.
Je joins les mains sur mon coeur.
Je prie.
Ma boussole intérieure.

De quoi a besoin mon âme aujourd’hui ?
De quoi a besoin mon feu intérieur ?

Je sens alors mon bas ventre qui s’éclaire, se réchauffe.
“ah ben ça y est, elle comprend !!!!”

Le plaisir.

Voilà ce que mon âme désire que j’explore ici et maintenant dans cette infinie richesse de l’Humain !
Je commence alors à entendre ce délicieux Bic Medium dans ma tête (MERCI Clément !!!!!), il est là derrière moi dans mon salon, les enceintes me balancent le son.

Mmmmmmmmm que c’est bon !
Il fait danser mon corps, me réchauffe le coeur, fait jaillir mon feu intérieur.
Soudain je n’ai plus froid, je quitte ma veste.
Encore cette torsion, cette pression dans mon cou,
“bic medium qu’attends-tu de moi ??????”

Ah là là la musique, c’est trop bon, ça dit des choses que les mots ne peuvent pas dire.
C’est le cœur qui parle dans la musique, toujours.
Cela est passionnant, j’ai fait des études de langues et j’étais passionnée de traduction, j’ai à un moment donné voulu être interprète. En effet, une langue vibre tout à fait différemment.
Le I love you des anglais n’a pas le même effet que notre je t’aime.

Et je ne saurais choisir lequel je préfère, dire si l’un ou l’autre est mieux !

Et le gorgeous…! Et le piacere des italiens, prego…. Mmmmm celui-là je l’adore.
Breakthrough
Ben oui, allez, consultez le dico !! 😉

C’est tout un art, magnifique, que celui de traduire.
Et bien je crois que j’essaie aujourd’hui de traduire chaque jour ce que mon cœur ressent, ce que mon cœur me dit, en mots, en énergie, pour vous, pour moi.
Et ce n’est pas tâche facile.

C’est frustrant !!!!! Parce que ce sera jamais exactement pareil.
C’est enrichissant. Parce que justement, ce pas pareil est nouveau, beau.

Créateur.

Je suis un créateur. Nous sommes des créateurs.
Nous sommes de délicieux co-créateurs comme le dit si bien Lilou Macé.

Le plaisir est le moteur de l’humain. C’est un puissant carburant.
Trop oublié. Trop délaissé.
Travesti qu’il est.
Je ne parle pas du plaisir factice, futile, du divertissement qui nous éloigne au contraire de notre plaisir.
Je ne parle pas non plus de prendre son pied (même si cette jouissance-là en fait partie). Cela est faible à côté, oui, je peux vous l’assurer.

Je parle du plaisir, du désir, authentique, puissant, qui vient de là.
Des tripes,
en Toi.

“Pour jouir du parfum des fleurs” ah ah ah ah ah ah aaaaaaaaaaah (ouais bon faut écouter la chanson pour comprendre sinon c’est pas la peine, tu vas, soit te foutre de ma gueule, soit tout bonnement me prendre pour une folle ! :D)

Le plaisir donc, ce jouir du parfum des fleurs, encore un domaine trop peu exploré de l’humain dans son potentiel extraordinaire, infini !
C’est pas du travail. C’est pas non plus de la pleine conscience, jouir du parfum des fleurs.
Il y a cet effet de totale pleine conscience associé au plaisir, c’est vrai.

Mais l’inverse n’est pas automatique. On peut être pleinement conscient ou présent et ne pas jouir du parfum des fleurs.
Ici c’est autre chose qui est de la partie. Quelque chose de profondément humain je crois.
Parfois je ris en demandant à mes guides si cette jouissance-là, purement terrestre, divinement terrestre est possible, pour eux, dans ce monde éthérique où certes, il n’y pas de tension, où tout coule.

Cette tension, sur terre, que nous avons.
A l’origine de la création.

Ce passage divin entre :
Bic medium, qu’attends-tu de moi ?!!
Et le soudain retournement/relâchement jouissif (et le mot est faible) :

Pour jouir du parfum des fleurs

Et je pourrais citer mille chansons qui décrivent cela divinement en son.
Ce passage de l’humain entre, cette sorte de tension, d’inconfort, avant l’émergence du…
Du…
Du whaaaooouuuuuhhhhh.

Et ce plaisir-là dure. Je peux vous l’affirmer.
Pas avec des techniques de retardement artificiel. On le retient parce qu’on est en totale résonance avec lui, on le tient, il est nôtre, on vibre avec lui, on ne cherche pas à avoir le dessus sur lui ou même à l’ériger en trophée.
Ce n’est pas un trophée, ce n’est pas une performance c’est une émergence, l’émergence de notre essence !

Et cela nous allons le découvrir et l’explorer, dans tous les aspects de notre vie.
Dans notre sexualité, mais aussi dans nos activités, dans notre travail.
Oh que ça va être bon ! Que c’est bon !!!!!!!!!!

Et ce sont toutes nos parties qui, ensemble, vont nous aider à créer cela dans nos vies.
Le travail, la rigueur, la persévérance, de manière tout à fait paradoxale aident à ancrer et implanter le relâchement divin.
Pour peu qu’on sache le lâcher quand c’est le bon moment et laisser la place à l’inconnu, le grand saut dans le vide, le bonheur absolu.

A suivre… 🙂

 

Le lâcher prise

Aujourd’hui, je voudrais parler d’une étape décisive et difficile au cœur du voyage intérieur.
Je voudrais parler de ce moment de “lâcher prise” dont on parle si souvent, dont on a conscience dès le début d’un travail sur soi, qui, comme tout concept, tarde à s’expérimenter après avoir été intégré intellectuellement.

Il me semble que, paradoxalement, nous nous écartons au début plus que quiconque de ce lâcher prise lorsque s’initie le voyage.
Car le voyage intérieur commence avant tout par un “travail” sur soi. Et ce travail nous éloigne du lâcher prise.
Dans un premier temps, à la suite de notre choc émotionnel, au cœur de notre maladie, douleur physique ou émotionnelle, dépression, anxiété, nous allons travailler à un mieux être, chercher à l’intérieur de soi ce qui ne va pas.

Et nous allons trouver beaucoup de choses.
Beaucoup, beaucoup de choses vont émerger alors.
Des choses parfois extrêmement difficiles, une prise de conscience parfois très douloureuse, que j’ai déjà mentionnée dans d’autres textes, qui peut même faire empirer notre état dépressif ou douloureux pour un temps, qu’il faudra surmonter pour trouver l’apaisement et l’amélioration (et même beaucoup plus!).

Cette prise de conscience est d’autant plus douloureuse par rapport à notre système de fonctionnement et de pensée, aux croyances que nous avons acquises enfant jusqu’ici et qui vont changer petit à petit.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit aussi, se détacher peu à peu de nos conditionnements, de nos modèles, de nos croyances pour aller à l’encontre de soi-même (ce mélange de tout ça intégrant merveilleusement le passé, le présent et l’avenir!), processus d’individuation, quête de soi.

Nous commençons donc à prendre conscience de nos pensées, par le biais d’une discipline holistique qui nous convient, par la méditation par exemple.
Nous commençons à prendre conscience de notre alimentation.
Nous commençons à prendre conscience de nos modes de fonctionnement, envers nous-même et envers nos proches et connaissances.
Nous commençons à prendre conscience de notre corps, de ses fragilités, de ses limites, de ses “caractéristiques”.
Nous commençons à prendre conscience de choses que nous avons vécues enfant qui nous ont touchés, marqués au fer rouge.
Nous commençons à prendre conscience de nos traits de caractère dominants, par le biais des lectures, des rencontres, de la psychologie, des manuels de développement personnel: énnéagramme, types psychologiques, tempéraments (bilieux ou autre), profil homéopathique, etc.

Et voilà qu’arrive un moment clé, déterminant, douloureux aussi.
Nous serons tentés et nous allons de toutes façons le faire, de nous juger, durement, sévèrement.
De travailler dur pour cela, pour changer, pour tenter de corriger toutes ces choses que nous jugeons inadéquates, sources de tant de maux, issue logique à ce travail initié sur soi.
Car c’est aussi une grande fierté, une telle fierté que de se voir si courageux, si fort, si efficace dans ce travail, de voir les résultats: je maigris, je suis en meilleure santé, je me mets moins en colère, je suis plus calme.
Je contrôle enfin.

Je suis maître de ma vie et de mon destin.

J’ai pris conscience de ce qui me nuisait, je calcule aujourd’hui chaque jour ce dosage idéal à mon “bien-être”.
Je crois que je peux sentir autre chose aussi.

J’ai peur.

Je regarde tout ce travail accompli, si durement, si courageusement, si difficilement, à la sueur de mon front, à la force de mes bras, à la force de mon mental et j’ai peur.
Peur que tout cela me rattrape: le froid, le vide, le rien, la douleur, la confusion, la non-compréhension, le doute. Ce passé qui me rattrape.

Cette douleur profonde, essentielle, primordiale.
Ce cri qui vient de la gorge, qui vient des tripes, ces larmes, lames acérées.

L’impression que si nous nous relâchons à ce moment-là, tout va se désintégrer, tout va exploser.
Alors j’erre dans ce nouveau travail, je regarde attentivement le moindre de mes défauts, le moindre des défauts de l’autre en face de moi et je deviens sérieux, sévère, si sérieux que tout désordre autour de moi vient perturber cette équilibre que je maintiens à la force de mes bras, tout imprévu.
Cet enfant qui crie, qui trouble mon calme intérieur. Cette musique forte qui me déconcentre. Cette personne en face si imparfaite qui devrait apprendre à travailler sur elle.

Car à ce détour du chemin, mon égo est fier, fier de ce travail accompli.
Ces personnes qui dans le passé m’ont fait du mal, je les ai “vaincues” par ma force.
Ces personnes qui me pompent mon énergie, je sais m’en détourner.
Je sais exactement ce qu’il faut faire pour ne pas me faire du mal.

A ce moment, j’ai un peu oublié de me faire du bien, aussi.

A ce moment j’ai peut-être un peu perdu la notion de plaisir, le jeu, le rire, l’innocence, l’imprévu.
Mais c’est normal car je n’y étais peut-être pas prêt aussi.
Seulement là, le moment était venu.
Le moment était venu de dépasser la fierté du travail accompli pour partir à la rencontre de l’amour, la bienveillance, le respect, de soi et des autres.

Le respect de cette différence, le respect de mes caractéristiques, le respect de mon passé, le respect du monde environnant, le respect des autres, dans leur belle différence.
Le respect, la bienveillance pour mon imperfection et celle des autres.
Respect pour ces imperfections passées et présentes, pour cette maladie (mal a dit) qui m’a tant appris et pour les prochaines qui seront porteuses de messages, qui seront le signe aussi de mon humanité.

Car à ce moment décisif du chemin, j’apprends enfin à prendre du recul sur la culpabilité mortifère pour approcher la responsabilité.
Je regarde mes “erreurs” passées et je respecte ce riche enseignement qu’elles m’ont apporté, ces rencontres, difficiles, destructrices qui m’ont tant appris aussi.
Ce parent, la manière de m’élever, qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.
Celui-là, qui était absent, ces difficultés qui m’ont responsabilisé “trop tôt”, je le croyais au début, mais cette “compétence”-là aussi est belle et a du sens sur mon chemin qui prend forme.
J’ai un profond respect aussi pour ce beau travail accompli, pour mon égo, mon excès de zèle, ma force qui m’ont maintenu en vie, m’ont appris tant de choses et m’ont mené jusqu’ici.

Je comprends que chaque chose est à sa place, qu’il y a des choses que je ne peux maîtriser, je comprends que c’est la conscience et l’acceptation de cette non-maîtrise qui me redonne toute la maîtrise.
Je comprends que ce n’est pas le contenu de mes pensées qui me rend malade mais le fait de les refuser.
De refuser la vie, l’imprévu, les difficultés, la maladie, la douleur, l’imperfection, la complexité de l’humain: sa colère, sa tristesse, ses angoisses, ses douleurs, ses doutes, ses peurs, sa foi.

Alors je suis fier de ce que je suis, j’ai confiance et je ne me suis jamais senti aussi bien.

Je sais que ce n’est pas tant le “travail” qui est important mais la conscience.
Demeurer conscient lorsque la colère m’emporte, demeurer conscient lorsque la tristesse m’envahit, demeurer conscient des messages de mon corps.
Alors, automatiquement, le travail se fait tout seul.
Ce n’est donc plus un « travail » à proprement parler, ça coule de source.

Confiance dans ce que je suis, confiance dans ce qui m’arrive, confiance dans la vie.

∞ Je puis lâcher prise, stopper cette chute vertigineuse et terrifiante dans le vide dans laquelle, à trop lutter, à m’affoler, j’en oubliais de voir les nuages autour, la pureté du ciel bleu, les oiseaux, le vent qui, si je m’alliais avec lui, me portait si doucement et divinement que je me sentais finalement bercé, guidé, apaisé. ∞