L’Horizon – la Création

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Hâte de vous partager le joie que je vis et les libérations de ces derniers temps, je travaille – je crée – d’arrache pied pour vous partager tous ces « secrets », en  mots (mon premier livre est en cours d’écriture…!!!!!!), en dessins, en prières, en soins, en rencontres…

Avec tout mon Amour <3,

Elise

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Le travail, la discipline

Mon dieu si j’avais su qu’un jour j’écrirai un texte sur la discipline et le travail, moi…! (j’exècre le travail depuis toujours… :D) Et pourtant je suis une super bosseuse comme vous allez le voir, il s’agit de le reconnaître. 🙂
Et en plein mois d’août en plus…! Vraiment, je vous fais toutes mes excuses, quand ça vient, ça vient, je peux pas couper ce flux à partager :-).

Plus sérieusement, c’est un aspect important du cheminement de l’Humain, de sa guérison, de son évolution.
Celui qui cherche à changer quelqu’habitude que ce soit dans sa vie (stopper une addiction, faire du sport, mieux manger, maîtriser son mental et ses pensées, changer de comportement envers ses enfants, etc. etc.) va devoir sérieusement se discipliner et fournir un gros travail.

Il s’agit d’apprendre à accepter cet aspect et à voir sa noblesse, son importance et son potentiel mais aussi à en cerner les écueils, les détours et les difficultés qui peuvent se présenter.

La rébellion

Au départ du chemin on est souvent rebelle, contre le système, contre l’école, la patrie, la terre entière, les autres qui ne comprennent rien à rien, etc.
Contre soi-même aussi, beaucoup.
Mais ça on ne le découvre que plus tard.

Bref, on se rend plus ou moins vite compte que la rébellion est une réaction, action opposée à une autre et engendrée par elle”, on re-agit, encore et encore selon le même schéma, tout en ayant l’illusion d’être libre.
Ben oui, quand on est rebelle au début, on se sent libre, on croit que c’est ça être libre, libre de crier, libre d’être contre le système.
Mais la liberté ne se situe pas dans la rébellion qui se révèle être un enfermement, un endoctrinement comme un autre, au lieu d’être dans le système, tu es hors du système, tu te situes par rapport à lui, toujours relié à celui-ci donc tu en fais toujours partie.

Aïe aïe aïe, je pars dans le discours philosophique et ce n’est pas mon propos. Celui-ci est intéressant certes mais il peut prendre telle ou telle forme de manière infinie, et même prendre parfois un cercle vicieux et continuer à tourner sur lui-même, dans la tête, sans passer par le cœur, lui, qui est essentiel.

Bref, on a eu l’habitude d’associer la discipline à la contrainte, à l’absence de liberté et à l’absence de plaisir et il est vrai qu’elle peut y conduire et on en reparlera, il faudra demeurer vigilant quant à cet aspect.
Cette croyance-là est présente chez beaucoup d’entre nous, y compris de ceux qui pratiquent la discipline

La discipline et le travail, quand ils sont mis au service de nous-même, de ce que l’on désire au plus profond de nous, sont un élément essentiel et même, c’est grâce à notre travail et notre discipline que nous finissons par ressentir du plaisir et savourer chaque jour un peu plus notre liberté, l’ouverture et la joie d’être soi.
Ce sont le travail et la discipline qui permettent d’ancrer le bonheur, les nouvelles pensées, les nouveaux désirs, chaque jour.

Je pratique cette discipline et ce travail chaque jour. Sur mes pensées, mes peurs, ma joie de vivre.
Mon voyage au cœur de l’humain m’a révélé qui j’étais, ce que je voulais.
Ces instants de grâce, de bonheur indicible et d’amour incommensurable sont de plus en plus nombreux mais n’ont jamais perduré dans le temps.
On me demande parfois comment je fais, pour rayonner autant d’amour et de joie de vivre.
Et bien j’y travaille, chaque jour.

Et je veux vous dire et c’est important de vous le dire que j’ai des peurs, des angoisses, des colères, des pensées qui tournent et que j’ai des outils que j’utilise au quotidien pour les gérer, ne pas les laisser vivre et polluer mes proches ou moi-même.
Et ô grand dieu, je ne vous dis surtout pas cela pour vous blâmer, vous exhorter, vous juger de ne pas faire vivre cet amour, ça c’est un écueil du travail, on en reparlera.

Je vous dis ça par souci d’honnêteté, de transparence et de partage essentiel.

Je vous dis ça parce que parfois je suis fatiguée de ce travail si difficile et je n’ai plus envie de travailler, de me discipliner, c’est tellement dur des fois.

Je vous dis ça parce qu’on ne comprend pas toujours ces moments difficiles et “négatifs” quand on travaille à faire vivre l’amour. Et quand on ne comprend pas, on rejette, on bute, on lutte, on juge. Et alors ça s’éternise et alors le travail devient plus difficile.

L’aspect difficile et négatif voire “maladif” est un aspect important et présent à celui qui chemine, qui guérit, qui évolue, qui commence à devenir lui-même.

Si tu travailles à faire vivre la confiance alors tu te confrontes à tes pires peurs quotidiennement.
Si tu travailles à faire vivre l’amour alors tu te confrontes à la colère la plus monumentale.
Si tu travailles à faire vivre le beau, le positif, alors tu côtoie l’immonde.
Si tu travailles à faire vivre la lumière, alors tu découvres l’ombre.

Et tu ne travailles pas mal lorsque tu es confronté à cette ombre présente en toi, présente sur terre.

Tu fais au contraire le plus noble des travaux, tu éclaires, tu mets de la lumière.

Merci à mon équipe céleste. 🙂
Oui, il en faut du temps à certains, pour reconnaître que l’on est pas seul et quelle joie quand on l’accepte, enfin.

Mais revenons au travail, à la volonté.
Cette volonté si forte et même irrépressible de me discipliner pour aller vers ce que je suis est renforcée, nourrie et motivée chaque jour par l’expérience. L’expérience de l’amour, l’expérience de la joie, l’expérience de la beauté à l’état pur. C’est juste une évidence.
Alors on le voit bien la discipline est largement récompensée.

C’est une discipline pour apprendre à se faire du bien.

Ça vous semble tordu ? Moi des fois ça me semble bizarre, de se discipliner pour être soi, se faire du bien.
Mais c’est que l’humain a pris de sacrés chemins tortueux pour affirmer ce qu’Il est…!

C’est un travail pour suivre sa petite voix intérieure qu’on avait oubliée, qu’on avait malmenée, qu’on avait fait taire.
Et je constate que l’humain met beaucoup d’application à se discipliner dans son travail pour son boss et à refuser net tout travail et toute discipline quand il s’agit de lui-même…!
C’est un cruel manque d’expérience et de connaissance en la matière !
Ici, ce n’est pas de l’argent, des flatteries ou de bons retours qu’on obtient.

C’est la lune, l’univers, la terre et le soleil qu’on sent vibrer à l’intérieur de soi !

Alors vive la discipline !

Apprendre la discipline amoureuse, confiante et respectueuse

Alors vive la discipline, ô oui mais laquelle ?

Parce qu’il vous arrivera de glisser vers la discipline contrainte “presser, faire peser”, celle que vous connaissez bien, celle qu’on vous a enseignée et que vous maniez avec naturel et facilité. Celle qui vous met à terre, vous et les autres, vous crie, vous rabroue, vous donne des leçons, vous exhorte, à faire bien, à travailler plus, à donner plus, à faire plus, dans un laps de temps limité ! (ça vous rappelle rien tous ces bons conseils en développement personnel qu’on retrouve partout, exhibés parfois avec fierté et excès de zèle, souvent rabâchés sous forme de leçon, de morale et de jugement à l’encontre de l’autre…? :-). A ce sujet, les pauvres pokemons et les joueurs qui vont avec en prennent pour leur grade, foutez-leur la paix, foutez-vous la paix, faites-vous du bien au lieu de vous sermonner, vous-même et les uns les autres !!!!!!!!)

Alors celle-là, c’est la discipline du mental. La classique, réflexe, celle qui nous est acquise, donc naturelle et facile et qu’on cherche à faire évoluer.
Il vous faudra vous discipliner à retourner, encore et encore dans le cœur et retrouver sa douceur, son respect, sa patience, sa compréhension, profonde et élargie, axée sur le moment présent, qui ne cherche pas de confirmation ou de logique dans une base de données limitée.
C’est un travail parce que nous changeons des habitudes, présentes en nous depuis toujours et présentes tout autour et reliées à toute une structure rigide et logique établie en nous depuis longtemps.

J’aime bien pour ça imaginer mon enfant, imaginer qu’il apprend quelque chose de nouveau et donc tout à fait inhabituel pour lui. Tiens, prenez la lecture par exemple. Pour nous c’est fluide, naturel, facile ! L’enfant qui apprend à lire sue à grosses gouttes, tout ça pour un résultat plus que médiocre, tout en lenteur et en fautes, et en plus, au bout de cinq minutes il est fatigué et demande d’arrêter…!? Non mais ! Eh, c’est facile de lire !
Vous situez le truc ? Pour moi c’est direct, je m’imagine et c’est d’ailleurs ce que je fais avec mon fils : je le félicite, je l’encourage, reconnais combien ça lui est difficile, lui dis que c’est normal de faire des erreurs en apprenant, que c’est même en faisant des erreurs qu’on apprend !
Et je l’exhorte pas à poursuivre quand il est fatigué et qu’il a accompli son travail, je l’invite à rire, à jouer, aussi.

N’oubliez jamais cela. Apprenez à le faire, à chaque instant. Pardonnez-vous aussi quand, à nouveau, dans un élan réflexe, vous vous êtes blâmé, encore, puni, auto saboté, malmené.

Vigilance quant à la discipline.

Il est des moments merveilleux et de plus en plus nombreux au fil de l’apprentissage, forcément, où tout devient naturel : les pensées créatrices et lumineuses, une joie éclatante, un amour rayonnant.
Et durant un laps de temps de plus en plus long.
Il est souvent difficile – et le mot est faible… – de “revenir” de ces instants de pur plaisir, fluides, naturels, évidents, faciles !

Et là je pense en particulier aux diagnostiqués bipolaires mais aussi à tout humain qui évolue et côtoie les hautes vibrations !

De retour de ces très hautes vibrations (quand on a une bonne conscience de son corps, on se sent littéralement vibrer, pétiller et le corps devient alors presque immatériel, d’une légèreté impressionnante, on a alors une énergie débordante.etc. j’ai déjà décrit ce phénomène ici) la rébellion et l’incompréhension se manifestent fortement.

Il est important alors de demeurer vigilant et de comprendre que nous sommes sur un chemin d’apprentis-sages et surtout sur une terre en trois dimensions, pour l’instant, en plein bouleversement, en plein r-évolution.

Ces moments de joie à l’état pur et d’amour rayonnant sont un repère, l’étape prochaine à franchir et ce qui semble être un fossé lors d’une “redescente” est largement franchissable. Cela demande du courage, de la patience, de la persévérance, bref, du travail et de la discipline (demeurer centré et dans l’instant présent étant des éléments clés) pour faire vivre, perdurer, retrouver ces nouvelles vibrations, tout en acceptant et en accueillant celles du moment.

Nous sommes en ce moment sur terre et incarnés dans la matière, avec toutes les règles (mouvantes et en constante, grande évolution ces temps-ci) et ce, pour une bonne raison, acceptons-les et faisons au mieux.
Ces temps-là sont difficiles, il faut le dire et à la fois merveilleux, ils nous révèlent un horizon inespéré, majestueux, d’une grande beauté

Je vous avoue que je travaille à mieux travailler, mieux me discipliner, c’est-à dire avec douceur, tendresse, bienveillance et respect pour le travail accompli chaque jour à faire vivre l’amour, le faire vibrer dans chacune de mes cellules et le partager (et merci à ma moitié qui m’inonde de cet amour inconditionnel quand je l’ai perdu !).

Et encore, parfois, je me pressurise, me contrains, me malmène, tel le pire des boss avec à la clé les nombreuses voix de peur et d’angoisse qui m’étreignent de nouveau avec comme conséquence la dépression, de-pressurisation, le relâchement total.
Dans ces moments où tout devient noir, heureusement mieux maîtrisés, mieux gérés – à peu près bien accueillis durant lesquels demeurent la conscience et l’espoir, toujours ! – bien moins longs mais toujours aussi sombres, qui ne demeurent que quelques petites heures désormais – merci à mon petit garçon grand sage, hyper connecté qui m’envoie alors ses merveilleux soins à distance, assisté de toute son équipe de guides et anges célestes – je relâche toute discipline et c’est alors un autre aspect indissociable et essentiel du chemin qui prend alors le relais.

Dans ces moments je prie, je prie très fort et je suis aidée, je suis guidée et bien souvent, alors, quelque chose a encore changé dans ce perpétuel mouvement qu’est la Vie.

Merci à eux, merci Stéphane, merci Luc.

 

L’Amour

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L’amour, tout humain le recherche, par tous les moyens, dans tous les domaines, l’homme aspire à aimer, nous apprenons à aimer, chaque jour.
Ces dernières années m’ont dévoilé des aspects insoupçonnés de l’amour.
L’amour est présent partout.

J’ai savouré l’amour cocon, l’amour protecteur, l’amour panseur, cet amour doux et réconfortant qui vous porte, vous berce, vous câline, vous êtes alors sur un beau nuage.
Avec ma maman.

Avec l’homme de ma vie aussi avec qui je suis depuis bientôt 20 ans.
Cet amour m’a transporté haut dans le ciel.
J’ai savouré la jouissance passionnelle émotionnelle et fusionnelle, magnifique aspect de l’amour sur terre.

Et puis…

L’amour s’est montré sous une toute autre forme.
Éclairage fracassant dans un premier temps.
Je découvrais que l’amour était lumière.
La lumière de l’amour de ma vie qui, désormais dans son regard projetait une vérité qu’il m’était impossible de contourner.
La lumière du Reiki qui éclairait les zones les plus obscures et les plus douloureuses de mon être.
L’amour pouvait faire mal.

Et puis et puis,

L’amour m’a dit qu’il était accueil. Drôle de notion, l’accueil.
Etait-ce l’acceptation ?
Cet accueil me mettait en colère et réveillait mes pires démons : quoi ? devais-je accepter tout, accueillir, tout, sans rebeller ?
L’amour était-il la gentillesse ? Devais-je être gentille, tout accepter ?

Je découvrais l’amour respect, fermeté de ce que l’on est, en souplesse et liberté de donner à l’autre l’occasion d’exprimer ce qu’il est.
Je découvrais que la gentillesse n’était pas que de l’amour. Elle pouvait être mollesse, flemme, manque de volonté, peur de gêner !

Je découvrais qu’aimer, c’était ne pas avoir peur de gêner,
de bousculer soi-même et ceux que l’on aime !

Aimer, aimer, aimer.

C’était respecter l’autre tel qu’il est.
Etait-ce alors cela l’accueil ?
Cela voulait-il dire le figer dans ce qu’il était ?
Au contraire non ! Ce respect, cet accueil permettait à l’amour de se dévoiler.
Cet accueil était lumière, cet accueil était amour !

Aimer. Aimer. Aimer.

C’était regarder, regarder tout autour, savourer, se délecter, aimer !
L’amour était cette présence à chaque petite chose, chaque petit être, c’était voir ce petit caillou, unique et magnifique comme la rose du petit prince…

L’amour était déchirement, dévoilement, parfois soudain.
Aimer, c’était ouvrir, s’ouvrir, encore, s’épanouir, telle une fleur. Aimer ce n’était pas que regarder cette fleur s’épanouir, s’ouvrir, aimer c’était aussi transformer, se transformer, agir.

Aimer c’était agir, oui !

Soupir…
L’amour était une pause aussi, délicate, révélatrice, gratuite aussi, de celles que l’on s’accorde peu, que l’on savoure trop peu.

Mais aimer, c’était s’enflammer, partir, revenir, monter haut très haut, tout en tension, oui !

Aimer était naturel, personne n’avait eu besoin de me l’apprendre.
Aimer était un mystère, impénétrable, insondable.
Mais aimer, c’était apprendre, chercher, découvrir, travailler !!!
Sans relâche à le dévoiler… 🙂

Aimer, c’était accueillir le secret,
aimer, c’était en percer le secret. 🙂

Je découvrais, enfin, qu’il en fallait du courage pour aimer chaque jour chaque petite chose autour, à commencer par soi-même.
Aimer, c’était être courageux.

Aimer était naturel, inné et cela s’entretenait chaque jour comme un trésor sublime, fragile et magnifique qu’il fallait à tout prix préserver, dévoiler, transmuter, explorer, renouveler.

Aimer, c’était s’engager à maintenir cette petite flamme, en nous, dans chaque petite chose autour chaque jour.

 

Faire le lien

Je bosse dur en ce moment et parfois, j’en oublie que mon boulot est d’explorer l’humain, le faire vivre dans toutes ses facettes, ce qui est en fait extrêmement difficile et extrêmement jouissif.
En effet, ces derniers temps, je travaille une partie de moi bien développée auparavant mais associée, je crois, à de terribles souffrances.
C’est tout ce dont j’ai cherché à sortir, tout ce contre quoi je m’étais rebellée ces dernières années (et ce contre quoi ma mère se rebellait aussi !) pour trouver cette partie de moi authentique, poétique, libre, ivre.

Je travaille à m’organiser, à planifier, à écrire d’une manière concrète, claire, pédagogique, contrôlée en quelque sorte afin que mon écriture soit compréhensible au plus grand nombre, y compris les “non-poètes” (est-ce que c’est possible ça ?? Je veux dire tout humain a un cœur de poète), je veux dire par là à ceux qui ont moins eu l’occasion de développer cette partie-là. Je cherche à être concise et à ne pas trop partir en envolée, à rester concentrée sur le but, le projet, les termes que je me suis fixée pour mener à bien ce projet qui me tient à cœur, Être humain (Un site en cours de construction ou je proposerai de l’information claire et détaillée sur l’humain mais aussi un espace d’accueil et d’échange avec peut-être bien un forum ainsi que des consultations individuelles).
Cela demande que je fasse travailler ce mental qui m’en a fait voir de toutes les couleurs, dont je m’étais éloignée, merveilleuse faculté d’abstraction, de réflexion, de compréhension, de clarification quand elle est au service de l’humain.

Entendons nous bien, il ne s’agit en aucun cas de renier ce que je suis, en fait, ce que je suis n’est pas le poète, n’est pas ci ou ça, c’est tout ça, tout ça à la fois et je le découvre avec joie aujourd’hui même si c’est sacrément déstabilisant.

Le système dans lequel nous sommes, celui que nous exécrons parfois, celui que nous voulons changer, il fait partie de nous et nous en avons besoin si nous voulons le faire évoluer.
Trop de poètes, de pures pépites qui demeurent dans l’ombre, contre le système, au ban du système, écartés du système, par les autres et d’eux-mêmes, gâchis de compétences ! Perte cruciale pour la terre et les humains !
Ce monde fait partie de nous et quelle chance en fait, d’en avoir appris et saisi le fonctionnement. Vivre dans le monde d’aujourd’hui est difficile mais c’est celui que nous avons choisi, je suis là pour quelque chose et je vais le faire.

Ici sur Voyage au cœur de l’humain, mon écriture explore, je la laisse vivre, je la laisse me guider, me montrer le chemin, là-bas, c’est différent, je rassemble les pièces du puzzle patiemment trouvées ici, je les mets en ordre afin de créer un magnifique puzzle, coloré, qui donne envie, qui inspire.

Là-bas je dévoile enfin qui je suis pas seulement au niveau du cœur, mais aussi au niveau de celle que je me suis construite, ici, sur terre, ma nouvelle personnalité, celle-là dépouillée de l’ancien et revêtue d’un nouveau manteau tout beau, mon oeuvre d’art, celle que j’ai créée, celle que je crée en ce moment, ma nouvelle réalité, mon nouvel ego, mon nouveau moi qui bouge à chaque instant ! 🙂
Et ce n’est pas facile du tout parce qu’en explorant l’humain, surtout quand on atteint le cœur… (!) on trouve cette partie divine, absolument fabuleuse, merveilleuse, impalpable, parfaite, on aurait envie de quitter cette peau d’humain, qui a peur, qui a froid, qui ressent le poids de la matière, qui pense étroit, qui doute, etc..
On ne comprend pas quand on monte très haut, ça fait un choc de redescendre et c’est pourtant ce qu’on est venu faire sur terre,  et cela notre cœur nous le dit très fort aussi, faire le lien entre le ciel et la terre, faire des va et vient entre ces deux états que j’ai appris à aimer.

Vivre est une danse, une danse entre ces différents plans qui nous composent et qui font de nous des êtres d’une extraordinaire richesse.

Et je crois que c’est pour ça aussi que les humains bien souvent se rassemblent entre “ces deux parties” : ceux qui sont bien ancrés, bien intégrés qui ont un boulot, une bonne construction psychique, égotique qui leur permet d’envoyer les messages adéquats à l’autre de reconnaissance, les bonnes protections, pour survivre dans un monde de brutes il faut le dire; et ceux qui ont cette connexion naturellement avec le ciel, les esprits et le cœur ouvert en grand, avec les déroutes, l’instabilité, la peur, la souffrance que cela peut provoquer. Souvent ils sont en couples, amis.
Wouaouh, pour peu que ces deux parties là se rejoignent, à l’intérieur et à l’extérieur, se respectent et s’écoutent, mieux, travaillent ensemble, et je crois que c’est ce qui arrive, c’est …………. Ça fait faire à la terre un géant bond en avant.

Faire le lien.

La terre, la matière me permet une jouissance qui est mon moteur. Pas facile du tout à faire vivre ces temps-ci justement parce qu’à rentrer dans ce moule un peu étroit d’organisation, de travail, on en oublie vite le moteur principal (quand ce n’est plus la peur, la menace d’une punition), le carburant de notre statut d’humain ici sur terre, le plaisir, la jouissance.
Ce matin, hier, mon cou était tendu, mon ventre était douloureux, moment où j’ovule, très grande énergie qui met en lumière les tensions, encore, les retenues, toujours, à Vivre, pleinement. Pas facile à canaliser mais ça y est, ça se fait maintenant.
Je reste ciblée sur mon objectif de travail, je me fais un soin “méditatif”, pfff… ça fonctionne pas du tout !!! 😀
et puis…
c’est la jouissance qui m’appelle. Je mets la musique, je ferme les yeux….

Et laisse mon corps se déployer, se libérer de ce carcan encore en vigueur ici et maintenant sur notre belle terre et qui est en moi comme en chacun des humains. Mes sens s’éveillent, mon corps bouge, ondule, j’entends ces préoccupations dans ma tête qui doutent, qui organisent, je les entends de plus en plus loin, mon corps en a besoin !
Mes mouvements se déchaînent, je pleure, je crie, je chante, mes membres se déploient, mes ailes, se déploient ! Et les pensées s’envolent, il n’y a que le corps, le corps et la jouissance, la jouissance d’être en vie, de sentir ce corps qui devient alors léger, comme si la matière fondait, comme si plus rien n’était séparé,

le lien.

Le lien alors se fait, entre le ciel et la terre.
Dans ces moments, je dois dire que mon corps fait des mouvements d’une grâce qui n’a rien à voir avec ce qu’on apprend, ce qu’on contrôle. Je sais alors danser comme une danseuse sans avoir appris à danser. Mon corps me semble être le poids d’un enfant, il bouge tout seul et cette sensation est divine, l’énergie qui se déploie alors – le feu sacré – est considérable, monumentale.
Je crois qu’un humain qui se fait du bien quels que soient les moyens, en mangeant (et en étant pleinement présent, pas en train de penser aux kilos qu’il va prendre), en faisant l’amour, en jouant, en riant, déploie autour de lui une énergie merveilleuse pour la terre, j’en suis même certaine.

Je me rappelle Don Marcelino qui disait qu’un homme et une femme qui faisaient l’amour représentaient la plus puissante prière de l’univers, ô oui…!
Encore faut-il que l’humain apprenne à lâcher la performance ou ces pulsions réflexes, ancestrales qui l’éloignent de ce naturel, de cette beauté, de cette lenteur, divine, d’entendre, de sentir, de retenir, de savourer, de voir avec chaque partie de son corps…

Ô oui, c’est un long chemin  encore qu’il nous reste à faire pour devenir pleinement Humain et donc aussi, un dur labeur qui demande pas seulement de lâcher, de s’envoler mais aussi d’ancrer, d’organiser, de discipliner, de bosser, c’est bien en alliant ces deux parties de nous même que nous créons sur terre et c’est ensemble que nous y arrivons.

Extrait journal de bord 04.02.2016

Ces derniers jours m’ont montré à quel point j’étais dure avec moi-même, à quel point j’avais peur d’être moi-même et de l’exprimer.
Ces moments paroxystiques ouvrent les yeux à celui qui n’arrive pas à voir, qui s’entête, qui s’obstine…
Cela m’ouvre un nouvel horizon, empreint de douceur, de plaisir et de légèreté.

Je dois travailler encore et toujours à lâcher prise, à m’aimer, à me faire confiance, faire confiance à la vie, faire confiance aux autres.
Cette douceur, je la désire de tout mon cœur mais elle me fait peur…
Que se passera-t-il si je lâche ma force ? J’allais dire ma volonté, celle qui se cherche ces jours-ci mais… La force et la volonté sont bien distinctes, souvent je les confonds.

Je cherche ma puissance, ma volonté, l’expression de mon désir profond, de mon Être.
C’est alors une force, violente, militaire qui prend le dessus et m’astreint, me contraint, là, derrière ma nuque, telle une bête de somme…
Je perds alors ma lumière, ma joie, mon amour et cette conscience m’afflige plus encore !
Fichu Stockholm syndrome, encore !
C’est la force qui m’a menée jusqu’ici, qui m’a permis de rester debout, de tenir le coup, de ne pas sombrer, de ne pas lâcher, de ne pas quitter cette terre, travailler encore ! D’arrache pied avec courage, force, volonté, toujours ! Ne pas lâcher !
Je sens bien aujourd’hui que tout est différent, qu’il est temps de lâcher, d’aller là où… Mon dieu… Là où je n’ai pas besoin de forcer pour être, pour rester en vie…! il ne s’agit plus de survie mais de Vie, de MA VIE, celle qui vibre en moi, celle que j’aime, celle qui me correspond, celle dans laquelle j’ai toujours cru au fond… Sous toutes ces couches de dureté, de pression, de violence, de punition, elle est là cette douceur, ma douceur, ma candeur, ma beauté, ma lumière !
Quelle chance j’ai de pouvoir exprimer cela, libérer tout cela, quelle chance j’ai d’avoir le choix d’être moi.
Mais quelle honte aussi je ressens d’avoir cette chance quand je sens la souffrance de l’Humain tout autour. Comment oserais-je, moi…?
Qui m’a donné le droit ?
Moi qui ai toujours appris à souffrir, souffrir pour l’autre aussi.

Je découvre aujourd’hui timidement le bonheur, profond, et la compassion.
Celle qui me fait ressentir la peine de l’autre mais sans la faire vivre en moi, c’est tout à fait autre chose…
J’apprivoise enfin ce que je suis, petit à petit, mes ressentis, ma puissance aussi, celle qui me fait encore beaucoup peur. Cette peur profondément humaine qui se dévoile à celui qui guérit, qui est conscient et qui fait peur.
J’ai peur d’avoir peur ô oui !
Ce sentiment est étrange, il m’est presque étranger, comme la tristesse aussi et l’inconfort et toutes ces choses qui se révèlent aujourd’hui dans ce corps en pleine santé, dans cette pleine conscience qui reste encore difficile, peut-être le demeurera-t-elle toujours ?

Le cœur de l’humain est un trésor, un trésor infini !
Sous toutes ces couches, quelles qu’elles soient, quelle que soit leur épaisseur, il est là et demeurera toujours là, intact, lumineux, merveilleux.

Sortir de ces sillons, profonds, empreintes qui demeurent après avoir levé le voile, est un travail colossal ô dieu…! Je me suis dévoilée à moi-même, il me reste le plus difficile… Me dévoiler aux autres.
Et c’est en avançant, dans l’action, dans l’expression de ce que j’ai dévoilé que je vais construire, petit à petit une nouvelle route, celle tracée tout droit devant moi cette fois.
Je la vois nettement aujourd’hui, elle est large, elle est lumineuse, somptueuse, j’ai peur !!!!!!!

Mais c’est le plus noble des travaux et j’ai le choix, choix qui m’effraie terriblement, peur de me tromper, toujours…! Ce bourreau qui nous dit tout et nous contraint a l’avantage de nous mettre dans le repos du choix et de la responsabilité…
Je vais choisir mes conditions de travail :
– Quel rythme ? Besoin de pression pour avancer ?
– Dans quel environnement, dans quelles conditions ?
– Avec quelles personnes ?

Mais surtout…
– Comment est le boss ?
– Est-ce qu’il tient compte des petits pas ?
– Est-ce qu’il valorise mon travail? Ce que je suis ?
– Est-il patient ? Encourageant ? Challengeant ?
– Est-il attentif à mes besoins ? Mes limites ? Sait-il les comprendre ? M’aider à les contourner et les surpasser avec intelligence, vivacité d’esprit et simplicité ?
– Respecte-t-il ce que je suis, ce dont je suis capable, ou cherche-t-il à me faire crouler sous le poids du travail qui incombe aux autres ?
– Valorise-t-il mes dons innés, dont certains sont encore cachés ? Est-il doux et bienveillant dans ces domaines qui me sont moins faciles mais que néanmoins je dois cultiver pour accomplir mon travail au mieux ?
– Respecte-t-il les temps de repos dont j’ai besoin en fonction de ce que je suis et quels qu’ils soient…?
– De quelle manière m’invite-t-il à travailler sur mes projets ? Est-ce une exortation ? Une menace ? une pression ? Est-ce fait avec agressivité, en hurlant ?

Quel est mon boss à moi ?
Qui est le maître des lieux chez moi ?
Comment je veux qu’il soit ?

Mon dieu… j’ai ce choix, oui, j’ai ce choix…! Pourquoi m’effraie-t-il autant…?
La culpabilité… La peur… Là dans mon ventre…
Mon dieu… Mais c’est cela la volonté, celle qui me titille, au creux de mon ventre ! La vraie ! Pas le juge, pas le bourreau, pas celle de quelqu’un d’autre, là, cachée sous cette épaisse couche de peur et de culpabilité !
Ma volonté, à moi, lumineuse, libre, joyeuse !

Le lâcher prise

Aujourd’hui, je voudrais parler d’une étape décisive et difficile au cœur du voyage intérieur.
Je voudrais parler de ce moment de “lâcher prise” dont on parle si souvent, dont on a conscience dès le début d’un travail sur soi, qui, comme tout concept, tarde à s’expérimenter après avoir été intégré intellectuellement.

Il me semble que, paradoxalement, nous nous écartons au début plus que quiconque de ce lâcher prise lorsque s’initie le voyage.
Car le voyage intérieur commence avant tout par un “travail” sur soi. Et ce travail nous éloigne du lâcher prise.
Dans un premier temps, à la suite de notre choc émotionnel, au cœur de notre maladie, douleur physique ou émotionnelle, dépression, anxiété, nous allons travailler à un mieux être, chercher à l’intérieur de soi ce qui ne va pas.

Et nous allons trouver beaucoup de choses.
Beaucoup, beaucoup de choses vont émerger alors.
Des choses parfois extrêmement difficiles, une prise de conscience parfois très douloureuse, que j’ai déjà mentionnée dans d’autres textes, qui peut même faire empirer notre état dépressif ou douloureux pour un temps, qu’il faudra surmonter pour trouver l’apaisement et l’amélioration (et même beaucoup plus!).

Cette prise de conscience est d’autant plus douloureuse par rapport à notre système de fonctionnement et de pensée, aux croyances que nous avons acquises enfant jusqu’ici et qui vont changer petit à petit.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit aussi, se détacher peu à peu de nos conditionnements, de nos modèles, de nos croyances pour aller à l’encontre de soi-même (ce mélange de tout ça intégrant merveilleusement le passé, le présent et l’avenir!), processus d’individuation, quête de soi.

Nous commençons donc à prendre conscience de nos pensées, par le biais d’une discipline holistique qui nous convient, par la méditation par exemple.
Nous commençons à prendre conscience de notre alimentation.
Nous commençons à prendre conscience de nos modes de fonctionnement, envers nous-même et envers nos proches et connaissances.
Nous commençons à prendre conscience de notre corps, de ses fragilités, de ses limites, de ses “caractéristiques”.
Nous commençons à prendre conscience de choses que nous avons vécues enfant qui nous ont touchés, marqués au fer rouge.
Nous commençons à prendre conscience de nos traits de caractère dominants, par le biais des lectures, des rencontres, de la psychologie, des manuels de développement personnel: énnéagramme, types psychologiques, tempéraments (bilieux ou autre), profil homéopathique, etc.

Et voilà qu’arrive un moment clé, déterminant, douloureux aussi.
Nous serons tentés et nous allons de toutes façons le faire, de nous juger, durement, sévèrement.
De travailler dur pour cela, pour changer, pour tenter de corriger toutes ces choses que nous jugeons inadéquates, sources de tant de maux, issue logique à ce travail initié sur soi.
Car c’est aussi une grande fierté, une telle fierté que de se voir si courageux, si fort, si efficace dans ce travail, de voir les résultats: je maigris, je suis en meilleure santé, je me mets moins en colère, je suis plus calme.
Je contrôle enfin.

Je suis maître de ma vie et de mon destin.

J’ai pris conscience de ce qui me nuisait, je calcule aujourd’hui chaque jour ce dosage idéal à mon “bien-être”.
Je crois que je peux sentir autre chose aussi.

J’ai peur.

Je regarde tout ce travail accompli, si durement, si courageusement, si difficilement, à la sueur de mon front, à la force de mes bras, à la force de mon mental et j’ai peur.
Peur que tout cela me rattrape: le froid, le vide, le rien, la douleur, la confusion, la non-compréhension, le doute. Ce passé qui me rattrape.

Cette douleur profonde, essentielle, primordiale.
Ce cri qui vient de la gorge, qui vient des tripes, ces larmes, lames acérées.

L’impression que si nous nous relâchons à ce moment-là, tout va se désintégrer, tout va exploser.
Alors j’erre dans ce nouveau travail, je regarde attentivement le moindre de mes défauts, le moindre des défauts de l’autre en face de moi et je deviens sérieux, sévère, si sérieux que tout désordre autour de moi vient perturber cette équilibre que je maintiens à la force de mes bras, tout imprévu.
Cet enfant qui crie, qui trouble mon calme intérieur. Cette musique forte qui me déconcentre. Cette personne en face si imparfaite qui devrait apprendre à travailler sur elle.

Car à ce détour du chemin, mon égo est fier, fier de ce travail accompli.
Ces personnes qui dans le passé m’ont fait du mal, je les ai “vaincues” par ma force.
Ces personnes qui me pompent mon énergie, je sais m’en détourner.
Je sais exactement ce qu’il faut faire pour ne pas me faire du mal.

A ce moment, j’ai un peu oublié de me faire du bien, aussi.

A ce moment j’ai peut-être un peu perdu la notion de plaisir, le jeu, le rire, l’innocence, l’imprévu.
Mais c’est normal car je n’y étais peut-être pas prêt aussi.
Seulement là, le moment était venu.
Le moment était venu de dépasser la fierté du travail accompli pour partir à la rencontre de l’amour, la bienveillance, le respect, de soi et des autres.

Le respect de cette différence, le respect de mes caractéristiques, le respect de mon passé, le respect du monde environnant, le respect des autres, dans leur belle différence.
Le respect, la bienveillance pour mon imperfection et celle des autres.
Respect pour ces imperfections passées et présentes, pour cette maladie (mal a dit) qui m’a tant appris et pour les prochaines qui seront porteuses de messages, qui seront le signe aussi de mon humanité.

Car à ce moment décisif du chemin, j’apprends enfin à prendre du recul sur la culpabilité mortifère pour approcher la responsabilité.
Je regarde mes “erreurs” passées et je respecte ce riche enseignement qu’elles m’ont apporté, ces rencontres, difficiles, destructrices qui m’ont tant appris aussi.
Ce parent, la manière de m’élever, qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.
Celui-là, qui était absent, ces difficultés qui m’ont responsabilisé “trop tôt”, je le croyais au début, mais cette “compétence”-là aussi est belle et a du sens sur mon chemin qui prend forme.
J’ai un profond respect aussi pour ce beau travail accompli, pour mon égo, mon excès de zèle, ma force qui m’ont maintenu en vie, m’ont appris tant de choses et m’ont mené jusqu’ici.

Je comprends que chaque chose est à sa place, qu’il y a des choses que je ne peux maîtriser, je comprends que c’est la conscience et l’acceptation de cette non-maîtrise qui me redonne toute la maîtrise.
Je comprends que ce n’est pas le contenu de mes pensées qui me rend malade mais le fait de les refuser.
De refuser la vie, l’imprévu, les difficultés, la maladie, la douleur, l’imperfection, la complexité de l’humain: sa colère, sa tristesse, ses angoisses, ses douleurs, ses doutes, ses peurs, sa foi.

Alors je suis fier de ce que je suis, j’ai confiance et je ne me suis jamais senti aussi bien.

Je sais que ce n’est pas tant le “travail” qui est important mais la conscience.
Demeurer conscient lorsque la colère m’emporte, demeurer conscient lorsque la tristesse m’envahit, demeurer conscient des messages de mon corps.
Alors, automatiquement, le travail se fait tout seul.
Ce n’est donc plus un « travail » à proprement parler, ça coule de source.

Confiance dans ce que je suis, confiance dans ce qui m’arrive, confiance dans la vie.

∞ Je puis lâcher prise, stopper cette chute vertigineuse et terrifiante dans le vide dans laquelle, à trop lutter, à m’affoler, j’en oubliais de voir les nuages autour, la pureté du ciel bleu, les oiseaux, le vent qui, si je m’alliais avec lui, me portait si doucement et divinement que je me sentais finalement bercé, guidé, apaisé. ∞