Quand la Lumière rencontre la Matière

Je prends corps.

Après avoir dansé dans une joie, un amour et un bonheur insensés,
j’ai faim.
Je prépare à manger.
Mmmmm des pâtes avec du fromage et du beurre, oui !
Des carotte râpées, avec leur bel orangé,
Mmmmmmmm
Du citron, de l’huile de l’olive,
du sel, bien sûr !
Une pointe de moutarde pour relever le tout…
Mmmmmmmm.
L’eau bout.
Je vois ses bulles, son agitation, sa condensation,
elle frémit d’abord, tout doucement
et puis elle bout, elle bout, oui ! Elle bout !

Dans une divine danse je prépare ce festin que réclame mon ventre,
mon nouveau ventre,
nouvel être, ici sur terre,
qui prend corps, encore.

Combien de fois vais-je donc visiter ce corps, cette chère terre ? 🙂
Pour le plus grand de mes plaisirs, ici,
le plus grand de mes désirs.
Mmmmmmmmm.

Le minuteur m’appelle, la cuisson des pâtes est finie,
vite vite avant qu’il ne soit trop tard,
faire fondre le fromage, le beurre,
faire des fils Ô oui !

Tout est différent maintenant.

Ma bouche ressent.
Chacune de mes papilles goûte, mange, ce divin mélange,
le fondant, le doux, le salé,
mes dents…
Tout est si différent…
Mon dieu, mon dieu.
Qu’il est bon de manger…!
Mais ce n’est pas ça, c’est plus que bon,
c’est, c’est…

Je regarde autour de moi.
Tout a changé : l’eau, l’air, la terre, chaque petit mouvement lent de mon corps
que je perçois maintenant dans son agencement,
son divin et précieux agencement.
Tout est doux, comme ce printemps,
ce clair obscur,
les ombres et la lumière en un subtil équilibre sur moi, en moi.
Merci bel Arbre…

Je termine par une note sucrée, du chocolat, en crème,
bien frais !
Ça chatouille mon palais !

Petite sieste obligée, dans cet écrin de verdure doré.
Tout est or, oui, tout est vert doré,
ça brille,
c’est si coloré !
Sentir la terre sous mes pieds,
m’allonger,
Mmmmmmmm.
Soleil sur mes jambes, sur mon ventre, l’autre moitié de mon corps à l’ombre,
Merci bel Arbre.

Mes yeux voient et c’est tout mon corps qui sent et qui voit avec eux,
le mouvement de chaque brindille…
Et soudain oh soudain,
c’est un éclair de lueur que je perçois au loin dans l’herbe,
une goutte de rosée,
juste une toute petite goutte de rosée,
au loin…

Elle brille si fort.
Oui, elle brille si fort.

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Le Bonheur de Vivre, d’Aimer

Ce matin, je pose les mains sur moi,
dans ce divin rituel où le subtil rencontre la matière.
Mon corps, mes mains et ce flux, ce flot, subtil, de la Vie, qui me nourrit.
Le dehors, le dedans,
le Mouvement.
Je rentre dans ce mouvement,
va et vient constant,
l’Amour,
Rythme,
dedans dehors,
délicieux mouvement,
tout est Là, tout se fond,
en une Divine Harmonie, celle de la Vie.

Je sens mon corps comme une gigantesque composition
où chaque instrument aurait son mot à dire, sa petite note qui,
alliées aux autres
allait révéler
Créait,
l’Alchimie,
la Divine Mélodie,
la Rencontre.
Ça jouit, ça danse, ça sonne, ça résonne, ça vibre, dedans, dehors !

Ma moitié décolle.
Mon petit garçon vient dans le lit,
le chat est blotti au bas du lit, tout contre mes jambes,
Nous sommes Ensemble,
dans le silence,
dans la Danse.
Nous savourons cette divine mélodie,
nous l’écoutons, nous la dégustons,
nous composons l’Amour,
nous le partageons,
Ensemble.

Nos sens nous appellent, là au creux de notre ventre,
nous marchons,
nous volons, nous dansons !
Dans notre maison,
vers la cuisine, le pain, le beurre, le café, les tartines.

Ce rituel est le même. Ce rituel est différent.
Il est tout en couleurs, en douceur.
Tout a une autre saveur.
Je croque dans ma tartine et c’est comme si tout mon être la dégustait.
Je sens mon ventre, plus que jamais le plaisir qui s’y trouve, là.
Ce repas est divin, tout en harmonie,
me rappelant le chaos d’avant création,
dans ce constant mouvement de la Vie,
où chaque petite chose est contrée par une autre.
Elles sont Ensemble ! Elles s’agitent ensemble !
ces deux parties,
ces Mille et Une parties !
ici réUNies, dans Une Divine Harmonie.

Je me lève pour ranger, nettoyer, rituel journalier,
différent.
Le dehors résonne avec le dedans, la porte du placard,
que j’ouvre et referme,
je la sens en moi,
les miettes rassemblées, l’eau écoulée, le frottement
font écho,
là dans mon ventre,
je me fond dans le dehors
et le dedans,
tout en ressentant
que nous sommes différents.

Belle et lumineuse journée à Toi Ô Humain, je T’aime parce que tu es Toi, un peu de Moi, un peu de Nous
mais surTout parce que c’est Toi ❤

Le vide, la création

le-vide-la-creation-effets

Créer
à chaque seconde,
écrire, dessiner, jouer, visualiser par la pensée, poétiser, silencieusement, en criant, en courant, en fermant les yeux !

Voir
à chaque seconde,
de tout mon être et par tout mon être,
tous mes sens, déploiement de l’Essence.

Maintenir le fil d’ariane de Vie, lave qui s’écoule.
Être à l’aise avec moi-même
à chaque seconde.
Ne plus redouter le vide. Voir le plein.
Le plein d’Amour.
que l’on fuit, que l’on remplit,
de peur qu’il ne s’y trouve…

Ode à ta naissance

Fermez les yeux,
Posez les mains sur votre ventre,
là, en votre centre.
Ici il y a votre soleil unique,
celui-là qui cherche à briller.
Il se sent à l’étroit ces temps-ci,
c’est qu’il a grandi.

Au départ il n’était qu’une infime lueur,
toute petite, il ne demandait pas grand chose
là, tapi dans l’obscurité.

Et puis, voilà qu’il s’est enflammé
il a voulu éclairer,
manifester toute sa beauté,
faire ce pour quoi il était fait,
il s’est mis à briller, briller !

Il a demandé plus d’espace,
il a bougé, oh ! Vous le sentez ???!!!
Il demande de l’espace, il cherche à trouver sa place,
il bouge, encore !

Ne sens-tu pas les coups qu’il te donne ?

Et toi tu déraisonnes, ballotté d’un côté
de l’autre de tes pensées,
resserrant alors cet espace sacré.
A lui seul il était alloué,
depuis que tu étais né !

Ecoute-le,
souffle, souffle comme le vent sur toutes ces pensées,
sur tout ce qui a été !
Il est là désormais.

Nul besoin de te battre,
de se refermer,
de le refuser, de le nier
juste l’écouter et le laisser,
ô le laisser s’exprimer !

Ecoute-le, je crois qu’il te chante une chanson,
oui, c’est cela il prend place dans sa maison.
Qu’il est doux, ô qu’il est doux
d’être enfin à la maison.

***

Te rappelles-tu ô Femme de ces cris,
de ce hurlement, rauque, animal,
ton corps tendu crispé, dans une douleur indicible,
t’avait livré le secret, celui-là, longtemps demeuré voilé ?

Te rappelles-tu la peur, peur de mourir, peur de t’évanouir,
peur de ne pouvoir y parvenir,
sensation que ce fut impossible,
l’envie de renoncer,
l’impression pourtant de ne pouvoir y réchapper,
de devoir finalement céder,
au risque peut-être, d’y rester ?

Te rappelles-tu alors de cette infinie clarté
de ce bien-être inespéré
au moment où il est né ?

***

Il est tout jeune,
si fragile,
c’est un bébé,
il a besoin d’être câliné,
il a besoin de se reposer,
il a grand besoin de calme et de paix.

Il réclame tant de nourriture !
Un abri, un changement dans le rythme de vie,
il demande à ce que tu vois le monde avec d’autres yeux !

Il demande à faire connaissance,
il réclame toujours plus de présence !

Parfois, souvent même il pleure, il crie
et tu ne sais pas encore bien ce qu’il dit
et tu te désespères,
et tu te perds,
et tu te sens perdu, démuni et confus,

Mais patience…!

Ce n’est là que le début d’une aventure immense
en route vers l’expression de celui que tu es.

Ce soleil-là qui ne demande qu’à briller,
depuis que tu es né.

Qui suis-je ?

2014.04.23Elise

Je m’appelle Elise Raguet, je viens d’avoir 34 ans, je suis mariée, en couple depuis 18 ans et j’ai un petit garçon de 4 ans et demi.
Je te dis cela car mon foyer, ma famille sont la base sacrée de mon cheminement, de ma Vie.
Je ne travaille pas pour le moment, j’ai cette chance d’avoir beaucoup de temps pour être, m’arrêter, méditer, pratiquer divers arts qui me permettent ce voyage fabuleux.

 Ce que j’appelle voyage est un intense retour sur moi-même, seule mais aidée par des outils et des personnes que j’ai rencontrés en cours de route et qui m’ont permis de faciliter l’accès en mon cœur.
Pour plus de détails sur les étapes de mon cheminement, fais un tour par ici : Lever le voile.

L’écriture a été à la base de ce voyage, j’ai commencé à ressentir le besoin d’écrire en même temps que mon voyage a débuté.
L’écriture a ce quelque chose de magique, une sorte d’anticipation de ce que l’on s’apprête à vivre mais qu’on n’ose pas encore être, dans sa vie ; je constate avec joie aujourd’hui qu’il se crée avec le temps un ajustement, une cohérence entre ce qu’on écrit et ce qu’on vit, ce qui n’était au départ que le début d’une intuition prend forme dans la réalité, c’est extraordinaire !

 Outre la lecture et l’écriture qui me sont venus très récemment donc, je suis passionnée depuis toujours de musique et j’ai appris un peu de guitare et de piano mais je joue surtout de la batterie.
J’adore aussi dessiner, faire des mandalas, créer des bijoux, enfin bref, tu l’auras compris, j’aime l’art sous toutes ses formes, il est pour moi le mode d’expression privilégié du cœur de l’humain et j’ai besoin de le pratiquer très régulièrement.

 Aux côtés d’une lourde et magnifique histoire familiale, j’ai eu beaucoup de douleurs physiques qui m’ont amenée au cheminement (qui m’a embarqué dans une grande douleur psychique aussi !) que tu découvres ici.
J’ai donc voyagé dans mon cœur, avec ses merveilles et ses difficultés et je les ai partagées ici.
Je poursuis bien sûr toujours ce voyage, disons que l’accès en est devenu beaucoup plus aisé aujourd’hui, surtout, la grande confusion, la grande peur, l’indicible souffrance ont laissé la place à une certaine maîtrise (une maîtrise sur laquelle je “travaille” désormais), une grande sérénité.

 Je peux dire aujourd’hui que ma foi et ma pratique spirituelle sont à la base de cette évolution positive.
Oh ne prends pas peur ici !
Nul dogmatisme ou enfermement, la foi dont je te parle ici est intérieure et je peine à trouver les mots pour t’expliquer cette foi, j’ai foi en ce quelque chose que je sens, ce quelque chose dans lequel je viens me ressourcer chaque jour mais sur lequel je me refuse à mettre des mots, c’est tout bonnement indescriptible et magnifique.

Je pense qu’il existe mille moyens de voyager dans son coeur, avec mille outils, tous aussi “bons” les uns que les autres, pourvus qu’ils permettent l’ouverture et la liberté d’être soi, pourvu que la personne qui les transmet le fasse au service de l’Humain, pourvu que ça se fasse dans le plaisir, dans la facilité et dans l’évidence.
Mon outil à moi et la base de ma pratique spirituelle est le reiki, je me le suis approprié en toute liberté avec l’intégration d’autres disciplines pratiquées avant, ainsi que de nombreuses lectures d’horizons variés dans lesquelles j’ai trouvé un lien : religions, Tradition, spiritualité, ésotérisme, psychologie humaniste, etc.

Alors que je me suis essayée à de nombreuses choses sans jamais parvenir à être “disciplinée”, rebelle de nature que je suis, j’ai trouvé dans le reiki cette évidence, ce naturel : pratiquer le reiki a été tout de suite pour moi comme me laver ou manger, un besoin, une évidence donc et dans le plus grand des plaisirs (ce qui est capital pour moi).
J’écrirai peut-être, sûrement un texte pour décrire plus en détails cette pratique (comme je la vis) sur laquelle vous trouverez beaucoup de choses, parfois discordantes – parfois effrayantes – reflet de notre grande diversité !
Pour faire très court, c’est une technique de soin par imposition des mains que l’on pratique avant tout sur soi (chaque jour pour moi) et sur les autres.

Cette pratique quotidienne d’une grande simplicité s’est inclue tout naturellement dans mon voyage, au moment où le besoin s’en était ressenti, avec des effets au delà de mes espérances!
Le reiki m’a permis de poursuivre, de renforcer ce lien avec ce quelque chose d’innommable  et de sacré que j’avais rencontré à plusieurs reprises dans ma vie : dans l’art, dans l’amour, au coeur de la souffrance aussi.

J’ai beaucoup lutté jusqu’à aujourd’hui et récemment l’acceptation de cette autre réalité qui s’intègre à merveille à mon quotidien m’a apporté une sérénité que j’ai toujours cru être possible et une stabilité qui fait du bien dans ce voyage qui secoue !

 Je crois que c’est ce que j’ai toujours cherché au fond : que je puisse provoquer cette rencontre, ce voyage en ce coeur, quand j’en avais besoin et en moi-même et non plus seulement de manière miraculeuse ou aléatoire, ou provoquée par une personne extérieure et surtout aujourd’hui sans crainte, ce lieu est une source à laquelle je viens puiser régulièrement et qui m’est d’une très grande aide dans ma vie.

 Aujourd’hui je prie, je médite, je pratique le reiki et je vis chaque petite action du quotidien en conscience, avec beaucoup de gratitude et je continue d’observer en conscience mes peurs, mes vieilles souffrances, mes enfermements tout en commençant à Vivre, pleinement, librement, dans une joie indicible que j’ai toujours crue possible, aux côtés de voix tout aussi puissantes qui me disaient que cela était une illusion.

Aujourd’hui pour moi l’illusion est de croire qu’on ne peut pas grand chose, de croire que la vie humaine est souffrance, de croire qu’on est seul ; c’est la souffrance qui est une illusion qui masque le profond bonheur inscrit en nous.

Je vis aussi la spiritualité au sein de mon foyer dans mon couple et auprès de mon fils à qui j’essaie de transmettre du mieux que possible l’amour, l’ouverture, le plaisir de vivre, le plaisir d’être Soi.

Il règne dans mon foyer une douceur, un amour, un respect et une passion pour la vie comme je l’avais toujours rêvé, et qu’à un moment je ne croyais plus possible, oui je veux vous dire que cela est possible.

 Je voudrais vous dire que ce voyage s’est fait sans but, au départ malgré moi, aujourd’hui avec moi – là est toute la différence qui signe l’arrêt de ma souffrance ! – , si je réfléchis à un sens, je dirais qu’il est pour vivre dans la joie et dans la santé, dans le respect et l’amour envers les autres, pour Être Humain.

 

L’ordre et le chaos

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Voilà qu’ici je vous livre une sorte de dessin en mots.
J’ai envie d’écrire, un tout petit peu, dessus et j’ai envie de ne rien dire.
Ma raison et mon coeur.
Quelle frustration, toujours de ces mots amputés de quelque chose d’essentiel.
Quelle joie aussi de dire en mots, en dessin, en musique, de partager l’amour et l’harmonie !
L’ordre et le chaos donc, la discorde, la rupture et l’harmonie, le chant, la Vie.

Voyez comme les mots sont les mêmes, dans chaque dessin, oui, oui, regardez bien.
Les mêmes données avec lesquelles on pourra faire ce qu’on veut.
L’oeuvre d’art de la vie.

Quelle sera la vôtre ?

Dans le chaos, tout est séparé, tout est cloisonné et aucun maître d’oeuvre est à l’oeuvre, il est tour à tour donné le pouvoir à telle ou telle composante avec, pour seul moyen d’organisation le contrôle, le muselage de l’une ou l’autre composante, ça bouge constamment.

A l’origine de l’harmonie, la Foi, foi primordiale dans ce qui nous anime, dans tout ce qui nous compose. Cette foi est le point de départ de la maîtrise, elle est l’énergie, l’instance qui délivre en toute solennité le pouvoir au maître des lieux.
Il y a dans l’harmonie ce mélange subtil de lâcher prise et de maîtrise, qui est très étrange je vous le concède.
Acceptation de ce qui est, acceptation de tout ce qui nous compose, “bien” comme “mal”, est-ce vraiment ainsi ? Du bien et du mal, du bon et du mauvais ? Du positif et du négatif ?
Peut-être ? Je ne sais pas.
C’est un ensemble, un ensemble dont il s’agit de se nourrir,  un ensemble qu’il s’agit de regarder en toute confiance, un ensemble dans lequel se plonger, dans le respect de chaque chose qui compose cet ensemble, dans la plus grande des ouvertures ; mais il s’agit qu’un maître dirige tout cela, il faut un chef d’orchestre pour faire sonner la divine mélodie.
Ce chef d’orchestre aura toute la liberté de faire ce qu’il veut avec ce qui lui est confié.
Il distillera d’une main savante, astucieuse, légère et intuitive, un peu de vie ici, un peu de vie là, une douce note de musique ici, suave, un coup de tonnerre ailleurs, un peu d’ombre et de lumière, un peu de froid un peu de chaud mais toujours dans la danse, aller, revenir, apaisement, tempête avec toujours cette ligne de fond harmonieuse qui compose ce beau morceau de vie, cette magnifique oeuvre d’art que représente votre vie.
Rien n’est séparé, tout est relié afin de nourrir chaque petite particule qui nous compose, chaque atome qui compose la terre, la Vie.

Le maître est comme un sorcier disposant de plusieurs ingrédients pour faire bouillonner son chaudron magique, il obtiendra ce qu’il voudra selon la recette choisie.
Le maître est comme un jardinier cultivant son jardin avec soin, ce jardinier compose avec la nature, il ne peut faire de la rose un pommier, il peut cependant arranger et cultiver toutes ces graines comme il l’entend et chaque jardin sera différent, selon le goût de chacun.
Encore faut-il que le jardinier sache que son jardin a le droit d’être différent de celui de son voisin,
encore faut-il que le jardinier sache qu’il a cette liberté d’action,
encore faut-il que le jardinier ait conscience ce ces possibilités infinies sont à sa portée ;
encore faut-il que le jardinier apprenne, connaisse et accepte les lois immuables de la nature car sa quête est vaine s’il cherche à faire avec des graines de rose un pommier.

Il penserait alors que toute marge d’action, toute liberté est impossible…
Car peut-être bien que beaucoup de jardiniers ont oublié qu’il fallait de la lumière pour que les fleurs s’épanouissent, qu’il fallait la lune aussi, avec ses cycles, qu’il fallait que cette plante-là dépérisse pour que cet autre s’épanouisse, qu’il fallait de l’eau qui s’écoule dans toutes les parties pour nourrir cette vie, qu’il fallait observer dans tous les recoins pour prendre soin de ce beau jardin, déraciner ici, libérer là et jouir, jouir sans cesse de la vue de ce paradis et se nourrir de ses fruits.

Aimer, partie 2

Outre le voyage au cœur de mon être qui m’a inspiré ce texte comme tous les autres, je voudrais préciser ici que ce texte, écrit merveilleusement bien par Minoze : L’existence, ce coït, m’a également fortement inspirée, je le remercie à nouveau pour son écriture divine.

J’ai peur, je me sens confus, perdu, prêt à exploser, j’ai mal, ça brûle, ça urge, ça démange, ça me donne envie de crier, de hurler.
Je me sens nu, vulnérable, fragile, démuni,

Et je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie.

Comment cela est-il possible?
Car dans le même temps, j’ai froid, j’ai chaud, j’ai mal, je me sens bien, j’ai peur, je n’ai jamais été aussi confiant, joyeux.

Je suis dans la confusion la plus totale et dans la clarté la plus cristalline, la plus pure.
Je me sens seul, je me sens relié, envie d’embrasser,
un sentiment si puissant a envahi tout mon être et le fait trembler, frémir, vaciller.
Je suis plus instable que jamais et pourtant je n’ai jamais été aussi stable.
Une lumière éclatante siégeant aux côtés de la pénombre la plus sombre.
Un blanc éclatant, le sang, rouge sang limpide qui s’écoule.

J’ai peur, cette vulnérabilité m’expose.
Douceur de l’amour, tension paroxystique, délivrement extatique.
Voilà que je tremble de tout mon être et que je suis déjà en manque de cette extase.

Je sens ce souffle de vie si puissant qu’il balaie tout sur son passage.
Voilà que la raison et la passion s’en mêlent me faisant tanguer de l’un à l’autre extrême, tantôt doux balancier tantôt violente balance à en donner le tournis, la nausée, à perdre pied.
Je me laisse aller, je retiens, balancier à nouveau, je ne sais quelle est ma direction, étourdi que je suis de ce va et vient constant, puissant, épuisant et régénérant, éclairant.

Et toutes ces routes, et tous ces chemins, et tous ces cœurs qui battent, ce son est fort, si fort, si beau si puissant et moi, de tout mon être si petit, je me sens humble, je me sens gracieux, je me sens important, implorant le pardon pour cette méprise si longue, si longue ! Méprise de cet Amour si beau, si puissant, reliant, réchauffant.

Je me sens en sécurité et je me sens exposé.
Solide et instable.
Lumineux et ténébreux.

Serait-ce cela l’amour ?
Une force si puissante, à contenir, à ressentir, à divulguer, à dévoiler, à partager, à répandre ?
À maintenir coûte que coûte au péril de ma vie ?
Serait-ce un péril ou l’aube d’une naissance ?

Oui, je le sens, c’est tout cela à la fois même si ma raison ici décroche.

Tanguer, voguer, jouer, s’extasier, pleurer, rire, frémir, avoir peur.
AIMER ! AIMER !
Aimer son cœur, aimer son être, aimer l’autre, aimer la terre.
S’exposer, se mettre à nu,
laisser battre ce cœur, laisser battre ce cœur !
Laisser exprimer toute sa force, sa puissance, sa grandeur, sa beauté
et entendre le cœur de l’humanité qui bat de concert avec ce cœur.

Se sentir si petit et pourtant si puissant, en aimant.
Se sentir si fragile et pourtant si fort, en aimant.
Se sentir seul et pourtant relié, à jamais, en aimant.
Se sentir nu et pourtant paré d’or, en aimant.
Se sentir vulnérable et pourtant en sécurité, en aimant.

Alors je puis m’abandonner à l’Amour,
me laissant aller à ce constant va et vient,
recevoir donner,
inspirer expirer ,
retenir laisser aller,
raisonner passionner,

ce rythme est celui de mon souffle,
ce rythme est celui de mon cœur,
ce rythme est celui de l’Amour,
ce rythme est celui de la Vie.

L’amour inconditionnel, partie 1

Cet article est proposé dans le cadre du festival A la croisée des blogs, proposé par le site Développement personnel dont le thème a été choisi par Maxime, auteur du site : Heureux dans sa vie, dont je partage ce message important : « nous devons trouver notre chemin » et apprendre à décoder les signes qui nous invitent à faire ce pour quoi nous sommes faits, message qui se trouve dans notre cœur.
Je tiens à le remercier chaleureusement d’avoir proposé ce magnifique thème, L’amour, qui me parle tant et qui me permet de diffuser mon texte écrit il y a neuf mois maintenant.
Et qui m’a inspirée pour écrire cette deuxième partie. MERCI  🙂