Ailes

Elle avait tu son amour,
son envie de dire je t’aime mille fois.
Son envie de dire à l’autre à quel point elle le trouvait Beau,
à quel point le monde, le méchant faisait partie d’un équilibre
qu’elle avait toujours senti.
Elle trouvait le monde Beau, elle s’en était émerveillée tant de fois, tant de fois,
y compris dans ce seau rempli d’eau dans lequel elle voyait le reflet du ciel.

Elle l’avait tu.
Par honte, pour faire comme les autres.
Parce qu’on lui avait dit que c’était ignorance, jeunesse, naïveté.
Innocence.
Elle verrait quand elle grandirait.
Le monde ce n’était pas ça,
L’amour n’existait pas. L’amour ne durerait pas.
Et toutes ces phrases, toutes ces pensées, toutes ces idées, maintes fois répétées,
qu’elle avait fini par prendre pour vérité.

Elle avait beaucoup appris de cette vérité qu’on lui avait enseignée.
Elle avait grandi.
Elle n’était plus naïve, non, elle avait vu et vécu l’horreur de ce monde, de cette création séculaire.

Elle avait retrouvé son Amour.
son Innocence.
Sa Vérité.

Qu’elle s’apprêtait désormais à partager.

Nous sommes des pures lumières.
Déployez vos ailes.

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A l’origine de la Vie… La Source

La plus grande source de mal dans l’Homme, dans la violence qu’il peut se faire à lui-même au quotidien, qu’il peut infliger à l’Autre, est de s’accrocher à une vérité quand celle-ci est multiple, multi-dimensionnelle, multi-factorielle, en mouvement constant.

Trouver sa boussole intérieure, ce fameux Graal, sublime arche d’alliance, si éloignés de ce qu’il pouvait penser : la magie, l’incroyable, l’inimaginable, l’introuvable, l’infaisable !

Le beau, le vrai, le simple, évident, essentiel, à chaque instant, en mouvement constant, big bang permanent.

A l’origine de la Vie…

Le deuil

Comme vous le savez, ma vie a pris un tournant décisif ces derniers temps et franchement c’est un peu un mélange d’X files, de Matrix et d’exorcisme à la maison, avec en fond La petite maison dans la prairie dans le genre très Bisounours…
Oui oui, je vous assure, tout cela en même temps, c’est possible et c’est le sort qui vous attend si vous franchissez l’ultime barrière de votre voyage…. 😀
Vous êtes prêts…??!!! Parce que là j’ai envie de pousser un petit coup de gueule, oui je sais, ça aussi c’est nouveau, quand je vous dis que ma vie a pris un tournant…

Quelqu’un a-t-il déjà témoigné de la difficulté que c’est de croire, de savoir qu’il y a bel et bien quelque chose après la mort mais pour de bon…!?

L’autre jour, une maman me dit : “je préfère être comme moi qu’être comme vous” (elle était très stressée, les enfants le sentaient, et s’agitaient et elle leur criait dessus en se demandant comme cela se faisait qu’ils étaient si “mal élevés”, je lui ai dit que les enfants sentaient son stress… Oups…)
Bref, toujours est-il que je me suis dis : “putain mais elle a raison…!”

Et là ben j’en viens au deuil à proprement parler.
Parce que c’est vrai quoi, moi à la base, je cheminais pour le bonheur, la simplicité, et il faut bien l’avouer aussi pour être une super héroïne, une Wonder woman comme celle de mon enfance avec les jolies étoiles sur son short et le magnifique serre-tête. 🙂
Une partie de moi s’imaginait devenir enfin comme les autres, pouvoir faire la fiesta sans me sentir fatiguée ou épuisée ou même chialer, tiens, je m’imaginais ne plus chialer… Ah là lààààaaaaaa. Et encore beaucoup d’autres choses !

Nan mais ça va toi là, le grand gourou sage qui te dit “non mais n’importe quoi, moi non”, je te parle ici de ce qui se dit pas, de ce truc là relégué sous le tapis que la pleine conscience et la guérison déterre au grand jour ! 😛

Je veux dire, je me suis retrouvée non seulement à dix fois plus chialer mais en plus à me découvrir angoissée et même stressée par moments et même, en colère, de ces rages capables de détruire la terre entière et je me suis vue rejouer la scène de l’Exorciste, le vomis vert en moins…
Moi qui ne connaissais ni l’angoisse ni la peur ni même la colère…!
Et en plus, j’ai besoin de repos régulièrement.
Ah et aussi je rote dix fois plus qu’avant et à la manière de Shrek, on a eu beau me dire que c’était un truc de guérisseur, c’est quand même la honte…
Et l’autre jour, je me suis retrouvée à hurler et virer de chez moi (impensable ma parole…!) mes frères et sœurs et mes beaux parents, qui étaient en train de discuter de trucs assez glauques que je n’ai jamais supportés avant (ouais mais avant, j’encaissais, je me taisais au moins, je me prenais pas la honte…!) genre : “ouais et même que maintenant ils prennent du viagra à 18 ans !” Ça a été la goutte d’eau. 

Mon dieu… Mais qui je suis…???!!!

Un peu plus tôt dans la journée, mon fils me dit que ma mère – décédée il y a 10 ans – est régulièrement auprès de moi et qu’elle lui parle aussi à lui régulièrement…
Et là je pleure de joie, de libération, je suis la plus heureuse de la terre entière !!!!!

Et puis… Ce soir, à nouveau, j’me dis… Rahhhhha là lààààà mais franchement, c’est lourd cette responsabilité. Le truc quoi, de l’évolution, nous sommes sur terre pour évoluer. Le truc de se dire que ça s’arrête jamais, non mais vous imaginez…???!!! Mais c’est énorme. Non mais franchement, c’est ENORME. Je comprends que beaucoup se détournent de cela, ça fait un choc quand même.

C’est un deuil.
Ce chemin de connaissance. Ce chemin de sagesse.
C’est un deuil, vraiment.
Je ne suis plus une enfant. Je ne fuis plus. Je fais face.
A la mort.
Au mal.
A l’angoisse et la peur.
A l’infini, l’éternité, le mouvement permanent aussi.

Je suis responsable. De chacun de mes gestes, de chacune de mes paroles.

Arg je vous vois venir, me raisonner : “non mais Elise tu sais bla bla bla bla blaaaaaa”.
Arrêtez ! Je connais ces voix, je les ai moi aussi je ne veux pas les entendre là ! C’est à d’autres que je donne la parole aujourd’hui, elles font aussi partie de moi.
Celle-là qui a peur. Celle-là qui frissonne. Celle-là qui jure et qui crie.
Vous le savez, je les aime toutes ces parties. Je suis Humaine avant tout et j’ai un amour inconditionnel pour tout ce qui compose l’humain.

Alors voilà. Ce soir j’ai peur. Ce soir je ris un peu aussi.
Ce soir j’ai le cou tordu.
Ouais, y a un truc qui passe pas là dans ma gorge arg, je peux tout sentir avec netteté maintenant, ça aussi merde c’est pas facile, cette conscience ! Ça me fait penser à Matrix, au moment où on lui retire le tuyau pluggé dans son cou… Celui qui le reliait à la Matrice.

… Mon dieu… Et si j’vous dis que malgré tout ça, non, avec tout ça… je suis la plus heureuse de la terre…???!!!
Alors… Mais alors…. C’est ça le bonheur….?????????
Ce qui me met très en colère là franchement, c’est de pas pouvoir vous l’expliquer car moi-même je n’en ai pas la moindre idée du pourquoi.
Et franchement ça me perturbe mais c’est fichtrement vrai, on ne peut plus vrai et ici et maintenant je peux pas vous l’expliquer.

Le pourrai-je un jour……? L’Amour à l’état pur est un truc qui ne peut se dire, il se vit ô oui !

Stockholm Syndrome, partie 5

Stockholm syndrome partie 1

Je suis déplacée à côté d’un compagnon de cellule, un vieil ami, de très très longue date, qui me dit : “sérieux petite, on a la punition qu’on mérite, faudrait pas s’prendre pour dieu quand même. Le monde réel est ici.”

La punition, le vrai monde, se prendre pour dieu…
Le visage bouffi de coups, le sang s’écoulant encore de ma bouche, de mes oreilles, des coups reçus aussi à la poitrine, je me pose ainsi sans vraiment réfléchir mais en demeurant dans une sorte de conscience accrue de mes douleurs, mes cicatrices, mes potes de cellule autour, ma prison, mon monde, tout mon monde depuis toujours.

Que pouvait être l’autre monde ?
J’avais peur. J’en avais eu des aperçus certes mais je ne savais plus, non, je ne savais plus rien…

Il faut que j’en sache un peu plus, autrement, différemment.
Pour le moment je sais que je suis le maître des lieux, je sais que je suis mon propre bourreau, je sais que je peux me libérer mais ce savoir, loin de m’être utile, est source d’une souffrance plus terrible encore.
C’est moi qui me donne les coups, c’est moi qui me mets à terre. C’est moi qui décide de ce putain de décor tout gris.

Ce savoir est atroce, il m’est inutile, complètement, il me rend même folle de rage, une colère hurle, grandit en moi et me dévore, elle menace de faire tout péter, tout valser tout exploser, ne plus savoir, ne plus savoir, ne plus savoir…!
J’envie ces autres qui ne savent pas, je comprends pourquoi ils ne voient pas, je voudrais revenir à cette insouciance, à cette légèreté.
Sont-ils vraiment insouciants ? Sont-ils vraiment légers ?
Il me semble que la légèreté et l’insouciance que je recherche ne se trouve pas dans ce déni, oui, c’est un déni de cruauté, une souffrance masquée, une souffrance dérivée, une souffrance que l’on fuit, partout, tout autour.
Et puis ces coups que je me donne, je vois bien que beaucoup les donnent aux autres, à soi-même ou aux autres, quelle est la différence ?

Cette conscience est comme un trou vertigineux dont on ne sait ce qu’il est et quand il se termine.

***

A nouveau cette même sensation de lueur, de chaleur, de douceur.
On me chuchote des mots doux à l’oreille.
Je perçois une intense lumière, en ouvrant les yeux, tout est clair, limpide, merveilleux. tout n’est que clarté, brillance, l’espace d’un instant, sans rien comprendre, je suis dehors, je suis libre.
Mon corps bizarrement prend corps mais je le sens plus léger.
Une vive chaleur mais agréable ensemence mon cœur et grandit dans mon ventre.
Je sais, je sais qui je suis, je le sais depuis toujours, là, dans le creux de mon ventre, dans tout mon être même.

Je me dirige intuitivement vers une pièce.
Salle de cinéma ? Retour dans le passé ? Visite de mémoires de l’humanité ?
Je n’en sais fichtrement rien, comme toujours mais je m’assois dans cette drôle de machine, je ferme les yeux, je me laisse guider, je pars pour un long voyage.

C’est bizarre, je sens très fortement mon corps, je suis consciente et pourtant je ne suis plus tout à fait là.
Et les images me parviennent. C’est quoi putain c’est un cinéma dynamique…???
Je peux ressentir le vent, je peux voir des paysages jamais vu avant, en tout cas, de ce que je croyais savoir, je peux ressentir des émotions, des sensations inconnues elles aussi jusque-là.
Dans ce voyage je ne suis plus tout à fait moi, je suis projetée dans différents personnages, dans différentes réalités.

Je me sens puissant. Je ressens le pouvoir, la puissance du pouvoir. Je suis important.
J’inspire ce pouvoir, l’assurance qu’il me donne, le poids, dans tout mon corps droit et fier.
Huummmmmm que c’est bon cette sensation, moi qui me suis toujours sentie misérable, avilie, les épaules courbées.
Que c’est bon…!

Puis les images défilent, avec elles les années.

Je trahis. Je me venge.
Je suis amer. Je me sens si faible, si misérable. Je sens mon corps mort. Je sais qu’on vient de m’empoisonner. Juste rien. Plus rien.

Que suis-je dans cette scène ? Une montagne ? La nature ?

Ooooohhhhhh ici je médite, haut perché dans une montagne, seul. Je suis la montagne.
Ooh…! Je lévite…!!!!
Je ressens alors une sensation en haut de ma tête, comme si la partie haute de ma tête soudain se soulevait. C’est une sensation singulière, de chaleur, de lumière.
Puis la sensation envahit tout mon être je me sens transportée par une chaleur et une vague intense qui étreint tout mon être en une extase sublime, extraordinaire qui me relie à toute la terre.

……………. Que suis-je ici…???!!! Je ne ressens pas de corps, je ne vois pas vraiment. J’ai l’impression… Que… Que je suis dans l’espace. Je ne sais pas ce que je suis. Ça ne ressemble à rien que je connais.
hhhhhhh Je vois la terre. Non… Je la ressens. Un amour immense. J’aime la terre, mon dieu que j’aime la terre………!
Je suis l’univers. Quel est ce lieu ? C’est merveilleux.

J’ouvre les yeux, le voyage est terminé.
Je ressens une paix profonde, une chaleur dans tout mon être. Je ressens la terre au creux de mon ventre.

Je ne sais plus rien mais une intime conviction, d’une puissance bien plus grande encore que toute ma connaissance, prend corps en moi, serait-ce cela la Foi…?

***

A suivre…

L’illusion de la divine perfection

Ce que tu ressens est toujours juste,
Ce que tu perçois est toujours juste.

Mais voilà que tu interprètes, que tu mets des mots, avec ton mental, avec ta grande intelligence,
tu as beaucoup lu, tu as beaucoup entendu, chacune de tes cellules est imprégnée de ces milles images ancestrales,
de ces milles interprétations comme le mental humain sait en inventer depuis toujours, pour essayer de comprendre, pour partager : le diable, le bon dieu, les monstres terrifiants, le messie, les prophètes, la magie, les signes, les âmes jumelles, les enfants indigos, les enfants crystal, les anges, les démons, les canalisations.
Alors, sensible que tu es, fort de ces perceptions puissantes et justes, de cette énergie immense dont tu es doté, capable de tous les miracles,
tu interprètes, toi aussi, avec ton mental rempli d’illusions,
ce signe veut dire cela, je dois prendre ce chemin,
mon ange me guide,
je suis un prophète,
je suis un messie,
je suis hanté par un mauvais esprit,
un démon est entré dans ma maison.
Et voilà que tu vacilles, que tu tangues, entre cœur et raison,
ta raison te rabrouant sans cesse,
ballotté que tu es constamment,
entre ces mille voix qui désormais hantent ton esprit constamment.
Alors tu crois, tantôt que tu es fou, tantôt que tu as vu juste,
et tu interprètes, encore toujours,
au moyen de ce mental si puissant,
quelle est donc la voix juste ?

Aucun mot n’est juste, aucune de ces voix n’est juste,
ce mental qui tourne, qui interprète, lui n’est que folie,
lui, est malade,
ce mental est une illusion, un mensonge constant, permanent,
mais toi, toi,
dans ton cœur,
ce que tu perçois, avant de mettre des mots dessus,
ce que tu ressens, là, dans ton cœur,
c’est cela qui est juste, pas autre chose,
vérité silencieuse,
vérité trompeuse dès lors qu’on y met des mots.
Jette !
Jette tout cela, les diables, les anges, le bon dieu, le bien le mal,
ces choses là ne t’appartiennent pas,
Lâche !
Lâche tous ces mots menteurs, enchanteurs et destructeurs,
là, au fond de toi, tout est simple, tout est beau, toujours,
il ne te reste qu’à écouter, à contempler, en silence, dans le plus grand des respects,
ta grande beauté.
Car rien, rien d’autre n’est vrai.