Le reiki, l’amour ! partie 2

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Les transmissions énergétiques, un don

Le reiki est une transmission orale de maître à élève qui remonte à Mikao Usui, nous avons la lignée (écrite, avec les noms des différents maîtres)  quand nous recevons l’initiation.
La transmission se fait par le biais d’un “rituel” : les transmissions énergétiques.
Celles-ci en quelque sorte réveillent en nous ce qui a toujours été là, d’après moi : cette capacité à prendre soin de soi et des autres, avec nos mains, ce pouvoir de guérison inscrit en chacun de nous.
Elles transmettent aussi, il me semble tout le “travail” de la lignée.

C’est un don qui vous est fait (en tous cas je le ressens comme ça !), véritablement, lors de l’initiation, un don de toute une lignée d’êtres humains éclairés qui vous transmettent gracieusement ce don, sans que vous n’ayez rien à faire, sans que vous n’ayez “mérité” quoi que ce soit.
Ce don bien évidemment ne résulte pas d’un travail acharné et mérité de votre part mais d’une main tendue d’autres humains avant vous et autour de vous. Ce don ne vient pas de vous, l’énergie que vous utilisez ne vient pas de vous.
Ouf ! Enfin, l’attention est déplacé, l’ego en prend pour son grade, le lâcher prise devient accessible ici ! 🙂 (oui, je ne dirais pas facile parce qu’on rencontre des résistances aussi dans le reiki ! :D)

Parce que ces Hommes ont souhaité ardemment, souhait que je porte dans mon cœur aujourd’hui, partager, transmettre à tous, sans aucune restriction, ce merveilleux pouvoir que nous avons là, dans notre coeur, dans nos mains, pour prendre soin de soi et de l’Autre.
Mais surtout, ils ont souhaité que ce travail qu’ils avaient accompli, que ce petit pas soit transmis et qu’il s’étende, que d’autres pas suivent, se poursuivent, ensemble, ralliés, jusqu’à devenir de grands pas, jusqu’à faire émerger au grand jour l’Amour, et ce, avec de plus en plus de facilité et en toute simplicité, parce que nous sommes tous reliés, parce que nous sommes aidés !

Je ressens très fortement aujourd’hui mon appartenance à cette lignée reiki, de la même manière que je ressens le lien très fort de ma lignée familiale.
Je ressens un lien très très fort avec mon maître reiki.
Je tiens à préciser ici à ceux que ça ferait partir en courant (comme moi auparavant) que le terme “maître” se rapporte à celui qui maîtrise son art et rien d’autre.
Un “bon” maître reiki (comme un bon parent !) pour moi est empli de bienveillance, toujours à l’écoute, dans une grand humilité, profondément Humain.
Je crois que dans cette Humanité consciente réside le plus grand des pouvoirs.

Les effets du reiki

Découverte de ce que nous sommes au fond.

Être Soi.

Connais-tu ce qui est juste pour Toi ?

Je vais essayer de parler tout d’abord des effets de manière générale, avant de partager avec vous les effets sur moi.
Là encore réside toute la beauté et la force du reiki.
Le reiki va vous apporter naturellement, à votre rythme, tout ce qui est bon pour vous.
Ou plutôt, j’adore le terme plus neutre de mon maître reiki : ce qui est juste pour vous.
Personne ne sait ce qui est juste pour l’autre, mon maître reiki a conscience qu’elle ne sait pas ce qui est juste pour moi, moi seule le sais et le découvrirai en pratiquant le reiki.
Je pourrai être aidée aussi, bien sûr, dans la quête de ce qui est juste pour moi.

Et cela s’en ressent dans les ateliers où nous partageons notre expérience du reiki : chacun le vit différemment, le voit différemment et en parle différemment et partage cette belle diversité en toute liberté.

Je le répète, le reiki est un enseignement libre de toute doctrine, de toute religion ou de tout enseignement spirituel.

Mais alors que les effets concrets sur notre vie diffèrent, nous nous rejoignons tous dans le plaisir que nous avons à pratiquer le reiki et les effets que nous constatons tous, et ce, dans tous les domaines de notre vie, à notre grande surprise au début :

– ressenti de l’amour en nous et autour de nous,
– intuition grandissante avec des meilleures prises de décision,
– soulagement de douleurs diverses,
– sentiment d’appartenir à un grand tout, prise de conscience d’une “autre” réalité, pour certains totalement méconnue avant,
– intégration au rythme de chacun de cette “part spirituelle” en nous (sur laquelle chacun mettra ses mots !),
– confiance grandissante en soi, dans l’autre et dans tout ce qui nous arrive,
– sentiment de responsabilité,
– meilleure maîtrise de la peur, de la colère et du stress,
– connaissance de soi,
– ouverture et curiosité grandissante,
– respect, bienveillance envers soi et les autres qui s’installe naturellement,
– joie grandissante,
– conscience de l’importance de l’ici et maintenant.

Vous n’imaginez pas le plaisir que c’est de se retrouver, entre personnes conscientes, bienveillantes et ouvertes, surtout au début (plus qu’un plaisir, c’est presqu’une nécessité, tant que la confiance manque), pour certains d’entre nous qui ont connu une brusque ouverture de conscience (ou une ouverture tout court sans la conscience qui va avec, ce qui est relativement fréquent !) avant même d’être accompagnés par un outil ou les personnes justes pour aider à canaliser et à intégrer ce qu’une ouverture des perceptions peut occasionner : confusion, paradoxes, peur, de la folie notamment, manque de confiance en soi, souffrance, angoisses, dépression, etc.

Et petit à petit, une cohérence se crée entre ce que nous sommes, ce que nous disons et ce que nous faisons.
Cette cohérence je crois apporte un équilibre, certes mouvant (que nous réajustons chaque jour !) qui apporte joie, maîtrise et santé.

Ce que j’ai découvert, moi, avec le reiki.

Comme dans le reiki, il n’y a aucune indication de ce que l’on doit faire ou penser pendant le soin, et bien c’est une extraordinaire occasion de nous observer dans tout ce qui nous compose, sans biais, à l’état brut et je trouve cela énorme !!!

Chaque jour où je me fais un soin, ma connaissance, ma conscience, l’acceptation de tout ce qui me compose, l’amour et la confiance grandissent en moi.

Mouvance de la vie 

Chaque soin, absolument chaque soin et les effets qui en découlent sont différents et ceci vaut aussi quand on fait un soin à quelqu’un.

juste pour aujourd’hui, renouveler son regard, tout axer sur l’observation.
L’analyse d’hier, l’étiquette posée hier est forcément erronée en ce jour nouveau où tout a changé !

Acceptation de tout ce qui me compose : le soin quotidien nous fait approcher la palette infinie de ce qui nous compose et tout ce qui nous compose est, tout ce qui nous compose n’a pas à être jugé, comment pourrions nous dire que cela ne devrait pas être là si c’est là… ?
Cela s’est fait naturellement parce que j’ai senti nettement, en soin, quand je n’acceptais pas quelque chose que ça « bloquait » et me faisait du mal, dans mon corps ou dans ma tête.

Accès à “la source”,  “la lumière”, “l’énergie” qui me fait sentir que tout est possible.
En effet, certains soins ont été une véritable illumination ponctuée de visions absolument magnifiques et libératrices. Ces soins représentent des prises de conscience déterminantes de notre potentiel illimité, du grand pouvoir qui réside en nous et qui est bien plus grand que nous!

Accès à nos limites dont on comprend qu’elles sont illusoires mais que tant qu’elles demeurent elles sont réelles, acceptation, respect de ces limites.
Certains soins, on sent nettement ces limites, on sent des résistances, des tensions et naturellement, on commence à apprendre, à comprendre, aimer et accepter. C’est ce qui est.

Accès à nos émotions, nos humeurs.
Certains soins on pleure, d’autres on rit, d’autres on est bouleversé. Certaines fois on s’ennuie pendant un soin, d’autres fois on est exalté.
Petit à petit on prend du recul sur nos émotions qui vont et viennent et on décèle aussi quelque chose de très stable qui n’est pas de l’ordre de nos émotions, qui est toujours là.

–  Accès à notre mental.
Durant certains soins, le vélo dans la tête ne s’arrête pas et on assiste médusé au flot ininterrompu, sans aucun contrôle, de nos pensées…

Accès à notre corps par des perceptions physiques.
Certains soins verront une douleur se raviver, se réveiller ou cesser, on pourra sentir des fourmillements, de la chaleur, des frissons, etc.

Accès à une grande souffrance physique et/ou morale qui nous habite.
Certains soins on assistera, dans une grande détresse, à cette humeur morose qui grandit, grandit et soudain se voit soulagée… ou pas !
Ces moments ne sont pas évidents, la conscience grandissante et la transformation représentent de véritables épreuves dignes des douze travaux d’Hercule mais quels trésors nous trouvons à l’issue de ces épreuves… !

–  Accès à notre pouvoir de maîtrise.
On va s’amuser et constater dans certains soins que nous avons une capacité à nous centrer qui “potentialise” l’énergie et ses effets.
On va s’amuser à se servir dans certains soins de la visualisation mentale et de ses grands pouvoirs.
Petit à petit on prend confiance et conscience de tout ce que l’on peut faire avec tout ce qui nous compose en tant qu’être humain, comme un enfant qui apprendrait, émerveillé, à marcher.
Et bien on apprend à Vivre et cette vie là, au début nous semble magique, extraordinaire…!

Découverte d’une palette infinie de perceptions avec les biais et les limites que ces perceptions supposent, quête d’un moyen d’élargissement de ces perceptions.
Je découvre que selon si je déplace mon intention et mon attention dans mes mains, dans ma tête où dans l’écoute du corps de l’autre, dans ce que je vois ou dans ce que je ressens, les choses sont différentes.

→ Conscience de l’importance du recul de nos perceptions limitantes, découverte de l’importance de l’amour pour chaque biais, chaque perception qui peut présenter un intérêt selon les cas.

 Apprendre à faire confiance, à recevoir, lâcher prise.
Quand vous voyez qu’alors que vous ne faites aucun effort, que vous n’étiez pas centré, quelque chose s’est débloqué, quelque chose vous a soutenu, « on » a pris soin de vous, sans vous, sans le mental.
Le lâcher prise se fait alors naturellement. Il est important de le dire, tout se fait dans le reiki, sans rien faire.
On découvre même qu’au moins on en fait au plus les choses se font en quelque sorte. Il y a du travail bien sûr mais ce n’est pas un travail qu’on a l’habitude de faire, comme on nous a appris. C’est tout autre chose.

– Modification qui se fait naturellement dans le mode vie, la nourriture.
Dans mon cas, dégoût pour l’alcool (que je buvais modérément, à l’occasion et que je ne voulais pas spécialement arrêter), dégoût pour la cigarette, inspiration soudaine pour créer sous toutes ses formes, inspiration pour cuisiner, équilibre naturel dans ce que je mange, je « sens » quand je dois arrêter de manger gras ou sucré, sans non plus m’en priver ou rejeter quelque nourriture que ce soit.

– De manière générale, une grande conscience de mon corps, de mes pensées, de mes émotions, de mes compulsions, de mes peurs, de mes angoisses, de tout ce que je suis.

Une joie, indescriptible… De celle qu’on approche de manière si brève à certains moments de notre vie, qui s’installe, confortablement, durablement.
Le bonheur.
Oui, je peux vous confier ici, en toute sincérité que je suis heureuse.
J’ai toujours des hauts et des bas, des peurs, parfois je me sens triste, oui,
je suis un être humain, heureux de l’être. 🙂

– Nouvelle vision du monde.
La perception du monde et le regard change car ceux-ci sont déplacés (ce n’est plus le seul mental dictateur qui observe mais un concert réuni en une divine harmonie qui perçoit), une réorganisation complète, en quelque sorte, se fait et ouvre la voie à des perceptions totalement renouvelées.

Mais là, ça demande de développer, ce sera dans un prochain texte (et sûrement plus tard, un livre car il y a beaucoup beaucoup de choses à dire…!!!) car mon voyage, mon beau voyage prend ici un tournant décisif…

Pardon pour le côté un peu listé de ce texte, ça m’est venu comme ça et finalement pourquoi pas ?
Aussi, pardon si j’ai oublié des choses, c’est pas évident de chercher à faire concis et de se rappeler de la myriade d’effets de ma pratique quotidienne du reiki.

Enfin, il manque la partie soin à l’autre, magnifique, merveilleuse, essentielle dans ma vie puisque qu’aujourd’hui je fais des soins aux autres, cela viendra plus tard !

Je voudrais clôturer ce texte avec les cinq principes du reiki :

Juste pour aujourd’hui,

Libère-toi de la peur,
Libère-toi de la colère,
Montre de la gratitude envers tout ce qui vit,
Fais ton travail honnêtement,
Soi bon envers toi-même et envers autrui.

Le Reiki, la GUERISON, partie 3

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Une histoire d’amour

Cet article a été inspiré et écrit dans le cadre du Festival à la croisée des blogs du mois de mars. Ce festival est l’occasion de s’exprimer, ensemble (blogueurs ou non peuvent envoyer leur article, vous trouverez toutes les infos sur le site Réussir ses relations) sur un sujet donné chaque mois, il est organisé par le site Développement personnel.
Le sujet ce mois-ci, proposé par Sandrino est : histoire de relations, si ça vous inspire, foncez !
Quant à moi, j’ai choisi de parler de l’homme de ma vie, l’occasion de partager avec vous mon histoire d’amour, merci Sandrino ! 🙂

L’histoire que je vais vous conter est une histoire d’amour, de cet amour qui vous élève, qui vous emmène, loin, loin, en ces lieux que même dans vos rêves les plus fous, vous n’auriez jamais pu imaginer.
C’est une histoire d’amour à deux, histoire d’une rencontre, histoire d’un cocon, histoire d’une libération, histoire d’une révélation.

Cette histoire remonte à 18 ans, ces deux-là s’étaient trouvés très jeunes, deux jeunes purs, beaux, innocents, marqués par le sang, aussi.
Ils s’étaient promis de se protéger pour la vie, promis de ne jamais se séparer ; au fond de leur cœur, ils avaient senti, depuis leur prime innocence, insouciante et inconsciente, que leur amour avait quelque chose d’unique, de profondément sacré.

Alors deux jeunes adolescents, ils ne se quittaient jamais se donnant des baisers mouillés et sucrés à la vue de tous, en tous lieux, dans le bus, sur la plage, devant même leurs parents ; cet amour-là, fougueux, ils ne pouvaient le réprimer, ils ne pouvaient même le dompter ou le contrôler, c’était beau, c’était magique.
Et chaque soir, alors qu’ils devaient se quitter, leurs cœurs se serraient en une attente, un manque ardent de l’autre, dont ils ne savaient pas, chaque fois, s’ils en sortiraient vivant.
C’est qu’ils approchaient la lune, peau contre peau, le soleil, la mer, la terre, ils approchaient le Tout, ce tout sur lequel nul ne peut mettre de mots, dans la rencontre de leurs sucs, de leurs langues ; dans le contact de l’autre ils découvraient alors ce qu’était le paradis, le paradis sur terre, dans l’union de leurs corps, dans l’union de leurs cœurs.
Ils sentaient alors qu’ils détenaient là le plus grand pouvoir, dans leur amour, dans leur union.

Les années passaient et leur amour étaient toujours aussi fort, ils avaient tissé de leur cœur un cocon doux et protecteur, réparateur.
Ensemble, tout était toujours possible, la moindre séparation impossible, malgré tout ce qu’ils pouvaient entendre autour : “l’amour ne dure pas toujours”, “c’est parce qu’ils sont jeunes”, “un homme a des besoins qu’il ne peut réprimer”, “une femme se lasse”, “la passion s’amoindrit”.
Malgré aussi tout ce qu’ils avaient vu de leurs yeux, elle, auprès de sa mère, au travers de ses témoignages et de son vécu sur les travers de l’homme qui se perd dans la prostitution, la drogue, l’alcool et la violence.

Leur monde à eux, qu’ils s’étaient construit, certaines fois au cœur du chaos extérieur, était pur, il était Amour, divine protection, divine vision !
Ils continuaient de croire, ensemble, ils continuaient à vivre leur amour intensément.
Mais le doute était là, la peur aussi, si les autres avaient raison ?
Le moment aussi était venu pour eux de créer de belles ouvertures dans leur cocon.
Une lumière éclatante était alors venue se déposer sur chaque petite parcelle de leur amour, le révélant au grand jour, à la vue de tous, sans protection aussi.

Le moment était venu alors pour elle, pour eux, de sortir de l’inconscience, envie de liberté, envie de se trouver.

Elle avait alors était envahie par le doute, la peur.
L’envie de tout faire valser, de chercher cette liberté, ailleurs, de sortir, de s’enfuir, de vivre libre !
Était-il seulement possible de se trouver dans une relation si forte, enfermante ?
Était-il possible de se sentir libre, de vivre libre dans un couple aussi soudé ?
De si nombreuses années, à vivre ensemble, sans jamais se quitter, où était-elle ?
Quel était le sens de la fidélité ?

Je suis là, c’est moi la fille de l’histoire ; je prends le relais ici, pour te raconter, laisse-moi te dire que je me suis trouvée, oh, oui… avec lui !!!

Je suis alors en éveil, en réveil, en réaction, à tout, absolument tout, tout ce que j’ai construit, tout ce en quoi j’ai cru jusqu’ici, envie de tout faire valser, envie de m’éloigner.
A ce moment, nous avons eu un enfant, il est encore tout petit, et je suis avec l’homme de ma vie depuis 15 ans, pour la première fois j’envisage de le quitter, d’en trouver un autre et, pire, je ne ressens plus rien pour lui.
Je me surprends à rêver de tout quitter, partir très loin, voyager, vivre ivre, libre !
J’ai toujours été passionnée ah ça oui ! J’ai toujours suivi mon cœur, que me disait-il aujourd’hui ?

Je n’étais plus sûre alors de ce qu’était mon cœur…

Était-ce ce battement de cœur que je sentais quand je voyais mon homme avant ?
Était-ce cette sensation de plaisir intense que j’éprouvais à être auprès de lui ?
Était-ce ce désir ardent que j’éprouvais quand je voyais son corps, quand ses mains me caressaient ?
Car à ce moment, je ne ressens plus rien de tout cela.
C’est le vide, la traversée du désert.
Je ne sais plus rien en fait.
Tout, absolument tout est remis en question.

Je me demande que faire, j’échange bien sûr avec lui, nous sommes très très proches, nous avons toujours tout partagé, je lui confie absolument tout, mes doutes, mes peurs, mes nouvelles envies : le quitter, tout faire valser.
C’est tout son monde à lui qui s’écroule maintenant, toutes ses certitudes qui valsent.
Ensemble nous pleurons, nous crions, nous hurlons tels des loups à la mort, des loups arrachés à leur meute sacrée, notre meute, nous deux, nous trois avec notre fils, que faire ? Que faire ?

Nous sommes tous les deux à terre, physiquement, psychiquement, inondés de larmes, accablés par la douleur, dans l’incertitude la plus profonde.
Les silences se multiplient, les discussions aussi.
Silences sacrés, parole sacrées.

 * * *

Je me demande alors : est-ce purement de la raison si j’essaie coûte que coûte de sauver mon couple ?
Vais-je devenir raisonnable, rangée, obéissante à la morale ?
Décider de me battre pour notre amour est-il raison, amour ou folie ?
Où est mon cœur ici, où est-il ?
Il me semble alors qu’il me souffle de patienter, de tout tenter, oui, de me battre pour mon amour, alors même que je ne ressens plus rien, ce ressenti pourtant ayant été jusque-là le moteur même de mon existence !
Est-il possible de vivre sans ce ressenti ?

Pendant de longs mois d’une traversée du désert terrible, je vais me retirer, m’isoler autant que je peux, je vais essayer de me trouver, de trouver cette chose qui m’a soudain été enlevée qui m’est pourtant si précieuse, essentielle, cet amour là, je vais le trouver en moi.

A ce moment je m’autorise à envisager toute issue comme étant possible.
Je recouvre alors, je découvre ma liberté, la mienne ; c’est moi ici, seule, qui vais décider, décider si je veux vivre libre, avoir plusieurs aventures, voyager seule, etc. ou décider de rester avec mon mari.

Je ne sais pas alors qu’il est possible de vivre libre en tout lieu et avec toute personne, je ne sais pas alors qu’il est possible de voyager en étant chez soi, je ne sais pas alors, que je m’apprête à vivre le plus grand voyage de ma vie.

Je commence donc à créer ce site que j’intitule Voyage au cœur de l’humain, je ne puis vous dire d’où m’est venu ce titre, je ne savais pas du tout alors ce qui m’attendait…!
J’avais appris, avant cette crise, en hypnose et en psychologie que l’être humain par nature est rebelle à tout ce qui lui est interdit et plus particulièrement moi.
Si on m’interdit quelque chose, j’ai envie de le faire.
C’est pour cela que j’ai décidé de ne rien m’interdire, de tout envisager.
C’est alors que dans cette liberté totale j’ai découvert mes propres règles, règles qui en fait n’étaient pas une morale – que je croyais “à la noix” – imposée, à laquelle j’étais rebelle par la nature, j’ai découvert que mes règles, celles qui venaient de moi, pouvaient faire mon bonheur, j’en avais besoin.

Ces règles se sont imposées à moi, allant fortement à l’encontre de certains de mes désirs : j’allais me centrer sur moi, je n’allais pas aller vers d’autres hommes, pour un temps, et quelque soit la souffrance ou l’envie de partir, j’allais essayer coûte que coûte de sauver cet amour, qui, ma raison me le rappelait, m’avait apporté tant de bonheur (et le mot est faible…!) par le passé et que j’avais construit durant 15 ans de ma vie.
Je ne désirais pas faire valser tout cela sur “un coup de tête”.
Je voulais comprendre l’humain, comprendre mon cœur, comprendre l’amour, aller au bout de moi-même, décrypter ce qui faisait de moi que j’étais moi, ici l’occasion était propice à cette quête.
J’ai fait des paris fous aussi, celui de voir, de mes yeux, avec mon cœur, qu’il était possible que ce “je ne ressens plus rien” évolue, soit mouvant, puisse donc revenir comme il s’en était allé.
C’était un sacré défi !
Ce défi était sacré.

Et… Je ne suis pas seule…!
Il est là, lui, mon prince, mon ami, mon amant, mon protecteur, mon amour !

Cette crise existentielle, je la vis seule, je la vis avec lui, il la vit, nous la vivons ensemble.
Et alors qu’à certains moments, la force me manque, je n’y crois plus, je désespère, lui se révèle, il me révèle son amour, il me révèle petit à petit son cœur, ces instants-là sont magiques, sacrés.
Je découvre, petit à petit, jour après jour, mois après mois, année après année (ce sont là bien 3 ans de crise que nous avons vécu) l’Amour inconditionnel, celui, dans mon cœur, celui, dans son cœur, celui, sacré, que nous partageons, ensemble.
Cette tempête que nous traversons, seuls, ensemble, révèle par moments des arcs-en ciel insoupçonnés, de ces moments où le temps est suspendu, de ces moments où la joie profonde qui vous traverse n’a rien à voir avec aucune joie connu auparavant, dans ces moments nous pleurons, enlacés.
Ces arcs-en-ciel, ces moments suspendus sont notre nourriture, la souffrance intolérable du début devient de plus en plus douce, tenir encore, y croire, encore, patienter devient de plus en plus aisé, la douleur, même, laisse place à une curiosité et une joie grandissante de ce qui s’offre à nous !

Et nous sommes deux, oui, oui, c’est ce deux, ce 1+1 = 3 qui nous révèle l’Amour, l’amour le plus pur, l’amour le plus beau qu’il m’ait été donné de vivre !
Cet amour est une bénédiction, oui, je remercie chaque jour le ciel.

Nous sommes deux donc, à présent bien conscients que nous sommes engagés dans un voyage au cœur de nous-même et que nous avons besoin de l’autre, à certains moments pour percer nos secrets et nos mystères, pour tenir dans ce “je ne sais pas” grandissant, pour faire naître la foi.
Oui, cette Foi qui aujourd’hui nous habite.
Dans ces moments de tempête indicible où je hurle à terre, où je souffre, lui m’ouvre son cœur, dans une écoute dont je n’aurais jamais soupçonné l’existence !
Il me connait si bien, parfois même mieux que moi-même !
Il aime, oui, il aime inconditionnellement chacune de mes manifestations d’être humain en vie, son amour bienveillant me renvoie à cet amour que je porte aussi dans mon cœur, il me rappelle, toujours, même en ces instants où je me déteste que ça aussi, c’est beau.
L’amour qu’il porte dans son cœur est l’amour que je porte dans mon cœur.

Je commence alors à nouveau à ressentir, oui, ressentir quelque chose pour lui.
Ce ressenti-là n’a plus rien à voir avec tout ce que j’ai pu ressentir auparavant.
Ce “quelque chose” étreint tout mon être, ce n’est plus simplement un ressenti (aussi fort puisse-t-il être !), c’est de l’Amour !
Quelle chance de me réveiller auprès de lui chaque jour, j’en remercie le ciel chaque nouveau jour où il m’est permis de l’enlacer, de voir son sourire.
Nous sommes différents et nous sommes les mêmes. Notre amour, sacré.

Notre foi est née, foi en nous, foi en l’humain, foi dans l’amour tout autour et c’est parce que nous sommes ensemble que nous pouvons partager cet amour.

Aujourd’hui j’ai découvert ma liberté, au sein de mon couple, épaulée par mon homme qui m’a toujours permis de manifester cette liberté.
Ma liberté ne se situe pas dans le fait d’aller voir ailleurs, j’ai fait le vœu, pour moi sacré, de fidélité, au cœur de mon voyage intérieur, pas parce que c’est bien, pas parce que la religion le dit mais parce que c’est ce que je désire, au plus profond de mon cœur.
Je suis sa femme, il est mon homme et ce pour le restant de nos jours.

Ma liberté se situe bien au delà, c’est une liberté intérieure, si difficile à décrire.

Après avoir vécu quasi exclusivement l’amour en couple, je le savoure avec mon enfant, avec ma famille et avec tous mes amis et ces nouvelles rencontres que je fais ici, grâce au blog.
Je me nourris littéralement de cet amour, j’en ai besoin, c’est ainsi que je poursuis mon voyage, que je découvre des nouvelles parties de moi (chez l’autre !) insoupçonnées, que je fais grandir l’amour en moi et que je le partage, à nouveau, en ce cercle sacré et mouvant de la vie.

Nous avons le plus grand des amours en nous, oui ; c’est avec l’Autre qu’il manifeste toute sa grandeur, toute sa puissance !

MERCI à tous pour tout l’amour que je reçois chaque jour, merci à toi Stéphane.